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Lyle Lovett + Chris Isaak @ Wilfrid Pelletier (MTL)

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4 juillet 2013 – Le Festival International de Jazz de Montréal  a trouvé une façon intéressante de célébrer le Jour de l’Indépendance des États-Unis  en invitant les artistes Lyle Lovett, accompagné de son groupe acoustique de musique country, et Chris Isaak, lui-même secondé par son ensemble rock n’ roll.

Lyle Lovett  est apparu sur les planches de la Salle Wilfrid Pelletier presque comble avec un air visiblement décontracté et content de partager sa musique. Entre des solos énergiques du violoniste Luke Bulla ou du guitariste et joueur de mandoline Keith Sewell puis les solides performances du contrebassiste Viktor Krauss et du batteur Russ Kunkel, Lovett n’a pas hésité à faire quelques blagues à son public, duquel il essaie visiblement de rester proche. Malgré les températures approchant les 35 degrés ressentis,  il a remercié Montréal pour son accueil “cool”, son Texas natal ayant subi une vague de chaleur montant jusqu’à 42 degrés la semaine précédente. Le spectacle était énergique et puissant, pour les fans de country, porté par les voix impressionnantes de Lyle Lovett et de Luke Bulla.

Chris Isaak, lui aussi, est apparu en pleine forme sur scène vêtu d’un de ses habituels complets extravagants (N’arrivant toutefois pas à la cheville de l’icône du hockey Don Cherry). Il a rapidement avoué ne pas connaître beaucoup de jazz, étant un artiste typiquement rock n’ roll, mais s’être présenté tout de même vu le chèque qui venait avec sa performance! Lui et son groupe ont joué quelques mesures d’un jazz très smooth avant de craindre que son audience devienne dépressive après en avoir écouté toute la semaine, puis de se relancer dans ses propres compositions. Il n’a pas hésité à prendre un petit bain de foule en chantant, serrant des mains et posant même pour quelques photos, ce qui a surpris et amusé le public. 

Somme toute, la soirée du quatre juillet du Festival de Jazz International de Montréal n’avait que très peu à faire avec le jazz. Il est courant pour l’organisation d’attirer des artistes d’horizons différents pour satisfaire le plus grand public possible, et à voir la réaction des spectateurs et le plaisir des artistes sur la scène, ils ont encore une fois fait un bon coup.

Auteur: Phil Mandeville

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Lyle Lovett, Chris Isaak, Festival International de Jazz de Montréal

Alain Caron @ Gesù (Montréal)

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3 juillet 2013 – Le bassiste Alain Caron et son groupe ont offert une performance mémorable de leur jazz fusion à l’occasion des soirées Jazz Dans La Nuit du Festival International de Jazz de Montréal.  Pour ouvrir le spectacle, le directeur artistique André Ménard a présenté le musicien que l’assistance connaissait déjà très bien et lui a remis le prix Oscar Peterson, soulignant l’apport d’un artiste à la scène du jazz canadienne. Alain Caron devient donc le premier musicien à recevoir le prix deux fois, lui qui l’avait reçu en 1991 avec le groupe UZEB. La salle était comble malgré l’heure tardive, le spectacle ayant commencé à 22h30, et le groupe a donné une performance de près de deux heures tellement énergique qu’un narcoleptique n’aurait pu s’endormir.

Alain Caron est un personnage peu loquace, préférant s’adresser au public avec sa maîtrise impressionnante de la basse à six cordes plutôt qu’avec ses paroles. Il s’est rapidement lancé dans l’interprétation de l’intégralité de son nouvel album Multiple Faces (paru le 18 juin 2013), parfois entrecoupées de pièces tirées de son opus précédent, Sep7entrion (2010). À chaque morceau, qui ou ses musiciens se sont lancés dans des impressionnants solos qui ont fait applaudir la foule. Alain Caron a fait ses preuves comme musicien il y a de cela une trentaine d’années, et a encore une fois démontré le talent qui est la source de sa renommée comme étant un des meilleurs bassistes de la planète.

