Category: Album

Chrome Waves – Where We Live Critique d'album

J’ai découvert le groupe américain Chrome Waves il y a de cela deux ans avec leur tout premier album A Grief Observed et j’ai tout de suite vu la qualité de leur post-black metal très lourd mais aussi ambiant. Le groupe nous offre un autre album intitulé Where We Live qui sortira le 5 septembre prochain. Est-ce que ce nouvel opus emmenera Chrome Waves a un niveau supérieur? Réussiront-ils à renouveler le genre? Et, surtout, comment ça sonne?

Dès les premières notes de Hallow Dreams, on peut tout de suite se rendre compte que la qualité de la production a vraiment monté d’un cran comparé à l’album précédent. Leur musique est aérienne mais peut être d’une lourdeur redoutable, surtout aux niveaux des thématiques. Pour beaucoup de groupes, le mélange des voix clean et des screams semble un peu forcé mais j’ai rarement entendu un cas aussi harmonieux que Chrome Waves. Le meilleur exemple serait la pièce Gazing Into Oblivion où les harmonies vocales du refrain se marient à la perfection avec les screams déchirants. En plus des instruments habituels, on y retrouve également à plusieurs reprises des claviers et du violoncelle qui ajoutent beaucoup à la mélancolie des compositions. Mais là où cela devient vraiment intéressant c’est qu’une fois rendu au milieu de l’album, on tombe dans un genre de metal avec une ambiance très grunge et dépressive qui rappelle effectivement beaucoup les années 90. On a donc les pièces New Skin et Spoonfed qui font preuve d’une pesanteur sans nom et de refrains hypnotisants. Justement, en terme de musique hypnotisante, Spoonfed est très dure à battre! Si la première partie est à première écoute un peu répétitive, elle crée un build-up qui devient de plus en plus intense, sans oublier le milieu qui est carrément magnifique et mélancolique. Ce que j’aime surtout de Where We Live, est que chaque chanson a sa personnalité et son ambiance propre.

Mais si j’avais à ajouter un bémol sur cet album, ce serait que les deux pièces à la fin de l’album m’ont beaucoup moins marqué que les autres, surtout pour la pièce Where You Live. Le progression de cette chanson est assez lente et, en bout de ligne, je la trouve un peu répétitive. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chanson! J’aime beaucoup l’ajout d’effets sonores à la fin qui rend le tout presque angoissant, mais dans l’ensemble, ce n’est pas celle que je préfère. J’ai eu aussi l’impression que le drum était trop fort à certains moments comme dans le milieu de Spoonfed et On The Precipice, au point où je trouvais que ça détonnait un peu trop avec le reste du mix. Mais à part ces quelques détails, je n’ai rien à redire!

En résumé, Where We Live de Chrome Waves demeure un excellent album de post-black metal aux influences très variées et même surprenantes que je conseillerais à tous les fans du genre, et ce, sans aucune retenue!

8/10

Auteur : Maxime Pagé

Unleash The Archers – Abyss Critique d'album

Cela fait des années que j’entends parler du groupe britanno-colombien Unleash The Archers sans pour autant que je prenne le temps d’écouter leur matériel. Ce moment est enfin arrivé! Le groupe sortira son tout nouvel album intitulé Abyss le 21 août et avec les deux extraits sortis jusqu’à maintenant, ça promet d’être de la bombe! On a droit à un habile mélange de power metal et de melodeath comme je n’en avais pas entendu jusqu’à maintenant avec une chanteuse ultra talentueuse. Mais est-ce que le reste de l’album est aussi bon et aussi bien ficelé? Est-ce que ça risque fort d’être un des meilleurs albums de l’année? Mais, la vraie question demeure : Comment ça sonne?

