Category: Hellfest Open Air Festival 2023

Hellfest 2023 – J4 : Slipknot + Tenacious D + Testament + Dark Angel + The Ghost Inside et autres @Clisson

Schizophrenia (12:15-12:45 // Altar)

Changement d’ambiance climatique pour le dernier jour. Des trombes d’eau s’abattent sur le site à la mi-journée, transformant certains endroits en un gros bourbier. Heureusement, ça s’arrête assez vite au bout de deux heures mais difficile de circuler sans bonnes chaussures étanches jusqu’à la fin du fest. Pas de quoi décourager les festivaliers présents. La bonne humeur reste de mise. 

Une dernière journée sous le signe du thrash/death sous l’Altar, voilà qui n’est pas pour me déplaire. Et on commence par les jeunes loups belges de Schizophrenia. C’est une jeune formation formée il y a seulement 7 ans et qui a déjà fait ses preuves sur scène. C’est sale et méchant mais il manque encore un petit quelque chose pour que ça renverse les foules. Mais avec l’expérience, ça va venir, c’est sûr! A encourager pour l’avenir. 

The Old Dead Tree (12:50-13:30 // Temple)


Evil Invaders (13:35-14:15 // Altar )

Tu veux de l’old school? On reste chez nos amis belges avec là aussi une formation assez jeune, fondée en 2007 avec Evil InvadersEt on se dit tout de suite qu’on vient de passer une faille temporelle et que nous sommes en 1985, en pleine vague heavy/thrash. Comment, à la vue de la dégaine et surtout des titres proposés cet aprem, ne pas penser aux Metallica, Destruction ou autres Exodus de l’époque. D’autant plus que la voix du sympathique frontman Joe ressemble un peu au Dave Mustaine des débuts. Le groupe est à fond et ça défouraille sévère. Le titre d’ouverture “Feed me The Violence” te fait secouer la tête à t’en faire péter les cervicales. Le reste de la set list est dans le même ton mais avec des petites pointes heavy bienvenues comme sur le titre plus lent “In Deepest Black”. Mais la violence reprend rapidement ses droits sur “Die For Me” devant un parterre bien fourni (peut-être un peu aidé par le déluge de l’extérieur). Ce n’est pas très original au final mais Evil Invaders montre que le thrash old school est d’une efficacité imparable 40 ans après les débuts du genre. Un très bon moment! 


Hollywood Undead (14:20-15:05 // MainStage 1 )


HaleStorm (15:10-15:55 // MainStage 2 )


Vektor (15:10-15:55 // Altar )

Toujours du thrash mais ce coup-ci, on va évoluer vers quelque chose de plus actuel avec Vektor . En effet, en digne héritier de Coroner, les Américains ont su amener un vent de fraîcheur dans le thrash technique et progressif. Le public est présent en masse sous l’Altar et, cette fois-ci, ce n’est pas en raison de la pluie (qui d’ailleurs, a cessé) mais bien pour apprécier la musique du groupe qui, même si elle est sacrément complexe est toujours très accrocheuse et ne tombe jamais dans l’ennui. “Cosmic Cortex” donne le ton avec ses 10 minutes au compteur mais quelle merveille d’entrée de jeu! L’énergique et efficace “Oblivion” prend le relais avant que le sombre “Black Future” prenne la suite. David DiSanto, le sympathique frontman du groupe est tout sourire et ravi de l’ambiance. La suite sera du même niveau avant que l’expérimental mais non moins somptueux “Recherching the Void” ne clôture les débats de la plus belle des manières avec son côté plus mélancolique et ses parties en voix claires! Vektor signe sans aucun doute l’une des grosses performances de la journée. Vivement le nouvel album promis et un retour très rapide en Europe


HateBreed (16:00-16:45 // MainStage 1


Electric Callboy (16:50-17:40 // MainStage 2


Holy Moses (16:50-17:40 // Altar

 

A l’heure où beaucoup se battent pour qu’il y ait plus de parité hommes/femmes sur scène et en général dans la musique, il y a pourtant des femmes qui, il y a plus de 40 ans, ont su s’imposer dans ce milieu qu’on disait masculine et machiste. Outre Joan Jett et surtout Doro, il y avait aussi Holy Moses dans le thrash avec la blonde Sabina Classen. Ce fut sans doute une des premières femmes à s’imposer dans le metal extrême. Elle fête en cette année 2023 ses 60 ans et elle a annoncé qu’il était largement temps de tirer sa révérence. Ce sont donc les derniers concerts du groupe et c’est immanquable. Le public est toujours aussi nombreux sous l’Altar donc ambiance garantie. D’autant plus que Sabina est en grande forme et saute partout. Alors bien sûr, sa voix rauque et éraillée n’est sans doute plus aussi précise sur scène que sur album. Ses deux comparses Peter (guitare) et Thomas(basse) abattent un travail formidable. L’album culte de plus de 33 ans d’âge “The New Machine of Liechtenstein” est particulièrement mis en avant avec des titres imparables. Mais les nouveautés seront aussi de mise avec les récents “Invisible Queen” et “Cult of the Machine”, très efficaces eux aussi. Le groupe termine avec le très bon “Current of Death avant que Sabina craque, en pleurs, devant l’ovation du public. Ses larmes sont vraiment sincères et elle nous invite tous au concert final qui doit se tenir en Allemagne le 27 décembre prochain . Merci en tout cas à elle et à ce groupe excellent pour sa grande carrière de près de 40 ans. Le grand moment de cette édition assurément. 


