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Festival Garorock 2014 – jour 3 @ Marmande (France)

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29 Juin 2014 – Reprise du festival après une journée complète annulée. En effet la météo menaçante annonçait des orages, du vent à plus de votre 100km/h et de la grêle, ce qui a contraint les organisateurs, suite à un arrêté préfectoral, à démonter le site et à évacuer le campeurs le temps d’une journée. Les campeurs ont pu retrouver leur camping sur les coups de 20h et passer la soirée avec les DJs set improvisés des DJs programmés au Garoclub le dimanche comme Vilify et Milu. C’est sous un meilleur ciel que débute donc cette dernière journée.

Scène Garoclub : Milu, Claire, Vilify

La Rue Kétanou

Le site se remplit peu à peu et ce groupe pour le moins festif’ réveille les premiers venus. Mourad, Olivier et Florent équipés de guitares, accordéon, harmonica et percussions sont prêts à déferler joyeusement sur les festivaliers. Leurs rythmes n’ont pas pris une ride depuis la fin des 90′ et séduisent les invités de tout âge. Les mains se serrent sur Les hommes que j’aime de l’excellent album Ouvert à double tour. Leur set reprend essentiellement les titres qui ont fait le bonheur d’une génération sans oublier de mettre en avant le dernier album Allons voir.

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Deltron 3030

Place maintenant au Hip Hop américain des 90′. La scène est alors investie par Dan the Automator, Del the Funky Homosapien et Kid Koala .Les deux albums studio s’inscrivent dans la continuité d’un scénario délirant au sujet d’une civilisation futuriste prisonnière d’une dictature fasciste et soumise à des invasions extra-terrestre. Deltron fait ses preuves en live et ça marche! Éclairage tantôt intimiste, tantôt hypnotique, on admire l’aisance du chanteur qui déballe son flow à la perfection. Pour le final, les fans du genre apprécient la reprise de Clint Eastwood de Gorillaz.

Deluxe

La scène du trek prend des allures d’orchestre aux alentours de 19h. Les membres aux costumes farfelus envahissent la scène au son des Valkyries, la pression monte et on adore ça. Kaya,Pépé,Pietre,LiliBoy vêtue de l’incontournable robe à moustache Soubri et Kilo sont déjà dans l’ambiance. On se demande pourquoi ce groupe qui attire la plus grande partie de la foule se produit sur cette scène, le son de la voix est mal balancé et le vent n’aide en rien. Mais Deluxe et son funk incendiaire allume le début de soirée avec une énergie incroyable. Les beat d’électro sont parfaits, les accents groovy dans la voix de la chanteuse nous régalent. La foule jump, et on entonne les refrains avec allégresse. Sur le titre Superman, un type se hisse au sommet de la foule, vêtu d’un slip bleu et d’une cape rouge il slam sur le public hystérique. C’est sur une note joyeuse que le groupe conclu : Si ça vous a plu, revenez moustachus!

Gojira

La scène de la plaine s’ouvre pour les métalleux français de ce groupe qui sévit depuis pas loin de 20 ans. La grosse voix de Joe s’empare de tous les regards et le show peut commencer. Un décor à l’effigie de l’album l’enfant sauvage orne la scène. Les musiciens envoient leur son énervé et la foule se montre réceptive. On secoue la tête dans tous les sens, les cornes du diable s’élèvent un peu partout dans le public et on se lâche complètement sur le titre The heaviest matter of the universe! On est en transe sur le passage instrumental de Flying whales, le guitariste court d’un bout à l’autre de la scène et s’approche férocement du public. Le set parait un brin trop court mais les morceaux s’enchainent bien et l’énergie métal est bien présente, on aime toujours autant ce son à la fois sombre et entêtant.

Rodrigo y Gabriela

Entre énergie communicative et  hyper dextérité, ces endiablés de la guitare débarquent sourires aux lèvres et accords teintés d’ailleurs. La foule prise dans l’ambiance dès le premier morceau Diablo Rojo. Cette musique inspirée rock, folk, latino s’invite dans nos esprits et nous fait remuer le coeur. Entre deux morceaux, ils nous gratifient de quelques mots de remerciement en français. On apprécie toujours autant le solo que Rodrigo nous sert en milieu du show ainsi que la reprise de Metallica, Orion. La foule est conquise et Tamacun, titre phare du second album du groupe intitulé simplement Rodrigo y Gabriela résonne joyeusement à travers la plaine. Histoire de bien clôturer le show les deux guitaristes nous servent une intro longue et mystérieuse pour la reprise de Creep de Radiohead.

Shaka Ponk

Le décor titanesque du groupe est planté, un hologramme projettant une petite fille au regard inquiétant et violon en main lance le show. Le clavier se rajoute doucement, puis vient la basse, la foule pousse des hurlements, Shaka ponk est sans aucun doute le groupe le plus attendu de la soirée. Le singe mascotte entre en scène, suivi de près par Frah et Samaha. Frah en excellent maître de scène s’écrie: C’est le public fou dans la tête? Do you want my bonobo?! Une tenue futuriste et des basket ailés pour la chanteuse hyper lookée, une énergie digne de l’attente du public, une marée de mains en l’air et un sol qui semble trembler sous les jump, que demande t-on de plus? Sur le titre Black listed l’équipe se déchaîne et le claviériste se dénude. Ce show est totalement Loco! comme se plait à le crier Frah. Après une rapide reprise de Get up Stand up de Bob Marley, le groupe salue le public de façon très généreuse et on en redemande!

Gramatik

Denis Jasarevic, le Dj slovène prend place avec sa techno minimale du moment. Teintée de funk soul ou bien encore Dub, le jeune homme  monte sur une scène bleutée, un brin vaporeuse, et ornée d’un écran sur lequel est diffusé son nom. Il attaque sur le morceau I’m doing my thang et nous met directement dans l’ambiance.On apprécie les faisceaux lumineux et la présence du trompettiste sur la scène qui est appréciée par un soulèvement de la foule sur le titre Expect Us. Adeptes d’électro ou novices il est facile de prendre goût à ce show bien dosé, et chargé de bonnes énergie. On se dandine gaiement, les bras en l’air sur les rythmes parfois groovy tout en se disant qu’on irait bien écouter son dernier album The Age Of Reason.

Skrillex

Une scène démentielle s’ouvre sous nos yeux et la soucoupe volante de Sonny Moore apparait après un compte à rebours qui fait monter merveilleusement la pression. Le public est prêt à tout faire péter, l’ambiance est électrique et la foule s’embrase lorsque Sonny sélève triomphant au sommet de son vaisseau, devant un écran projetant la scène de consécration du Roi Lion de Disney. Le ton est donné, et le son explose. Entre beat de Dub, samples de tubes allant de Janet Jackson à Mgmt et les faisceaux lumineux qui s’agitent dans tous les sens, on en prend plein la vue. La mise en scène est parfaite, on se croirait pris dans une guerre interstellaire orchestrée par un maître teufeur, surexcité. Un brin geek sur les bords, le vaisseau de Skrillex est orné de logos tels que le Nyan Cat ou bien des têtes d’extra terrestres stylisées. C’est toutes paumes ouvertes que le jeune homme se place face à son public, comme pour recevoir la bénédiction sacrée avant d’envoyer son titre à succès Make it bun dem! Autant vous dire que ce show hors du commun vaut le coup d’oeil!

Auteur: Ottavia Marangoni

Photographe: Antony Chardon

Festival Garorock 2014 – jour 1 @ Marmande (France)

Massive Attack

27 juin 2014 – c’est sur la plaine de la Filhole, un grand espace vert au cœur de Marmande que prend place le festival Garorock. Très attendu, le festival ouvre ses portes sous un temps nuageux qui ne suffit pas à décourager le public venu nombreux. Désormais 4 scènes accueillent les artistes. On se presse auprès des banques à jetons, des plaids s’étendent aux pieds des deux scènes principales et l’attente du premier groupe se fait dans une ambiance festive.

