Articles Tagged with: Polo

Incoming: Pennywise @ Parc Olympique (Montréal)

Le désert du punk rock estival à Montréal est enfin fini ! Après un Rockfest particulièrement agité à la mi-juin et l’absence regretté du passage du Warped Tour, voici venu le temps du retour de la Classique Automnale. Avec Pennywise à l’honneur pour cette 5ieme édition, on pourra également y retrouver les groupes Face to Face, Alkaline Trio et Men’O’Steel. Rendez-vous le samedi 7 septembre sur l’Esplanade Sun Life du parc olympique de Montréal.

Pour en savoir plus et pour les billets, ça se passe sur le site d’Evenko.

header-pw_3

httpv://youtu.be/s_B0uXwLCTg

Crédit Photo : Pennywise

Auteur: Paul Blondé

Incoming: Vista Chino @ Théâtre Corona (Montréal)

Après avoir ressurgit des cendre ds Kyuss Lives, la bande à John Garcia est de retour sur la route sous le nom de Vista Chino avec un premier album, Peace (Napalm Records), à sortir le 3 septembre. Vous êtes en manque de rock américain aussi lourd qu’entrainant ? Rendez-vous au Théâtre Corona Virgina Mobile de Montréal le lundi 23 septembre prochain. Pour en savoir plus et pour les billets, ça se passe sur le site d’Evenko.

vistaChino

httpv://youtu.be/x7kUwTk2vfk

Crédit Photo : Vista Chino

Auteur: Paul Blondé

Old Crow Medicine Show @ Théâtre Corona (Mtl)

20130821-old-crow-medicine-show-001

21 août 2013 – Le groupe Old Crow Medicine Show était de passage au Théâtre Corona Virgin Mobile de Montréal pour une tournée canadienne, qui les a vus jouer pour la première fois en sol québécois. Leur musique, qualifiée aussi souvent de bluegrass que de string band music, a fait chanter et danser la salle pleine à craquer.

Les sept musiciens du groupe ont donné un spectacle d’une énergie incomparable, n’hésitant pas à changer le tempo des pièces et à y rajouter quelques solos pour mieux les adapter à la scène. Le groupe a tiré des chansons de toutes les époques depuis sa création, notamment Carry Me Back to Virginia, Alabama High Test, Hard to Love et autres New Virginia Creeper. Le frontman Ketch Secor a visiblement fait ses devoirs avant ses premiers spectacles au Québec, s’adressant parfois à la foule en français cassé, présentant la chanson Caroline comme racontant l’histoire d’une jeune femme de Lac-Magog se retrouvant dans la grande ville pour y trouver l’amour, et en présentant la chanson Methamphetamine comme suit: “Let’s go down to Hochelaga for this one, and remember… Une puff qui tousse est une puff qui gèle.” Le spectacle s’est conclu sur une version a capella de Barrett’s Privateers, composée par le canadien Stan Rogers. Old Crow Medicine Show ont donné un spectacle surprenamment énergique et rythmé, qui a fortement plu à la foule. Gageons que leur premier spectacle à Montréal ne sera pas le dernier…

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus: Old Crow Medicine Show

Osheaga 2013 – Jour 3 @ Parc Jean Drapeau (Montréal)

IMG_7434

4 août 2013 – Troisième journée au soleil à se nourrir de popsicles aux fraises et à s’hydrater à la bière. Aujourd’hui la foule est un peu plus calme et on tente tant bien que mal de se trouver un espace de gazon synthétique le plus propre possible en attendant Mumford & Sons.

Les Sœurs Boulay

L’apparition des Soeurs Boulay constituait une des seules performances francophones d’Oshega pour cette édition 2013. Rendez-vous à 14h15 à la scène des ARBRES. En mode ambiance légère, le duo de Gaspésiennes adorable n’aura eu aucun mal à charmer la foule, lâchant même un « Est-ce qu’on peut vous amener partout avec nous? On vous aime! » Un sentiment partagé. Mais même si nous aussi on les aime, c’était sans compter sur le système de son de la scène VERTE qui faisait aujourd’hui encore des siennes en enterrant parfois les voix angéliques des deux sœurs. Dommage. On pourra toutefois les retrouver en tournée cet automne à travers le Québec.