Seulement avec l’intro Waking Dream, on peut déjà constater à quel point la production sur cet album est exceptionnelle! Tous les instruments sont parfaitement audibles et ça sonne vraiment comme une tonne de briques. Quand la pièce Abyss commence, c’est un véritable coup de poing au visage : un parfait mélange de vitesse, d’agressivité, de mélodies et de virtuosité! La chanteuse Brittney Slayes a une voix puissante et mélodieuse comme on en n’entend peu! On ne parle pas ici d’une petite voix douce ou d’un chant opératique mais bien d’une vraie voix de rockeuse qui pète des gueules! Une chose que j’ai remarqué avec cet album, c’est à quel point certaines pièces transpirent les années 80, et ce, de différentes façons. D’un côté, on a des pièces comme Abyss et Through Stars avec des claviers très synthwave et de l’autre une sonorité très hard rock qu’on trouve aussi dans Through Stars mais aussi beaucoup dans Carry The Flame.

J’ai évoqué l’influence des années 80 mais on voit aussi un gros penchant vers le metal européen. Quand j’ai entendu Soulbound et Return To Me, j’ai tout de suite pensé au melodeath suédois des années 2000 comme Skyfire tandis que Faster Than Light, qui est sûrement la chanson la plus power metal de l’album, renvoie carrément à Stratosphere de Stratovarius . Mais, contrairement à beaucoup de groupes, ces influences ne font pas d’Unleash The Archers de pâles copies d’autres groupes : Ils y apportent leur touche personnel et donne un son unique! Avec tout ça, on a un album aux sonorités très variées et chaque chanson à son ambiance propre. The Wind That Shapes The Land, la plus longue chanson sur cet album, passe aussi par toute une gamme d’émotions tout en demeurant très épique. Le tout se termine avec Afterlife, contenant une belle orchestration signée Francesco Ferrini de Fleshgod Apocalypse et on peut dire que, comme finale, c’est très réussi!

Est-ce que cet album est parfait? C’est très rare que je dis ça mais…presque! Il n’y a qu’une chanson que je trouve un peu plus étrange et upbeat qui ne cadre peut-être pas autant que les autres et c’est Legacy. Ce n’est vraiment pas une mauvaise chanson, mais je trouve que les styles contenus dans celle-ci sont vraiment bizarres et les transitions sont peut-être un peu trop brusques. Le seul autre petit bémol que je pourrais amener est la finale de Carry The Flame qui s’étire peut-être un peu trop longtemps.

Je ne passerai pas par quatre chemins, Abyss d’Unleash The Archers est clairement dans mon top 5 des meilleurs albums de 2020. On y retrouve tout : les mélodies, l’émotion, la technique et l’epicness. Que demander de plus! Cet album, c’est un chef-d’oeuvre, point final!

9.5/10

Auteur : Maxime Pagé

Amiensus – Abreaction Critique d'album

J’ai découvert le groupe américain Amiensus il y a de cela quelques années et ça a été un véritable coup de foudre! Cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu un mélange aussi ingénieux de black/death/doom très mélodique mais aussi de pièces plus ambiantes et acoustiques. Le mélange parfait quoi! Avec leur dernier EP All Paths Lead To Death sorti en 2017, ils ont voulu expérimenter avec des sonorités plus black metal et, sans être totalement déçu, j’attendais avec impatience un autre album dans la même veine que ceux sortis précédemment. Ils reviennent donc en 2020 avec un tout nouvel opus intitulé Abreaction et je dois dire que mes attentes étaient assez élevées. Est-ce que ces attentes ont été comblées? Ou suis-je resté sur ma faim? Et, surtout, comment ça sonne?

Dès les premières notes de Beneath The Waves, je remarque que la production est beaucoup moins léchée que dans le passé, ce qui m’a inquiété un peu. Mais une chose à savoir est que Abreaction flirte beaucoup plus avec le post-black metal que les albums précédents. À quelques reprises, j’ai senti une petite vibe qui m’a fait pensé à Alcest, surtout pour Beneath The Waves. Ce que j’apprécie beaucoup sur cet album est la présence de guitare acoustique, de claviers et de violoncelle qui ajoute vraiment beaucoup à l’ambiance de certaines chansons, surtout pour les pièce Divinity et A Convocation Of Spirits qui sont sans aucun doute mes préférées! On trouve aussi cette dernière à la fin de l’album mais en version acoustique et il est rare que j’apprécie autant une version que l’autre tellement les deux ont leur identité propre! Ce qui pourrait être considérée comme la finale, soit la pièce Iconoclasm, a une ambiance oppressante et une finale quelque peu sinistre avec l’ajout du claviers qui fait toute la différence. J’aurais même aimé que cette finale s’étire un peu plus longtemps!