Scène Garoclub : Costello, Simina Grigoriu et Sebastian Guardola vs Yoan.L

Naâman

C’est Naâman qui donne le coup d’envoi sur la scène Garonne à 19h15 et met du baume au cœur. Sa musique aux diverses inspirations se déverse sur la plaine comme une vague de Good vibes! Un flow rafraichissant, un reggae très new roots et une présence incontestable font de lui un artiste à suivre. Expressif, le jeune chanteur semble vivre profondément chacun de ses titres interprétés. Le public, touché se balance en rythme et se laisse porter jusqu’aux plages des Antilles ou jusqu’au coeur de Kingston. On retient parfaitement le titre de son dernier album Deep Rockers, Back a yard.

Bohicas

En avant pour le rock Londonien de ce quatuor énergique. Voix incisive, look bad boys et solo de guitare énervé, le groupe envoie la purée d’emblée! Le titre Swarm résonne et des groupes de jeunes se rassemblent petit à petit au pied de la scène de la plaine. Malgré un son percutant et de bons morceaux très bien balancés entre son old school et nouveaux rythmes on regrette le manque de présence et de communication avec le public.

Franz Ferdinand

A peine Bohicas terminé, la foule se resserre devant la scène Garonne. Les fans se chauffent, l’ambiance monte. On voit passer des festivaliers armés de marteaux en plastique et de verres débordants de bière, la soirée s’annonce sportive! Le rock écossais de Alex Kapranos, Nick McCarthy,Robert Hardy et Paul Thomson envoie son premier titre tel un boulet de canon! A peine le premier titre terminé que débutent les accords de The dark of the matinee. Le public s’agite et quelques motivés tentent désespérément de slamer. Le chanteur s’éclate et nous offre son saut énergique habituel. Tous leurs titres à succès y passent, et la foule se réjouit en reprenant en coeur des titres tels que Do you want to ou encore Take me out. On remarque que le public est relativement jeune et se donne à fond au coeur de la foule. Vers la fin du set le groupe interprète le single Love Illumination, issu de leur dernier album Right thoughts, Right words, Right actions. Après une présentation entrainante des musiciens, Alex salue son public et la boucle est bouclée. En gardant la même recette, ce groupe a toujours autant de succès et ça fait plaisir à voir.

Phoenix

La pop électro rock tant attendue s’apprête à tenir ses promesses. Un écran géant en fond de scène projette des images de Versailles, ville d’origine de ce groupe français propulsé sur la scène internationale. Une musique style baroque envahit la plaine et des hurlements s’élèvent dans le public, la batterie résonne, un jeu de lumières électrisant illumine la scène et c’est parti! La voix si singulière de Thomas Mars saisit l’attention tandis que les claviers nous embarquent dans l’univers du film Lost in translation sur le titre Too young. Les jeux de lumières sont intenses, la foule est subjuguée, les images projetées en fond sont planantes, le show est total! Le groupe nous gratifie de son tout premier titre composé et Thomas se jette dans la foule, pris dans un slam de malade, il se dresse sur ses genoux et vogue au milieu des mains tendues. If I ever feel better nous ramène au début des années 2001 et Lisztomania nous donne envie de sauter partout. On ne retient que du bon pour ce groupe qui continue de séduire à coup d’électro enjôleuse et mélodieuse. N’hésitez pas à écouter leur dernier album sorti en 2013, intitulé Bankrupt.

Massive Attack

Les piliers britanniques du trip hop s’installent lentement mais sûrement sur la scène Garonne. Place à la transe musicale de ce groupe qui se veut tour à tour planant, soul ou bien groovy. Deborah Miller entre en scène, vêtue d’une cape noire et dorée, élégante elle déambule et séduit les quelques fans rassemblés malgré l’heure tardive. Le public, armé de kway et de capuches, titube et divague face à l’écran qui projette tour à tour des noms de médicaments, chiffres et noms de marques.  Daddy G salue la foule dans un nuage de fumée et la musique reprend. Le show semble se dérouler en deux parties, une première un peu diffuse, à la limite de la confusion pour les non adeptes de ce genre de musique. Les passages instrumentaux étouffent presque la voix mais le tout se rééquilibre pour Tear Drop. A partir du morceau Girl I love you, le concert prend un autre tour, la basse devient puissante, les riffs de guitare sont remarquables et Grant Marshall fait vibrer ses cordes vocales. Les instruments se déchaînent et tout semble alors parfaitement s’emboiter, l’espace est rempli de son, les textes sur l’écran se font dénonciateurs et le show atteint alors son paroxysme.

Perfect Hand Crew

 

Bakermat

Bakermat

Lodewijk Fluttert Jr de son vrai nom et tout droit venu des Pays bas, investit la scène, platines et bons sons au programme de cette nuit dans la plaine de la Fihlole. Il est deux heures du matin et Garorock n’est pas prêt de fermer l’oeil! Un son cuivré deep et tech house. Ces mix, ponctués de discours célèbres portent les festivaliers, l’ambiance est trippante et envoûtante. Lodewijk, simple et décontracté, crée une atmosphère où il fait bon  se laisser aller. Souriant et porté par ses sons très diversifiés il nous offre un set parfait, soutenu par un jet de lumière contribuant largement à l’ambiance électro house de cette fin de soirée. Auteur de deux ep à succès, le jeune Bakermat se montre à la hauteur des espérances de son public et des curieux restés pour l’écouter.

Stand High Patrol

Gesaffelstein

Gesaffelstein

Mike Lévy aux platines saisit la scène Garonne, la techno électro à l’honneur. A 3h du matin, le public est déjà bien dans l’ambiance suite au passage de Bakermat. Mike fait monter la pression un cran plus haut. Un son plus sombre se déverse sur la plaine. Les têtes se balancent de droite à gauche et le festival prend une tout autre allure. Dissimulés derrière leurs lunettes vertes fluo distribuées par Get27, les fans d’électro sont en transe au pied de la scène. Le titre Pursuit définit parfaitement l’influence et l’atmosphère de ce jeune Français qui a déjà collaboré avec des pointures comme Kanye West, Daft Punk ou encore Brodinski. Le set aura duré plus d’une heure et suffit largement à convaincre le public de l’efficacité de ce son que nous n’avons pas fini d’entendre.

Auteur: Ottavia Marangoni

Photographe: Antony Chardon

Hellfest Open Air Festival 2014 – Jour 3 @ Clisson (France)

Misfits - Hellfest  Toulouse

22 Juin 2014 – Dernier jour de célébration pour ce festival qui nous impressionne d’années en années! A la recherche de toujours plus de sensations les festivaliers débarquent sur le site dès le matin, même si les nuits sont courtes et rock’n roll. Entre deux concerts on se détend pendant un tour de grande roue installée près de la scène de la Valley, on reprendrait bien un petit verre pour commencer la journée, accompagné d’une bonne dose de métal. L’aventure touche à sa fin mais l’ambiance est bien présente.

Year of the Goat

Ces Suédois qui tournent depuis 2006 ont débarqués de bon matin sur le site. Leur dernier album Angel’s Necropolis date de 2012 et malheureusement ils se sont montrés peu convaincants. Alors qu’il aurait fallu envoyer du lourd pour réveiller les campeurs et festivaliers d’un jour, le quintet s’est révélé un brin décevant. Manque d’énergie sur scène et dans l’interprétation des titres les plus connus. On en repart avec un avis mitigé.

Scorpion Child

Et voici venir les texans de ce groupe de hard rock/ Heavy métal. A voir leur look on pourrait se demander si eux aussi sont en train de se réveiller ! Totalement stylé hippie, Aryn Jonathan Black fait son entrée. Un bonne voix bien mise en avant, soutenue par de bons musiciens, complètement habités par leur musique. On aime et on retient l’attitude déjantée d‘Aryn et la frappe entêtante du batteur Jon Rice, notamment sur l’énorme titre Polygon of eyes.

Lofofora

La Mainstage est totalement squatée, alors que les estomacs commencent à grogner, un monde fou s’est amassé devant la scène. Le métal français des 90’s est à l’honneur en ce midi ensoleillé.Au programme, circle pit en pagaille, des premières en matière de live, des pogo et du gros son !
Reuno, le chanteur à la voix si engagé profite d’un interlude pour adresser un message de sympathie aux intermittents du spectacle et relever les décors soignés ainsi que l’efficacité des organisateurs et bénévoles.Les morceaux sont excellents et s’enchainent parfaitement. Le morceau Justice pour tous réveille les révoltes endormies en chacun de nous tandis que Maxime Muscat du petit journal fait une apparition éclair (mais remarquable).