Frightened Rabbit

Malheureusement la foule trop dense et la lenteur due à la grosse soirée du samedi ne m’ont pas permis d’atteindre la scène avant la fin du spectacle… Néanmoins, The Loneliness and the Scream, le dernier morceau joué, était à la hauteur de mes attentes, et la réponse de la foule semblait adéquate pour le groupe vivant et joyeux qu’ils forment! Je vous conseille vivement de découvrir Frightened Rabbit surtout si, comme moi, vous l’avez manqué à Osheaga cette année …

Icona Pop

Le duo des pétillantes suédoises formées en 2009 prenait d’assaut la scène VERTE dimanche vers 16h20 avec leurs robes métalliques colorées. Leurs singles We Got The WorldGirlfriend et I Love It ont su faire danser la foule jusqu’à l’arrivée de l’orage, de même que pendant le déluge. Malgré cette débauche d’énergie, on regrettera cependant le rendu live avec des prestations vocales loin des versions enregistrées.

Charles Bradley

Que dire de ce phénomène, si ce n’est que ce vieil homme est tout sauf barbant? On a eu droit à tout un show ce dimanche, palpitations y compris (dues aux déhanchements légèrement obscènes du vieux bonze…). À 65 ans, Charles Bradley a eu la vie dure et n’a acquis une véritable popularité que récemment avec deux albums studio en 2011 et 2013. Mais quels albums! On se sent transporté avec sa soul transcendante à l’image de James Brown, et des morceaux tels que Love Bug Blues, How Long et You Put The Flame On It nous font oublier notre époque. On a aussi été témoin de sa véritable joie de jouer sur scène pour nous tous quand il a pris un bon cinq minutes pour parcourir la foule et transmettre au plus grand nombre de spectateurs un peu de sa sueur. Il a certainement le rythme soul dans le sang!

Hollerado

Possiblement une des meilleures performances de cette édition 2013 du côté des groupes émergents. Hollerado c’est avant tout de l’indie rock avec quelques lignes de basse groovy. Si seulement une petite foule était présente à la scène des ARBRES pour assister au début du set des gars d’Ottawa, il ne faudra pas bien longtemps pour que le monde s’amasse à toute vitesse une fois les premières notes lancées. Dansant et même trashant sur les rythmes de ces Montréalais d’adoption. Définitivement un groupe à découvrir avec leur chanson Americanarama.

Holy ghost!

Un des autres moments mémorables de dimanche était définitivement le set du duo de Brooklyn. Rendez-vous de nouveau sur la scène VERTE au grand plaisir des festivaliers qui avaient su braver l’orage. Surprise côté scène, on a droit à un full band muni de lunettes de soleil et vestons de cuir qui nous font danser sur des mélodies synthétiquement entraînantes nous transportant directement dans les années 80. Après avoir interprété Jam for JerryNick Millhiser lançait «  The sun came out for us, and for you guys » en enchaînant avec It’s not OverHold my Breath et Do it Again. Nous avons aussi eu droit un nouveau morceau, It’s OK, de leur prochain LP Dynamics qui devrait sortir le 10 septembre prochain. Une belle mise en bouche pour le set New Order qui jouait peu de temps après. Si vous les avez manqués, ils reviennent le 5 novembre en Live au Belmont.

Silversun Pickups

M-A-L-A-D-E. Tout simplement. Silversun Pickups est un groupe dynamique et enjoué, malgré le fait que plusieurs de leurs morceaux le soient moins. Et les fans n’ont pas été déçus : Bloody Mary (Nerve Endings), de leur plus récent album, est un bon exemple de l’ambiance qui régnait sur la plaine durant le court spectacle. Même la météo était de la partie pour ce show mémorable. À mesure que le groupe entonnait Lazy Eye, on a vu défiler bruine, orage grisâtre et marée de ponchos cheaps associée, puis retour du beau temps avec arc-en-ciel en arrière-plan, juste au-dessus du fameux signe d’Osheaga! Tout ça au cours d’une seule chanson, c’est assez pour faire rire Brian Aubert, chanteur et guitariste du groupe. D’autant plus que ça ajoute au côté mystique des pièces langoureuses de Silversun Pickups! Peut-être les connaissez-vous à cause de Rock Band, peut-être êtes-vous un fan invétéré depuis des années, ou peut-être ne les avez-vous jamais entendus avant cette journée? Cela ne change rien au fait que Silversun Pickups est un groupe qui, à défaut d’être un vieux band expérimenté, nous surprend toujours au niveau de ses morceaux particuliers empreints d’une sagesse certaine (je pense notamment à Growing Old Is Getting Old et à The Pit). Ce n’est pas exagéré de dire que plusieurs sont tombés en amour avec Silversun Pickups en ce mémorable dimanche après-midi.

