Category: Album

Seth – La Morsure du Christ Critique d'album

Bien que très prévisible, l’utilisation de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2019 comme toile de fond d’un opus de Black Metal, de même que le fait que ce soit un groupe Français de la trempe de Seth qui se soit attaqué à ce défi de taille élève la barre des attentes. Néanmoins, ils ont laissé écouler deux ans avant la sortie de quoi que ce soit. Cela nous mène à la sortie de La Morsure du Christ le 7 mai dernier. N’étant pas très au parfum de la discographie des vétérans Seth, je me suis plongé avec une oreille complètement pure de préjugé, à part près de vingt-cinq ans d’écoute de Black Metal, dans leur nouvelle offrande. Est-ce que La Morsure du Christ est un album qui rencontre l’importance des événements qu’il dépeint? Ou bien est-ce seulement une opportunité de rentrer les clous un peu plus profondément dans des chairs déjà clouées?

Dès les premières notes de la pièce La Morsure du Christ on est transportés dans une époque où le Black Metal était encore dangereux et où Euronymus vivait ses derniers jours. Bref, je parle ici des premiers moments de la deuxième vague du Black Metal avec la Norvège et son drakkar rempli de Mayhem, DarkThrone, Emperor, Satyricon et tous les autres. Ce qu’il est intéressant de remarquer de cette époque c’est la qualité de l’écriture des riffs de guitare et le traitement des moments moins agressifs. Ainsi, c’est un morceau d’une belle intensité qui ouvre le bal avec agressivité. Les guitares sont mélodieuses et semblent provenir d’un temps tel que l’époque de Anthems To The Welkins At Dusk d’Emperor il y a un mélange de violence et de beauté. À elle seule, Ex-Cathédrale vaut le détour avec des moments de pure extase qui me rappelaient Ophthalamia par la qualité de l’écriture et l’équilibre des moments moins rythmiques. Les riffs mélodiques sont de la trempe de Dissection tout en évitant de tomber dans le Black Métal purement mélodique.

Bien que mentionné à outrance, la seconde vague ne résume pas l’album qu’est La Morsure du Christ. Ce dernier est un vent de fraîcheur en comparaison avec les clones les et milliers de copies qui ont suivi les années 90’s. Seth apporte une dimension authentique à leur musique et une approche moderne tout en respectant les dogmes établis. Il y a également un aspect épique à la production qui donne un effet très solennel à leur musique qui est directe avec un fond de tragédie sans être théâtrale.

Bref, c’est un opus de grande qualité qui plaira évidement aux puristes mais également aux blasés qui comme moi retournent plus souvent aux grands albums classiques des maîtres du genre que vers des clones sans réelle authenticité. Finalement, c’est un coup efficace envers le culte ennemi du Black Metal avec entre autres le point final qu’est Le Triomphe de Lucifer.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette : Season of Mist
Sites Web:
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Date de parution: 7 mai 2021
Promo : Season of Mist North America

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Evile – Hell Unleashed Critique d'album

Il y a des groupes dont on entend parler pendant un moment, puis on a l’impression qu’ils disparaissent carrément de la map du jour au lendemain. C’est un peu l’impression que j’ai eu avec le groupe britannique Evile qui sort un nouvel album intitulé Hell Unleashed mais dont l’album précédent Skull datait de 2013. Ils reviennent avec du nouveau matériel mais également avec un changement de line-up notable, soit le départ du chanteur/guitariste Matt Drake qui est remplacé par son jeune frère Ol Drake et l’ajout du guitariste Adam Smith. Est-ce que tous ces changements ont affecté le son du groupe? Est-ce que la longue pause entre Skull et Hell Unleashed aura été bénéfique? Et, surtout, comment ça sonne?

