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Festival Garorock 2014 – jour 3 @ Marmande (France)

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29 Juin 2014 – Reprise du festival après une journée complète annulée. En effet la météo menaçante annonçait des orages, du vent à plus de votre 100km/h et de la grêle, ce qui a contraint les organisateurs, suite à un arrêté préfectoral, à démonter le site et à évacuer le campeurs le temps d’une journée. Les campeurs ont pu retrouver leur camping sur les coups de 20h et passer la soirée avec les DJs set improvisés des DJs programmés au Garoclub le dimanche comme Vilify et Milu. C’est sous un meilleur ciel que débute donc cette dernière journée.

Scène Garoclub : Milu, Claire, Vilify

La Rue Kétanou

Le site se remplit peu à peu et ce groupe pour le moins festif’ réveille les premiers venus. Mourad, Olivier et Florent équipés de guitares, accordéon, harmonica et percussions sont prêts à déferler joyeusement sur les festivaliers. Leurs rythmes n’ont pas pris une ride depuis la fin des 90′ et séduisent les invités de tout âge. Les mains se serrent sur Les hommes que j’aime de l’excellent album Ouvert à double tour. Leur set reprend essentiellement les titres qui ont fait le bonheur d’une génération sans oublier de mettre en avant le dernier album Allons voir.

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Deltron 3030

Place maintenant au Hip Hop américain des 90′. La scène est alors investie par Dan the Automator, Del the Funky Homosapien et Kid Koala .Les deux albums studio s’inscrivent dans la continuité d’un scénario délirant au sujet d’une civilisation futuriste prisonnière d’une dictature fasciste et soumise à des invasions extra-terrestre. Deltron fait ses preuves en live et ça marche! Éclairage tantôt intimiste, tantôt hypnotique, on admire l’aisance du chanteur qui déballe son flow à la perfection. Pour le final, les fans du genre apprécient la reprise de Clint Eastwood de Gorillaz.

Deluxe

La scène du trek prend des allures d’orchestre aux alentours de 19h. Les membres aux costumes farfelus envahissent la scène au son des Valkyries, la pression monte et on adore ça. Kaya,Pépé,Pietre,LiliBoy vêtue de l’incontournable robe à moustache Soubri et Kilo sont déjà dans l’ambiance. On se demande pourquoi ce groupe qui attire la plus grande partie de la foule se produit sur cette scène, le son de la voix est mal balancé et le vent n’aide en rien. Mais Deluxe et son funk incendiaire allume le début de soirée avec une énergie incroyable. Les beat d’électro sont parfaits, les accents groovy dans la voix de la chanteuse nous régalent. La foule jump, et on entonne les refrains avec allégresse. Sur le titre Superman, un type se hisse au sommet de la foule, vêtu d’un slip bleu et d’une cape rouge il slam sur le public hystérique. C’est sur une note joyeuse que le groupe conclu : Si ça vous a plu, revenez moustachus!

Gojira

La scène de la plaine s’ouvre pour les métalleux français de ce groupe qui sévit depuis pas loin de 20 ans. La grosse voix de Joe s’empare de tous les regards et le show peut commencer. Un décor à l’effigie de l’album l’enfant sauvage orne la scène. Les musiciens envoient leur son énervé et la foule se montre réceptive. On secoue la tête dans tous les sens, les cornes du diable s’élèvent un peu partout dans le public et on se lâche complètement sur le titre The heaviest matter of the universe! On est en transe sur le passage instrumental de Flying whales, le guitariste court d’un bout à l’autre de la scène et s’approche férocement du public. Le set parait un brin trop court mais les morceaux s’enchainent bien et l’énergie métal est bien présente, on aime toujours autant ce son à la fois sombre et entêtant.

Rodrigo y Gabriela

Entre énergie communicative et  hyper dextérité, ces endiablés de la guitare débarquent sourires aux lèvres et accords teintés d’ailleurs. La foule prise dans l’ambiance dès le premier morceau Diablo Rojo. Cette musique inspirée rock, folk, latino s’invite dans nos esprits et nous fait remuer le coeur. Entre deux morceaux, ils nous gratifient de quelques mots de remerciement en français. On apprécie toujours autant le solo que Rodrigo nous sert en milieu du show ainsi que la reprise de Metallica, Orion. La foule est conquise et Tamacun, titre phare du second album du groupe intitulé simplement Rodrigo y Gabriela résonne joyeusement à travers la plaine. Histoire de bien clôturer le show les deux guitaristes nous servent une intro longue et mystérieuse pour la reprise de Creep de Radiohead.

Shaka Ponk

Le décor titanesque du groupe est planté, un hologramme projettant une petite fille au regard inquiétant et violon en main lance le show. Le clavier se rajoute doucement, puis vient la basse, la foule pousse des hurlements, Shaka ponk est sans aucun doute le groupe le plus attendu de la soirée. Le singe mascotte entre en scène, suivi de près par Frah et Samaha. Frah en excellent maître de scène s’écrie: C’est le public fou dans la tête? Do you want my bonobo?! Une tenue futuriste et des basket ailés pour la chanteuse hyper lookée, une énergie digne de l’attente du public, une marée de mains en l’air et un sol qui semble trembler sous les jump, que demande t-on de plus? Sur le titre Black listed l’équipe se déchaîne et le claviériste se dénude. Ce show est totalement Loco! comme se plait à le crier Frah. Après une rapide reprise de Get up Stand up de Bob Marley, le groupe salue le public de façon très généreuse et on en redemande!

Gramatik

Denis Jasarevic, le Dj slovène prend place avec sa techno minimale du moment. Teintée de funk soul ou bien encore Dub, le jeune homme  monte sur une scène bleutée, un brin vaporeuse, et ornée d’un écran sur lequel est diffusé son nom. Il attaque sur le morceau I’m doing my thang et nous met directement dans l’ambiance.On apprécie les faisceaux lumineux et la présence du trompettiste sur la scène qui est appréciée par un soulèvement de la foule sur le titre Expect Us. Adeptes d’électro ou novices il est facile de prendre goût à ce show bien dosé, et chargé de bonnes énergie. On se dandine gaiement, les bras en l’air sur les rythmes parfois groovy tout en se disant qu’on irait bien écouter son dernier album The Age Of Reason.

