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Incoming : Pinkpop Festival @ Landgraaf (Pays bas)

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Les 7,8 et 9 Juin se déroulera le célèbre festival hollandais: le Pinkpop Festival. Situé dans un cadre idéal où la coopération de la municipalité et des habitants permettent chaque année de réitérer l’évènement. Cette 45ème édition entre dans la lignée des précédentes, en effet le site de Megaland accueille le Pinkpop depuis 1988. Enregistré au livre Guinness des Records, il est le plus vieux festival recensé au monde (première édition en 1969). Devenu l’un des plus gros festivals d’Europe en terme de fréquentation et de line up, le programme de cette année ne déroge pas à la règle!

Les têtes d’affiches des trois soirées se succéderont sur la main stage avec en premier, les Rolling Stones qui vous hypnotiseront à coup de Rock’n roll le samedi soir. Les Artic Monkeys (rock alternatif) le dimanche soir et Metallica avec leur bon vieux Heavy métal pour clôturer le tout lundi! Sur la même scène on pourra apprécier tout au long du week-end des groupes énergiques tels qu’Ed Kowalczyk (rock alternatif), Flogging Molly (punk celtique) et JohnMayer (rock bues) pour la journée du samedi. Le dimanche l’ambiance rock sera toujours au rendez- vous avec The Kooks (indie rock), Ed Sheeran (folk rock) ou encore Editors (rock indépendant).

La scène sera occupée le lundi par du son très lourd à savoir Mastodon (hard rock) Rob Zombie incontournable figure du groove métal, Biffy Clyro (rock alternatif) et Avenged Sevenfold (heavy métal).

Au programme de la 3FM stage, le samedi on pourra apprécier Haim (rock indépendant) , Joe Bonamassa (blues rock) ou encore Bastille (rock alternatif). On retrouvera sur la scène dans la journée du dimanche les artistes suivants : North Mississippi Allstars (blues rock), Limp Bizkit (nu métal) , Rudimental (drum and bass), Paolo Nutini (pop rock) et enfin Robert Plant and the Sensational Spaceshifters, ce chanteur hors pair autrefois membre du célèbre groupe Led Zeppelin. Pour finir en beauté, cette 2nd scène accueillera quatre groupes dans la journée du Lundi, on débutera avec Kodaline (pop rock), Jake Bugg (folk rock), Stromae dont la réputation n’est plus à faire, ce jeune français d’une trentaine d’année ne manquera pas de vous surprendre avec son hip hop tinté d‘électro et pour finir la soirée ce sera au tour d’Arcade Fire de monter sur les planches. Cet excellent groupe de rock alternatif avait séduit le public en 2005 avec son album Funeral.

Sur la Brand Bier stage, le samedi on attaquera fort avec White Lies tout droit venus de Londres pour faire résonner leur rock indépendant qui sévit depuis 2007. Sans oublier Epica, ces Néerlandais au métal symphonique puissant ne manqueront pas de retenir votre attention. Le dimanche sera rock rock et encore rock ! Puisque c’est Portugal The Man qui assurera la relève à coup de rock psychédélique. Suivit de Twenty one pilots un jeune groupe de rock alternatif, venu de l’Ohio. The Boxer Rebellion réjouira vos oreilles de son rock indépendant avant de laisser la place au jeune John Newman (23 ans) et à sa pop soul rafraîchissante. Le dernier jour de ce festival à ne pas manquer produira sur scène cinq groupes supplémentaires, Clean Bandit dont le célèbre tube Rather be a cartonné aux charts britannique en Janvier dernier. Young the Giant ces cinq californiens vous présenterons leurs morceaux qu’on peut qualifier de rock alternatif. Ghost sera à l’honneur avec son rock indépendant. Vous pourrez découvrir et redécouvrir Bombay Bicycle Club ces jeunes anglais plutôt inspirés Indie rock qui se sont fait connaître en 2008 avec leur single Evening/morning. Pour finir c’est Gogol Bordello qui terminera sur une note festive, au son de leur musique gypsy punk ska, vous ne résisterez pas à vous trémousser !

La nouveauté de cette 45ème édition est la création d’une scène supplémentaire sous une tente. La scène Stage 4, plus petite et plus intimiste que les 3 autres, verra se succéder 3 groupes émergents par soir. Au programme: Kraantje Pappie, Brother And Bones, Gecko, Powerman5000, Intergalactic Lovers, AFTERPARTEES, Birth of Joy, Nina Nesbitt et Paceshifters.

Vous l’aurez compris, cette année encore le festival sera incontournable. Amateurs de monuments du rock ou d’artistes montants, le Pinkpop saura combler vos attentes !

Crédit photo: Pinkpop Festival

Auteur: Ottavia Marangoni

Incoming : Opium Du Peuple @ La Dynamo (Toulouse)

Ce mercredi 14 Mai, préparez-vous à reprendre à tue-tête les classiques, ou non, de la chanson française. Améliorés à la sauce rock, Opium Du Peuple  est en route pour de nouvelles dates et ça va se savoir!