J’ai l’habitude de commencer avec les points positifs lorsque je critique un album, mais je dois dire qu’après une seule écoute de cet album, j’en ai eu assez. Vous connaissez la peinture à numéros? Et bien on a la même chose ici avec un thrash metal générique à l’os. On y entend tout ce que Slayer et Testament ont déjà fait au cours des années mais avec production plus moderne. Ce que j’aimais avec Evile du temps que Matt Drake était au chant était que sa voix était plus mélodique et ajoutait de la personnalité aux compositions. Malheureusement, Ol Drake n’offre qu’une voix criée très standard et n’a clairement pas le charisme de son frère. Je sais qu’il est préférable de prendre un album comme il est sans trop le comparer aux albums précédents mais le clash au niveau de la qualité est trop énorme pour le passer sous silence. On est passé d’un thrash metal bien ficelé avec Infected Nations et ils avaient même expérimenté avec leur album Skull qui sonnait par bouts comme du Death à un thrash metal complètement dépourvu d’originalité. Presque huit ans à rien sortir et ils reviennent avec ça? Je trouve ça franchement ordinaire, surtout qu’après avoir eu autant de temps à composer, on a droit à un cover de Mortician un peu sans intérêt qui aurait clairement pu être remplacé par une compo originale.

Pour ne pas passer pour un gros hater, je dois quand même dire que certaines chansons ne sont pas si mal. The Things (1982) a un côté pesant assez agréable et les changements de rythmiques rendent ça plus intéressant. Mais à mon avis la meilleure pièce sur l’album est Control From Above qui me renvoie un peu aux vieux albums avec ses twin melodies. Mais pour le reste, on repassera.

En fait, si on regarde Hell Unleashed dans son ensemble, le nom de l’album et sa pochette est à l’image de son contenu : aucune originalité et un manque de personnalité flagrant. Pour un groupe qui est rendu à son cinquième album et à sa 17e année d’existence, c’est franchement déplorable.

4/10

Auteur : Maxime Pagé

Todd La Torre – Rejoice In The Suffering Critique d'album

Ayant finalement beaucoup de temps libre, Todd La Torre (Queensrÿche) peut finalement se concentrer sur son premier album solo. Pour l’occasion, il fait appel à son bon ami Craig Blackwell. Ce dernier était le guitariste dans le groupe Infrared alors que Todd était le batteur. Les étoiles étaient donc alignées pour compléter Rejoice In The Suffering.

Dès l’écoute des titres Vanguards Of The Dawn Wall, Darkened Majesty et Pretenders, on remarque immédiatement que l’on se retrouve très loin du style préconisé par le groupe Queensrÿche. Nous sommes toujours en présence d’une puissante voix, mais Todd utilise davantage sa voix stridente et la musique est principalement axée sur le rythme saccadé des guitares. Un bon comparatif serait ce que Rob Halford a fait avec sa formation Fight. Les pièces Dogmata et Vexed ont un style moderne et direct qui met en évidence la voix de Todd sous différentes formes. Les mélodies sont bien entendu centrées sur la guitare de Craig et cela est très bien illustré sur la pièce Hellbound And Down. Ce dernier fait un excellent travail aux guitares, mais il pourrait approfondir ses solos. Il y a bien entendu quelques titres comme Crossroads To Infinity et Critical Cynic qui se rapprochent du style préconiser par QueensrÿcheTodd nous offre une prestation puissante et passionnée sur la pièce titre. Cette dernière rappelle le travail de feu Warrel Dane par moment. Todd nous réserve cependant le meilleur pour la fin avec de nombreux passages death sur la pièce One By One.

Suivant l’écoute de Rejoice In The Suffering, on remarque que la majorité des compositions n’ont pas été écrites pour un album de Queensrÿche, elles sont beaucoup plus lourdes et direct. Au niveau du personnel, Craig s’est occupé des guitares, de la basse et des claviers alors que Todd s’est encore une fois illustré comme un excellent batteur en plus d’être bien entendu au cœur de l’album avec sa puissante voix.

Prendre note que la version digipak contient trois titres supplémentaires qui valent amplement le prix supplémentaire demandée pour cette édition.