Skrillex

Une scène démentielle s’ouvre sous nos yeux et la soucoupe volante de Sonny Moore apparait après un compte à rebours qui fait monter merveilleusement la pression. Le public est prêt à tout faire péter, l’ambiance est électrique et la foule s’embrase lorsque Sonny sélève triomphant au sommet de son vaisseau, devant un écran projetant la scène de consécration du Roi Lion de Disney. Le ton est donné, et le son explose. Entre beat de Dub, samples de tubes allant de Janet Jackson à Mgmt et les faisceaux lumineux qui s’agitent dans tous les sens, on en prend plein la vue. La mise en scène est parfaite, on se croirait pris dans une guerre interstellaire orchestrée par un maître teufeur, surexcité. Un brin geek sur les bords, le vaisseau de Skrillex est orné de logos tels que le Nyan Cat ou bien des têtes d’extra terrestres stylisées. C’est toutes paumes ouvertes que le jeune homme se place face à son public, comme pour recevoir la bénédiction sacrée avant d’envoyer son titre à succès Make it bun dem! Autant vous dire que ce show hors du commun vaut le coup d’oeil!

Auteur: Ottavia Marangoni

Photographe: Antony Chardon

Rock en Seine 2014 – Jour 3 @ Paris

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24 aout 2014 – 3ème et dernier jour, la frénésie à l’approche des ondes musicales prend le dessus sur la fatigue. On garde l’esprit rock ! On prend le temps avant que les concerts ne débutent de se rendre à l’exposition Rock’Art où de nombreux artistes ont interprété la musique et les artistes programmés au travers d’affiches. Il est toujours temps également de se laisser aller à la gourmandise provoquée par la multitudes d’odeurs que dégageants les stands et autres food truck, les kilos en trop ça aussi c’est rock si, si.

Blood Red Shoes – 14h35

L’offensive rock attaque fort cette nouvelle journée de concerts avec le duo Blood Red Shoes sur la Grande Scène. Laura-Mary Carter gratte sur sa guitare les premières notes et Steven Ansell donne le premier coup de baguette. Is nous invitent alors dans leur univers avec le titre Welcome Home uniquement instrumental, extrait de leur dernier album. Les duos rock masculin-féminin ne sont jamais sans rappeler celui des Whites Stripes, en comparaison ici les attributions instruments ont été inversées. En ce début d’après-midi sous le soleil on a retrouvé le caractère bien trempé du rock grâce à Blood Red Shoes composé de deux musiciens-interprètes sur un pied d’égalité technique.

Blood Red Shoes-©Nicolas Joubard-5448

Petit Fantôme – 16h10

Dans la galaxie de Rock en Seine, un ovni est venu se poser. Les festivaliers sont au rendez-vous pour accueillir Petit Fantôme sur la Scène de l’IndustriePierre Loustaunau, également membre du groupe François and The Atlas Mountains est entouré de ses musiciens en toute proximité pour délivrer la pop aérienne et onirique de sa mixtape Stave qui a exalté la critique. Synthé, basse, batterie et même un peu de cuivre avec l’irruption d’une trompette, accompagne la voix sensible de Pierre. Les musiques s’enchainent sans trop d’échanges car “Il n’y a pas trop le temps”, nous dit-il. Sans secousse de la part du groupe, le public quant à lui reste un peu flegmatique, le psychédélisme a la vie dure en plein jour. Mais quoiqu’il en soit, à un groupe affublé d’un tel nom on ne pourra décemment pas leur reconnaitre la transparence, la musique de Petit Fantôme était belle et bien présente.

Lana Del Rey – 19h45

Sur la pelouse de la Grande Scène Lana Del Rey est très attendue, en grande partie par des jeunes filles en fleurs –oui oui portant la couronne de fleurs typiquement Lana Del Rey- et bientôt en pleurs. Les musiciens prennent place, puis c’est Lana qui apparait, vêtue d’une robe rose, les yeux ornés de faux cils mais restant peu maquillée, elle dégage l’image glamour et vulnérable qui lui est propre. Elle entame le concert avec le titre Cola, qu’elle chante sur la plateforme avancée de la scène, avant de (déjà) se rendre auprès de son public pour échanger quelques baisers, poser pour quelques selfies et revenir les bras chargés de cadeaux. Vers 20h s’enchainent les tubes Blues Jeans et West Coast. Suivis de près par Born To Die, interprétation durant laquelle, le célèbre clip projeté en fond de scène, elle fumera une cigarette. 20h25 les notes de la non moins célèbre Summertime Sadness retentissent. Quelques (nombreux) échanges avec la technique jumelés à quelques détours par sa setlist apposée au sol, et c’est Vidéo Games qui reprend, accompagné lui aussi de son clip en projection et conduit par la présence d’une contrebasse sur scène. On pourra constater au fur et à mesure que le public s’appauvrit puisque l’on se rapprochera de plus en plus de la scène. Le concert s’achèvera avec National Anthem suivi d’une tournée de câlins supplémentaire dans la fosse. On en ressortira divisé : oui sur scène Lana est de nature réservée, mais pour contredire toutes les rumeurs que l’on avait pu entendre au sujet de ses précédents lives : sa prestation vocale était parfaite. Tellement parfaite, victime d’aucune mauvaises résonance là où même la voix haut perchée de Beth Gibbons de Portishead en a subit, que nous sommes en droit de nous poser la question d’un playback.

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La Roux –  21h

La roue tourne, dit-on. Et La Roux est bel et bien remonter sur scène. Sur celle de La Cascade plus précisément, un sprint après le live de Lana Del Rey et le public est prêt à accueillir la jeune Elly Jackson dans son trench beige ouvert sur un slim noir, venue interpréter son deuxième opus Trouble In Paradise. Le set débute avec Let Me Down Gently. De l’énergie et des riffs toujours aussi impétueux, le come back de La Roux est des plus spectaculaires.