Par contre, je dirais que cet album est un peu inégal. Si la première partie de Abreaction est plus mélodique et ambiante avec plusieurs ajouts d’instruments mentionnés précédemment, la deuxième est beaucoup plus agressive et on retombe un peu dans le même pattern que All Paths Lead To Death, et honnêtement je trouve ça beaucoup moins intéressant. Les pièces Drowned, Cold Viscera et All That Is Unknown s’enchaînent et, même si elles ont une belle intensité, je ne les trouve pas aussi mémorables que les autres. Je ne veux pas trop faire de comparaisons avec les albums précédents, mais ce que j’appréciais chez Amiensus, c’est aussi leurs chansons plus soft et ambiantes comme Time Is Growing Old, Towards Horizon ou encore I Am du premier album et je suis un peu déçu de ne trouver aucune pièce de ce genre sur leur nouvel album.

En gros, Abreaction est un bon album contenant des chansons mémorables et bien travaillées, mais aussi certaines qui ne m’ont pas plus tant que ça. Est-ce que mes attentes étaient trop élevées? Peut-être!

7/10

Auteur : Maxime Pagé

Lord Of The Lost – Swan Songs III Critique d'album

Je dois vous l’avouer, avant de faire cette critique, je ne connaissais le groupe allemand Lord Of The Lost que de nom. Je savais que ça jouait dans le créneau gothic/industriel, mais sans plus! Je me suis donc lancé dans l’écoute musicale de plus d’une heure et demie qu’est Swan Songs III, un album double comprenant de nouvelles compositions ainsi que plusieurs pièces retravaillées, le tout avec un orchestre. Aucun beat industriel, aucun riff pesant, que la beauté des orchestrations et la voix grave de Chris “The Lord” Harms. Est-ce que cette intense incursion dans l’univers du groupe a été convainquante ou ai-je maintenant l’impression d’avoir un peu perdu mon temps? Et, surtout, comment ça sonne?

Premièrement, allons-y avec les nouvelles compositions. La première pièce, A Splintered Mind, donne bien le ton avec son ambiance sombre et les éléments orchestraux ajoutent vraiment une belle couleur à la voix rauque mais feutrée de leur chanteur. Mais, à mon humbre avis, c’est par la suite que ça se corse déjà un peu. Si les chansons se trouvant au milieu de l’album, soit Unfeel, Deathless, Agape et Hurt Again, sont définitivement les meilleures de cet album, le reste tombe un peu à plat. L’utilisation de l’orchestre pour ces quatre pièces est bien pensée, bien exécutée et il s’en dégage une profondeur et une belle émotion…et c’est exactement ce qui manque pour le reste et, malheureusement, je me suis fort ennuyé lors de son écoute. Leur single Dying On The Moon, bien que douce à l’oreille, ne lève tout simplement pas. Sur la pièce We Were Young, on a droit à une chorale complète, un son englobant…et des paroles franchement inintéressantes, ce qui est extrêmement dommage. C’est probablement un gag de la part du groupe mais la pièce 4’33” n’est qu’un long silence…de quatre minutes et trente-trois secondes. Certains trouvent cela audacieux de mettre un long silence sur un album, mais de mon côté, je trouve ça sans intérêt.

Maintenant. que dire concernant la deuxième partie de cet album double. Je crois que, dans l’ensemble, c’est nettement plus réussi. Les quatres premières chansons sont des reprises de leur plus récent album Thornstar et le reste provient de différents albums plus anciens. Ça permet de voir les compositions récentes sous un nouveau jour et aussi de donner un second souffle aux autres. Mais encore là, je crois que la seconde moitié de l’album est plus intéressante que la première. Je me suis même surpris à davantage apprécier les nouvelles versions orchestrales que les originales, surtout pour In Silence et My Heart Is Black. Mais le gros morceau est sans aucun doute la finale, Letters To Home, avec son dix-huit minutes au compteur et sa belle intensité.