Auteur: Phil Mandeville

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Alain Caron, Festival International de Jazz de Montréal

Piknic Electronik 30 Juin @ Montréal

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30 juin 2013 – J’ai vraiment l’impression d’avoir dormi sous une roche pendant de nombreuses années. Aussi absurde que cela puisse paraître, c’était ma première assistance au Piknic Electronik. Carrément inexcusable pour un chroniqueur culture! Mais bon, toute chose a une première fois, et quelle première expérience! J’ai adoré, pas tant pour la musique techno et house de l’événement spécial Sound in Motion, mais surtout pour l’atmosphère géniale.

Il est très peu probable qu’une personne se perde en se rendant sur les lieux du Piknic : il suffit de suivre la provenance de la bass en sortant de la bouche de la station Jean-Drapeau. Le coût d’entrée est de 14$ incluant taxes. Malheureusement, il n’est plus possible d’apporter ses propres consommations sur les lieux. Toutefois, les prix sont raisonnables, particulièrement les bouteilles de vin (750 mL) Barefoot, qui se détaillent entre 15$ et 30$. Sachant qu’elles coûtent au minimum 10$ à la SAQ, il s’agit d’une véritable aubaine. Évidemment, ce n’est pas de la grande qualité, mais lors d’une journée ensoleillée, un petit verre de blanc ne peut faire de mal.

Il fallait s’attendre à une horde de hipster : c’est le Piknic après tout. Mais malgré que la clientèle soit principalement composée de jeunes adultes, on pourrait également noter la présence de jeunes familles ainsi que des fêtards un peu plus âgés. En cette belle journée pas trop chaude, la foule était au rendez-vous, mais jamais étouffante. Autre point à noter : il y avait autant de monde à 17h qu’à 21h.

Musicalement parlant, il fallait s’attendre à du techno avec influences un peu minimalistes sur la scène Moog en-dessous de la structure de l’Homme de Calder. Les chansons étaient entraînantes, et Alicia Hush, la DJ qui mixait interagissait bien avec la foule. Ceux en quête d’un son différent pouvaient se rabattre sur une scène Guru tenue un peu à l’écart du Piknic, et apprécier un set house assez deep. Par contre, n’attendez vous pas à des tubes commercialisés à la radio et ne me demandez pas quelle chanson était jouée : shit’s so deep you’ll need a submarine. Malgré l’abondance de basses fréquences, on entendait quand même les oiseaux chanter : un contraste saisissant!

Il convient ici de mentionner que le plus grand attrait du Piknic (à mon humble avis) est l’ambiance décontractée et 200% cool qui règne dans cette partie du parc Jean-Drapeau. Rare sont les événements extérieurs où l’on peut se détendre entre amis avec de la bonne bouffe et des consommations alcoolisés tout en appréciant de la bonne musique. En prime, on a les édifices du centre-ville comme arrière-plan. Oui, les chansons me sont totalement inconnues, mais à mon avis, c’est tellement plus intéressant que d’entendre la camelote commerciale vomie en boucle à la radio, et j’ai la nette impression que je ne suis pas le seul. Que ce soit les hipsters du Mile End ou la petite famille de Rosemont, tous ces gens de bonne humeur se présentent sur l’Île Ste-Hélène pour profiter de la belle température. Résultat final : l’atmosphère atteint un degré de « chill-itude » incomparable, et c’est entre autres ce qui définit la joie de vivre montréalaise.

Plus qu’un événement musical, un monument de la vie culturelle montréalaise

P.S. : pour ceux qui restent indifférent au techno mais dévorent tout ce qui est dubstep, on annonce pour le 21 juillet un dimanche dubstep, présenté en collaboration avec les mercredis Bass Drive du Belmont. De plus, un petit conseil aux personnes qui attendaient en ligne pour les toilettes sèches à côté de la scène Guru : marchez 5 minutes vers l’entrée du Piknic : les toilettes sont plus grandes et le temps d’attente est minime.