Mais –et j’apaise encore mon chagrin 5 jours après dans le chocolat– ce dernier show fut de courte durée pour Thorium Magazine qui a du s’enfuir pour rejoindre la ville rose avant même le live de Queen of the Stone Age, qui terminait cette 12ème édition. Le rendez-vous est déjà annoncé pour l’an prochain, ce sera les 28, 29 et 30 août 2015 ! A vos agendas, car Rock en Seine reste fidèle pour vous donner votre dose de rock avant la rentrée !

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Auteur : Vanessa Eudeline

Photos : © Victor Picon, Nicolas Joubard et Sylvere Hieulle – Rock en Seine

Rock en Seine 2014 – Jour 2 @ Paris

Panorama sans titre2

23 août 2014 – Samedi, le week-end est bel et bien là. On retourne dans l’univers parallèle que représente Rock en Seine, prêts à explorer cette vaste galaxie du rock et la soucoupe volante qui trône à l’entrée du festival n’est pas là pour nous contredire ! La programmation, quant à elle, présage de belles émotions encore.

Junip – 16h15 

Le soleil parisien est de sortie et sur la pelouse de le Scène de la Cascade les festivaliers planent… C’est José Gonzales et les membres du groupe suédois Junip qui sont responsables de ce doux moment. Chanceux, nous le sommes, car Rock en Seine est la seule date française de Junip en 2014. Batterie, basse, clavier, machines, percussions, gratte acoustique et la douce voix de José, le combo parfait pour dérouler une pop folk soyeuse et psychédélique jusqu’au final sur le morceau Line Of Fire. Il est déjà temps pour le groupe d’abandonner un public conquis.

Alb – 17h10

Direction la Scène de l’Industrie, et la prestation de Alb. Clément Daquin arbore un t-shirt Ne Me Quitte Pas et une guitare rouge. Il est accompagné de son batteur motivé, au look rappelant celui d’un certain Brodinski. Le jeune français, artisan d’un trip electro-pop futuriste, nous fait part de son bonheur d’être présent ici avec nous. Il chante en anglais des chansons telle que Never Miss You, se rapprochant du clavier pour l’intro avant de reprendre sa guitare. C’est également au synthé qu’il interprètera les titres Ashes ou Whispers Under the Moonlight. Puis il nous fera part de cette réalité : il n’a jamais vu autant de lunettes de soleil ! Avant de nous présenter Raphaël, c’est ainsi que se prénomme le batteur qui l’accompagne, le laissant nous jouer un solo de batterie pendant qu’il réalisera un cliché de nous, public. Suivra une interprétation de la célèbre mélodie de Mario Bros, savant mélange geek-romantique ce Clément ! Enfin vient l’interprétation de Oh! Louise, morceau inspiré par sa fille, avant de nous laisser prendre l’apéro, dit-il.

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Cheveu – 18h50

Pour ceux qui, comme moi il y a encore 4 jours, ne connaitrait pas Cheveu, il s’agit là d’un groupe bordelais puissant de folie, dégainant un joyeux bordel électro rock. Le public de la Scène de l’Industrie en tout cas a l’air d’apprécier se bousiller les tympans, et slamer dans des bateaux gonflables. Vers 19h30 est interprété le titre aux beats inquiétants : Polonia. Cheveu avec sa voix carrément destroy, monte sur son synthé, Cheveu est applaudi tel un messi et Cheveu  balance sa canette sur son public avant de s’en aller.

Portishead – 20h45

La foule s’amasse devant la Grande Scène, et pour cause : Portishead, légende du trip-hop, groupe aussi mystique que mythique s’apprête à exprimer 20 ans de carrière. Le collectif prend place, sur les écrans images abstraites et colorées et retransmission visuelle de la scène en noir et blanc se relaient. Le concert débute avec le morceau Silence, intro de leur dernier album, avant d’enchainer sur le célèbre Mysterons. Quelques poignées de minutes plus tard autre titre de l’opus Dummy qui fête cette année ses 20 ans : Sour Times. Sur les coups de 21h30 alors que les premières notes de Glory Box se font entendre, le public réagit par des cris, immédiatement portables et appareils photos sont dégainés. Ce moment où Beth Gibbons nous demande une raison pour nous aimer est à la hauteur de nos attentes, forcément. Étrangement après ce morceau, le public s’étiole.. “Et sinon t’es venu pourquoi toi ? Bah pour entendre la chanson la plus connue”. Le concert suit son cour, gracieux mais Beth reste très (trop) immobile sous sa parka derrière son micro, sans doute une habitude. Et quand sa voix monte haut (très haut) la résonance micro n’est pas vraiment belle à entendre. Le live se termine avec une grosse ovation du public à laquelle suivra un rappel.

Portishead-©Nicolas Joubard-5024

Flume – 22h

On s’empresse de rejoindre la Scène de la Cascade pour y découvrir le set du puissant espoir de la scène electro, le (très) jeune australien Flume. Le live débute sur un remix teinté hip hop, en fond de scène l’écran projette les images en noir et blanc d’une jeune femme. Deuxième morceau : Get Free par Major Lazer. Elle est là la touche réputée de Flume : transcender des featurings élégants. Vers 22h30, c’est l’excellent remix du titre de sa voisine néo-zélandaise Lorde : Tennis Court, qui retentit. 23h, le moment que l’on attendait tous, l’écran se teinte de noir, doucement les premières notes parfaitement calibrées du brillant remix You and Me de Disclosure se distinguent et c’est l’explosion de CE clip laissant entrevoir un couple s’embrassant sur fond rose. Moment du live que la moitié du public présent possède désormais sur son smartphone. C’est ainsi que s’achève le live de Flume, même si l’on souhaite intensément que ce morceau dure aussi longtemps que ce baiser langoureux.