Note : 9 – Une musique dynamique et diversifiée 

Auteur : Albert Lamoureux

Sirenia – Riddles, Ruins & Revelations Critique d'album

J’ai connu le groupe Sirenia avec les deux premiers albums et et disons que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis. Ils nous offrent maintenant Riddles, Ruins & Revelations, leur dixième album en carrière et le troisième avec Emmanuelle Zoldan au chant. Je dois avouer qu’après avoir entendu l’extrait Addiction No. 1, j’étais un peu perplexe quant à la direction qu’a pris le groupe, soit une approche beaucoup plus hard rock et pop. Est-ce que le reste de l’album suit également cette tangeante? Mais, la vraie question à se poser c’est : Comment ça sonne?

Une chose à s’avoir d’emblée, est que le premier extrait sorti n’est pas tellement représentatif du reste de l’album. Mais on sent tout de même un tournant pour le groupe qui oeuvre depuis un bon bout de temps dans le gothic metal symphonique et semble vouloir essayer autre chose. La voix d’Emmanuelle Zoldan est très solide comme toujours et, musicalement, on a un album beaucoup plus orienté vers les riffs plutôt que sur les éléments symphoniques. On a donc quelque chose de moins grandiose mais qui est nettement plus “rentre dedans” que les albums précédents. Les éléments plus electro qu’on trouvait un peu sur Arcane Astral Aeons sont beaucoup plus présents et ajoutent une belle couleur aux compositions comme Beneath The Midnight Sun et The Timeless Waning. Quand je parlais de chansons plus “riff oriented”, le meilleur exemple serait This Curse Of Mine et We Come To Ruins qui commencent avec des riffs très pesants qui rendent même le son du groupe méconnaissable, mais dans le bon sens! J’aime bien aussi l’ajout de paroles en français dans plusieurs pièces et ça prend de l’audace pour terminer l’album avec un cover de la très pop Voyage Voyage de Desireless!

Mais cet album a aussi son lot de petits anicroches. Bien que l’album s’écoute très bien, j’ai trop eu souvent l’impression que certaines pièces se ressemblaient trop entre elles et que ça manquait un peu de variété au niveaux des sonorités. Les éléments electro c’est bien, mais quand ça revient un peu trop souvent, ça l’est un peu moins. Même si c’est le premier single que le groupe nous a présenté, je pense que Addiction No. 1 est la pièce la plus faible de l’album. C’est très poppy et de qualité moindre comparée aux autres chansons présentes sur l’album. Mais outre ces quelques détails, cet album est très agréable à l’écoute et j’ai passé un bon moment à l’écouter!

Riddles, Ruins & Revelations ne réinvente certes pas la roue mais montre une certaine expérimentation de la part de Sirenia et je crois fermement que ça ne lui fait pas de tort. Est-ce que les fans vont s’y retrouver quand même? Je crois bien que oui!

7.5/10

Auteur : Maxime Pagé

Nervosa – Perpetual Chaos Critique d'album

Après des changements majeurs au sein de sa formation, le groupe de thrash metal brésilien Nervosa est de retour avec un nouvel album intitulé Perpetual Chaos. Avec une nouvelle drummeuse, bassiste et chanteuse, il est pertinent de se demander si le son du groupe va en être affecté ou non, surtout compte tenu du fait que les nouveaux membres proviennent de groupes aux sonorités très diverses. Est-ce que les fans vont s’y retrouver? Mais, la vraie question à se poser c’est : comment ça sonne?

Commençons par le positif : La nouvelle chanteuse Diva Satanica a un bon range vocal qui se marie très bien avec le style musical. J’oserais même dire qu’il est plus varié que celui de l’ancienne chanteuse/bassiste Fernanda Lira. Leur nouvelle drummeuse Eleni Nota fait également un excellent travail sur cet album et donne un très bon punch aux compositions. Parlant de compositions, on voit ici une belle variété au niveau des sonorités qui balancent entre le thrash et le death et même le punk/hardcore avec la pièce Time To Fight. Les pièces que j’ai le plus aimées sur l’album sont sans aucun doute Venomous, Until The Very End et Godless Prisoner qui offrent agressivité, vitesse et de bons riffs pesants.