Zodiac

La scène de la Valley accueille un groupe aux accents musicaux bien plus calmes. Un mélange agréable de stoner et de blues-rock qui tinte plutôt bien à nos oreilles. La voix est bien mise en avant, la guitare sonne comme dans un film des 70′ et l’envie nous démange de taper du pied, le tout fonctionne. On apprécie l’univers du groupe qui séduit le public avec la reprise de Neil Young, Cortez the killer. Une setlist relativement courte mais qui suffit à capter l’attention du public.

Crowbar

Comment qualifier ce groupe qui atteint cette année ces 25 ans d’existence? Une atmosphère lourde, parfois menaçante qui épouse un son plutôt métal punk hardcore !Venu de Louisiane, le groupe ouvre le bal au son du morceau Conquering et les titres se succèdent rondement. On remarque avec plaisir la prestance hallucinante du guitariste et chanteur Kirk Windstein. Le groupe fait honneur à son dernier album sortie en début d’année et intitulé Symmetry In Black.

Powerwolf 

Le groupe allemand a pris la Mainstage 2 d’assaut à 14:20 avec leur power metal aux touches religieuses bien apparentes. Ils ont pris le contrôle de la foule encore un peu embrumée de leur soirée, autant avec leur scénographie impressionnante que leur musique. Les chœurs bien présents dans des chansons comme Sacred and Wild, Amen and Attack et Sanctified with Dynamite ont été repris à travers la foule.

Tagada Jones

Du côté de la Warzone on célèbre le milieu d’après midi avec ce groupe bien décidé à tout remuer ! Un nuage de poussière s’élève sur le devant de la scène et on distingue à peine le premier rang. Les pogo vont déjà bon train et les morceaux phares font hurler la foule. Sans aucun doute la plus grosse audience de cette scène avec l’impossibilité d’accéder à la scène 5min avant le concert. L’ambiance est énorme et le groupe échange extrêmement bien avec son public. La foule s’embrase pour le morceau entêtant Karim et Juliette (morceau d’hommage aux Béru) où toute l’assemblée semble crier : Lalalai,lalalalai ! Voix rauques et poings levés sont de rigueur !

Alter Bridge

Après être passé en 2012 au Hellfest en compagnie de SlashMyles Kennedy remet le couvert ! Souriants et heureux de jouer, les membres du groupe présentent leur dernier album Fortress sortie en 2013. Aux influences plutôt post grunge hard rock voire heavy métal, on ne peut s’empêcher de penser à Soundgarden. L’ambiance est présente, l’énergie aussi. On apprécie ce show qui nous amène doucement vers la fin d’après midi.

Dark Angel 

Le groupe thrash metal de Los Angeles a étalé sa musique rapide et complexe avec une force étonnante sur la scène principale.  La performance du groupe a été globalement très satisfaisante, marquant leur retour sur scène depuis l’arrêt de leur dernière réunion en 2005. Le temps a rattrapé le chanteur Ron Rinehart, dont la voix n’a pas toujours atteint les notes hautes qu’on retrouve dans les enregistrements. Il maîtrise toutefois suffisamment bien sa musique pour livrer ses parties vocales de façon cohérente. Avec leur line-up de 1987 Rinehart, Eric Meyer, Jim Durkin, Mike Gonzalez et Gene Hoglan, ont facilement conquis le public, et ces performances annoncent peut-être un retour à l’activité plus définitif pour Dark Angel.

Behemoths

Les géants du blackened death n’ont pas fait les choses à moitié pour leur performance sur la MainStage 2. Lançant leur spectacle avec Blow Your Trumpets Gabriel, tiré de leur plus récent album The Satanist (2014, Nuclear Blast). Les costumes et pyrotechniques étaient bien sûr au rendez-vous, pour un spectacle qui a mis le feu à la foule. Les soucis de santé qui ont affecté le chanteur Nergal sont maintenant loin derrière, et l’énergie qu’il déploie sur scène se transmet facilement à son public. Le dernier opus du groupe est excellent, mais ils ont prouvé encore une fois que leur force se trouve surtout sur la scène.

Misfits

Sans doute pénalisé par leur créneau de passage (en même temps que Soundgarden) le groupe voit peu de monde se rassembler devant la scène. Une setlist plus que complète et un show déguisé attendent ceux qui sont venus apprécier le concert. L’ambiance tarde à décoller mais les fans de la première heure sont là et donnent un peu de pep’s à ce spectacle qui se traîne un peu. Manque d’énergie? On ne saurait dire ce qui fait vraiment défaut à ce groupe qui interprète plus d’une quinzaine de titres. On apprécie cependant les morceaux tels que Scream ! ou Attitude qui ont largement contribué au succès du groupe.

Emperor

Le groupe légendaire mené par Ihsahn célébrait sur la MainStage 2 les 20 ans de l’album In The Nightside Eclipse (1994, Candlelight Records), qui est considérée comme une des meilleures du black metal. Ils l’ont joué en entier, au plus grand plaisir du public. La grande force du groupe a toujours été dans  leurs compositions et non dans leur spectacle, mais la scène black metal s’est plutôt réjouie de l’ambiance lugubre caractéristique  Emperor.

Black Sabbath

Le groupe souvent qualifié de parent du heavy metal est monté sur la scène principale à 23h10, devant un public bien réchauffé, dans tous les sens du terme. La nouveauté d’une réunion ne s’est pas estompée pour plusieurs, malgré les premiers spectacles datant d’il y a plus de deux ans. Jeunes et moins jeunes ont saisi l’occasion de voir  l’ensemble légendaire (malheureusement sans le batteur original Bill Ward) et ont repris en choeur les morceaux les plus classiques du groupe. Black Sabbath ont ouvert leur spectacle avec War Pigs, et ont donné une performance sensiblement identique à celles ayant eu lieu lors de leur tournée mondiale. Ils ont joué deux morceaux tirés de leur plus récent album 13 (2013, Universal), Age of Reason et God Is Dead?, ainsi que plusieurs de leurs classiques comme Into The Void, Black Sabbath, N.I.B., Iron Man et Children of the Grave. Le public, un peu moins nombreux que pour les performances de Iron Maiden et Aerosmith, est rapidement entré dans le jeu de Ozzy Osbourne, qui a lancé ses classiques “Go fucking crazy!” et “We love you all!” tout au long du spectacle. Le guitariste Tony Iommi est apparu en pleine forme malgré sa bataille avec un cancer lymphatique, et Geezer Butler n’a en rien perdu de son aplomb sur scène. Le “jeune” batteur Tommy Clufetos (Ozzy Osbourne, ex-Rob-Zombie) a adapté un peu les partitions de batterie à son style plus vif et rapide que celui de Bill Ward, et a tenu le public en haleine lors d’un impressionnant, mais un peu long, solo en plein milieu du morceau Rat Salad. Black Sabbath ont prouvé qu’ils avaient encore bien leur place au sommet d’une affiche d’un festival comme le Hellfest, mais ceux qui avaient déjà assisté à un spectacle du groupe dans les deux dernières années n’ont eu aucune surprise.

Opeth

C’est sur la scène d’Altar que le festival prend fin devant une foule très condensée. On accueille le chanteur et guitariste Mikael Akerfeldt et son équipe. Venu de suède, ce groupe se classe dans la catégorie du métal progressif bien que certains morceaux sonnent très heavy metal. Le Concert est énergique, parfois planant, avec une bonne dose d’humour de la part du chanteur. On apprécie les morceaux tels que Demon of the fall ou encore Deliverance. Mais la meilleure note va sans hésitation à leur reprise de Black Sabbath Solitude.

L’ambiance retombe doucement sur le festival après trois jours de rencontres, de découvertes musicales et de fête. Il est difficile de redescendre sur terre et de réaliser qu’en si peu de temps le festival nous a offert du si grand. C’est avec respect qu’on salue l’organisation plus qu’efficace ainsi que tout les artistes qui ont répondus présent et réaliser un morceau de rêve pour quelques 50 mille visiteurs par jour.