Amon Amarth (17:45-18:35 // MainStage 1)

Malgré la boue présente devant les Mainstages, ce n’est pas une surprise de constater qu’il y a la grande foule pour assister au show d’Amon AmarthMine de rien, cela faisait sept ans que la joyeuse bande de vikings ne nous avait pas rendu visite à Clisson. Et c’est parti pour un show géant. Il n’y a qu’à voir la scène avec le grand casque cornu (bon, ça ce n’est pas très viking dans les faits) et les deux grandes statues (les gardiens d’Asgaard) pour se dire qu’on va en prendre plein la vue et les oreilles. Côté setlist, le groupe va laisser un peu tomber son dernier album (un seul titre proposé: “Guardians of Asgaard) pour aller vers un petit best-of de leur désormais longue carrière. Pas d’inquiétude, tous les moments forts du show qui font la renommée du show sont au rendez-vous. les proues du drakkar apparaissant sur scène, le duel entre deux guerriers sur le redoutable “The Way of Vikings”, le public s’accroupissant pour faire les rameurs et enfin et le combat entre le frontman Johan Hegg, armé du marteau de Thor contre le serpent/dragon (gonflable!). Certains trouveront tout ça ridicule et kitch mais il n’empêche qu ‘Amon Amarth est une mécanique bien huilée qui met une ambiance du tonnerre, par Odin, et c’est bien là l’essentiel! 


Grave Pleasures (17:45-18:35 // Temple


Benediction (18:40-19:30 // Altar

Disons-le, l’annulation d’Exodus quelques jours avant le début du festival avait mis un petit coup sur la tête à tous les fans de thrash mais les orgas ont de la ressource pour trouver de bons remplaçants. Au revoir le thrash, bienvenue de nouveau au death avec Benediction . Les britanniques avaient connu leur heure de gloire au début des années 90 comme beaucoup d’autres formations du genre mais aussi ont eu leur traversée du désert avant une résurrection en 2020 avec l’excellent album “Scriptures”. Premier constat, le groupe est ravi d’être là et bénéficie, de plus à cette heure tardive, d’un créneau d’une heure. Et ils ne vont pas manquer le rendez-vous. C’est un véritable rouleau compresseur qui s’abat sur le public de L’Altar. Et ce dernier, fin connaisseur, ne demande que ça! Les brûlots s’enchaînent les uns après les autres sans aucun temps mort. Une mention spéciale sur certains titres comme “Unfound Mortality”, “The Grotesque” ou encore “Subconscious Terror” qui atomisent l’ Altar. L’imposant chanteur Dave Ingram (mon dieu, quelle carcasse!) n’en finit pas de trinquer avec le public entre chaque morceau. Cette guerre totale ne laissera aucun survivant avec un sommet de violence final “Stormcrow”. Benediction vient de donner une vraie leçon de death metal old school à un public qui n’attendait que ça. Leur motivation et leur bonne humeur ont fait plaisir à voir. Sans doute un des grands concerts de cette dernière journée! 


Tenacious D (19:45-20:55 // MainStage 1


Dark Angel (20:50-21:5 // Altar )


Pantera (21:00-22h25 // Mainstage 1)