Par contre c’est pas mal là où mon appréciation s’arrête. La bassiste Mia Wallace est presque inaudible dans le mix, ce qui enlève beaucoup de pesanteur aux compositions. j’aime aussi les albums qui sonnent comme une tonne de briques, et bien que la production soit bonne, ça paraissait trop souvent qu’il n’y avait qu’une seule track de guitare et j’ai eu trop souvent l’impression qu’il manquait quelque chose, que ça sonnait un peu vide. Il y avait également deux chanteurs invités, Schmier de Destruction sur Genocial Command et Eric A.K. de Flotsam & Jetsam sur Rebel Soul et dans les deux cas, je n’ai pas trouvé ça intéressant outre mesure. Mais le maillon faible de cet album…ce sont les paroles. C’est répétitif, pas très original et presque juvénile tellement les paroles auraient pu être écrites par un ado en colère. Répéter le nom de la chanson dans le refrain, c’est correct quand ça arrive pas trop souvent, mais dans presque toutes les chansons ça devient limite gênant. Je ne voudrais pas être méprisant, mais par bouts ça sonnait comme du Arch Enemy mais un peu cheap.

En résumé, Perpetual Chaos a bien quelques bons éléments ici et là mais, dans l’ensemble, je n’ai pas trouvé le résultat très intéressant ou original. Ça sera peut-être mieux la prochaine fois lorsque la chimie artistique sera vraiment au rendez-vous.

6/10

Auteur : Maxime Pagé

Visions Of Atlantis – A Symphonic Journey To Remember Critique d'album

Le groupe Visions Of Atlantis a vraiment le vent dans les voiles depuis quelques années, surtout depuis la sortie de leur album The Deep & The Dark. Leur plus récent opus Wanderers, sans être un de mes albums préférés, a de bons moments et il y a une belle chimie entre Clémentine Delauney et leur nouveau chanteur Michele Guaitoli. Le groupe nous offre donc son deuxième album live en deux ans intitulé A Symphonic Journey To Remember enregistré au festival Bang Your Head!!! en Allemagne où ils ont été accompagnés du Bohemian Symphony Orchestra Prague. J’ai eu autant accès à cet album en audio qu’en video alors les deux questions à se poser sont : Comment ça sonne? et de quoi ça avait l’air?

C’est devant une foule assez nombreuse que le groupe s’est exécuté et, dans l’ensemble, ça sonnait plutôt bien! L’orchestre ajoute vraiment une belle dimension à leur musique et tous les musiciens avaient l’air en forme et contents d’être là (ça aurait été un peu étrange de faire la gueule pendant ton propre spectacle, surtout si c’est filmé!). Clémentine Delauney et Michele Guaitoli étaient en voix et faisaient participer la foule autant que possible. La chimie mentionnée précédemment est également présente durant leur prestation et leur complicité était belle à voir. La grande majorité des pièces provenaient de leur deux plus récents albums, même si Wanderers n’était pas encore sorti à l’époque, ainsi que plusieurs pièces plus vieilles comme Memento, Lost et Passing Dead End. Il est clair qu’il est plus difficile de plaire à un public de festival qu’à une salle remplie de fans, mais la plupart des gens présents ont eu l’air d’apprécier la prestation. Les nouvelles pièces comme Release My Symphony et Heroes Of The Dawn ont vraiment bien sonné en live et la finale avec Return To Lemuria a été très efficace.

Par contre, j’ai bien quelques bémols à apporter. Le mixage de ce spectacle m’a quelque peu déçu par ses inégalités sonores. À plusieurs occasions j’ai eu l’impression que l’orchestre se perdait dans le mix, comme dans les pièces Memento ou A Journey To Remember. Quand tous les instruments jouaient en même temps, le son de l’orchestre n’était clairement pas assez fort. J’ai eu la même impression avec la piste préenregistrée de rhythm guitar lorsque Christian Douscha faisait ses solos. Aussi, je n’ai rien contre les ballades, surtout si c’est bien senti et qu’on a une belle valeur ajoutée avec l’orchestre, mais d’en avoir deux (et je dirais même trois si on considère que Nothing Lasts Forever en est une), c’est peut-être un peu trop. Est-ce que l’interprétation était mauvaise? Pas du tout! Mais je trouve que ça a brisé un peu le tempo de la soirée.