Auteur: Ottavia Marangoni & Philippe Mandeville

Photographe: Antony Chardon

Hellfest Open Air Festival 2014 – Jour 2 @ Clisson (France)

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21 Juin 2014 – Un soleil radieux déverse ses rayons sur la vallée de Clisson et on se presse aux portes du festival. Ce soir une programmation de rêve se prépare et les guichets affichent complet. Des fans de tout âge sillonnent le site, parés de chapeaux pour les plus malins, mais de coups de soleil pour la plupart. L’ambiance est à la fête, au partage et à la boisson !

Stinky Bollocks

Ce groupe issu de la scène locale, inspiré hardcore moderne à la fois mélodique et énervé, réveille le festival en ce samedi matin. Efficaces et motivés, ils présentent leur dernier Ep composé de 5 titres et sorti en Décembre 2013. Redwan à la Basse, Seb et Titouan à la Guitare , Clément au chant et Charly à la Batterie ont mis le feu à la petite scène de ce Hellfest qui s’annonce démentiel.

Of Mice And Men

La mainstage tarde à se réveiller mais le quintet californien est là pour nous secouer avec son Metalcore. Austin Carlile, chanteur et leader du groupe, arpente la scène de long en large à la recherche du contact avec son public.  Leur dernier album Restoring Force est à l’honneur. Le public, bien que peu nombreux se donne à fond. Tandis que certains se réveillent au café, ici on attaque à la bière et en musique !

Benighted

Le groupe envahit la warzone pour l’heure du déjeuner, ou comment venir digérer en pogotant au son de la voix de Julien. Juste mélange en présentation des titres de leur tout dernier album, comme Carnivore Sublime et retour aux sources avec des morceaux tels que Slut. Le tout, sportivement soutenu par des riffs surpuissants et un très bon contact avec le public. Ce groupe force le respect par son équilibre en sonorité travaillée et sauvagerie ambiante.

Skid Row

Une bannière représentant des CRS marchant dans les rues et équipés de masques à gaz, orne fièrement la scène. On est bien dans l’ambiance du dernier opus du groupe intitulé Revolutions Per Minute. Les cinq mauvais garçons de Skid Row déboulent sur la scène, bandanas et collants «so heavy metal». Le guitariste, Dave The Snake occupe la partie gauche de la scène et captive par son sourire et ses mimiques.
Sur le morceau phare des années 90, 18 And Life, les fans de la première heure reprennent en chœur les paroles. Au rythme de morceaux poignants et mélodiques, on se laisse porter. La voix de Johnny Solinger se fait tour à tour douce ou rauque. Alors qu’il s’écrie : “We are the united world rebellion” sous un soleil écrasant, la foule lève le poing en l’air et s’agite.
Les musiciens semblent prendre littéralement leur pied sur scène ! Dave s’éclate avec le chanteur de Pantera, dissimulé en coulisses et balaçant quelques objets collants qui viendront parfaire la coiffure du guitariste à la longue chevelure. Le show prendra fin au son du morceau Youth gone wild, on agite la tête, comblé par ce morceau qui sonne définitivement comme une rebellion.

Buckcherry

Un drapeau affichant fièrement la ville d’origine du groupe, Los Angeles et une tête de mort annoncent la couleur. Alors que les techniciens finissent les derniers réglages la foule réclame déjà : Buckcherry ! Josh au chant, Keith et Stevie à la guitare, Jimmy à la basse et Xavier à la batterie entrent en scène, sourires aux lèvres et lookés façon Hard Rock ! “You like rock’n roll ?” s’écrie Josh à l’allure et au déhanché qui n’ont d’égal que ceux de Jagger. Agile, il maîtrise la scène et le public,  l’équipe s’éclate, la foule est réceptive et en redemande, la sauce prend bien ! Le son est bon, les musiciens assurent et on apprécie ce petit retour dans les 90′. “Who’s going out all night long ?” Et c’est reparti de plus belle, la foule pogote, les regards complices se croisent en partageant une bière. Après un demi strip-tease du chanteur tatoué de partout il met le feu à la scène et à la foule en hurlant : We got the biggest balls ! Avant d’entamer le morceau qui soulève l’hystérie générale Crazy Bitch. Pour finalement nous quitter sur la superbe reprise de Miss you des Rolling Stones.

We Came As Roman

Ces «Jeunes» du métal américain, débarquent comme une nouvelle vague, énergisante et entraînante ! A coups de morceaux tels que Glad you came, on rentre facilement dans cet univers qui fusionne les voix de Kyle et David à merveille. Quelques aventuriers slament dès les premières notes, on est parti pour mordre littéralement la poussière ! On assiste à un show où les musiciens confiants, sautent à l’unisson, font voltiger leurs cheveux dans tous les sens et soulèvent la foule qui jumpe à en faire trembler les murs. On redécouvre avec plaisir Hope, issu de leur dernier album Tracing Back Roots, et même si le public présent reste relativement jeune on ne doute pas de l’efficacité de ce groupe qui n’a pas fini de nous prouver qu’il est venu pour rester.

Extreme

La bannière du groupe s’élève doucement tandis que le quatuor entre en scène. Vêtus de jeans et de cuir, ils attaquent d’emblée et la foule se soulève. Nuno Bettencourt à la guitare démontre une fois de plus son talent par ses solos démentiels et son soutien vocal. Gary Cherone au micro donne tout, entre la puissance de sa voix et son jeu de scène qui l’amène à se jeter au sol, le show est total ! La frappe de Kevin Figueiredo est définitivement très hard rock et ça envoie ! Le partage avec le public est très fort, la foule reprend en cœur les paroles de Hole hearted : “There’s a hole in my heart that can only be filled by you” !! On a la banane jusqu’aux oreilles face à ce groupe dont les membres s’amusent sur scène. L’ambiance se fait alors acoustique et Nuno annonce la couleur : “I’m going to play an emotional song” ! Les mains se lèvent et les voix s’unissent une fois de plus. C’est sur une reprise de Queen, This little thing called love, que le groupe quittera la scène laissant derrière lui de nouveaux fans conquis.

Dagoba

Il est presque 18h sur l’immense site du Hellfest et on accourt de partout pour rejoindre les scènes principales qui accueilleront ce soir un programme de rêve. Alors que la foule s’agglutine de part et d’autre des mainstages, Dagoba frappe ses premiers coups de batterie. Ces français, fans de métal et inspirés de groupes tels que Pantera ou Machine Head, débarquent, hurlant et sautant d’un bout à l’autre de la scène, ils sont bien décidés à mettre le feu ! La setlist, bien qu’un peu courte, déchaîne les slammeurs et autres fans de circle pit, c’est ainsi qu’on assiste au plus fabuleux wall of death de ce Hellfest. Alors que Shawter ordonne au public de se séparer en deux, la poussière s’élève et la pression monte, les festivaliers armés de carafes de bière, chapeaux de paille ou encore bouées en plastique sont prêts à s’affronter. Au premier coup de frappe du batteur, on assiste à une scène hallucinante où les deux parties se rentrent dedans, en musique et de toutes leurs forces ! En bref un concert métal et extrême comme on les aime !

Status Quo

Il est 19h lorsque les papys du rock montent sur la scène numéro 1. Vêtus de chemises plutôt classe et de jeans, simples et dignes, ils s’apprêtent à réjouir les jeunes et les moins jeunes. Le Boogie rock’n roll des années 60 est à l’honneur ce soir. C’est avec un plaisir immense qu’on découvre que la voix d’Alan Lancaster n’a rien perdu de sa puissance et de son timbre. L’humeur est à la camaraderie, les quatre anciens et piliers du groupes se rassemblent autour du batteur, plus jeune recrue. Plongé dans une ambiance parfois country grâce à l’harmonica, le public est conquis. Le clavier résonne comme dans un vieux rade de bord de route et ça nous donne terriblement envie de taper des mains et des pieds.Le rythme est assuré, la démarche aussi, les deux grateux se retrouvent au milieu de la scène pour leur mythique jeu de balancier, tandis que les notes au synthé nous rappellent pourquoi on aime tant ce groupe. Le répertoire est satisfaisant on se trémousse avec joie sur le titre sortie en 1979 Whatever you want et le public s’embrase sur le morceau très connu You’re in the army now. C’est à contre cœur que nous quitteront ces légendes britanniques, au son de Rockin’ all over the world.