Leur tout dernier album, La Révolte des Opiumettes, est là pour réveiller l’esprit rock mais un brin franchouillard qui sommeille en vous. De Capri C’est Fini à Prendre un Enfant, en passant par Le Lion Est Mort Ce Soir, votre répertoire de vieux tubes va être épousseté et passé à la guitare électrique! Reprises déjantées et chorégraphies improbables sont en prévision! Cette équipe de gai-lurons aux pseudos plus tordus les uns que les autres vont littéralement enchanter votre soirée (nuit?).

Au milieu de ce show délirant on notera quand même des hommages sincères à de grandes figures du rock français tels que les Béruriers Noirs ou encore dans un autre style Coluche. On vous aura prévenu, ils sont beaux ils sont drôles et en plus ils ont bons goûts!

Et si vous avez toujours rêvé de monter sur scène il va falloir défendre votre place en prenant le micro. Alors réservez votre Mercredi soir et rangez timidités et idées reçues au placard.

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Crédit Photo : Opium du Peuple

Auteur : Ottavia Marangoni

En Entrevue : The Booze

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A l’occasion de la saint Patrick à Toulouse, l’équipe de Thorium Magazine s’est entretenue avec les membres du groupe The Booze : Bertrand Yates (chanteur), Laure Nuzzi (bodhrán), Eristoff (accordéon) et Kuba Lysek (guitare). Vous pouvez d’ailleurs lire notre rétrospective de cette soirée de la saint Patrick ici : The Booze @ La Dynamo (Toulouse)

 

Il y a t-il eu un réel renouveau du groupe à partir de 2008 ?

Bertrand : Oui ça a changé vachement, pas vraiment en bien ou en mal mais ça repart. On avait commencé à monter ça avec deux potes en 1998. On est resté à peu près stable juste en changeant de violoniste. En 2006 ça marchait bien et puis après ça l’a plus fait entre les différents musicos et notamment avec le pote du départ. En 2007 ça ne marchait plus vraiment donc c’était soit tout arrêter ou repartir. Et vu que je sais rien faire d’autre que de la musique…

Donc on est reparti, Laure et moi, avec une nouvelle équipe. Effectivement ça a donné un coup de boost. Mais y a eu énormément de changements c’est vrai. Ce n’est pas évident de garder les solistes vu qu’on joue un rock assez bourrin et au milieu on a des solistes qui ont l’habitude de jouer du classique ou du trad irlandais. Mais le défi c’est que le tout aille ensemble. Au bout de 15 ans on essaye sans violon. Ce soir c’est une première. Mais il y a toujours des instruments traditionnels, c’est toujours le même esprit, c’est les même morceaux. On a un nouveau membre à la guitare, et moi je lâche la gratte.

Laure : C’est pour ça finalement que les gens reviennent et reviennent encore, c’est qu’à chaque fois c’est différent.

 

Vous avez donc votre propre label, c’est vraiment un atout ?

C’est chiant, vraiment pas amusant, mais ça permet de manger, on gère nous même les spectacles. Ça permet de déclarer tout le monde. Ça permet de maitriser ce qu’on sort, on n’a pas de comptes à rendre. C’est nous qui décidons ce que l’on fait. Le désavantage c’est qu’il faut gérer une société, négocier la distribution. C’est du boulot qui n’est pas du tout musical. On ne désespère pas de trouver quelqu’un qui soit douer la dedans et qui le fasse.

 

Quelles sont les valeurs que vous défendez à travers votre musique ?

On est un peu sur tous les thèmes, en gros le système de consommation à outrance n’est pas viable, comme on a tous un crédit au cul on peut rien faire. Le pire c’est qu’il y a énormément d’artistes qui n’en parlent plus car ce n’est pas rentable et que ça va leur attirer des emmerdes. Et en plus on dirait que les gens sont blasés. De nos jours on apprend un scandale par jour, donc ça passe le lendemain et personne ne se lève plus pour rien. Ça fait 40 ans qu’on est dans une non dynamique, les gens sortent plus. Les pays émergeants ils vont devoir suivre le modèle capitaliste alors c’est toujours pareil. Les gens qui sont au pouvoir ont 70 ans et leurs idées ont 30 ans de retard, ils sont encore sur la guerre froide.

Nos valeurs sont plutôt humanistes, pendant le concert on essaye de remettre l’humain au centre des préoccupations. Toucher son voisin plutôt que d’avoir peur de lui ou d’être envieux. C’est faire ce qu’on peut à notre niveau. C’est beau quand on demande aux gens de se tenir tous la main sur un de nos morceaux, ça donne des frissons. On les voit hésiter, et puis finalement ils le font. C’est bonnard.

 

Selon vous qu’est ce qui fait l’ambiance particulière de vos concerts ?

On se fait plaisir, on ressent les gens, c’est une communication, on puise notre énergie en eux. C’est un échange. Il y a une question de charisme aussi, Bertrand c’est une bête de scène. Et ce n’est pas donné à tout le monde de savoir quoi dire au public, ni de le faire réagir.