New Order

Qui se serait attendu à tripper autant pour un show de New Order? Pas moi mais, diantre!, j’adore maintenant ce groupe. Bien-sûr tout le monde connait Blue Monday, mais avec l’ambiance qui régnait au parc Jean-Drapeau et avec les vidéos années 80 en arrière-plan, la performance de New Order était particulièrement réussie. Et Blue Monday ce n’est pas tout, des chansons telles que Crystal et Bizarre Love Triangle et les nombreux covers de Joy Division (l’ancien nom du groupe avant la perte tragique de leur leader) en fin de spectacle ont fait vibrer les jeunes et moins jeunes. New Order avait définitivement sa place dans un festival indie, même que je lui prédirais une plus grande visibilité pour les années à venir!

Hot Chip

Pour ceux qui n’avaient pas envie de prendre un bain de foule désagréable, Hot Chip était l’option à privilégier, sur une scène un peu en retrait. Non pas qu’il s’agisse d’un groupe de moindre calibre, loin de là. Hot Chip nous a offert une performance éblouissante, colorée et particulièrement lumineuse en cette fin de festival. Les nombreux membres du groupe étaient à leur aise sur scène et les jeux d’éclairage étaient spécialement réussis. Les britanniques nous ont joué plusieurs de leurs morceaux les plus connus, tels que One Life Stand, Over and Over et Ready for the Floor. Une soirée électro-pop très réussie, avec des spectateurs prêts à montrer leur enthousiasme en dansant, le temps d’un dernier show.

Mumford & Sons

Vers 21h15 une foule impressionnante s’était rassemblée sous les lumières de Noël qui s’étendaient depuis la scène principale du festival jusqu’aux consoles de sons, par-dessus les festivaliers, donnant une impression étonnamment intime. Mumford & Sons et leur folk anglais ont su nous donner une prestation live fidèle de leur version studio dont la quasi-totalité des titres a été repris en chœur par l’assemblée devant eux. Les seuls bémols resteront l’abus d’utilisation d’un filtre sépia sur les écrans géants ainsi que le nombre de festivaliers brandissant leur téléphone intelligent, produisant plus de lumière impromptue que les éclairages scéniques. Avec un total de 18 morceaux incluant leurs succès BabelThe Cave et I Will WaitMumford & Sons nous ont livré une performance homogène et quasi nostalgique pour conclure en beauté cette huitième édition du festival Osheaga.

Les organisateurs d’Osheaga 2013 ont su une fois de plus nous offrir un festival diversifié et très bien organisé. Il nous reste maintenant 8 mois à attendre impatiemment la programmation de l’édition 2014!

Auteure: Jeanne Mercier, Marie Claude Collin, Paul Blondé

Photographe: Julien Kauffmann

Pour en savoir plus: Osheaga

Backstreet Boys @ Centre Bell (Montréal)

DSC_0778

6 août 2013 – Je savais que le phénomène Backstreet Boys à Montréal c’était quelque chose, mais pour en réaliser la réelle ampleur il faut assister, une fois dans sa vie, à leur concert. Donc,  j’ai pris mon courage à deux mains et, au risque de me faire éclater les tympans, je me suis rendue mardi le 6 août dernier au Centre Bell afin de vous livrer ce compte rendu. Retour sur une soirée très haute en décibels…et en divertissement.

Déjà, en arrivant près du Centre Bell c’était comme si toute la faune féminine montréalaise âgée entre 20 et 30 ans s’y était donné rendez-vous ; les rues étaient pleines de femmes impatientes de voir leurs idoles d’enfance et d’adolescence. Quelques rares ont même payé 700$ pour le billet Gold v.i.p qui comprenait, entre autre, un repas avec le groupe et des photos individuelles.

Finalement, après trois premières parties plus ou moins intéressantes, dont une donnée par le DJ Pauly D. (oui, oui le gars avec les cheveux bizarres de la téléréalité Jersey Shore) ils étaient enfin sur scènes, tous les cinq ; Nick, Brian, A.J. Howie et Kevin, dans toute leur splendeur de boys band. Je n’ai sincèrement jamais entendu de cris aussi forts et aussi puissants lors d’un concert. Si forts qu’ils enterraient littéralement le groupe.

Les beaux gosses nous ont offert leurs anciens succès tout autant que les nouvelles chansons de leur récent album In a World Like This (juillet 2013). Je pourrais déplorer l’absence de musique live pour la plus part du temps, mais le medley acoustique qu’ils nous ont offert à bien fait d’effacer ce reproche. Accompagnés de deux guitares, d’une basse, d’un clavier et d’un cajón, les gars ont entonné des chansons comme 10, 000 Promisses (Backstreet Back, 1998), Nathalie (In a World Like This, 2013) et leur « Very first single » la populaire Quit Playing Games (With my Heart), qui est ma fois très charmante de façon acoustique !