Est-ce que l’écoute de Swan Songs III va me motiver à découvrir le reste de leur discographie? Peut-être, mais dans l’ensemble je n’ai pas été impressionné outre mesure et je me suis même ennuyé à certains moments. Désolé Lord Of The Lost, mais peut-être que vous n’êtes pas faits pour moi!

6/10

Auteur : Maxime Pagé

Dark Sarah – Grim Critique d'album

Mené par Heidi Parvianen, connue surtout pour sa participation sur les quatre premiers albums du groupe Amberian Dawn, Dark Sarah oeuvre dans un metal symphonique assez bien ficelé. Le groupe finlandais nous offre Grim, son quatrième album et le premier sortant sur Napalm Records. Avec un bon nombre de groupes européens jouant dans ce créneau, il faut une bonne dose d’originalité pour sortir du lot. Est-ce le cas pour ce nouvel opus de Dark Sarah et, surtout, comment ça sonne?

Dès l’intro, on a déjà une bonne idée d’à quoi s’attendre de cet album : un metal symphonique avec des sonorités electro et une production du tonnerre! Avec The Chosen One, Heidi Parvianen nous montre l’étendue de son range vocal, passant d’une voix plus pop jusqu’à la voix plus classique. Ce côté electro que j’ai mentionné précédemment ajoute vraiment beaucoup d’ambiance aux pièces et permet au groupe de se démarquer. Les groupes ayant recours à des effets electro ou symphoniques souffrent souvent du syndrome du “chugga-chugga” qui consiste en une orchestration monstre mais de riffs de guitare monotones. Sans dire que Dark Sarah révolutionne le genre, ils ne tombent pas dans le panneau comme plusieurs l’ont fait avant eux et les chansons sont empreintes d’une belle émotion. Un bon exemple serait leur premier extrait Melancholia qui a de bonnes mélodies accrocheuses et un solide refrain, soit un choix judicieux pour un single. D’autres pièces sont dans la même veine comme Illuminate et The Hex qui sont aussi très catchy. Mais je crois que la meilleure pièce de l’album est sans contredit Mörk dans laquelle Heidi Parvianen fait un duo avec Jasse Jatala, participant à la version finlandaise de La Voix en 2019. C’est la chanson la plus agressive de l’album mais qui contient aussi le plus d’ambiances différentes, passant du metal symphonique au jazz cabaret à l’electro ambiant. Le tout se termine avec The Dark Throne, pièce minimaliste aux ambiances electro un peu synthwave que j’ai bien appréciée, même si je me demande si Mörk n’aurait peut-être pas dû clore l’album au lieu de celle-là.

Par contre, il y a certains détails sur cet album qui m’ont quelque peu dérangé. Si la plupart des chansons suivent une ligne sonore bien précise, on aurait dit que quelques-unes d’entre elles n’avaient pas leur place. Le meilleur exemple est La Folie Verte avec son ambiance féérique, déjantée et même un peu cringe qui m’a laissé un peu perplexe. Leur second extrait All Ears! ne m’a pas vraiment plu non plus par son manque de catchyness et, honnêtement, je l’ai trouvée un peu ennuyante.  Il y a aussi The Wolf And The Maiden qui m’a franchement fait pensé à la version de Nightwish de The Phantom Of The Opera. Ce n’est pas une mauvaise chanson mais on a déjà entendu ce genre de sonorité beaucoup trop souvent.

Dans l’ensemble, Grim de Dark Sarah est un très bon album de metal symphonique qui se démarque clairement des autres et, si vous êtes un fan du genre, ça risque d’être une très belle découverte!

8/10

Auteur : Maxime Pagé

Aeternam – Al Qassam Critique d'album

Depuis la sortie de leur album Ruins Of Empires, la popularité du groupe de Québec Aeternam semble avoir explosé! Avec deux tournées avec des groupes de renom ainsi que deux présences sur la croisière 70 000 Tons Of Metal, il est clair que les gars ont le vent dans les voiles. Je dois admettre que la barre était haute avec un album comme celui-là et c’est avec beaucoup d’attentes et de fébrilité que j’attendais leur tout nouvel opus, Al Qassam, qui sortira officiellement à la fin de mois de mars. Un album à la pochette incroyable signée Eliran Kantor qui, seulement par elle, donne le goût de l’écouter! Mais la vraie question c’est…comment ça sonne?