 

Une pochette d’album qui vous aurait marquée ?

Nevermind de Nirvana, c’est une époque, un truc, ça a changé vachement, le bébé qui cours après le dollar, c’est une sacrée image !

 

Des évènements historiques qui vous inspirent ?

Les évènements on les suit toujours, on a un morceau qui s’appelle Fuck The British Army. On change régulièrement le nom de l’armée. En expliquant que toutes les armées sont pareilles. A l’époque de la guerre en Irak on chantait Fuck The US Army, il n’y a pas longtemps on chantait Fuck The Syrian Army. Et là ça dit « Yanukovych run after me and join the russian army ». Voilà donc on rigole un peu. J’avais écrit une chanson sur le gouvernement en Syrie mais ça bouge trop vite et quand tu sors la chanson t’as l’air d’un con. Pour la Syrie ils se sont embrouillés entre eux, ils n’ont pas su sortir de là-dedans et du coup la chanson six mois après elle disait le contraire de ce que je pensais. On a une chanson ce soir, qui sera sur le nouvel album, c’est La Chanson de Craonne écrit pendant la première guerre mondiale, par des mecs qui voulaient déserter, à cette époque on fusillait à tour de bras ils avaient peur que tout le monde se barre. Eux ils ont dit qu’ils ne voulaient plus y aller et les généraux ont proposés un million de francs à ceux qui dénonceraient les auteurs de cette chanson. Sans doute qu’ils étaient plusieurs à l’avoir écrite. Et le truc bien c’est que personne n’a dénoncé. C’est le texte original en français. On est dans le centenaire donc ça continue de parler aux gens, on a des grands-parents des arrières-grands parents qui l’ont vécu.

 

Qu’est-ce que vous aimeriez dire à tous ceux qui vous suivent ?

« Attention si on pile ! » rires de tous les membres.

C’est rigolo mais moi je suis très très content et en fait j’hallucine, je vois des gens au fond qui ont 45 ans en train de faire les cornes du diables, et devant des jeunes cons qui pogotent. Ça veut dire que ça continue à plaire.

 

Bertrand est ce que dans ton enfance tu as été bercé par la musique irlandaise traditionnelle ?

Pas du tout, c’est ça qui est rigolo parce que mon père il n’écoutait pas du tout ça, c’était AC/DC et surtout du rock. Quand j’étais au collège mon père a eu un disque des Pogs, il a dit « ouais c’est nul, c’est nul ». Je l’ai pris et je l’ai écouté en boucle et petit à petit j’ai apprécié. Alors mon père s’est remis à écouter de la musique irlandaise et ce soir il est là, il est en kilt.

Entrevue par : Ottavia Marangoni

Photos par : Antony Chardon

En Entrevue: Blood Red Shoes

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L’équipe de Thorium a eu la chance de s’entretenir avec les deux membres du groupe Blood Red Shoes, Laura-Mary Carter et Steven Ansell, avant leur passage à La Dynamo de Toulouse le 24 Mars dernier. Vous pouvez retrouver le compte-rendu de leur performance ici : Blood Red Shoes @ La Dynamo.

Nous avons pu aborder avec eux la nouvelle tournée ainsi que l’album Blood Red Shoes, la prise de position dans les clips Animal et Heartsink, leur rencontre et leurs influences ainsi que la France en règle générale. Ils nous ont d’ailleurs confié vouloir se rendre à Montpellier pour effectuer un concert.

 

Entrevue par : Ottavia Marangoni

Vidéo et Photos par : Antony Chardon

Montage Vidéo : Jérôme Jacques

The Booze @ La Dynamo (Toulouse)

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17 Mars 2014 – Ce Lundi la joyeuse équipe des Booze a prit d’assaut la scène de la dynamo pour célébrer avec un public fêtard, le fameux jour de la saint Patrick. Avis aux amateurs de punk, de bière, et d’inspiration celtique !

Dans une ambiance festive et rigolarde, Bertrand et sa bande ont été précédés sur scène par le talentueux et enjoué duo Feasoga (NDLR: “les barbes” en gaélique). Un subtil mélange de musique irlandaise et de sonorités contemporaines qui se définis comme un groupe de Celtic Groove. Ces barbus énergiques savent mettre l’ambiance et réveiller le public !

La bonne humeur s’est installée dans la salle, on patiente autour d’une bonne bière tandis que la scène change de forme pour accueillir ce groupe qu’on aime toujours autant voir et revoir. La voix de Bertrand résonne et le sol tremble sous les pogos. Dès le premier morceau la sauce prend instantanément. On remarque un petit nouveau dans la troupe, le jeune guitariste aux allures de viking qui envoie sacrément autant techniquement que de part sa présence. Christophe à l’accordéon semble vivre chaque chanson et sourit généreusement au public. Laure armée de son bodhràn, relève délicatement sa jupe aux allures de bohémienne et nous voilà absorbé dans l’univers folklorique de ce groupe qui tourne depuis maintenant plus de 15 ans.