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The Prodigy – 23h

Rave Party au Parc St Cloud ? Face à la Grande Scène, 40 000 festivaliers prêts à prendre un sacré shoot de Big Beat. The Prodigy mené par Keith Flint envahit la scène, mais aussi le corps et l’esprit de ses spectateurs. “I want to see all the fucking French party people !”  la masse de festivaliers est tout acquise à sa cause. Il ne faudra pas attendre très longtemps pour que Vodoo People déchire l’ambiance de toute ses forces. Durant le concert on verra des gens sortir de la meute de festivaliers transpirants, secoués, étourdis par le déluge de folie qu’ils viennent d’encaisser, car oui, The Prodigy samedi soir c’était un tabassage électro-rock qui a remué beaucoup de pogos. Vers minuit le brulant World’s on Fire enflamme de plus belle un public qui ne réclame aucun répit. Ainsi la deuxième soirée de Rock en Seine s’achève sur un concert sauvage qui était très attendu par le public.

The Prodigy-©Nicolas Joubard-9526

Auteur : Vanessa Eudeline

Photos : © Victor Picon, Nicolas Joubard et Sylvere Hieulle – Rock en Seine

Festival Garorock 2014 – jour 1 @ Marmande (France)

Massive Attack

27 juin 2014 – c’est sur la plaine de la Filhole, un grand espace vert au cœur de Marmande que prend place le festival Garorock. Très attendu, le festival ouvre ses portes sous un temps nuageux qui ne suffit pas à décourager le public venu nombreux. Désormais 4 scènes accueillent les artistes. On se presse auprès des banques à jetons, des plaids s’étendent aux pieds des deux scènes principales et l’attente du premier groupe se fait dans une ambiance festive.

Scène Garoclub : Costello, Simina Grigoriu et Sebastian Guardola vs Yoan.L

Naâman

C’est Naâman qui donne le coup d’envoi sur la scène Garonne à 19h15 et met du baume au cœur. Sa musique aux diverses inspirations se déverse sur la plaine comme une vague de Good vibes! Un flow rafraichissant, un reggae très new roots et une présence incontestable font de lui un artiste à suivre. Expressif, le jeune chanteur semble vivre profondément chacun de ses titres interprétés. Le public, touché se balance en rythme et se laisse porter jusqu’aux plages des Antilles ou jusqu’au coeur de Kingston. On retient parfaitement le titre de son dernier album Deep Rockers, Back a yard.

Bohicas

En avant pour le rock Londonien de ce quatuor énergique. Voix incisive, look bad boys et solo de guitare énervé, le groupe envoie la purée d’emblée! Le titre Swarm résonne et des groupes de jeunes se rassemblent petit à petit au pied de la scène de la plaine. Malgré un son percutant et de bons morceaux très bien balancés entre son old school et nouveaux rythmes on regrette le manque de présence et de communication avec le public.

Franz Ferdinand

A peine Bohicas terminé, la foule se resserre devant la scène Garonne. Les fans se chauffent, l’ambiance monte. On voit passer des festivaliers armés de marteaux en plastique et de verres débordants de bière, la soirée s’annonce sportive! Le rock écossais de Alex Kapranos, Nick McCarthy,Robert Hardy et Paul Thomson envoie son premier titre tel un boulet de canon! A peine le premier titre terminé que débutent les accords de The dark of the matinee. Le public s’agite et quelques motivés tentent désespérément de slamer. Le chanteur s’éclate et nous offre son saut énergique habituel. Tous leurs titres à succès y passent, et la foule se réjouit en reprenant en coeur des titres tels que Do you want to ou encore Take me out. On remarque que le public est relativement jeune et se donne à fond au coeur de la foule. Vers la fin du set le groupe interprète le single Love Illumination, issu de leur dernier album Right thoughts, Right words, Right actions. Après une présentation entrainante des musiciens, Alex salue son public et la boucle est bouclée. En gardant la même recette, ce groupe a toujours autant de succès et ça fait plaisir à voir.

Phoenix

La pop électro rock tant attendue s’apprête à tenir ses promesses. Un écran géant en fond de scène projette des images de Versailles, ville d’origine de ce groupe français propulsé sur la scène internationale. Une musique style baroque envahit la plaine et des hurlements s’élèvent dans le public, la batterie résonne, un jeu de lumières électrisant illumine la scène et c’est parti! La voix si singulière de Thomas Mars saisit l’attention tandis que les claviers nous embarquent dans l’univers du film Lost in translation sur le titre Too young. Les jeux de lumières sont intenses, la foule est subjuguée, les images projetées en fond sont planantes, le show est total! Le groupe nous gratifie de son tout premier titre composé et Thomas se jette dans la foule, pris dans un slam de malade, il se dresse sur ses genoux et vogue au milieu des mains tendues. If I ever feel better nous ramène au début des années 2001 et Lisztomania nous donne envie de sauter partout. On ne retient que du bon pour ce groupe qui continue de séduire à coup d’électro enjôleuse et mélodieuse. N’hésitez pas à écouter leur dernier album sorti en 2013, intitulé Bankrupt.

Massive Attack

Les piliers britanniques du trip hop s’installent lentement mais sûrement sur la scène Garonne. Place à la transe musicale de ce groupe qui se veut tour à tour planant, soul ou bien groovy. Deborah Miller entre en scène, vêtue d’une cape noire et dorée, élégante elle déambule et séduit les quelques fans rassemblés malgré l’heure tardive. Le public, armé de kway et de capuches, titube et divague face à l’écran qui projette tour à tour des noms de médicaments, chiffres et noms de marques.  Daddy G salue la foule dans un nuage de fumée et la musique reprend. Le show semble se dérouler en deux parties, une première un peu diffuse, à la limite de la confusion pour les non adeptes de ce genre de musique. Les passages instrumentaux étouffent presque la voix mais le tout se rééquilibre pour Tear Drop. A partir du morceau Girl I love you, le concert prend un autre tour, la basse devient puissante, les riffs de guitare sont remarquables et Grant Marshall fait vibrer ses cordes vocales. Les instruments se déchaînent et tout semble alors parfaitement s’emboiter, l’espace est rempli de son, les textes sur l’écran se font dénonciateurs et le show atteint alors son paroxysme.