Je dois dire que ça m’a pris plusieurs écoutes avant de déceler toutes les subtilités de cet album. Leur premier extrait portant le même nom que l’album m’a donné l’impression d’un retour aux sources pour le groupe et a une vibe assez similaire aux chansons sur Moongod et Disciples Of The Unseen. C’est brutal mais aussi catchy et les vibes ethniques sont incroyablement bien réussies! On sent également que le groupe a encore une fois expérimenté avec ses sonorités comme avec Lunar Ceremony qui explore un côté plus power/prog qui me fait penser à un mix de vieux Kamelot et de Myrath. On a aussi droit à une très belle collaboration avec Kobi Farhi d’Orphaned Land sur la pièce Palmyra Scriptures et le fit est tout simplement parfait. Par son côté beaucoup plus smooth, elle renvoie quelque peu à leur pièce Nightfall On Numidia mais encore plus grandiose. L’ambiance de la chanson Ithyphallic Spirits of Procreation est exceptionnelle et très mystique et fitte très bien avec la thématique rituelle égyptienne. Les pièces qui m’ont le plus marqué sur cet album sont sans aucun doute The Bringer Of Rain, Hanan Pacha ainsi que Celestial Plains, qui me sont restées en tête pendant plusieurs jours!

Le seul bémol que je pourrais apporter concerne la pièce Ascension qui m’a nettement moins marqué que les autres. Sans être mauvaise (loin de là), j’ai trouvé la composition un peu moins travaillée que les autres chansons présentes sur l’album et m’a un peu donné l’impression d’être une chanson brutale “filler” sur l’album. Comme je l’ai mentionné, ce n’est pas une mauvaise chanson, mais je l’ai tout simplement trouvé un peu fade côté ambiance, surtout après une pièce comme Celestial Plains et avant la très grandiose Poena Universi. Cette dernière clôt justement l’album et quelle finale intense et dramatique! Aeternam nous ont encore offert un merveilleux album aux ambiances fantastiques et mystiques qui finira sûrement très haut dans mon top des meilleurs albums de métal québécois de 2020!

9/10

Auteur : Maxime Pagé

Your Last Wish – Eradicate Critique d'album

Le groupe Your Last Wish, qui roule sa bosse depuis 2003, nous présente son tout nouvel album intitulé Eradicate, son troisème en carrière. Les gens qui les connaissent déjà savent qu’ils ne font pas dans la dentelle et que leur chanteuse Roxana Bouchard déplace de l’air comme très peu savent le faire. Mais qu’en est-il de ce nouvel album à la pochette très cool et, surtout, comment ça sonne?

Dès les premières notes de la première chanson Eradicate, on sait déjà à quoi s’attendre et on peut dire que ça rentre au poste en s’il-vous-plaît! Ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu un drum varger aussi fort et aussi vite sur un album local et tout le reste est terriblement tight! Le vocal de Roxana Bouchard est puissant et bien maîtrisé et j’ai bien aimé son duo sur Pandore avec Simon Girard de Beyond Creation (c’est rare qu’un duo de growlers fitte autant ensemble). On a droit à des compositions autant en français qu’en anglais et, dans les deux cas, ça sonne comme une tonne de brique! Chaque chanson à son ambiance propre mais j’ai surtout aimé la pièce Décimé avec sa vibe très moyen-orientale. À plusieurs reprises, leurs compositions m’ont fait penser à du melodeath européen du début des années 2000, comme du vieux Arch Enemy et les solos m’ont rappelé ceux de Peter Wichers du temps qu’il était dans Soilwork. La chanson Pursuit m’a même fait penser à Stabbing The Drama durant la deuxième moitié.

J’ai beau essayé de trouver des points négatifs concernant cet album mais je dois bien admettre que c’est un peu difficile. Une des seules choses que je trouve dommage est que certaines parties se perdent dans le mix à certaines reprises comme la guitare acoustique au début de Monarque. La guitare clean (ou la basse, je ne suis pas sûr) à la fin de Pursuit sonnait aussi un peu bizarre. Mais rendu là, ce ne sont que des détails très mineurs qui n’ont pas vraiment affecté mon appréciation de cet album.