Auteur: Mathieu Bonin

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Piknic Electronik

Soweto Gospel Choir @ Festival de Jazz (Montréal)

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6 juin 2013 – Ce samedi, la majestueuse Maison Symphonique de Montréal se transformait en cathédrale au son éclairé du Soweto Gospel Choir. Un concert coloré et énergisant, offrant à une salle pleine à craquer une messe musicale entraînante. Un voyage chargé d’âme aux couleurs Sud-Africaines.

Prêchant la bonne parole aux quatre coins du monde depuis 2002, la formation musicale du Soweto Gospel Choir poursuit son ascension fulgurante. Originaire du célèbre township en banlieue de Johannesburg, où naquit la révolte anti-apartheid, la troupe aux deux Grammy Awards s’est hissée par son chant fédérateur comme ambassadrice de la liberté Sud-africaine. À l’heure où s’éteint son héros, le spectacle du Soweto Gospel Choir avait par conséquent une saveur toute particulière.

Vêtus de longues robes colorées, les neuf femmes et onze hommes composant la troupe ont distillé leur joie de vivre. Les chants classiques de gospel (This Little Light of Mine , Amen) se mêlaient harmonieusement aux chansons africaines traditionnelles ou contemporaines, et mêmes aux  hits internationaux (Bridge Over Troubled Water de Garfunkel, Many Rivers to Cross de Jimmy Cliff et Angel de Sarah McLachlan). Sublimés par des voix aux multiples teintes, ces chants étaient soutenus par un ou deux djembés, quelque fois un clavier, et rythmés par des danses tantôt zouloues, tantôt hip hop ou gumboot, cette danse née sous les pieds des mineurs noirs durant l’Apartheid.

En ce samedi après-midi, les pieds claquaient, les jambes s’élançaient, les corps vibraient. Acrobatiques, théâtraux, chargés d’humour, spirituels et généreux, les artistes Sud-africains ont conquis le public montréalais qui, bien que frileux pendant la majorité du spectacle, s’est enfin levé, traversé d’applaudissements. À la demande de la troupe pleine d’entrain, la foule a dandiné sur le célébrissime Pata Pata de Miriam Makeba. Nous étions loin des églises africaines et de leur énergie transportante. Les chants étaient propres, maîtrisés. Mais leur beauté n’en était pas moins resplendissante.

Je retiens de ce concert haut en couleurs trois instants mémorables, empreints de magie et d’engagement poignant. Asimbonanga chanté par une femme à la voix claire et puissante, soutenue par un djembé et les chœurs. Célèbre chanson du groupe sud-africain mixte Savuka, Asimbonanga (« Nous ne l’avons pas eu ») a été écrite en zoulou et en anglais comme un cri musical et politique dédié à Mandela, quand celui-ci croupissait dans la prison de Robben Island. Un chant qui fût à l’époque l’effet d’une bombe tant il était audacieux. Je retiens également l’hymne à la liberté, chanté avec une joie de vivre débordante, en hommage à Madiba. Un hommage retentissant à défaut d’être larmoyant. Car c’est la joie vie qu’on retiendra en sortant avec la foule compacte et revigorée de la Maison Symphonique de Montréal. Une vie célébrée en couleurs, avec cœur, humour et engagement. Les notes de Oh Happy Day, dernière chanson (on ne peut plus prévisible mais non moins mémorable) retentissent encore.

Finalement, le Soweto Gospel Choir est une belle introduction au Gospel. La formation a su occidentaliser le genre, lui conférant des allures de grand spectacle et le professionnalisant. Le show était brillant et vivifiant. Mais rien ne vaudra jamais la sincérité, la simplicité et la dévotion musicale des petites chorales en terres reculées. Certes, les chansons seront bien souvent méconnues, point de grands titres internationaux, mais l’authenticité et l’énergie frisant la transe en seront décuplées.