Clutch

Clutch, les têtes de file du mouvement stoner rock depuis 1990, ont donné une solide performance dans la Valley. Avec un choix judicieux de nouveaux et d’anciens titres incluant Mice and Gods, The Regulator, One Eye Dollar, Earth Rocker et une nouvelle pièce intitulée Sidewinder, ils ont soulevé la foule à bout de bras pour l’heure qu’a duré leur spectacle. Le chanteur Neil Fallon a pris comme à son habitude toute la place sur scène, porté par l’énergie de la foule autant que par celle de la musique.

Soulfly

Le groupe de métal au leader incontesté, Max cavalera, s’impose sur la mainstage 1. Le groupe prend les armes, les amplis sont ornés du superbe logo qui rappelle légèrement un bouclier. Sueur, bière et cheveux longs sont de rigueur. Le chanteur s’approche du bord de la scène comme pour provoquer son public et s’écrie : Come on friends come here, show me what you got ! Max pousse alors son premier cri, immédiatement repris par la foule dissimulée dans un nuage de poussière. Les festivaliers déchaînés, juchés sur les épaules les uns des autres acclament le groupe. Guitares lancinantes et batterie violente, le fameux groupe de Cavalera secoue l’assemblée. La setlist est parfaite et a de quoi satisfaire fans de la première heure et nouveaux admirateurs. Malgré les changements récurrents de line up, la puissance du son est indiscutable. On apprécie sincèrement les deux morceaux repris de l’époque Sepultura. Refuse/resist sur lequel le chanteur réclame un circle pit, qui lui sera offert par un public enragé qui n’a pas peur de mordre la poussière. Enfin vers la fin du show, la reprise de Roots bloddy roots nous rendrait presque nostalgiques mais les fans de pogos sont sans pitié et ne nous laissent pas de répit.

Deep Purple

Le soleil se couche sur une marée humaine qui fluctue au pied des deux mainstages. Il y a dans l’air quelque chose qui sonne comme une dernière chance de voir le groupe se produire en live. Ce groupe qui approche les 50 ans de scène et de parcours musical. Alors que Into the fire débute, on apprécie la basse de Roger Glover et la sonorité tellement reconnaissable de ce quintet toujours aussi bon dans l’instrumental. Entre notes rock et accents de blues, la foule se laisse porter. Vient enfin le moment tant attendu de l’interprétation du titre au succès monstre Smoke on the water, sur lequel on notera que la voix de Ian Gillan ne faiblit pas, même si elle se laisse entendre un peu trop rarement. Le festival est maintenant plongé dans le noir, seule la scène se détache dans une lumière jaune et le chanteur annonce : I can’t hear you ! La foule reprend alors de bon cœur : Smoke on the water, fire in the sky ! C’est avec un plaisir immense qu’on écoute Hush, reprise de Billy Joe Royal figurant sur le tout premier album du groupe sorti en 1968. Et c’est sur le morceau Black Night que le groupe saluera le public. Un goût de “pas assez” persiste et signe.

Aerosmith

C’est un Steven Tyler en grande forme et complètement dans son monde qui déboule sur la scène, trace de rouge à lèvres aux joues et look presque hippy. Pour ce concert exceptionnel, une avancée dans le public a été installée et Tyler s’en donne à cœur joie. Déchaîné et armé de son pied de micro, il exagère ses grimaces et sa présence éblouit le public. En véritable show man il mène la danse, parfaitement supporté par Joe Perry à la guitare. Il salue son public de larges mouvements de bras, se tord dans tous les sens, joue avec le cameraman qui peine à suivre le rythme, frotte son micro contre les amplis pour provoquer des larsens et nous offre ses fameux éclats de voix.
Deux heures de spectacle, une setlist très complète qui part de Back in the saddle à Walk this way en passant par Cryin‘ ou encore I don’t wanna miss a thing. L’excentrique chanteur à la voix impeccable nous impressionne, nous attire, nous captive.
La foule s’embrase pour la reprise des Beatles : Come together et célèbre à l’unisson l’anniversaire de Joey Kramer, le batteur. C’est le rappel, un final grandiose qui fera monter l’émotion ; la foule sous une pluie de confettis, face à un Steven Tyler seul au piano sur l’avancée de la scène et qui s’entête : Dream on ! Dream on !  Alors que le groupe se retire, on a encore des étoiles plein les yeux et le cœur enchainé aux années 90′.

Avenged Sevenfold

Les membres du groupe s’avancent d’un pas assuré sur une scène embrasée où trône un crâne ailé. Les premières notes inquiétantes de Sheperd of fire résonnent et M.Shadows s’avance, face au public et ouvre grand les bras comme pour signifier qu’il pourrait tous nous contenir. Zack Vengeance nous démontre une fois de plus son habileté à tenir les notes parfois poignantes, comme sur l’intro de Hail to the king, tout en étant un très bon support de voix pour le chanteur. Arin llejay, dernière recrue, fait ses preuves en tant que batteur et maintient la cadence. L’ambiance se fait plus douce sur le titre So far away, jeux de lumière violets et flammes de briquets qui flottent au dessus de la foule, on est totalement dans l’ambiance. Alors que le public est à l’écoute plus que jamais, M.Shadows déclare : Never forget this, life’s too short, so go on and have a great fucking week end ! C’est à contre-cœur que nous saluons le groupe sur le dernier morceau de cette nuit intense : Unholly confessions.

Millencolin

La warzone, se peuple petit à petit, il est presque 1h et les festivaliers ne sont pas prêts à dire “bonne nuit”. On se prépare à entrer dans l’univers punk rock des 90′ avec Erik Ohlsson et Mathias Farm à la guitare, Nokila Sarcevic au micro et à la basse, ainsi que Fredrik Larzon à la batterie. Le son de Farewell my hell, à la fois punk et proche du rock agressif, provoque la foule qui ne se montrait jusqu’alors pas trop réceptive. L’intro à la batterie de No cigar, fait jumper les fans du premier rang et un pogo commence à se former. On sent néanmoins que le public de la warzone est habitué à un son plus costaud, moins punk. Le show s’achève sur un rappel pas très convaincant avec le titre Knowledge.

Auteur: Ottavia Marangoni & Philippe Mandeville

Photographe: Antony Chardon

Hellfest Open Air Festival 2014 – Jour 1 @ Clisson (France)

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21 Juin 2014 – La vallée de Clisson est envahie de festivaliers venus de partout et qui découvrent avec de grands yeux l’immensité du site. Cette édition 2014 a fait de belles promesses et compte bien les tenir. De toutes parts on croise des visages souriants prêts à vous saluer d’un signe de cornes du diable, n’oublions pas tout de même que nous sommes là pour du rock et du métal! L’ambiance est à la fête, et on prend plaisir à arpenter le site à la recherche de toutes les surprises qu’il nous réserve. C’est alors qu’on croise les fameux déssoiffeurs, armés de bonbonnes de bière, toujours prêts à re remplir nos carafes vides, des festivaliers vêtus de déguisements en tout genre, de jolies filles sexy et autres être étranges. L’organisation semble au top cette année, le site abrite une multitude de bars et la banque à jetons est prête à exploser. Un immense crâne noir en hauteur signale l’entrée vip/presse, encore une fois le décor est soigné. Hamacs, bancs, bars à thèmes, décors de ranch. La tente qui abrite la Press Area est bien remplie, la salle de conférence est ornée d’expositions photographiques et les invités ont a leur disposition plusieurs ordinateurs.Tout est fin prêt pour attaquer trois jours de musique Extrême !!!!

Mars Red Sky

Sur la scène de la Valley, on assiste à l’ouverture du festival avec du Psychedelic Stoner rock bordelais aux sonorités très 70s. Julien Pras au chant et à la guitare, Jimmy Kinast à la basse et Matgaz à la batterie, le trio envoie un son carré et très bon. Les morceaux s’enchainent et on peut découvrir l’étendue de leur talent ainsi que l’évolution au cour de leurs trois album, très bien représentés lors de ce show.