Perfect Hand Crew

 

Bakermat

Bakermat

Lodewijk Fluttert Jr de son vrai nom et tout droit venu des Pays bas, investit la scène, platines et bons sons au programme de cette nuit dans la plaine de la Fihlole. Il est deux heures du matin et Garorock n’est pas prêt de fermer l’oeil! Un son cuivré deep et tech house. Ces mix, ponctués de discours célèbres portent les festivaliers, l’ambiance est trippante et envoûtante. Lodewijk, simple et décontracté, crée une atmosphère où il fait bon  se laisser aller. Souriant et porté par ses sons très diversifiés il nous offre un set parfait, soutenu par un jet de lumière contribuant largement à l’ambiance électro house de cette fin de soirée. Auteur de deux ep à succès, le jeune Bakermat se montre à la hauteur des espérances de son public et des curieux restés pour l’écouter.

Stand High Patrol

Gesaffelstein

Gesaffelstein

Mike Lévy aux platines saisit la scène Garonne, la techno électro à l’honneur. A 3h du matin, le public est déjà bien dans l’ambiance suite au passage de Bakermat. Mike fait monter la pression un cran plus haut. Un son plus sombre se déverse sur la plaine. Les têtes se balancent de droite à gauche et le festival prend une tout autre allure. Dissimulés derrière leurs lunettes vertes fluo distribuées par Get27, les fans d’électro sont en transe au pied de la scène. Le titre Pursuit définit parfaitement l’influence et l’atmosphère de ce jeune Français qui a déjà collaboré avec des pointures comme Kanye West, Daft Punk ou encore Brodinski. Le set aura duré plus d’une heure et suffit largement à convaincre le public de l’efficacité de ce son que nous n’avons pas fini d’entendre.

Auteur: Ottavia Marangoni

Photographe: Antony Chardon

Rock en Seine 2014 – Jour 1 @ Paris

RES14_22.08_AMBIANCES© Sylvere Hieulle045

22 août 2014 – L’évènement incontournable de la fin d’été à Paris c’est bien sûr Rock en Seine, et pour la première fois Thorium Magazine était de la partie ! Malgré le pari risqué d’avancer le festival d’une semaine par rapport aux éditions précédentes, dû aux dates européennes de certains des artistes, les aoutiens ont répondu présent puisque les soirées ont affiché complet à quelques heures de l’ouverture. Les pass 3 jours et les emplacements camping étaient, quant à eux, déjà épuisés depuis de nombreuses semaines. En véritable acteur économique de la région Ile de France, cette douzième édition de Rock en Seine a donc rassemblé 120 000 festivaliers.

Pegase – 17h05

Sous quelques éclaircies de soleil les festivaliers se rassemblent sur la pelouse de la Scène de l’Industrie où se produit le projet français synth-pop Pegase. Raphaël d’Hervez au chant et aux machines est entouré d’un bassiste, d’un batteur et d’un guitariste, ce dernier assure les choeurs. En anglais ils nous interprètent les mélodies esthétiques extraites de leur premier album telles que Out of Range et Blamed. Pegase prend plaisir à jouer ici et nous en fait part. Le ciel commence à s’assombrir et c’est aussi déjà le moment pour les artistes de quitter la scène. Raphaël assurera également la première partie de l’after show à l’espace VIP le soir même.

Pegase-©Nicolas Joubard-3176

Camp Claude – 18h

Cette année une 5ème scène a pris forme au festival, il s’agit de la Scène Ile de France, petite scène intérieure teintée “showcase”. Jour très spécial pour Camp Claude, puisqu’en ce 22 août sort leur premier EP. C’est donc une Diane Sagnier très en joie que nous retrouvons, de sa voix spectrale elle envoute la salle qui déborde au fil des titres tels que Trap ou Hurricanes. Accompagnée de deux des membres de Tristesse Contemporaine : Mike Giffts (qui a troqué son traditionnel masque d’âne pour des lunettes de soleil) et Leo Hellden (à la guitare), habitués à une atmosphère neurasthénique paraissent concentrés certes mais surtout complètement stoïques face à la belle Diane qui déborde d’énergie. Le concert prendra fin avec le titre Lost and Found.

Jake Bugg – 18H45

C’est sous un ciel chargé que Jake Bugg, 20 ans, accompagné de sa guitare acoustique prend possession de la Grande Scène. Bassiste, guitariste et batteur accompagnent le jeune songwritter, qui assurait à ses débuts il y’a 2 ans les premières parties de Noel Gallagher’s High Flying Birds, groupe de l’ancien guitariste d’Oasis. La caméra qui survole le public excite ce dernier, qui démontre de plus en plus son enthousiasme, a contrario de Jake, qui lui ne décroche aucun sourire. Sur les coups de 19h Jake échange sa guitare acoustique contre une électrique. Sans arrogance aucune il délivre les titres country folk de ses derniers albums à l’instar de There’s A Beast And We All Feed It.

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Blondie -19h45

C’est sur la Scène de la Cascade que résonne le célèbre titre One Way Or Another. Sur scène, Deborah Harry chanteuse du groupe Blondie, du haut de ses 69 ans, arbore toujours un blond peroxydé et un look new wave. Les festivaliers s’amassent pour voir cette légende musicale forte de 40 ans de carrière. Mais l’ambiance n’y est pas, ou peut être au-devant de la scène. La voix de Déborah Harry n’est plus celle qui résonne encore aujourd’hui dans nos voitures et nos casques, mais le groupe, lui, semble prendre toujours autant de plaisir qu’avant. Elle enchainera ses célèbres tubes comme Hanging On The Telephone, Heart Of Glass, Atomic ou encore Call Me. 

The Hives – 20h45

Il est maintenant l’heure de rejoindre la Grande Scène, habillée des lettres des Hives tirées par les ficelles entre les mains d’un espiègle horrifiant aux yeux rouges lumineux. 5 minutes avant le début du concert un intermittent prend la parole au sujet de la récente réforme du gouvernement avant de diffuser sur les écrans un film de moins de 3 minutes signé #DataGueule.