La foule pluri générationnelle, est surexcitée, on voit valser des kilts et des chapeaux. On beigne dans une ambiance extrêmement punk, au milieu des filles en sueurs qui ont virées leur t-shirt et des mecs torses nus, les slams ne s’arrêtent plus et les morceaux s’enchaînent à un rythme effréné. La solidarité ambiante est typique des Booze. Quand résonnent les premier accords de El pueblo unido, le chanteur propose que chacun prenne la main de son voisin. On voit alors une chaîne humaine se former tout autour de la scène et jusqu’au fond de la salle. Ça tourbillonne et cette géante farandole déborde très rapidement sur la scène où Bertrand s’essaye à la flûte.

Les fans du premier rang répètent en cœur les paroles engagées de Gilipolla, une clameur monte au centre de la salle et on peut entendre les plus fervents admirateurs du groupe hurler « Je ronge de l’intérieur ! Cancer imaginaire ! ». Ça frappe des mains et les pieds collent sur le sol où se déversent les verres de bières trop plein. Un téméraire s’envole littéralement du premier étage pour attérir sur une vague de mains levées. Ça vole, ça jumpe, ça chante et c’est un pur moment de bonheur que de se laisser porter par les mouvements de la foule en plein cœur du pogo.

Entre deux morceaux Bertrand ne manque pas de saluer un à un les membres de son groupe, on sent  la cohésion au sein même du groupe. La pression monte d’un cran lorsque débute les premiers accords de I want sex. Laure se rapproche sensuellement du chanteur avant de glisser ses mains sous son kilt et le public de reprendre en cœur : « I want sex behind a gas tank ».  L’hystérie générale est palpable alors que l’interprétation, toujours efficace, du très bon morceau Elevator soulève une liesse incontournable. Presque chacun des morceaux joué est annoncé par une petite anecdote, le groupe n’hésite pas à faire passer ses idées à travers sa musique et à prendre le public comme à partie. C’est toujours aussi agréable de revisiter le morceau British army en fonction de l’actualité, ce soir l’armée russe était à l’honneur. Après plus de deux heures de chaleur humaine, de festivité et de revendications, Bertrand se lance dans la reprise de La chanson de Craonne, audacieuse ballade de la première guerre mondiale au sujet de déserteurs, adapté à la sauce Irish Punk, que demande le peuple ? La fameuse danse de clôture de concert ! Boozin’ boozin’ ! Moment plus que convivial où les membres du groupe exécutent une danse amusante en secouant leurs kilts.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 50mm, 16-35 L USM II

 

 

Blood Red Shoes @ La Dynamo (Toulouse)

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24 Mars 2014 – Les Blood Red Shoes étaient de passage dans la petite salle toulousaine de la Dynamo. Accompagnés du groupe Slaves, un duo très punk garage qui secoue !

Slaves

Une formation simple, guitare et batterie, pour les deux britanniques de Slaves qui s’exécutent dans un espace restreint et nous donnent l’impression de deux lions en cage. Déchaînés, sur leur titre Cease fire, ils semblent tout donner. Captivant et un rien étrange, le chanteur introduit les chansons par des anecdotes plutôt farfelues et clôture chaque morceau par un « thank you » bref et automatique.

On retiendra tout particulièrement Where’s your car Debbie, annoncée par un court interlude sur la légende de Bigfoot ou encore Girl fight, qui met en scène le chanteur lui-même déambulant dans les quartiers sombres de Londres, kebab à la main et se retrouvant pris dans une bagarre entre filles. Ce duo délirant se révèle efficace. Malgré leurs allures de garçons sages, ils envoient la sauce et le public semble surpris, bien que pas tellement réceptif.

Blood Red Shoes

Après une courte pause, la scène se transforme pour laisser place au groupe phare de la soirée, en tournée pour leur tout nouvel album intitulé Blood Red Shoes. Une introduction en forme, énergique et rock à fond, Laura-Mary Carter et Steven Ansell annoncent la couleur ! Vêtue d’un slim noir, d’un t-shirt des Guns N’ Roses et de bottes cloutées, la guitariste à l’allure définitivement rock se démarque par la maîtrise parfaite de son instrument. Sa voix un brin rauque se mêle parfaitement à celle du batteur, leader incontesté de ce duo qui n’est pas sans nous rappeler les White Stripes. La présence de Steven est telle qu’on en oublierait presque Laura, effacée derrière sa chevelure brune. La salle est très légèrement éclairée, et le public se traîne un peu.

Débute alors Cold, titre à succès de l’album In Time To Voices, Steven se lève et frappe le rythme de ses deux baguettes. Le public semble se réveiller et commence alors à taper des mains et des pieds, pour finalement reprendre en cœur les paroles. Quelques aventuriers s’essayent au slam tandis que Steven escalade sa batterie et nous raconte ses folies de la veille à Barcelone. Les fans sont au rendez-vous, et les plus assidus d’entre eux connaissent les paroles du nouveau titre Cigarettes In The Dark. Un titre avec un son un brin plus sombre et une voix plus posée qui semble raconter une histoire. Face au manque évident de réactivité de la salle, le chanteur se lève d’un bond et tente de réveiller tout ce petit monde en s’écriant : « Do you feel like dancing ? », une légère clameur monte du premier rang et on entend résonner les accords de Heartsink, extrait du second album Fire Like This.