Leur relation avec le public montréalais est incroyable, ils semblent même accessibles et véritablement reconnaissants envers celui-ci. Rappelons que c’est ici qu’ils ont pour la première fois connue le succès. En plus, les cinq gars ont une chimie et un plaisir fou à être sur scène ensemble ; ils se blaguent, interagissent et ne prennent rien trop au sérieux.

Les chansons I Want It That Way et Everybody (Backstreet Back) ont été préservées pour la fin du spectacle, créant une immense hystérie finale. Il semblerait que les cordes vocales des demoiselles présentes n’étaient toujours pas épuisées de la soirée.

Tout y était, les tenues semblables, les pas de danse, les beaux gars avec les belles voix  harmonieuses et surtout ; un public incroyable. C’est là qu’on comprend que les Backstreet Boys c’est principalement de très bons show man qui ont su jusqu’à aujourd’hui très bien évoluer, je dois dire. Il n’y avait pas de flafla maladroits ou malaisants considérant qu’ils n’ont plus 16 ans. Le tout était de bon goût sans quétaineries fleur bleue. La preuve : je me suis laissée prendre au jeu et j’ai moi aussi maintenant mon Backstreet Boy préféré : A. J.,  j’adore tes tatouages !

Auteur: Cateryne Rhéaume

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Backstreet Boys

Heavy MTL – jour 2 @ Parc Jean Drapeau (Montréal)

DSC_1921

11 août 2013 – Le Heavy MTL a fait trembler le sol du parc Jean-Drapeau de Montréal pour une deuxième journée d’affilée. Les amateurs de heavy metal en ont eu encore une fois plein les oreilles! Petit retour de notre équipe sur les moments forts de cette journée.

Of Temples

Of Temples, le second groupe gagnant du En Route Vers Heavy MTL, a offert une solide performance de son hardcore technique. La foule, pas très nombreuse, a toutefois très bien accueilli les musiciens qui étaient le choix du public lors du battle of the bands qui les a menés au festival.

Augury

Augury, groupe de progressive death metal de Montréal, a offert une trop rare prestation pour lancer le bal sur les scènes principales. Les musiciens ont joué leurs compositions techniques à la perfection, et les fans présents dès l’ouverture du site ne se sont pas gênés pour crier et mosher pour démontrer leur appréciation.

Finntroll

Finntroll a pris la scène principale d’assaut à grands coups de folk metal, un genre qui était grandement absent des éditions précédentes du festival. Les musiciens grimés de pied en cap ont offert une solide prestation contenant autant de vieux que de nouveau matériel, ouvrant leur spectacle avec la chanson éponyme de leur nouvel album Blodsvept et terminant avec Trollhammaren puis Jaktens Tid. La foule s’est laissée emporter dans la musique festive des suédois qui ont annoncé qu’ils seraient de retour en ville au mois de novembre prochain.

Amon Amarth

Amon Amarth a attiré une foule monstre pour leur spectacle de viking metal dont la réputation n’est plus à faire. Le chanteur Johann Hegg ne s’est pas gêné pour adresser quelques mots en français à son public, entrecoupant à quelques reprises la setlist bien choisie de “Merci Montréal!”. Le mosh pit s’est déchaîné lors des War Of The Gods, Deciever Of The Gods, The Pursuit of Vikings ou Destroyer of the Universe, entres autres. Les nombreux fans du groupe dans la foule se sont déchaînés dans le mosh pit tandis que le groupe ont offert une performance mémorable,  qui a été souvent citée parmi les préférées des festivaliers.

Philip H. Anselmo

Philip H. Anselmo et son groupe The Illegals s’est bien sûr arrangé pour qu’on parle de lui, fidèle à son habitude. À grands cris, il n’a pas hésité à inviter la foule à se lancer dans un pit énergique et sans pareil, et sa prestation a fait tourner la tête de tout le monde. Même ceux qui n’aiment pas le nouveau projet ont trouvé l’attitude des Illegals sur scène énergétique et ont apprécié le spectacle. Ils ont conclu avec un medley des chansons Domination et Hollow, de Pantera.

Unexpect

Unexpect a été fidèle à ses habitudes en hypnotisant la foule à grands coups de ses mélodies étranges. Le groupe de metal extrême de Montréal a gâté son public lors d’un trop court set de 30 minutes, qui ne leur a permis que de jouer quatre chansons (Unsolved Ideas of a Distorted Guest, Orange Vigilantes, The Quantum Symphony et Until Yet a Few More Deaths Do Us Part). Les musiciens sont toujours aussi impressionnants lors de leur performance, et les amateurs d’extrême et d’étrange ont comme d’habitude été servis.