Dans l’ensemble, bien que je ne sois pas le plus grand fan du groupe, je crois que Visions Of Atlantis ont capturé un beau moment où leurs chansons ont pris de nouvelles couleurs grâce à la Bohemian Symphony Orchestra Prague et je suis certain que les fans vont adorer.

7.5/10

Auteur : Maxime Pagé

Sadistic Embodiment – Blood Spell Critique d'album

Si tout comme moi vous croyez que Left Hand Path de Entombed est le pinacle du Death Metal suédois, il est plus que possible que nous ayons pas mal de sujets de discussion autour d’un verre de houblon. Par contre, je dois également être des plus honnête pour ce qui est du MeloDeath, je garde mes distances car étant plus de l’école de pensée de Bolt Thrower cela constitue mon pain quotidien et le son Gothenburg est trop friandise sucrée me saturant rapidement.

Toutefois, je reste curieux de trouver des pépites qui sauront me faire brasser le crane dans tous les sens. C’est le cas pour les Albertains de Sadistic Embodiment avec leur premier long jeu; Blood Spell. Avec un son bien gras, ils vont vous accrocher dès l’ouverture et vous en redemanderez encore.
Dans un premier temps, les hooks sont d’une efficacité étonnante et les breakdowns pesants à souhait. La pièce Global Enema est digne d’un moshpit de 2019, peu de moshpit ont eu lieu en 2020… Bien oui, année de marde oblige! Au fil des pièces il y a une atmosphère énergique et bien distincte du MeloDeath suédois qui est maîtrisée et à la fois bien réinterprétée. Bien que l’on ne s’éloigne pas des territoires défrichés, j’ai beaucoup apprécié les guitares qui pouvaient par moments me rappeler Darkest Hour et surtout Allfather. On n’est pas totalement dans le Death Metal mais on y incorpore des éléments du Metalcore de manière assumée.

Du point de vue de la production il y a un travail remarquable et bien que l’étiquette indépendante qu’est CDN Records est assez peu connue, elle nous offre ici une offrande très bien produite bien qu’un peu bruyante et manquant un tant soit peu de range dynamique. Les guitares sont mises en évidence et les basses sont très modérées et cela résulte en un mixe ayant surtout une carence en diversité sonore. Néanmoins, ce sont de petits ajustement et cela n’empêche pas l’appréciation très positive de cet album pour ma part.

Ainsi, cette offrande m’était parvenue par mes confrères de Asher Media Relations sans véritable attente vis-à-vis de Sadistic Embodiment. Ces derniers ont été en mesure de doser un album touchant des éléments déjà exploités mais avec une fraîcheur sentie. Blood Spell n’est pas à contourner mais à prendre en pleine face et ne fait pas dans l’ambiguïté non plus. Il est certes simple sans être simpliste. Bref, un très bon album de Métal qui satisfait votre sadique intérieur.


Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette : CDN Records
Sites Web:
 Bandcamp |InstagramFacebook 
Date de parution: 18 septembre 2020
Promo : Asher Media Relations

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Gaerea – Limbo Critique d'album

Pendant plusieurs années j’étais un jeune loup affamé et mon seul repas était de nombreux albums de Black Metal uniquement. Avec le temps, je suis devenu un loup d’âge mature et j’ai ouvert mes horizons avec divers genres en remontant le fleuve notamment du Death Metal jusqu’à sa source, prenant d’autres sentiers tels que le Progressif et l’origine de la musique électronique. Malgré ces détours, j’aime me replonger dans cet univers hermétique et orthodoxe qu’est le Black Metal. Le vrai comme Quorthon avec Bathory, Sarcofago, Sodom, Venom et les autres qui ont forgé bien malgré eux le plus infâmes des mouvements dans la musique.  N’allez pas croire que je suis un puriste du genre, j’ai un certain intérêt pour des formes divergentes allant jusqu’à apprécier Zeal and Ardor par moments.