Nightmare

Ce groupe français réveille les festivaliers amassés devant l’immense scène. Appuyé par une grosse campagne de pub sur les réseaux sociaux afin de faire venir le plus de monde devant, le groupe réussit à réunir un bon nombre de personne. A coup de Power Métal bien solide et avec l’aide de la belle performance du chanteur, le show devient remarquable. Il faut noter que ce groupe avait joué en première partie de Def Leppard en 1983. Les fans accueillent avec plaisir les anciens titres autant que les petits derniers issues de l’album sortie courant 2014 et intitulé The aftermath.

Doyle Airence

Cette formation metalcore compte déjà un EP et deux albums à son actif mais aussi le partage de l’affiche avec de grosses pointures telles que Deftones, Animals as leaders ou encore Karnivool. Le Hellfest est donc pour eux une nouvelle grande opportunité. Après s’être fait remarquer avec Monolith dont l’ambiance est si singulière, on prend plaisir à les découvrir en live. Les mélodies collent à la peau et nous restent dans la tête tandis que les riffs et refrains empreignent notre corps tout entier, jusqu’à nous mener à une sorte de transe planante et envoûtante.

Crossfaith

Crossfaith fait partie de ses groupes qui s’avèrent être des révélations lors d’un énorme festival. Alors que nos estomac commencent à gargouiller, nos oreilles frissonnent au son du métal/core/techno de ces quatre japonais. Frais et moderne, doté d’une grande motivation, le quatuor s’agite et habite la scène. On a définitivement envie de se jeter sur leur dernier album Apocalyze sortie en 2013.

Nasty

Allons faire un tour du côté de la Warzone où se déroule l’étape digestion à coup de pogo. Ce groupe belge composé de Mattias au chant, Berry à la basse, Nash et Chris à la guitare n’est pas venu pour rien.Sur le devant de la scène se mêlent curieux, addict au pogo et fans avérés. On assiste alors au show le plus  violent, le plus extrême du weekend, aussi bien dans la fosse que sur scène, ça envoie.Le titre Slaves to the rich dépote grave et nous prouve que le groupe crée une ambiance terriblement métal core dans ces albums, parfaitement rendue en live!

Downfall of Gaia

Rendez-vous à la Valley pour la venue de ce groupe allemand. L’ouverture est un brin noisy mais le son des guitares annonce fièrement la suite, métal ! Métal et encore métal! On trouve dans les morceaux de Downfall Of Gaia des influences postcore et une atmosphère lourde, étouffante soudainement élevée par des riffs à la frontière du black metal, ponctuée de passages assez lents. Les ambiances sont donc lourdes, tant dans les riffs amenés que dans le jeu de batterie, tantôt ample, tantôt bourrin. Le public accroche et semble satisfait.

Toxic Holocaust

M.O.D.

Therapy?

De retour sur la Mainstage, pour la fin d’après midi, c’est au son de ce groupe de métal alternatif irlandais qu’on entame l’apéro. Le groupe entame avec le titre Knives et la voix du chanteur capture nos oreilles. Les morceaux s’enchaînent à vive allure et les 14 titres interprétés font s’agiter la foule, à coup de poing levés. On note les reprises de Isolation de Joy division et le célèbre morceau de Juda Priest , Breaking the law qui suscitent un vif engouement de la part du public. C’est une belle performance qui se déroule sous nos yeux, on apprécie ce bon mélange de Métal, rock et punk.

Turisas

La soirée débute sur la scène du Temple avec le Viking Métal de Turisas qui a une fois de plus tout emporté sur son passage. En à peine 8 titres joués, le show est total, l’atmosphère lumineuse de la scène du Temple permet d’apprécier encore plus le côté très visuel de cette performance. Combinaison de power metal, de black metal sur un fond de folk finlandais, le mélange détonne et surprend sans pour autant dérouter les fans de pogo, toujours fidèles au poste. Le concert s’achève sur la reprise de Rasputin du groupe Boney M, une reprise qui encore une fois  surprend mais conquis tout le monde.

Trivium

La Mainstage 2 se prépare à accueillir Trivium, un groupe de métal core, qui célèbre cette année ses 14 ans d’existence et le succès de son sixième album studio, Vengeance Falls. Les techniciens s’affairent et bientôt la scène se dévoile, dans un décors rocheux, apparaît Matt Heafy. Looké façon motard, blaser en jean et poing levé, ces énervés de la scène métal secouent le public à coup de gros riffs de guitare et de son bien lourd sans oublier la frappe du batteur terriblement entêtante. L’efficacité des musiciens est telle que la voix du chanteur s’en retrouve malheureusement amoindrie. Malgré une énergie et une gestuelle évidente , Trivium peine à faire démarrer son public. Ce n’est qu’au son du morceau Black que la foule semble se déchainer. Matt s’écrie alors: Jump in this fucking field! Et on est parti pour un tour de circle pit plutôt sauvage. L’ambiance ne retombera plus jusqu’au dernier morceau In waves.

Rob Zombie

La Mainstage 1 prend des allures de vieux film fantastique, ornée d’immenses affiches à l’effigie de Frankenstein, King Kong et autres monstres. C’est à travers ce décor inspiré du cinéma que le chanteur réalisateur Rob Zombie va faire une entrée démoniaque au son du titre Dragula. Le rythme de la batterie fait monter la pression et le chanteur s’empare alors de son pied de micro, statuette de diablotin crucifié, pour nous offrir le meilleur de son univers tout aussi grotesque que saisissant.La foule est déchainée, Rob Zombie aussi, il court d’un bout à l’autre de la scène, tournoyant dans sa veste à franges. Il fait jouer le public, et le fait reprendre en cœur: Mother fucker! Fuck your mother! La foule est transcendée sur le morceau Sick Bubble Gum.La puissance du solo de John 5, visage peint en blanc et noir à moitié caché par un bandana, finit de mettre le feu. Le talent de ce guitariste est incontestable, il captive les regards tandis que Rob se déhanche comme un possédé auprès du batteur Ginger fish. Remarquable maître de scène, Rob communique avec son public et ne recule devant rien, c’est ainsi qu’il se retrouve à la fin du show arborant une grosse tête de cheval et le drapeau français en guise de cape, avant de nous offrir une reprise courte mais efficace, de Enter Sandman de Metallica.

Sepultura

C’est Kisser en grande forme qui investit la scène en 1er suivit de prés par Derrick Green, Paulo Jr ainsi que Eloy Casagrande. Une ouverture  en grande pompe sur The vatican pour l’heure de l’apéro entre Rob Zombie et Iron Maiden. La pression monte et on apprécie la voix sur puissante de Derrick qui interprète Propaganda, un des titres phare de l’album à succès Chaos AD. On notera l’excellence de leur dernière recrue, le très jeune (22 ans) Eloy Casagrande. Le public déjà conquis réclame des titres et chante de toutes ses forces sur le fameux Refuse/Resist. Les morceaux s’enchainent et la reprise de Titas Policia est très bien accueillie par les fans qui s’agitent. Les musiciens nous offrent un très bon passage instrumental avant de clôturer sur Roots. Un set un peu court mais plus que satisfaisant, la foule campe désormais entre les deux Mainstages, dans l’attente de Iron Maiden.

Iron Maiden

La Mainstage 1 devient imposante pour accueillir le groupe phare de vendredi, un décor qui évoque l’immensité d’un glacier pour ces monstres du hard rock. Une foule incroyable s’est amassée au pied des deux scènes principales. Le poing en l’air, les festivaliers nostalgiques du Heavy Métal des années 80 attendent impatiemment. C’est le guitariste, Janick Gers qui ouvre le bal, dextérité remarquable et un son poignant à raviver la flamme de n’importe quel rockeur égaré. Bruce Dickinson fait son entrée, de toute évidence en grande forme, s’amuse avec ses musiciens, se laisse aller dans un duo endiablé avec son pied de micro et nous gratifie même de quelques salutations en français. Il déambule avec un drapeau de l’Angleterre et l’heure est à l’émotion sur le titre Revelations. Jets de flammes, automates géants, on assiste à un show énorme. Le batteur Nicko Mc Brain ainsi que le guitariste Dave Murray, les plus anciens membres du groupe, nous prouvent qu‘Iron Maiden perdure à travers les époques. L’ambiance est à son comble sur Run to the hills, avant de quitter la scène après un rappel généreux.