Le groupe suédois entre ensuite en scène : un bassiste, un batteur, deux guitaristes pour accompagner Pelle Almqvist au micro. En complet noir et blanc jusqu’aux micros, l’allure est soignée. Malgré quelques soucis techniques nuisibles à la prestation, The Hives, débordant d’énergie, retourne la scène et le public de Rock en Seine. Il ne faudra pas attendre 4 titres pour que Pelle Almqvist, véritable showman, entreprenant quelques efforts en français non sans humour, fasse jumper les festivaliers. Nicholaus Arson, son frère n’est pas le dernier non plus pour balancer rock euphorique et gestuelle saccadée. Pendant que les mains du public se lèvent et frappent, sur scène les Corona se vident, les chemises se mouillent, baguettes de batterie et médiators virevoltent, on apercevra même un drapeau français orné des mots “Liberté, Egalité, The Hives”. Sur les coups de 21h30 retentit leur tube Tick Tick Boom. Avant d’enchainer sur un gimmick scénique répandu : cesser de jouer tous ensemble le temps de longues secondes, comme un arrêt sur image. S’en suit la présentation du groupe, et Pelle réussira à faire asseoir quelques milliers de festivaliers avant de reprendre une dernière fois le refrain.

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Die Antwoord – 22h

Retour à la Scène de la Cascade pour une toute autre ambiance. Die Antwoord duo déjanté et porte-parole du mouvement Zef sud africain est très attendu. Des projections abstraites débutent sur les écrans, DJ Hi-Tek affublé d’un masque inquiétant prend place. Puis le duo fait son apparition vêtu de joggings orange réflecteurs aux lumières fluos de la scène. Ninja et Yo-Landi Vi$$er balancent leur rap mixant l’anglais, l’afrikaans et le xhosa (langages d’Afrique). Ninja, grand à la musculature sèche bardée de tatouages et Yo-Landi Vi$$er, petite et menue ne tarderont pas à se retrouver en sous-vêtements sur scène. Rejoints par deux danseuses qui passeront de sweats-cagoules à combinaisons en aluminium. Dans ce duo le contraste est physique mais aussi vocal : entre la voix grondante de Ninja, et celle enfantine et aiguë de Yo-Landi Vi$$er. La nuit parisienne déverse quelques gouttes, mais qu’importe Die Antwoord nous transporte, dans le public ça twerke, ça jumpe. L’ambiance sur scène est très sexy. Les écrans projettent les images déroutantes de leurs clips. Aux alentours de 22h30 s’enchaineront les très attendus Pittbull Terrier et I Fink U Freeky.

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Arctic Monkeys – 23h

L’affrontement est rude alors que Trentemøller va investir la Scène de l’Industrie dans 5 minutes, Arctic Monkeys s’installe sur la Grande Scène. Mais le choix de Thorium Magazine se porte sur les héros de notre génération rock, leur dernier album plus abouti que jamais et la gueule d’ange de son leader. En fond de scène, l’onde caractéristique à leur dernier opus AM reproduite en néon. Dans le parc de St Cloud résonne alors la voix doucement narquoise d’Alex Turner, et comme sur l’album le concert débute avec Do I Wanna Know ?, après laquelle il saluera le public parisien. S’en suit Brianstorm et Dancing Shoes issus de leurs deux premiers albums avant d’en venir au titre plus crooner Arabella. Les morceaux des différents albums s’enchainent. Charismatique, élégant, incisif, Alex drive le concert avec une grande maîtrise, un peu trop même. Le rock des Arctikc Monkeys est pro et propre mais il manque la frénésie de la rock attitude ! Sur les coups de minuit retentit le flegmatique I Wanna Be Yours dans une ambiance étoilée par les lumières de scène. Dans le public on peut apercevoir des affiches telles que “Turner = God”. C’est maintenant l’heure du départ et du rappel, lors de ce dernier le groupe revient avec l’éclatant R U Mine ? Dernier morceau qu’il fera durer, avant de nous envoyer des baisers et nous dire Au revoir (en français). Les jambes commencent à saturer en cette fin de première journée.

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Auteur : Vanessa Eudeline

Photos : © Victor Picon, Nicolas Joubard et Sylvere Hieulle – Rock en Seine

Festival FNAC Live 2014 – Jour 4 @ Paris

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20 Juillet 2014 – Dimanche, dernier jour au FNAC Live : « The last but not the least » accueille des pointures du Jazz qui ont émerveillés un public beaucoup plus familial mais néanmoins très motivé ! Une météo changeante parsemée de grosses gouttes n’effrayera personne.

La journée commence avec Kid Wise, jeune groupe indie pop venu de Toulouse. Bonne réaction du public venu en petit nombre. Le groupe nous livrera une version magnifique de Hope et montera en puissance jusqu’au dernier morceau Funeral qui fera frissonner le public grâce à une longue intro au violon. Un show rapide mais intense de 30 minutes. A la fin le public aura même le droit au salut final du groupe.

Mina Tindle arrive ensuite sous une petite pluie qui se dissipera très vite. Cette jeune fille discrète nous enchante de ses mélodies pop-folk. Une douce voix alliée à un sourire charmeur, le cœur du public est conquis. La chanteuse nous présentera quelques morceaux de son nouvel album Parades qui sortira le 6 octobre 2014.

Quel honneur de recevoir Gregory Porter à Paris. Ce baryton à la voix soul vient accompagné de son groupe de musiciens de qualité. Reconnaissable entre mille avec sa casquette noire, cet américain nous apporte New York sur place. Il nous offre du bon Jazz comme on aime, qui fait danser un public grossissant. Nous retiendrons un solo de saxophone inoubliable ainsi qu’un public endiablé par le rythme de 1960 What?. On sent des musiciens qui s’amusent vraiment durant cette performance. Les mélomanes peuvent être rassurés Gregory a rempli son contrat avec du Jazz de qualité qui en a impressionné plus d’un.

Pour ne pas stopper la ferveur de la foule, vers 20h30 Ben L’Oncle Soul arrive sur scène accompagné des cuivres des Monophonics pour faire danser un public déjà connaisseur de son extraordinaire premier album. Pour nous chauffer, il joue bien sûr Soulman dont les paroles sont reprises par l’intégralité de la foule. Ben est en pleine forme et l’affiche. Il se déchaine sur scène, micro en main, bondissant partout et tapant des mains pour donner le rythme au public le suivant volontiers. Des milliers de bras se lèvent pour A coup de rêves, premier single faisant parti de son nouvel album qui sortira le 25 août prochain. On a pu apprécier certains titres de cet album chanté en anglais qui est, pour le coup, moins rythmé que son premier opus.