Malgré le son, l’attitude et la bonne volonté évidente de Steven l’ambiance n’est pas électrique. Le groupe nous surprend tout de même lors du rappel, en échangeant leurs instruments le temps d’un morceau plutôt entraînant. Avant la clôture du show on apprécie l’énergie envoyée sur Black Distractions, un très bon morceau qui ne dénote pas et confirme le talent de ce duo plus que prometteur.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

En Entrevue : Derrick Green (Sepultura)

Sepultura

L’équipe de Thorium a eu la chance de s’entretenir avec le chanteur Derrick Green en pleine tournée européenne et de passage à Toulouse le 25 Février dernier avec le groupe de thrash metal Sepultura.

Do you think that your fans greeted your last album differently than Kairos, and why?

We usually change, from each album. Naturally it was the first album with Casagrande Eloy playing the drum with us and the producer was robinson, so it input as well. So I think a lot of different elements actually made the comparison of the two albums, they are really different and bring different fans as well.

 

20 years after the success of chaos AD, what would you say to the people who pretend that Sepultura died when Max left?

I wouldn’t really say anything to them, it’s really their decision, you know they really do actually go to a show, to have an actual opinion, to know what they are talking about. I would say they probably have to check out the show, and go to the show and actually make up their mind for themselves, think a lot of people are following us, groups of people, you know I have found out that people like to follow the flock. It has always been that way with people kind of following flocks. But I think one thing is really good with underground music and all that alternative music, it was an appeal to the people who didn’t mean to follow the flock. Think a lot of group would need to go back to that. I have seen it, happening more and more, people becoming kind into the same thing, doing the same things ’cause everybody else is. Now I want it to stand out. People who really wanna make up their own decisions, and make a step forward to go to the show.

 

How do you deal with the generation gap with the brand new and talented drummer Eloy?

I think it’s great, I think there are a lot of things that we’ve learn from him, he definitely mean very much for us. I don’t think it’s really a problem that Eloy is younger, he’s capable at what he does. I don’t think is a typical 22 year. He adapts himself to the situation, it’s really quick and it’s incredible for everybody.

 

Would you say that all this changing line up has been a weakness or does it make the strength and the special touch of Sepultura?

I think is just the reality , I don’t think it was actually a question of weakness when you have somebody leaving your group, but the major changes I don’t think we could be here today without all the major changes of course. And I think we’re in a very gifted position, the position that you really have to really work hard. I think that a lot of people really feel what we have or they are kind of actually involving despite all the changes and everything we’ve being able to do what we truly love to do

 

Let’s talk about rumors and murmuring… Is there a real danger for the name of Sepultura?

No absolutely not. I think rumors and all those things have always been, since the very beginning. As far as 1996 when the first split happen, it was the exact same question. As far as People rumors with what’s going on. Nothing is really changing even when there was another Cavalera in the band, it’s the same, it was the exact same thing.

 

Would you that the French public has been loyal these years?

Absolutely!! I think it’s actually going stronger, I noticed that the people are really accepting and sticking to Sepultura. It’s something truly incredible. We’ve been able to play in many different places in France like festivals, club gigs, it just seems like it’s really growing in anyways.

 

Is there one French show that remains in your memories?

The first time we played in France, it was in Paris, opening for Slayers, and it was at Le zenith, it was exciting! Also in my memory the first Hellfest.

 

“The Mediator Between head And Hands Must Be Heart” words of Fritz Lang from his movie Metropolis, is that kind of a claim?

Is nothing really to do so much with the movie himself and the album, but the title was something really strong and it’s what is happening nowadays you know lot of people losing touch of why they are doing certain things and they are letting the heart behind, it is what makes everybody human and become so robotic, it’s something that is constantly around. It’s something that can’t happen if you always do something with the heart, you know the passion behind what you are doing.

Entrevue par : Ottavia Marangoni

Vidéo et Photos par : Antony Chardon

Montage Vidéo : Jérôme Jacques

Tarja @ Le Bikini (Toulouse)

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Lundi 03 Février – Ambiance métal symphonique lundi dernier au Bikini pour la venue de la chanteuse Tarja dont le nom n’est plus à faire. Un public, varié en terme d’âges mais également au niveau vestimentaire, s’impatiente. Après la première partie, Elyose, peu convaincante, les fans de métal pur attendent d’être régalés. La scène est recouverte d’une immense bannière sur laquelle s’affichent les couleurs et le titre du dernier album Coulours in the road. Un jeu de lumière violant suivi d’un coup de batterie introduit les 5 musiciens qui attaquent d’entrée sur In for a kill. C’est alors que Tarja apparaît toute de noir vêtue. Elégante et majestueuse elle s’avance cheveux aux vents et manches en dentelles flottantes. Elle salue son public du classique signe de ralliement métaleux. A la fois charmeuse et déjantée, elle habite la scène et n’hésite pas à remercier longuement ses fans avant d’enchaîner sur I walk alone.