Iron Maiden - Hellfest 
Toulouse 2014/06/20 Credit : CHARDON/DALLE

Slayer

A peine Maiden terminé c’est aux membres de Slayer d’investir la scène. C’est parti pour plus d’une heure et demi de thrash métal californien. Ce groupe formé depuis le tout début des années 80 soulève toujours autant son public. L’introduction de Hell Awaits résonne à travers le site, le chanteur/ bassiste Tom Araya est efficace et fait jumper la foule.La sauce prend vite et après quelques morceaux punchy, les accords de Black Magic suscitent un engouement immense, des pogos commencent à se former dans la foule, les fans s’affrontent joyeusement au milieu d’un circle pit, les cheveux volent dans tout les sens et les têtes s’agitent sur ces rythmes redondants qui font la puissance du groupe.

Wall of Jericho

En avant pour du métalcore tout droit venu du Michigan, une arrivée en force. La voix de Candace Kucsulain captive et force le respect ! Ce groupe soutenue par Corey Taylor, chanteur de Slipknot, ne manque pas de nous surprendre à chaque fois par son énergie violente et ses morceaux totalement renversants. Le show s’ouvre donc sur All hail the dead, issue de l’album éponyme. Le pit s’embrase sur The American dream et les musiciens prennent plaisir à faire monter la pression. Le public se défoule et en redemande, la Warzone est prête à exploser ! Une chose est sûre, le groupe ne passe pas inaperçue !

Sabaton

Une introduction assez prenante sur la reprise de Final Countdown du groupe Europe qui annonçait pourtant une belle performance en prévision. Malheureusement le set se montre plutôt décevant. Peut être du au manque de lumière et aux échanges trop lointain avec le public. Ce groupe de power métal, originaire de Suède nous avait habitué à mieux. Après une dizaine de titres le groupe quitte la scène et nous laisse un peu sur notre faim.

Electric Wizard

Death Angel

Kvelertak

La Warzone clôture ce premier jour de festival avec un groupe récemment formé, en 2007. Composé de 6 membres, cette formation nous vient de Norvège. Erlend Hjelvik au chant, quatre guitaristes Vidar Landa, Bjarte Lund Rolland et Maciek Ofstad, le bassiste Marvin Nygaard et Kjetil Gjermundrød à la batterie font vibrer le sol à coup de black métal et de punk rock. La foule réagit bien aux titres Sultans of satan ou encore Fossegrim, des titres phares et punchy qui dégomment.

Auteurs : Ottavia

Photographe : Antony Chardon

Daddy Yankee @ Le Zenith de Toulouse

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Le 25 Mai, le Zenith de Toulouse a fait monter la température grâce à la venue du Porto Ricain, chanteur et roi du Reggeaton Daddy Yankee. Autant dire que le show était soigné, jeux de lumière jaune et vert, danseuses brésiliennes , robot rétro éclairé,  une succession de guest venus des Caraibes ont envahi la salle de concert pour y mettre une ambiance de feu. Entre chaque chanteur, un groupe de danseuses locales nommé Rankiao déferle sur la scène au rythme de musique suaves. Les mini shorts sont de sortie et la foule est envoûtée. Entre sifflements et hurlements, la pression monte et le Zenith se soulève au rythme d’une foule dansante et prête à recevoir son idole. A l’annonce de l’arrivé de l’artiste, la salle vibre et une myriade de confettis s’abat sur la foule hystérique, qui trépigne d’impatience.

C’est face à une salle pleine à craquer que celui qu’on surnomme le Big Boss fait son entrée.  Les lumières explosent, et à travers l’épaisse fumée diffusée dans la salle il apparaît : look gangster, micro bien en main, avec une assurance hors du commun il s’empare du public d’emblée. Les premières notes résonnent et le Zenith prend des allures de discothèque, le public remue de droite à gauche et tend les mains vers le ciel pour saluer l’artiste. Une sirène retentit et débute alors le titre phare qui a embrasé l’Europe durant l’été 2005 : Gasolina. Le fond change en permanence, entre compte à rebours géant et écran projetant des formes géométriques hypnotiques, on en prend plein la vue.  Vient alors la version reggeaton de Bumaye, titre original Watch out for this de Major Lazer,  sur laquelle les danseurs se déchaînent et le pit s’embrase.

Le public fait parfaitement écho à l’artiste en reprenant en cœur chaque refrain, aucun doute : Daddy Yankee a de fervents admirateurs jusque dans le sud de la France.  Des drapeaux de Porto Rico ou du Brésil flottent au dessus du premier rang, sur scène le show est à son comble entre la troupe de danseurs en tenue noire et blanche à la fois futuriste et sexy, le cracheur de feu et les lance flammes. L’ambiance est exotique, latine, sensuelle, les titres à succès tels que Pose, Pasarela, La Despedida s’enchaînent à un rythme effrénée. Si bien qu’on a l’impression de ne plus toucher terre.

Lorsque Daddy s’écrit : Masivo ! C‘est 10 000 personnes qui lui répondent Esto Esta como como ! Puis vient le titre Limbo qui déclenche une avalanche de cris. On jumpe et on danse, une liesse incroyable règne ce soir et on voyage jusque dans la mer des Caraïbes, portés par la voix de ce chanteur qui n’a plus rien a prouver.

On en retient un show à la hauteur des attentes, un artiste au sang et au cœur chaud.

Crédit Photo : Daddy Yankee

Auteur : Ottavia Marangoni

Incoming: Eels @ Le Bikini (Toulouse)

Le 11 juillet prochain, la salle du Bikini ouvrira ses portes pour le groupe de rock expérimental Eels.

Venus de Los Angeles et réunis par la musique depuis bientôt 20 ans , les membres du groupe présentent leur tout dernier album, arborant fièrement le nom du leader et fondateur The cautionary tales of Mark Oliver Everett.  Ce 11ième album s’inscrit dans la lignée des précédents : doux sombre et pertinent. Les occasions de les voir en Europe se faisant de plus en plus rare, on attend impatiemment la date Toulousaine de cette tournée.

En attendant de découvrir sur scène les nouveaux morceaux, on se remémore avec plaisir les titres à succès découvert à travers des films comme Shrek , American beauty ou plus récemment Yes Man et les petits mouchoirs.

 

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Auteur: Ottavia Marangoni

Nine Inch Nails @ Le Zenith (Toulouse)

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1er Juin 2014 – Nine Inch Nails était de passage dans le sud de la France. Précédé sur scène par un groupe ovni, nommé Cold Cave où comment définir ce groupe sans parler de brouhaha clavierique ? Ce duo, peu charismatique, se compose d’un chanteur à la voix pour le moins hésitante et d’une choriste/claviériste. Le jeu de lumière est sombre et ne met pas du tout le groupe en valeur. La voix de la choriste est inaudible, le rythme style années 80 peine à décoller et a séduire le public qui applaudit néanmoins après chaque morceaux.

Nine Inch Nails

Dans un faisceaux lumineux bleu électrique, cinq silhouettes se découpent. Trent Reznor au chant, Robin Finck à la guitare, Joshua Eustis à la basse, Alessandro Cortini aux claviers et Ilan Rubin à la batterie se tiennent face au public, chacun devant un clavier. Les premières notes de The new flesh résonnent et la foule retient son souffle, le son est lancinant, les silhouettes sont mystérieuses, la lumière est hypnotique, Nine Inch Nails soigne son entrée. Une fumée bleue se répand dans la salle et Trent Reznor attire par sa présence et sa prestation sportive!