Il est près de 22h quand Bernard Lavilliers monte sur scène. Ce chanteur faisant voyager son public avec ses musiques d’ailleurs a notamment joué Scorpion et Traffic pour le plaisir du public.

C’est ainsi que le festival prend fin. Le choix et le public étaient au rendez-vous pour ce FNAC Live 2014 réunissant toujours plus de très bons artistes. Rendez-vous l’année prochaine devant le parvis de l’Hôtel de ville de Paris pour la 5ème édition.

Auteur: Alexis Cordero

Photographe: Antony Chardon

Festival FNAC Live 2014 – Jour 3 @ Paris

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19 Juillet 2014 – Le Samedi au Festival FNAC Live s’annonce déjà comme une soirée dédicacée à la jeunesse parisienne avec une entame très Rock’N Roll assurée par Moodoïd et Mademoiselle K. Le parvis de l’Hotel de ville de Paris s’est aussitôt vidé pour laisser place à un style musical diamétralement opposé.

C’est ensuite au tour du groupe L’Entourage de mettre l’ambiance sur scène. Le stage est envahi par ce groupe de 10 rappeurs dont un en chaise roulante et un autre en béquille. Mais tous ont voulu faire le déplacement pour ce concert au milieu de leur ville du 75. Un Rap au son presque saturé des années 90. On retiendra le bruit constant d’armes à feu ainsi que les mains en l’air du public en forme de « L » pour L’Entourage. Tout le public n’a pas été pas conquis mais certains pogotaient devant la scène pour foutre « Le bordel » comme le criait le groupe.

C’est ensuite au tour des Casseurs Flowters d’arriver sur scène avec un Rap un peu plus fluide mené par Orelsan et Gringe. Ce sont comme deux frères, racontant leur vie, que l’on retrouve sur scène. Ils commencent avec leur tube du moment Fais les backs qui fait déjà monter l’ambiance dans le public. Un show complètement maitrisé avec des CD en polystyrène qui seront détruits par la foule sur le titre La mort du disque. Reprise générale du public sur 15h02 – Regarde comme il fait beau (dehors), connu notamment pour son clip. Le tout se terminera avec Orelsan nageant dans le public.

Ce samedi, le festival se terminera avec la tête d’affiche Fauve. Le collectif rencontre un fort succès avec un parvis fourmillant de jeunes parisiens. L’esthétisme est soigné, le collectif arrive dans une lumière bleue et on reconnait l’emblème rouge de la différence qu’ils savent si bien cultiver. Aucune image ne sera prise mais elles n’auraient pu traduire la rapidité impressionnante des mots sortants de la bouche du chanteur. Cette soirée se terminera sur Blizzard leur dernier EP de 2013 connu par cœur par les jeunes.

Auteur: Alexis Cordero

Photographe: Antony Chardon

Festival FNAC Live 2014 – Jour 1 et 2 @ Paris

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17-18 Juillet 2014 – Et c’est reparti pour une nouvelle année, la 4ème édition du Festival FNAC Live 2014 s’est déroulé du 17 au 20 juillet entre les salons et le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Vous qui pensiez que les parisiens étaient partis en vacances loin de la ville lumière, détrompez-vous ce sont plus de 100 000 spectateurs qui se sont réunis pour ce festival gratuit dans le cœur de Paris. Une programmation qui a misé sur différents genres musicaux orchestrés par soirée, pour attirer jeunes et familles, heureux de se retrouver sous une météo clémente.

Dès le premier soir ce sont près de 30 000 spectateurs qui se sont amassés sur le parvis de l’Hôtel de Ville pour écouter un artiste qu’il n’est même plus nécessaire de présenter, -M- le Machistador. Portant ses lunettes miroir fétiches, il fera une performance exceptionnelle pendant plus d’une heure sur ses titres phares Mojo, Machistador et Ondes sensuelles.

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(Archive Pause Guitare 2014. Photo Antony Chardon – Thorium Magazine)

La deuxième soirée a commencé sous une forte chaleur. Les festivaliers pouvant néanmoins se mettre au frais sous les brumisateurs installés pour l’occasion. L’ambiance se fait plus feutrée avec Arthur H dans le salon de l’Hôtel de Ville. Un style quelque peu cabaret pour un piano-voix où seulement quelques privilégiés d’une tranche d’âge plutôt élevée ont pu avoir accès pour se réfugier du soleil. Ses quelques grands titres dont Ma dernière nuit à New York City joué en collaboration avec son Iphone, s’entremêlent avec des notes d’humour adressées aux spectateurs. Un Arthur H n’hésitant pas à se revêtir de lunettes pour rentrer dans un rôle au fil des musiques. Malgré un public réceptif aux musiques, la participation se fera difficilement sur Give me up. La moitié de la performance se fera sur des nouveaux titres que le public apprécie grandement.

Viens ensuite La Femme sur la scène du parvis. Une performance aussi rapide que décevante. Le look est de mise pour Clémence Quelennec : robe rouge, lunette et béret. Un petit public est présent pour écouter un show presque inexistant tout comme les applaudissements. Un soubresaut sur le titre Sur la planche qui a le mérite d’être connu, ne suffira malheureusement pas. Ce groupe qui compte parmi les révélations de l’année 2013 n’aura pas su conquérir le cœur des parisiens.

A 20h l’électro-rock du groupe Breton réveille une foule grossissante. Ce groupe ayant déjà participé à un précédent FNAC Live est accueilli par un public bras en l’air et s’excitant de plus en plus devant la performance autant musicale que visuelle de ces jeunes anglais. Les écrans diffusent en continu des images de leurs clips, les musiques s’enchainent rapidement et les interventions en français du chanteur Roman pour chauffer son public font effet. Breton a réussi son pari en jouant leurs tubes et on ne leur en demandait pas plus pour ce groupe qui a su se faire rapidement un nom parmi la jeunesse française.