Je n’avais aucune attente concernant Eradicate mais je dois dire que j’ai vraiment été agréablement surpris! C’est un album vraiment solide avec des compositions béton et une production à tout casser. Si vous chercher un album de melodeath brutal à ajouter à votre collection, Eradicate serait un choix judicieux!

9/10

Auteur : Maxime Pagé

Serenity – The Last Knight Critique d'album

Je dois bien l’avouer, si j’étais très friand de power metal dans mon jeune temps, j’ai trouvé avec le temps que le genre finissait par tourner en rond et tous les groupes finissaient par se ressembler entre eux sauf à quelques rares exceptions. Cela fait des années que j’entends parler du groupe autrichien Serenity qui semble jouïr maintenant d’une belle popularité et il sort justement un nouvel album à la fin janvier intitulé The Last Knight, leur septième album. Mais la vraie question à se poser : Comment ça sonne?

Malheureusement, les premiers termes qui me sont venus en tête lors de l’écoute de cet album ont été ceux-ci : album trop mid-tempo et manque d’originalité. J’ai souvent eu l’impression d’entendre l’influence de d’autres groupes dans les compositions, surtout Kamelot. Les meilleurs exemples sont les pièces Souls And Sins, My Kingdom Comes et Wings Of Pride et cette dernière a beaucoup trop de similitudes avec la chansons Farewell, c’est limite un peu gênant. C’est aussi le cas avec Set The World On Fire qui m’a fait pensé un peu à Beast In Black. Mais je crois que le moment le plus cringy a été la ballade My Farewell qui aurait clairement pu se retrouver sur un album de Bryan Adams. Vous allez peut-être me trouver dur, mais rendu à sept albums, je me serais attendu à ce que la musique de Serenity ait beaucoup plus de personnalité. La plupart des chansons sont un ramassis d’éléments déjà entendus mille fois et juste la pochette me fait penser à une version plus moderne d’une gravure d’Albrecht Dürer ou encore un copié-collé des armoiries de la ville de Moscou.

Mais malgré tout, il y a quand même quelques bons moments sur cet album. La chanson Keeper Of The Knights est assez entraînante et a un bon refrain accrocheur, même chose pour Queen Of Avalon qui est très bien sentie. Mais je crois que la meilleure pièce sur cet album est sans aucun doute Call To Arms qui a une structure beaucoup plus travaillée, et étrangement, la production semble meilleure que pour les autres pièces de l’album.

Même s’il y a quelques gemmes ici et là, l’album The Last Knight de Serenity ne passera clairement pas à l’histoire par son manque d’originalité et d’identité propre. Il y a tellement de groupes qui sortent des albums de qualité que ce celui-ci passerait quasi inaperçu. Dommage!

5/10

Auteur : Maxime Pagé

Visions Of Atlantis – Wanderers Critique d'album

Quand j’ai découvert le groupe Visions Of Atlantis, c’était en 2007 avec l’album Trinity et disons que beaucoup de choses ont changées depuis. La grande majorité des musiciens ne sont plus les mêmes sauf pour le drummer Thomas Caser qui tient le fort depuis presque vingt ans. Malgré tout, le groupe nous revient en 2019 avec Wanderers, leur septième album en carrière. C’est le deuxième album avec Clémentine Delauney au chant et le premier pour le chanteur italien Michele Guaitoli. C’est la première fois que le groupe met de l’avant un duo au chant et avec leur extrait assez prometteur Heroes Of The Dawn, j’étais curieux de voir comment le reste de l’album allait sonner.

Dès les premières notes de Release My Symphony on peut constater que la production est excellente et la chanson en tant que telle est très bien ficelée et catchy. Les voix de Delauney et Guaitoli se complètent bien et je dois avouer que, moi-même n’étant pas le plus grand fan de duo dans ce genre de metal par son côté parfois trop cheesy, j’ai tout de même bien apprécié! Avec ces pièces plus mid-tempo, la pièce A Journey to Remember nous apporte un peu plus de punch et, de l’autre côté du spectrum, la chanson Wanderers nous présente une musique beaucoup plus douce et bien sentie. Mais je crois que la meilleure pièce de l’album en plus de Release My Symphony demeure At The End Of The World, une pièce très variée au niveau de la rythmique et des ambiances et son petit côté electro dansant rend le tout intéressant.