Une déferlantes de faisceaux lumineux s’abat sur le public et le rideau tombe, laissant apparaitre chaque membre du groupe littéralement armé de son instrument sur une scène incendiaire! La foule part au poing levé sur The Beginning of the end et sur le morceau March of the pigs on retrouve le côté Rock électro si poignant issue de l’album The downward spiral. La scène se transforme, les techniciens se faufilent comme des ninjas, et les morceaux s’enchainent à un rythme effréné. Le public reprend en coeur les paroles de morceaux tels que Gave up ou Wish issue de l’album Broken. C’est infiniment bon de redécouvrir ces morceaux qui ont déjà fêté leurs 20 ans!

La puissance de frappe d’Ilan Rubin est incroyable et dynamisante, un faisceau lumineux balaye la foule électrisée. Le show visuel est poussé à l’extrême, on en prend plein la vue, l’écran géant qui sert de support de fond se déforme sans cesse et projette tour à tour un horizon bleu, rouge ou bien jaune. Dès les premières notes du célèbre et controversé morceau Closer, un frisson de plaisir s’empare de la salle et les voix s’élèvent pour répéter en coeur “Help me I broke apart my insides, help me I’ve got no soul to sell Help me the only thing that works for me, help me get away from myself “!

Trent quitte la scène le temps d’un merveilleux solo instrumental complètement interstellaire à coup de jets de lumières, de spots et de riff démentiels! Malgré les changements de line up au cours de l’histoire du groupe, l’identité de leur musique est toujours resté la même, poignante et résonnante. Les variations entre les morceaux assez punch et les morceau éléctro-mélodique sont parfaites.

Après un show intense, le rappel s’ouvre sur le morceau The day the world went away, et finalement ça sera le dernier morceau qui nous donnera le merveilleux coup de grâce. Une introduction qui nous laisse deviner les premiers accords d’une des chansons les plus fortes jamais écrite Hurt de Johnny Cash. Trent nous fait frissonner et les larmes ne sont pas loin. La voix du chanteur se répand sur le public, appuyée par des images prenantes projetées sur l’écran, la foule est muette ou murmure du bout des lèvres “What have I become? My sweetest friend Everyone I know Goes away in the end”. On est séduit, ébloui, presque sonné mais heureux d’avoir assisté à ce show juste incroyable.

Auteur: Ottavia Marangoni

Photographe: Antony Chardon

Incoming: Xtrem Fest @ Albi (France)

Du 01 au 03 aout, le festival métal revient en force avec une programmation pour le moins massive! Pour l’occasion, trois scènes accueilleront les différents groupes, à savoir la main stage, la X stage et la Z guenStage.

Au programme du Vendredi, de 18h15 à 1h30 les festivaliers pourront se défouler au son de Seylen  du bon death métal brut, violent mêlé d’ambiances douces et aériennes. Suivie d’Aborted du brutal death métal né en Belgique il y a déjà 20 ans et de  The Dead Krazukies un groupe de punk rock d’Hossegor.  The Rebel Assholes  seront sur la X stage à partir de 20h, sur les scènes françaises depuis 2003 ce quatuor Punk Rock saura vous réveiller. Le groupe phare de la soirée, se produira dès 21h sur la main stage et c’est assez plaisir que vous redécouvrirai les fameux membres de Gojira un mélange death métal,  métal progressif, ou encore groove métal. En même temps, se produiront sur la seconde scène les Canadiens de The Real Deal , du ska punk. Viendront alors les quatre mort-vivants de The Black Zombie Procession, un groupe mené par Nasty Sam qu’on peut qualifier d’Horreur-rock. Originaire du Pays basque, Smoke Deluxe est un groupe de Rock composé de Mika, Pedro, Inaki et Stephane qui cassent la baraque à coup de gros riffs. Les $heriff ,un groupe punk originaire de Montpellier qui a surtout tournée entre 1984 et 1999, s’est récemment reformé. C’est par du thrash métal que la soirée se terminera avec la venue de Havok.

Le samedi annonce du lourd également des 14h avec les gagnants du tremplin, suivi de Woodwork, Straighaway, Homesick, Authority zero , Miles to go , Angelus Apatrida, Berri Tx Arrac, Youth Avoiders, Suffocation. Dès 20h la soirée  sera animée au rythme de  A wilhelm Scream , suivie de  Justin(e) un groupe de Nantais jouant du bon punk rock. Converge  fera résonner son bon punk hardcore.  Viendront ensuite des anciens punk hardcore, tout droit sortie du Massachusett, les membres de Bane. Le punk californien de Nofx sera a l’honneur sur la main stage 23h30 et c’est Red Fang qui clôturera cette seconde journée.

Dimanche, on attaquera de nouveau avec les vainqueurs du tremplin puis viendront une armée de groupe punk et métal à savoir Jack Move , Alea Jacta Est, The Great Divide, Lasting Values, Dirty Fonzy, Raw Justice, Biohazard, Benighted et Through my eyes. Dès 19h30 c’est Lagwagon qui prendra d’assaut la Main Stage, suivie de Tagada Jones, ces bretons au punk dérivant métal qui nous secoue depuis une vingtaine d’années. Sons of Buddha débarqueront dès 20h30. A 21h30 c’est Sick of it all, groupe de New York  aux influences très punk! Place ensuite à Raised Fist histoire de rester dans du bon son bien hardcore. A 23h30 pour pourrez jumper sur les rythmes de Obituary ,un groupe de death metal américain fondé en Floride il y a 20 ans. Le festival prendra fin sur les coups de 1h30 avec The Real McKenzies une formation, punk rock canadienne.

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Auteur : Ottavia Marangoni

Incoming: Rio Loco @ Toulouse

Du 11 au 15 Juin prochain, les berges de la Garonne accueilleront le festival Rio Loco. Cette nouvelle édition, dans la lignée de la précédente, pleine de soleil et de rythmes Latino, s’intitule Terre Caraïbes. Au programme de ces quatre jours, des concerts, des spectacles, des animations et des rencontres littéraires autour des pays participants.

Le mercredi 11 juin, Edmar Castaneda un harpiste colombien envoutant, Garifuna Collective un subtil mélange de rythmes ouest-africains et swing des caraïbes, Oscar D’Leon, ce vénézuélien de 71 ans, une pointure de la musique latine, vous emmènera voyager grâce à sa salsa et son sourire communicatif. Pour terminer votre soirée, venez découvrir les membres de Dub de Gaita et leur musique traditionnelle colombienne.

Le jeudi, se succèderont sur scène, Kawe Calypso un trio entrainant venu du Costa Rica, empreint d’histoire et de musique traditionnelle ils vous feront voyager à coup sur! Partez pour Cuba grâce à la voix suave du chanteur de Cimarron, ce jeune homme de 30 ans ne vous laissera pas de marbre. Remuez-vous au son de Che Sudaka, ces espagnols venus de Barcelone avec leur rock alternatif.  Le duo de Family Atlantica vous surprendra grâce à sa formation simple et efficace, un percussionniste et une chanteuse venue du Vénézuela , ils clôturerons cette soirée.

Le Vendredi, place à Gaby Moreno une artiste multi-facettes, auteur, compositrice, dotée également d’un timbre de voix hors du commun et pratiquant plusieurs instruments. Sistema Bomb envahira la scène par son mélange de rythme traditionnel, latino et un brin électro. Viendra alors, celui dont le nom n’est plus à faire, Yuri Buenaventura ce colombien qui a puisé les racines de sa musique partout en Amérique Latine et jusqu’en Afrique. Il cèdera la place à Danilo Perez un Jazz man venu de Panama.

La programmation du Samedi soir s’annonce dansante avec en ouverture Alfonso Lovo, une guitare venue du Nicaragua et diablement déchainée. Vous aurez des envies de cumbia latina au son de Celso Pina y Pato Machete avant de partir de partir faire un tour dans l’univers coloré et enjoué de Systema Solar y Orlando Poele , un groupe qui mêle à merveille tonalités récentes et instruments traditionnels.

Dimanche, le rideau se lèvera pour Chris Combette, un guyanais dont le mélange de zouk, bossa et un brin reggae vous fera rêver de plages de sable blanc et de soleil. Prince Koloni and Fondering secourront le public avec leur percussions et leurs voix chaudes. Et c’est La-33 qui terminera le festival sur une note suave de salsa venue directement des calle de Bogota.

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Auteur: Ottavia Marangoni

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