Parfaitement entourée de ses excellents musiciens, elle nous offre un show propre mais qui manque un brin de caractère. Pourtant la chanteuse semble ravie. Elle ne cesse de distribuer des sourires et son groupe se donne à fond. Ils embrasent littéralement la scène sur l’intro de Never enough, tandis que Tarja sort pour un troisième changement de tenue. On notera le charisme incroyable du guitariste Alex Scholpp ainsi que son jeu de scène qui nous permet de ressentir une réelle cohésion au sein du groupe.

On regrette bien sûr qu’elle n’ait pas interprété plus de morceaux de son époque Nightwish, ainsi qu’un set bien trop court. C’est en nous laissant sur notre faim que la ténébreuse chanteuse et sa puissante voix quitte le public au son de Until my last breath.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

Steel Panther @ Le Bikini (Toulouse)

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10 Mars 2014 – Une déferlante de tenues à paillettes, de bandanas et de pantalons léopards s’est déversée dans salle du Bikini pour la venue des californiens de Steel Panther lundi dernier. On a d’ailleurs pu échanger avec Michael Starr et Satchel lors d’une folle interview que vous pouvez retrouver ICI.

SleekStain

Steel Panther a été précédé sur scène par le groupe français SleekStain avec du rock métal au son un peu vieillot qui malheureusement ne réinvente rien. On apprécie cependant la motivation et l’énergie du chanteur, très bon chauffeur de salle, à la voix très heavy métal. Les morceaux sont suffisamment énergiques pour tenir éveillé le public qui attend impatiemment le groupe phare de la soirée.

Steel Panther

Après de nombreuses minutes d’attente, on découvre une scène colorée, bien éclairée et surtout littéralement « habitée » par Michael Starr au chant, Lexi foxxx à la basse, Stix Zadinia à la batterie et Satchel à la guitare. Un quatuor démentiel qui ouvre le bal sur son titre à succès Eyes of a panther. La guitare envoie, la batterie résonne, Michael se trémousse comme une strip-teaseuse, Lexi fait la moue, on nage en plein délire glam-rock. Après les deux premiers morceaux, le groupe nous offre un interlude à la hauteur de sa réputation, Satchel embrase la foule en faisant mine de lire une antisèche à l’intérieur de sa main et demande avec un charmant accent : « Montrez-moi vos nichons ». Et c’est parti, des dizaines de filles aux quatre coins de la salle soulèvent leurs t-shirts. C’est un véritable hommage aux boobs que d’assister à un concert de Steel Panther ! Les artistes jouent avec leur public mais aussi entre eux. On sent une véritable maîtrise de la scène et du comique. On adhère !!

Entre deux conneries et quelques médiators balancés, on a droit à un concert techniquement très bon, l’équipe est rodée et envoie ses meilleurs titres. Le public reprend en cœur les paroles du titre phare du dernier album Party like tomorrow is the end of the world, et on sent une réelle connexion entre la salle et la scène. La cohésion au sein même du groupe semble excellente.

Tandis que Michael file en coulisse pour changer de tenue, Satchel nous offre un bon petit solo de guitare avant de laisser place à Lexi dans un numéro de mimiques face à une coiffeuse installée sur la scène. Cheveux au vent, leggings à paillettes, cape scintillante et sourire aux lèvres, le chanteur nous revient plus énergique que jamais et enroule son bassin mieux qu’une Shakira endiablée.

Débute alors Turn out the lights extrait du second album Feel the steel, ambiance tamisée, gestuelle explicite et mains en l’air. On est à fond !! L’hystérie ambiante augmente encore lorsque Michael se lance dans un discours sur les fameuses pussy parfois trop poilues, en les comparants même aux barbes des ZZ top, tandis que Satchel enchaîne les premiers accords de La grange. Résonne ensuite les premiers accords de The burden of being wonderful, un morceau qui caricature à merveille le style du groupe, auto-dérision et heavy métal.

Comme à leur habitude les membres du groupe invitent une nuée de filles à rejoindre la scène le temps de deux morceaux. On assiste à un show délirant où le groupe évolue au milieu de mini-jupes en cuir, de baisers langoureux entre filles et de mains baladeuses. Ça jump et ça slam sur 17 girls in a row, le riff est terriblement bon et nous fait revivre les heures de gloire du heavy métal des années 90. Fidèle à leur public et à leur réputation, ils régalent le public de vannes et de musique.

L’ambiance atteint son apogée lorsque que Stix frappe un rythme entrainant et que Satchel soulève la foule en criant : « Nichons ! Nichons ! », le tout pour amener le dernier titre mais pas des moindre Party all day.

Quelle énergie ! On est dingue dingue de ce show complètement barré !

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

En Entrevue: Michael Starr & Satchel (Steel Panther)

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Thorium Magazine a eu l’opportunité de réaliser une interview très spéciale avec Michael Starr, chanteur et Satchel, guitariste de Steel Panther à l’occasion de leur passage à Toulouse le 10 Mars 2014.