Mais je dois vous avouer qu’à part les pièces mentionnées précédemment, j’ai trouvé que l’album tombait pas mal à plat. J’ai eu l’impression qu’à la longue beaucoup de pièces finissaient par se ressembler entre elles et dans le cas d’un album qui dure presque une heure, ça devient quelque peu ardu de garder l’intérêt. L’album contient treize chansons et le fait que trois d’entre elles soient des ballades m’ennuie quelque peu et affecte surtout la dynamique de l’album. Au final, on a l’impression que l’album est en dents de scie et manque un peu de cohésion. Je n’aime pas faire de parallèle avec d’autres groupes plus connus mais en entendant The Silent Scream, j’ai eu l’impression d’entendre du Nightwish de l’époque de Once ou Dark Passion Play.  Il est certain qu’il devient difficile de réinventer le genre mais d’entendre le même genre de patterns chez plein de groupes devient lassant. L’album se termine avec In & Out Of Love, une reprise d’Armin Van Buuren et je trouve ce choix un peu étrange. Au lieu de terminer le tout en grand avec une chanson prenante et épique, on a un cover d’une chanson très poppy qui ne cadre pas vraiment avec le reste de l’album.

Pour résumé, Wanderers offre autant de bons que de moins bons moments, des chansons très bien construites et d’autres facilement oubliables. Au final, Visions Of Atlantis a offert un album quelque peu inégal et pour un groupe qui en est à son septième album, c’est assez dommage.

6/10

Auteur : Maxime Pagé

Atlas Entity – Beneath The Cosmic Silence Critique d'album

Est-ce que tout comme moi vous aimez la phase actuelle de Opeth concentrée sur des explorations du Rock Progressif mais que vous vous ennuyez de son incarnation du Death Metal Progressif comme sur l’album phare qu’est Blackwater Park? Sans en être une copie carbone, Atlas Entity arrive avec Beneath The Cosmic Silence comme a pu l’être Blackwater Park. C’est l’essence du Death Metal avec l’approche du Progressif qu’Opeth opérait à l’époque. Il est toujours risqué de comparer un nouvel album avec un album classique et déterminant pour la carrière d’un nom aussi important de la scène. Donc, il est primordial ici de modérer nos attentes envers Beneath The Cosmic Silence car là s’arrête toute comparaison entre les deux galettes.

Ponctué de pièces relevant du Death Metal avec les chants grognés habituels en passant par des éléments proches du Tech Death (Murmurs of Dissent) sans s’étendre dans la virtuosité sans vitalité, Atlas Entity ferment leur premier opus avec une pièce digne d’une balade progressive, Celestial Noise, qui évolue avec la présence autant de guitare acoustique, électrique, chants chuchotés, batterie pesante et des chants criés. Les pièces centrales que sont In The Shadow of the Mountain pt.1 et 2 sont les deux meilleurs arguments de Beneath The Cosmic Silence. Utilisant des mélodies accrocheuses et des prouesses subtiles mais perceptibles tant soit dans l’écriture que dans l’exécution; on aime la variété qui nous est présentée. Peu de moments faibles sont présents avec ces morceaux. C’est après avoir visité ces étincelles de génie que l’album s’essouffle et semble avoir eu à compenser pour l’effort qui a été concentré dans ces trois incontournables.

Ce premier effort, très louable soit-il, est inégal avec des pièces excellentes et d’autres plutôt génériques. Bref, c’est un groupe très prometteur et s’ils continuent sur cette route dans un ou deux albums on risque d’avoir une agréable surprise.

Note: 7 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette : Auto-produit
Sites Web:
 Bandcamp | Facebook
Date de parution: 14 juin 2019
Promo : Mind Eraser PR

Auteur : Michaël Parent | Facebook

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