Auteur: Sarah Meublat

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Festival de Jazz, Soweto Gospel Choir

Garou @ Metropolis (Festival de Jazz de Montréal)

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28 juin 2013 – Ce vendredi c’est la soirée de rodage du Festival de Jazz de Montréal édition 2013 et les files d’attente à l’entrée des salles sont longues. Parmi celle-ci nous avons fait un détour par la performance de Garou au Metropolis pour son set Rhythm and Blues. Le ténor fêtait pour l’occasion ses 44 ans en bonne compagnie. On en retiendra notamment les passages sur scène de Marie-Mai, Daniel Lavoie, Valérie Carpentier (La Voix), Nadja et même Julie Lamontagne.

Pour en savoir plus: Garou, Festival de Jazz

Le Matos @ Savoy du Metropolis (Montréal)

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29 juin 2013 – Si vous habitez à Montréal il y a de fortes chance que vous ayez déjà entendu parler d’eux. Après les avoir retrouvé récemment en compagnie de Danger à la SAT, les 3 compères de Le Matos étaient à l’honneur au Savoy du Metropolis en performance gratuite (et archicomble) pour les 3 premières soirées du Festival de Jazz de Montréal 2013. Mettant en avant ses mélodies new wave et pop d’inspiration autant cinématographique que de la scène électronique allemande d’avant-garde, le redoutable trio local aura une fois de plus nous en mettre plein la vue. Pour vous faire une séance de rattrapage, leurs albums Join Us (mai 2013) et Coming Soon (novembre 2011) tous les deux disponibles à l’écoute et en téléchargement sur page bandcamp.

Auteur & Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Le Matos, Festival de Jazz

Bernard Adamus @ Metropolis (Montréal)

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17 juin 2013 – Il devient de plus en plus rare que Bernard Adamus ne remplisse pas les salles de concerts par lesquels il passe. Un succès qui se renouvelait le lundi 17 juin dans un Métropolis rempli à raz bord. L’auteur de La question à 100 piasses et Brun a une fois de plus déversé sa bonne humeur en rythme sur un public conquis d’avance.

Auteur & Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Bernard Adamus, Francofolies de Montréal

IAM @ Metropolis (Francofolies de Montréal)

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18 juin 2013 – Difficile d’avoir échappé au phénomène IAM dans les années 90. Avec des titres comme Nés sous la même étoile, Petit Frère et L’empire du Côté Obscur, le collectif de rap français a su laisser sa marque indélébile sur une génération. Preuve à l’appuie, leur succès semble ne pas se démentir si on considère à quel point le Metropolis de Montréal était plein à craquer ce mardi 18 juin dans le cadre des Francofolies. Une soirée moite et explosive qu’on est loin d’oublier !

Auteur & Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: IAM, Francofolies

Concert 25 ans @ Francofolies de Montréal

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17 juin 2013 – Un palmarès d’artistes impressionnant s’était donné rendez-vous sur la place des festivals ce soir pour célébrer les 25 ans d’existence des Francofolies de Montréal. Marjo, Lisa LeBlanc, Arianne Moffat, Laurence JalbertMara Trembla, Corneille, Damien Robitaille, Dan Bigras, Daniel Boucher, Daniel Lavoie, Dumas, Éric Lapointe, Isabelle Boulay, Karim Ouellet, Les Respectables, Loco Locass, Luc De Larochellière, Mara Tremblay, Mes Aïeux, Michel Rivard, Paul Piché, Pierre Lapointe, Richard Séguin, Stefie Shock, Vincent Vallières et Yann Perreau constituaient de cette grande veillée extérieure. Un échantillon sans précédent de la diversité musicale de la francophonie québécoise.

NDLR: malheureusement les restrictions photos ont empêcher aux photographes accrédités de shooter plus que les 6 premières chanson. Un échec d’organisation selon nous qui prive tout le monde des clichés des excellentes de tous les artistes présents ce soir là.

Auteur & Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Francofolies de Montréal

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