Pallbearer

Pallbearer a été solide avec leur doom metal lent et violent. Les musiciens se sont bien rattrapés après leur occasion manquée du 20 février dernier, où ils étaient supposés assurer la première partie d’un spectacle du groupe Enslaved, mais où ils n’ont pas pu se présenter, pris dans une tempête de neige. Le doom n’a pas fait courir les foules du festival, plutôt occupées aux prestations de Machine Head et Children of Bodom, ce qui n’a pas empêché le groupe d’offir une prestation intéressante.

Mastodon

Mastodon est un groupe habitué à la scène du Heavy MTL, l’édition 2013 marquant leur troisième participation au festival. Les musiciens ont tiré une bonne partie de leur setlist de leur plus récent album, The Hunter, dont All The Heavy Lifting, Blasteroid, Black Tongue et The Sparrow, mais n’ont pas eu d’autre choix que d’inclure Crystal Skull, Blood And Thunder, Megalodon et Crack The Skye, toujours favorites du public. Le mosh pit s’est déchaîné sous les rythmes déferlants et la foule a crié son approbation aux musiciens qui ont offert un spectacle plus rapide, plus fort, plus lourd, et surtout plus tight qu’à leur première apparition en 2008.

Rob Zombie

Rob Zombie a conclu le festival en beauté (subjective, considérant les efforts du groupe pour paraître relativement repoussants), en ouvrant son spectacle avec Teenage Nosferatu Pussy et Superbeast. Fidèle à ses habitudes, il a demandé aux demoiselles du public de s’exhiber lors de Living Dead Girl, avec un succès franchement plus prononcé que Steel Panther la veille. Peut-être fatigué par ses sept semaines de tournée avec le Mayhem Festival qui se terminait tout juste avant le Heavy MTL, Rob Zombie avait la voix un peu plus rauque qu’à l’habitude, mais a quand même tout donné au public, ainsi que ses musiciens, le batteur Ginger Fish et le guitariste John 5 qui ont chacun soulevé la foule avec des puissants solos. Les plus grands classiques du groupe y sont passés avec Demonoid Phenomenon, Meet The Creeper, Sick Bubble Gum, ainsi que quelques classiques de White Zombie : Super Charger Heaven, More Human Than Human et Thunder Kiss ’65 – avant laquelle Rob Zombie a demandé à John 5 de jouer quelque chose de vieux, ce dernier le lançant dans un cover plutôt réussi de Enter Sandman, puis à la foule de chanter un Ô Canada, qui s’est transformé en Olé, olé digne d’une partie des Canadiens quand le chanteur a dit que la chanson lui donnait envie de jouer au hockey. Le groupe s’est surtout concentré sur du vieux matériel, au plus grand plaisir du public qui n’a pas hésité à hurler son approbation tout au long du spectacle qu’ils ont conclu avec Dragula.

Le Heavy MTL a offert une affiche variée, râtissant plus large que dans les années passées. Le festival attire de plus en plus de groupes européens et s’affiche comme étant une date intéressante sur le circuit festivalier international, fait duquel les amateurs ne peuvent que bénificier. Le festival s’est encore une fois tenu sous le soleil et le site débordait comme d’habitude de metalheads – les nombres officiels restent toujours à venir. L’année 2013 s’est donc vue être un succès sur plusieurs fronts, et l’événement fait des pas dans la bonne direction d’une année à l’autre. Nous attendons déjà avec impatience l’édition 2014!

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : Heavy MTL

Heavy MTL – jour 1 @ Parc Jean Drapeau (Montréal)

Untitled_Panorama1

10  aout 2013 – Le Heavy MTL  est toujours un moment fort de l’année pour les fans de metal, de Montréal et d’ailleurs. La première journée s’annonçait chargée de groupes tous plus intéressants les uns que les autres, et les fans se sont vus forcés de courir à gauche et à droite pour avoir la chance d’attraper tout ce qui les intéressait. Portrait des favoris de notre équipe!

Death Lullaby

Death Lullaby ont lancé le spectacle avec la force et l’énergie de la jeunesse. Le groupe, un des deux vainqueurs du concours En Route Vers Heavy MTL, a offert une prestation solide et énergique devant une foule éparse réunie devant la scène Galaxie, la plus petite du festival. Les spectateurs s’en sont toutefois donnés à coeur joie, et les musiciens ont bien prouvé qu’ils méritaient leur place sur l’affiche du festival.