Vient ici l’arrivée par le Portugal Gaerea qui avec leur Black Metal à ascendance mélodique nous apportent leur nouveau bébé Limbo. Ayant fait un certain tabac avec Unsettling Whispers en 2018, Limbo était très attendu et allait ravir les conquis. Évidemment, Gaerea n’explorent pas les territoires de Imperial Triumphant qui errent dans le Jazz ou de Deafheaven qui marient Radiohead, Slowdive et Emperor ensemble. Limbo est plutôt dans la veine de Uada et Dissection qui gardent le cap d’un Black Metal maîtrisant tous les éléments essentiels à ses fans et explorant des riffs et des mélodies disgracieuses.

Comme plusieurs des groupes de ce type de Black Metal, l’auditeur doit prêter attention aux tempos, aux riffs et à toute variation dans les compositions pour en saisir toute sa grandeur et ne pas se laisser méditer au fil des pièces qui se succèdent. Aux premiers abords on sent une homogénéité au sein de ces pièces. Ce qui n’est pas un défaut en soit surtout lorsque l’on se met à répéter les écoutes et que notre ouïe s’accroche aux fins détails qui font de chacune des pièces un mouvement unique.

La succession des pièces se fait manière hermétique et presque formé d’un seul bloc de granit froid et taillé au couteau. Il n’y a aucune protubérance et aucun élément chambranlant. C’est lisse et sans imperfection. Les morceaux, Urge et Mare qui clos l’album sont en soit des pierres d’assises pour cette stèle qu’est Limbo. Sans doute, ce sera l’un des titres qui se trouvera sur bon nombre de listes de fin d’année 2020.

Bien malgré le fait que Gaerea ne soit pas des avant-gardistes dans leur approche, leur exécution n’a néanmoins rien à envier aux explorateurs. Ils restent dans le Black Metal mélodique moderne sans compromis qui ne cesse de démontrer que le genre peut évoluer tout en respectant ses propres codes tout en nous rappelant à quel point ce genre se veut malin et malsain.


Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette : Season Of Mist
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 24 juillet 2020
Promo : Season Of Mist PR

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Green Carnation – Leaves of Yesteryear Critique d'album

Une autre grosse pointure est de retour dans les bacs cette année, Green Carnation, quatorze ans après leur dernier album, The Acoustic Verses, la bande de Norvégiens nous reviens avec Leaves of Yesteryear. Rappelons-nous que Tchort, ancien membre de Emperor et In The Woods…, avait des aspirations beaucoup plus axées sur le Progressif et le Rock et qu’il provoqua la dissolution de In The Woods… avec la formation de Green Carnation. Ayant emprunté à plusieurs genres, Green Carnation est le résultat d’explorations musicales variées. Passant par le Death Metal, le Doom et les influences Black Metal mélodiques de ses débuts avec Emperor, qui faut le dire, ont été assez avant-gardistes avec les limites hermétiques du Black Metal. Avancée rapide en 2020, le 8 mai dernier sortait Leaves of Yesteryear, une brique de cinq morceaux s’étalant sur 45 minutes.