Vers 21h30 Gaëtan Roussel fait son entrée avec un public déjà un peu plus averti mais surtout très nombreux. Le show est de qualité pour cet artiste habitué des scènes françaises. Rempli d’énergie, il offrira à son public un concert de plus d’une heure pendant lequel il jouera les tubes de ses différents albums tel que Il y a, Dis-moi encore que tu m’aimes et le point culminant avec un public chantant et dansant sur Help Myself. Moment féérique avec la chanteuse Owlle rejoignant Gaëtan Roussel pour une reprise de Road to Nowhere de Talking Heads. Un soin particulier est apporté à l’éclairage nous en mettant toujours plein les yeux. La fin du show se terminant sous un tonnerre d’applaudissements par un public déjà conquis par le sourire et l’énergie que Gaëtan a su fournir.

A presque 23h on sent les basses monter pour Pedro Winter accompagné de 2 amis DJ. Un lâché de ballons aide à une mise en scène de qualité. Six danseurs de hip-hop mettent l’ambiance sur scène. Le public se fait immédiatement plus jeune, le parvis se transformant en club de nuit géant.

Auteur: Alexis Cordero

Photographe: Louis Blondé

Festival Pause Guitare 2014 @ Albi (France)

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10, 11 et12 Juillet 2014–  La 18ème édition du Festival Pause Guitare d’Albi qui s’est clôturé samedi 12 juillet aura cette année encore était un grand succès avec la présence de 29000 spectateurs en 3 jours.

Malgré une météo pas très clémente, le public a répondu présent. Des jeunes, des moins jeunes, des enfants, il y avait de tout âges à la base loisirs Pratgraussals en ce jeudi 10 Juillet. Les festivaliers sont là pour faire la fête et ça peu importe le temps! Pour ce premier soir, le public a eu droit à une programmation assez éclectique avec tout d’abord dès 19h le groupe La Femme, dont l’univers très année 80 n’a, à aucun moment, su convaincre un public semblant s’ennuyer devant un tel spectacle et préférant même déserter le devant de scène pour allez s’abreuver dans les différents stands et continuer à faire la fête entre eux. Heureusement, le 2ème invité de la soirée Yodélice ,réussira à réveiller les spectateurs dès les premiers accords de guitare. Pendant 1h il va faire le show devant un public revenus en masse devant cette scène. Ca chante, ça danse, Yodélice a rempli son contrat et est parvenu à faire monter la température malgré le vent et le froid. Et ça n’a pas fini de grimper avec la venue du phénomène du moment, Fauve. La soirée se termine en beauté avec le machistador -M- qui fera danser les festivaliers jusqu’au bout de la nuit.

C’est sous un beau soleil que la soirée du vendredi a débuté. Du soleil il y en avait dans le ciel mais également sur scène avec la présence de John Butler Trio pas un habitué des scènes françaises et qui restera la plus belle découvertes des festivaliers. Ce fut ensuite le tour des membres survoltés de Skip The Use de faire leur entrée sur scène. Ils vont faire danser le public pendant plus d’une heure avec le grain de folie que nous leur connaissons. L’ambiance électrique retomba quelque peu pour faire place à l’émotion avec le grand retour de Bertrand Cantat avec son groupe Détroit. Des textes amplis de sensibilités qui auront même fait tomber quelques larmes aux nostalgiques de Noir Désir. Le clou de la soirée sera pour le groupe The Hives et leur chanteur complètement disjoncté. Une ambiance surréaliste, du pur délire pendant plus d’une heure. A noté que cette soirée à la programmation très rock sera celle qui aura réunis le moins de monde. Un peu moins de 7000 personnes auront répondu présent. Mais une belle soirée tout de même!

Pour le dernier soir, énormément d’enfants accompagnés de leurs parents dans le public, certainement due à une programmation très “variété”. Des pancartes tenus à bout de bras pour clamer leur amour à leur chanteur préféré. Car c’est bien le même nom qui revient sans arrêt… Christophe Maé! C’est pourtant le rappeur Youssoupha qui ouvre le bal, suivit de la chanteuse Ayo. Les 2 artistes se retrouveront d’ailleurs au cours de la soirée pour offrir un duo au public. La sautillante Zaz nous offrira un très beau moment sur scène avec une énergie incroyable, elle ne s’arrête jamais! C’est Christophe Maé qui aura l’honneur cette année de clôturer le festival avec une prestation digne des plus grands, une aisance scénique qu’il acquiert de concerts en concerts. C’est l’hystérie dans la foule. Le public en redemande encore et encore et sera récompensé par plus d’1h30 de show intense.

Il est un peu plus de 00h30 quand les lumières s’éteignent, le parc se vide petit à petit, et les plus festifs prolongent la soirée autour de quelques mojitos en se donnant déjà rendez-vous l’année prochaine du 6 au 11 Juillet 2015 pour la 19ème édition.

 

Pour accéder aux galeries et aux compte-rendu détaillés de chaque artistes présents au Festival Pause Guitare, veuillez cliquer sur les images suivantes :

La Femme Yodelice  fauve M

John Butler Trio Skip The Use Detroit The Hives

Youssoupha Ayo Zaz Christophe Mae

Auteur: Gallenstein Elodie

Photographes: Chardon Antony et Torres David

Ayo @ Festival Pause Guitare 2014

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A 20h15 en jean et chemise blanche, c’est une Ayo très “décontracte” qui prend le relais sur scène. Accompagnée de sa guitare et de ses musiciens elle va bercer le public de sa voix soul en interprétant à merveille les titres de son dernier album “Ticket to the world”. Très à l’aise et souriante elle se permettra même de descendre saluée le premier rang et serrée quelques mains. Le public se laisse emporter dans cette univers soul, folk et reggae à la fois et reprend avec elle le titre qui l’a fait connaitre en France il y a maintenant 8 ans “Down on my knees”.

La belle Nigeriane profitera également de la présence de Youssoupha pour le faire remonter sur scène avec elle afin d’ interpréter leur duo “Fire”. Une belle surprise pour le public Albigeois. La belle quitte la scène après 45 mn d’une jolie prestation.

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Auteur: Gallenstein Elodie

Photographes: Antony Chardon et David Torres

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