GWAR

GWAR ont donné une prestation toujours aussi… intéressante. Ils ont profité de leur premier passage au festival pour éviscérer Adolf Hitler et mutiler Jésus, tout en faisant passer leurs étranges messages de révolte intergalactique. Leur nouvel album Battle Maximus raconte l’arrivée du nouveau guitariste Pustulus Maximus avec le groupe, ce dernier ayant fait ses armes sur scène avec le groupe depuis quelque temps déjà.

Steel Panther

Steel Panther ont amené leur glam metal déjanté sur les planches du Heavy MTL pour la première fois et ont donné un spectacle aussi tight que le spandex de leurs pantalons. Leur performance débordait d’énergie et le batteur Stix Zadinia a surpris avec un excellent solo. Seul regret? Pour une fois, ils n’ont pas réussi à convaincre les jeunes demoiselles de l’assistance de révéler leurs atours…

At The Gates

At The Gates était de passage pour une rare fois à Montréal devant une foule qui ne s’est pas gênée dans le mosh pit! Le groupe de melodic death metal Suédois est apparu sur scène en pleine forme et en a mis plein la vue et l’ouïe au public. Le groupe ne joue que très rarement ensemble, surtout dans des dates européennes, leur présence au festival représente donc un très bon coup de la part des organisateurs.

Newsted

Newsted ont offert une solide performance de leur heavy metal aux influences assez old school. Le groupe semble d’abord porté par la réputation du frontman Jason Newsted, connu pour son travail avec Metallica et Voivod, mais se démarque très bien par la qualité de ses compositions et de son spectacle. Les influences de ses anciens faits d’armes restent très présents dans la musique du groupe, mais leur album Heavy Metal Music vaut définitivement une écoute attentive.

Glenn Danzig

Le chanteur Glenn Danzig et le groupe qui porte son nom se sont unis avec le guitariste Doyle Wolfgang Von Frankenstein, bien connu pour son travail avec les Misfits, à l’occasion d’une tournée pour le 25e anniversaire du premier album du groupe Danzig. Les musiciens se sont promenés d’une époque à l’autre et ont offert un solide spectacle, Glenn Danzig débordant d’énergie à en faire pâlir de jalousie certains groupes modernes. Les musiciens ont profité de l’occasion pour entonner quelques titres des Misfits, au plus grand plaisir du public qui s’est déchaîné dans le mosh pit.

Megadeth

Megadeth ont la réputation de donner des spectacles parfois médiocres, mais ont réussi à faire taire leurs détracteurs cette fois avec un choix de chansons solides et un son, disons le, plus fidèle qu’à l’habitude sans être parfait. Les interprétations de titres classiques ont fait brasser le mosh pit et a provoqué plusieurs cris de joie dans l’assistance, et le groupe a choisi de promouvoir son nouvel album Super Collider avec deux pièces, Kingmaker et Dance In The Rain interprétée avec David Draiman (Disturbed, Device). Chris Broderick a été aussi impressionnant que d’habitude, et le retour de David Ellefson avec le groupe leur fait avoir une belle chimie sur scène, malgré les réactions qui ne sont pas toujours positives.

Wintersun

Wintersun, de Finlande, n’étaient de passage que pour la deuxième fois à Montréal et se sont vus accorder la plus longue prestation sur la plus petite scène du festival. L’heure qu’ils ont eu pour développer leur Melodic Death à tendances surprenamment épiques et prog ont enchanté le public qui se sont vus transportés par les histoires de Jari Mäenpää, qui compose aussi la presque totalité des mélodies. Le groupe a fait patienter ses fans très longtemps pour la sortie de leur deuxième album, Time I sorti à la fin de 2012. L’attente en a toutefois valu la peine, l’opus ayant été reçu par une foule de critiques satisfaites et ayant créé une vague de popularité monstre qui les a portés jusque sur la scène Galaxie du Heavy MTL, devant laquelle il n’y avait presque plus de place pour circuler tellement les fans s’entassaient.

Le reste de nos articles à suivre très bientôt !

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : Heavy MTL

Colin and Brad @ Gesu (Montréal)

DSC_9487

27 juillet 2013 – Pour ceux qui connaissent Whose Line Is It Anyway, Colin Mochrie et Brad Sherwood sont assez proches des déités. Pour les autres (hérétiques), allez immédiatement regarder ce show ! Nos deux improvisateurs préférés sont donc à Just For Laugh pour trois représentations au Gesù. Thorium a eu la chance d’assister à deux de ces shows d’impro, vendredi 26 et samedi 27 juillet dernier. En route pour 1h30 de grand n’importe quoi, où tout (ou presque) peut arriver!