Très connu pour leur tendance à la déconne, les deux artistes se sont montrés en pleine forme et à la hauteur de nos attentes. Ils n’ont manqué aucune occasion de rebondir sur les questions que nous leurs avons posé. Nous avons pu aborder avec eux des sujets délirants tels que leurs fameux moments en backstage (un univers parallèle remplie de Pussy), mais nous avons également discuté de leur tournée, du dernier album ainsi que de la symbolique du nom du groupe et de la pochette de leur dernier album All you can eat. Pour finir sur une note d’humour nous leur avons demandé d’évoquer les super pouvoirs qu’ils aimeraient avoir.

Michael Starr & Satchel : Hey quoi de neuf ici Michael Starr, et moi Satchel ! On est deux bad guy de Steel Panther et on fait cette interview pour Thorium magazine, j’espère que vous aimez cette came ! J’adore, j’adore ! Je vous aime

Satchel : Je t’aime aussi Michael, a mince c’est à moi que tu parles ?

Michael Starr : Non mais je vous aime tous

Quelle est votre première impression sur cette nouvelle tournée ?

M : La première impression est terriblement excellente ! On a joué dans tellement de beaux endroits, on a vu tellement de belles choses, on a pris un train depuis St Pétersbourg pour Moscou. Pleins de nana partout, alcool à volonté. C’était trop fun, on a regardé des porno ect…

S : et laisse-moi répondre un peu !

M : quelle est ta première impression ?

S : c’était énorme !

Parlez-nous de la pochette de l’album All You Can Eat !

M : laisse-moi celle-ci. C’était trop bon.

S : juste trop bon ? Tu es finalement Jésus sur notre pochette d’album et c’est tout ce que tu peux dire ? C’était trop bon ? Tu es Jésus, à son dernier repas, tu déambule toute la journée à faire des trucs démentiels, tu peux parler à dieu sans un putain de téléphone. Et voilà tout ce que tu peux dire : c’est trop bon !

M : C’était, vraiment vraiment bon !

S : Tu sais quoi, je pense que tu avais l’air trop sexy en Jésus.

M : Parce que je me suis rasé.

S : Jésus était super sexy mais il n’avait pas de bon rasoirs donc il ne pouvait pas vraiment bien se raser, du coup je pense que tu chopes plus de meufs quand tu es bien rasé. S’il était vraiment Jésus il y aurait plus de Chrétiens, chacun lâcherai sa religion, tu vois pour un visage comme celui-là !

M : Certains disent qu’on est un groupe de rock chrétien mais laisse-moi te dire que le seul dieu qu’on prie c’est celui du Heavy métal. Notre boulot c’est de ramener le Heavy Métal mec, à coup de pieds au cul !

S : Et pour ça tu dois te salir les mains, tu ne peux pas suivre les règles, tu ne peux pas juste ne pas baiser les femmes des autres, si les gens ramènent leurs femmes au concert ben tu devras te les taper. Toutes ces règles dans les 10 commandements, on les brise tout le temps.

Est-ce que le clip « PLTEOTW » est une sorte de fantasme des soirées américaines ?

S : On vit nos fantasmes en permanence mais je pense que cette vidéo représente ce que beaucoup de gens feraient si demain c’était la fin du monde. C’est aussi une représentation de comment on aime vivre nos vies.  En fait tu devrais faire la fête comme si demain était la fin du monde car tu ne sais pas combien de temps il te reste à vivre. Cette fête là c’est aussi à propos des choses que l’on n’a jamais testé. Qui n’a jamais pensé à sauter d’un Boeing 747 ?

M : Ou encore plonger ta main dans de l’acier brûlant, parce que si le monde s’arrête demain j’en aurai plus besoin. Quand tu fais la fête pour la fin du monde y a tout qui brûle.

Est-ce qu’on peut dire que vous vivez encore comme des ados ?

S : Bien sûr ! On s’éclate du matin au soir et on fait la fête chaque nuit, et parfois on a des rapports très hot avec les filles qui nous interviewe, tu sais jamais quand ça va arriver, parfois l’interview s’arrête et là tu filme un porno, c’est super fun. D’ailleurs ça filme toujours là non ?

 

Satchel, combien de temps il vous faut pour vous préparer ?

M : Juste en le regardant je dirai 5min, ça s’appelle le look rock mec !

S : Parfois j’enfile juste le bandana et en avant, mais avant de monter sur scène je mets des soins, je les sèche, je les laque, à Michael ça lui prend du temps car il doit couvrir sa calvitie, mais Lexxi il lui faut beaucoup de temps car il doit se mettre du fond teint pour couvrir ses rides, et du rouge à lèvre aussi.

Quelqu’un vous aide à choisir vos fringues ?

M : Non, c’est les fringues qui nous choisissent !

S : Je n’allais pas dire ça mais c’est exactement ça !

M : Des fois tu passes devant une boutique et les fringues se disent wow je veux être portée par Michael Sarr.