L’album débute avec la pièce titre qui nous rappelle sans détour que Green Carnation est encore vivant et en excellente forme. En fait, on se demande pourquoi quatorze ans d’attente et à la fois, cela en valait la peine d’attendre tout ce temps. On a droit à un son aussi actuel que Soen ou Opeth avec autant de poids et de qualité de production. Appréciation tout à fait personnelle, mais les vocaux et l’écriture des pièces est plus accrocheuse que les deux pans du Rock progressif issu du Métal. Ensuite, la pièce Sentinel, prends son envol avec sa mélodie entraînante et ses riffs solides. C’est bien lorsque l’on accède à My Dark Reflection of Life and Death que l’on touche à l’essence même de cet album, ce morceau de plus de 15 minutes constitue le noyau central et c’est ici qu’ils ont injecté l’émotion, l’ambiance et la véritable histoire de cet opus. Lorsque les guitares acoustiques font place au moment du verset de I fade Away et que peu après la batterie avec la double basse drum on sent le poids et le drame. À toutes les écoutes je ressens le même engourdissement des sens que lorsque j’écoute Blackwater Park de Opeth, probablement l’un des disques que j’ai le plus abusé dans ma vie de metalhead.
Hounds suit avec un aspect plus progressif, des claviers présents, et je dirais une forte influence de Soen pour cette pièce de dix minutes. C’est un très bon moment mais il est le moins solide des cinq sur Leaves of Yesteryear surtout compte tenu qu’il n’y a que quatre pièces originales sur l’album. La dernière chanson est une reprise de la subtile mais tellement efficace Solitude de Black Sabbath. L’interprétation de Green Carnation donne un nouveau souffle à ce morceau qui à mon avis est drôlement assortis dans l’album original. Solitude est ce genre de titre que l’on apprend à aimer et qui grandit avec nous à toutes les écoutes. Elle nous laisse sur un au revoir doux et quelque peu amer comme le goût des larmes.

Bref, bien que j’aie reçu cet album à l’avance en avril dernier de la part de Season of Mist, le manque de temps et pour mettre en mot mes impressions retardera de plusieurs mois ma critique de Leaves of Yesteryear. Toutefois, mon appréciation ne s’est qu’accentuée et j’espère que ce court torchon saura lui faire honneur.

Note: 9 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette : Season of Mist
Sites Web:
 Bandcamp
Date de parution: 8 mai 2020
Promo : Season of Mist PR

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Necrot – Mortal Critique d'album

Trois ans après la sortie du très bon Blood Offerings (cliquer ici pour ma critique de cet opus), les gars de Necrot de la région de Oakland en Californie, reviennent avec une nouvelle galette liant le Death Metal au Punk, si l’on se fie à la promo reçue de la part de Liz de chez Earsplit. Alors, si l’on voulait s’amuser à faire un peu de name droppring, on irait à nommer l’un de mes groupes fétiches; Bolt Thrower ainsi que Obituary, Morbid Angel et Carcass. Bref, du Old-School Death Metal (OSDM), les oreilles du chroniqueur de cet album sont toujours disposées pour ces sonorités grasses, entraînantes et techniques.

À sa sortie en 2017, j’avais été assez sévère avec eux donnant une note très basse de 5 sur 10. Toutefois, ils se sont trouvés sur ma liste des meilleurs espoirs de 2017. Dans ce cas, mon instinct ne m’a pas trompé. Ralliant la rapidité du D-beat, les guitares sales comme Bolt Thrower et les ambiances de Morbid Angel, Necrot s’incrustent dans l’univers Death Metal en suivant les racines du genre tout en apportant des distinctions propres à leurs compositions. Il évitent le piège d’imiter leurs prédécesseurs et malgré l’approche Old-School ils sonnent très actuels.

Leur formule, quoique assez similaire d’un album à l’autre, s’est sincèrement peaufinée, jeu de mots avec la pochette de l’album=check. Les pièces sont plus complètes et ils réussissent à exploiter l’idée de départ un peu comme Atheist. Quand une chanson marche elle marche mais ça prend un début un milieu et une fin. Ce n’est pas toujours dans cet ordre mais ce sont des essentiels. Blood Offerings possédait déjà ça mais avec Mortal il y a des développements, sans élaboration progressive, ainsi qu’une recherche dans la diversité des morceaux.

En tout cas, les dernières années ont été très riches en Death Metal et on est encore bien servis avec Mortal. Ce que font Necrot est dans les cordes de Gatecreeper pour mes goûts. Au lieu de s’avérer un faible substitut comme un édulcorant, on préfère la formule originale. Necrot font dans l’original et laissent les autres être des édulcorants.


Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette : Tankcrimes Records
Sites Web:
 Bandcamp | InstagramFacebook
Date de parution: 28 août 2020
Promo (remerciements) : Earsplit PR

Auteur : Michaël Parent | Facebook

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