Il est 19h, les lumières se tamisent et une chose est sure, le public est connaisseur et accueille Colin et Brad dans un tonnerre d’applaudissements. Dans la salle, on voit des jeunes, des ados, des trentenaires, des quinquas et plus. Un spectacle pour les 7 à 77 ans ! Brad prend le lead pour présenter le principe du spectacle. “The show is entirely made up”, tel est le credo. On commence avec le jeu des pantins où une personne du public est en charge de mouvoir les deux comédiens pendant que ces derniers improvisent une scène sur un thème suggérer par l’auditoire. En impro, c’est un exercice efficace pour récolter des rires et chauffer la salle … Elle l’est déjà bien assez!

Comme d’habitude, Colin Mochrie est goofy à souhait. Ce mec ressemble à un cartoon, c’est pas possible! Brad, lui, n’aide vraiment pas le “marionnettiste” en prenant des poses inconfortables. Ça fait 15 minutes que le show a commencé et on a déjà mal aux joues tellement on se marre.

Le deuxième jeu implique la participation d’une dizaine de volontaires pour compléter les phrases de Colin et Brad durant leur impro. Lors de la première représentation à laquelle nous avons assisté, le public était particulièrement prompt à vouloir monter sur scène, mais leurs suggestions, souvent à coté de la plaque, n’aidaient malheureusement pas les deux improvisateurs à faire avancer la scène. On s’amusait à voir nos deux comparses se démener et se moquer (gentiment) du manque d’inspiration de leurs partenaires intérimaires. Le deuxième soir en revanche, le public était extrêmement rapide et plein d’esprit. C’est dans ce genre de moment, où le public et les acteurs sont complices, qu’on frise l’extase!

C’est ensuite au tour d’un jeu qu’on affectionne tous beaucoup, le jeu des bruitages, durant lequel le public doit effectuer les bruitages nécessaires à la scène improvisée.

Le vendredi, c’est un triomphe, toute la salle, nous y compris, est hilare. Toutefois, et c’est là l’inconvénient de voir un show deux fois d’affilée, lors du spectacle du samedi, on remarque que beaucoup d’idées sont réutilisées, aussi bien dans la construction et le déroulement des scènes que dans les techniques comiques. Les automatismes deviennent flagrants et l’impact comique en pâtit. C’est un peu comme découvrir le secret d’un tour de magie : c’est toujours impressionnant, on applaudit la technique, mais on n’est plus émerveillé.

Cette impression est quelque peu nuancée dans le jeu qui suit. En effet, il s’agit pour les deux improvisateurs de jouer une scène pendant laquelle l’un peut interrompre l’autre en disant “Kick it” pour que ce dernier improvise un rap. La structure du sketch est similaire d’un soir à l’autre et certaines rimes sont récitées, mais force est de reconnaitre le talent et la vivacité d’esprit de Brad Sherwood, qui part tous les soirs dans une impro de plusieurs minutes de rap sans hésitations aucunes. Tout simplement impressionnant!

Et c’est là que l’on comprend : Colin et Brad n’ont plus à prouver qu’ils sont maitres dans l’art d’improviser. Et s’ils utilisent des gimmicks et des formules toutes faites, ce n’est pas pour se simplifier la tâche, mais pour assurer un show d’une qualité élevées et toujours constante. C’est là leur génie : flirter avec la routine et l’inconnu.

D’ailleurs, leur dernier défi, qui sera le clou du spectacle, illustre parfaitement cette idée.

Pendant que Colin et deux assistants se mettent à placer délicatement 100 tapettes à souris sur la scène, Brad nous explique que Colin et lui devront dialoguer de manière à ce que la première lettre de chacune de leur phrase suive l’ordre alphabétique. Un exercice classique avec lequel ils sont particulièrement à l’aise. Trop à l’aise. Qu’à cela ne tienne, ils effectueront ce jeux pieds nus, les yeux bandés, sur la scène, remplie de tapettes à souris !!! On n’y croit à peine lorsqu’ils retirent leurs chaussettes.

Le jeu commence et les premières tapettes se déclenchent sous leurs pieds, toute la salle est au bord de son siège et sursaute à chaque claquement sur les orteils à vif. Il y a une telle tension et une telle jubilation… Peu importe s’ils répètent les mêmes dialogues, peu importe si Colin refait le coup de tricher, ça marche, on rit comme des gamins devant leurs clowns préférés!