S : Des fois aussi tu te réveilles et tu enfiles un bas qui n’est pas à toi car tu t’es tapé une fille qui a retiré le bas, donc tu vois elles nous choisissent vraiment.

M : Tu peux aussi te retrouver avec ces espèces de pantalons en cuir avec le cul à l’air.

Que veut dire le nom de Steel Panther ?

S : On cherchait un nom pour un groupe de Heavy Métal alternatif, et on se demandait qu’elle est la substance la plus forte connu de la science moderne ? L’acier.

M : Diamant

S : C’est plus fort qu’une putain de trique

M : Plus fort que le plutonium ?

S : Donc l’acier la substance la plus forte et la panthère qui n’est pas seulement l’animal le plus sexy mais aussi le chat le plus féroce. Il se jette sur les gens, les mettent en lambeaux.

M : On est comme les quatre coussinets, y a moi à droite, Satchel à gauche et bon les arrières dont on se fou. C’est nous qu’on voit en premier.

Qu’aimeriez-vous dire à vos fans ?

M : Le Heavy Métal est de retour !!

S : Je voudrais dire qu’on vous apprécie, qu’on vous aime parce que les fans de Steel Panther sont les meilleurs fans du monde entier, surtout ceux avec qui on couche. C’est vous que j’aime le plus.

M : On est vraiment excité à l’idée de vous avoir pour fan, on est dévoué à votre satisfaction. C’est pourquoi on a une politique de retour de sperme, en gros vous venez backstage et si vous n’avez pas aimé l’album on vous gicle dans la bouche.

Si vous pouviez avoir des supers pouvoir, ça serait quoi ?

S : J’aimerai avoir le pouvoir de coucher instantanément avec n’importe qu’elle fille qui m’interviewe !!

M : je serai Aquaman, parce qu’il botte des culs, il a un trident et il poignarde les gens super vite.

S : Eclate-toi à être Aquaman parce que je vais coucher avec cette fille.

Bonus

Pussy competition

M : Tu penses que tu te tapes autant de fille que moi ? Parce que je m’en tape beaucoup

S : Je ne veux pas faire une compétition, ce n’est pas très fairplay car on a tous les deux des goûts différents. Tu as ceux qui aiment la pizza et ceux qui aiment le poisson.

S : Tu sais que celles que tu goutes ont plus un goût de poisson.

M : J’aime le poisson !

S : Les pizzas aux anchois ?

M : Oui je me les tape, et après je les laisse manger ma semence.

Bander ?

S : Tu sais ce que c’est « la trique » ? C’est quand le pénis devient vraiment … tu vois ?

Comment vous dites ça en France ?

Stix Zadinia : Je bande!!

S : Tu vois notre chanteur, il ne bande pas. Parfois il utilise ses doigts quand il ne s’en sort pas.

M : Parfois le poing

Pas de bas

S : Quand après une soirée tu ne retrouves pas ton pantalon je pense que tu dois partir sans, c’est la plus honnête des façons. Parfois les filles voient notre chanteur à poil dans le bus de la tournée.

M : Rendez-lui son pantalon maintenant !!

S : Elles se moquent, si une fille veut toujours coucher avec lui après avoir vu la taille de son pénis, c’est celle qu’il lui faut !

Ma chérie

S : Tu peux me demander tout ce que tu veux trésor, je cherche une française comme toi depuis longtemps, et je peux toujours bander !

M : Je bande, je bande !

S : Elle est plus grosse que ça Michael !! Ta gueule mec.

French mojo

M : Moi ou lui, parce que tu regardes Satchel.

Thorium : Ah je suis désolé il est tellement beau !

S : Merci ! Tu vois, on a un truc.

M : Ce sont des conneries je l’ai vue en premier.

S : ?on mais regarde lui aussi il est mignon.

Thorium : heu non, non je ne le suis pas.

S : Oh il a beaucoup d’amour propre! C’est juste ton style Michael !

Menteur

S: j’ai bien mangé et j’ai couché avec 7 filles, juste 7, normalement j’attends après le concert pour m’en taper plus

Morpions

S : Tu as des morpions sur la tête ?

M : Ouais ça gratte

S : Ah oui j’ai baisé une fille sur ton oreiller, je suis désolée.

M : Ah ok c’est pour ça.

Fille intelligente

S : Eclate-toi à être Aquaman parce que je vais coucher avec la fille qui nous interviewe.

M : Eclate toi je l’ai déjà fait

S : Quoi ? Tu te l’es tapé ?

M : Non, mais de toutes façons elle va même pas te toucher, elle est largement trop « clean »

S : Ah ouais ? Elle n’a pas l’air si sage selon moi, sans vouloir te vexer.

M : Sacré connard, je pense qu’elle a l’air vraiment sage et douce, et bien élevée.

S : Je ne prévois pas du tout de coucher avec elle car c’est une fille très très respectable, et je vais devoir attendre jusqu’à ce qu’elle soit totalement bourrée.

Entrevue par : Ottavia Marangoni

Vidéo et Photos par : Antony Chardon

Montage vidéo par : Jérôme Jacques

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