Il est à présent l’heure de laisser nos deux acteurs partir (se panser les pieds). Sniff. Ils nous improvisent alors une chanson retraçant la soirée sur l’air de My Way. Un final pas aussi explosif qu’espéré, mais on arrive à ressentir de la nostalgie pour un show qui vient littéralement juste de se passer…Standing ovation. Collin and Brad quittent la scène, nous la salle. On est impressionné par le talent de ces deux immenses acteurs, qui ont moins livré un spectacle d’impro qu’une performance d’acteur, grand-guignolesque, naïve, intelligente et surtout hilarante. On en aurait bien repris une troisième fois!

Auteurs: Thomas Daguenel

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Just For Laughs

Kyle Kinane @ Katacombes (Montréal)

tgyrgrfedwsqswd

23 juillet 2013 – Ce mardi Thorium embarquait pour une soirée de comédie ! Au programme, un show aux Katacombes de Kyle Kinane, suivi de la Midnight Surprise au Théatre Ste-Catherine (voir notre live report ici). On prend une bière au bar, on se trouve une bonne place, on se prépare à perdre la sensation dans son postérieur et on fait chauffer les zygomatiques!

Nous sommes donc aux Katacombes aka le bar le plus inattendu pour un spectacle de comédie pour découvrir un artiste qui nous était alors complétement inconnu malgré sa troisième apparition au festival Juste Pour Rire. Rencontre avec un chef du stand up dépressif …

La première chose que nous remarquons, c’est que la salle est quasiment vide et étonnamment cosy. On a vraiment l’impression d’assister à un show underground, à l’opposé des gros galas JPR. Monte alors sur scène un opener, Andrew, pas annoncé, dont nous n’auront pas plus d’information … Il livre un set très personnel sur les relations homme/femme, le divorce, les enfants, etc. Pas forcément le meilleur moyen de chauffer une salle, mais l’ambiance de la soirée est claire : nous allons assister à un show intimiste avec du stand up bien old school.

Après ces 10 minutes d’introduction, nous découvrons enfin le visage du comédien Kyle Kinane. Avec sa dégaine bien redneck et visiblement un coup dans le nez, Kyle Kinane ressemble plus à un pompiste du Nebraska qu’à un comédien de Chicago. À mi-chemin entre Louis C.K., Larry the cable guy et Seth Rogen (surtout en ce qui concerne son rire), Kyle Kinane nous raconte des anecdotes sur “sa vie de merde”. Visiblement le registre comique de la dépression n’est plus qu’une spécialité réservé à l’humour juif. Avec son ton bien blasé et d’excellentes analogies, Kyle Kinane nous fait réagir sur la vie, la mort, la vieillesse et les petits tracas du quotidien auxquels nous faisons tous face; et ponctue son spectacle par des anecdotes personnelles, embarrassantes à souhait et (pour nous) à mourir de rire. Le public est charmé, nous aussi!

Nous irons même jusqu’à dire que Kyle Kinane est LA révélation de ce festival et un talent à suivre pour les années à venir. Nous aurions bien aimé le recevoir en entrevue pour en savoir plus sur son travail et ses plans futurs. Notre sentiment qu’il fera partie des grands du monde de la comédie se confirmera samedi soir avec sa présence au gala de Sarah Silverman (voir notre live report à paraitre très prochainement).

Au final, les Katacombes nous ont accueilli pour 2 heures de stand up “à la open mic” de qualité, loin des paillettes, avec des comédiens proche du public, drôles et touchants. Impossible de ne pas succomber. Nous avons très hâte de revoir Kyle Kinane et d’en apprendre plus sur ses mésaventures !

Auteur: Thomas Daguenel

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Kyle Kinane, Just for Laughs

Incoming: Passenger @ Théâtre Corona (Montréal)

Le british folk rock de Mike Rosenberg et Andrew Phillips sera de passage au Théâtre Corona de Montréal le 17 aout prochain. Si vous n’avez pas encore entendu parlez d’eux, vous n’avez certainement pas pu passer à côté de Let Her Go sortie sur All the little lights l’année passée. Pour en savoir plus et pour les billets, ça se passe sur le site de Evenko.

passenger_2013_main

httpv://youtu.be/RBumgq5yVrA

Crédit photo: Passenger

Auteur: Paul Blondé

Privacy Settings
We use cookies to enhance your experience while using our website. If you are using our Services via a browser you can restrict, block or remove cookies through your web browser settings. We also use content and scripts from third parties that may use tracking technologies. You can selectively provide your consent below to allow such third party embeds. For complete information about the cookies we use, data we collect and how we process them, please check our Privacy Policy
Youtube
Consent to display content from - Youtube
Vimeo
Consent to display content from - Vimeo
Google Maps
Consent to display content from - Google