Et nous arrivons au concert le plus attendu du jour ou le plus controversé, c’est selon. Phil Anselmo, le plus grand fan du Hellfest (il est là presque chaque année rappelons le) a donc reformé Pantera pour une série de concerts à travers le Monde au grand dam de nombreux fans de la première heure pour qui Pantera sans Vinnie Paul et Dimebag Darrell n’est absolument pas le même groupe. On trouve tout de même du sacré beau monde: Rex Brown à la basse comme au bon vieux temps, Charlie Benante (Anthrax) à la batterie et le grand Zakk Wylde à la guitare. En tout cas, ce Pantera new look tient à rendre hommage à ses deux ex-membres décédés tragiquement en mettant en route une vidéo hommage en guise d’introduction. Pour le concert lui-même, c’est un petit peu l’angoisse au départ car Phil n’a pas l’air très en voix sur le titre phare “A New Level”. En plus, il a l’air bourré quand il s’adresse au public avec sa voix hésitante et tremblante. Mais c’est peut-être l’émotion aussi car les choses vont aller en s’améliorant par la suite. Le son de gratte de Zakk devient optimal et on est soulagé de voir que ce dernier n’en fera pas trop et tiendra son rang. C’est un grand enchaînement de classiques qui déroule avec des moments forts comme ce “Suicide Note part II”, très violent qui embrase la fosse, ou au contraire le lent “This Love”, joué au ralenti mais très fort en émotions. Les indéboulonnables “Becoming”, “Five Minutes alone” ou encore “I’m Broken” sont évidemment au rendez-vous. Le pari est donc réussi pour Phil Anselmo. Cette reformation est au final saluée par de nombreux fans même si, bien sûr, la folie des années 90 n’est plus là (regardez donc les vidéos des tournées de l’époque, ça vaut le coup d’Å“il). Reste à savoir maintenant ce que Pantera va devenir. Est-ce un nouveau départ ou un simple hommage? L’avenir nous le dira. 


Slipknot (22:30-00:00 // MainStage 1

Dernier concert et tête d’affiche du soir, c’est un peu la confusion chez SlipknotEn effet, entre le renvoi la veille de la tournée du membre fondateur Craig Jones et de l’absence de Shawn (Clown) pour raisons familiales, on se dit que ce ne sont pas les meilleures conditions pour entamer une tournée. Mais cette machine de guerre est tellement au point que les doutes vont vite se dissiper. D’autant plus que les deux premiers opus vont être particulièrement mis en avant, à la grande joie des fans présents. En attendant, c’est “The Blisters exist” qui va enflammer la foule présente. Une entrée en matière très réussie qui va mettre tout le monde d’accord. Après un extrait du dernier opus “The Dying Song” qui, ma foi, passe bien l’épreuve du live, c’est parti pour un enchaînement de grands classiques. On dira ce qu’on veut mais ce mix entre néo et metal extrême, c’était quand même sacrément novateur et ça envoie sévère. Comment ne pas s’éclater sur des titres imparables comme “Liberate”, “The Heretic Anthem” et “Wait and Bleed” menés en plus par une main de maître par le grand Corey Taylor, très en voix ce soir. Le show est également à la hauteur de l’événement avec tout ce qu’il faut comme effets de lumière et de pyrotechnie; Après une courte pause, le groupe revient avec le très attendu “People=Shit” qui embrase la fosse mais c’est surtout “Spit it Out” qui va être le point culminant du set quand Corey va demander à toute la foule de s’agenouiller avant de se lever d’un bond pour les dernières minutes de folie. Voilà qui termine ce fest en beauté avec en plus le traditionnel feu d’artifice, toujours très réussi. 


Testament (23:00-00:00 // Altar 

 


Feu d’artifice

 

 

Photographes : Fanny Dudognon et David Vacher

Auteur : Etienne Conan

Hellfest 2023 – J3 : Iron Maiden + Powerwolf + Arch Enemy + Carpenter Brut et autres @Clisson

 

 


Hierophant (11:40-12:10 // Temple )

J’arrive à temps pour voir les Italiens de Hierophant histoire de bien me réveiller en ce samedi matin. Là encore, nous sommes le metal extrême old school. Tout est réuni pour une bonne petite messe noire d’entrée de jeu (croix renversées, clous et maquillage cadavérique). Quant à la musique, elle officie dans le black death de la grande époque avec parfois quelques touches sludge. Et c’est d’une grande brutalité avec un son crasseux qui leur va bien. Fabio, leur frontman est comme possédé avec sa voix rocailleuse venue des entrailles de la Terre. Les titres joués sont bien évocateurs de l’ambiance qui règne : “Seeds of Vengeance”, “In Chaos, In Death. La Temple a été atomisée d’entrée. 


The Dali Thundering Concept (12:15-12:45// Altar )


Kalandra (12:50-13:30 // Temple )

La Temple ne renferme pas que des groupes brutaux death et dlack. Il y a aussi le folk. Et il y a parfois des trésors à découvrir, loin des clichés du genre un peu trop envahissant à l’heure actuelle. Kalandra est un groupe norvégien découvert dans nos contrées il n’y pas si longtemps en première partie de Wardruna puis de Leprous. Ils avaient fait forte impression alors avec leur savant mélange de rock, de trip-hop et d’ambiant. En tout cas, ils sont très attendus avec un public très nombreux. La tente semble d’ailleurs trop petite pour accueillir tout le monde. Et quand le groupe apparaît et que la charmante chanteuse Katrine entre sur scène. On se rend compte qu’elle est un peu tétanisée et émue. On se demande si elle ne va pas tomber en larmes. Mais elle se reprend vite et c’est parti pour un très beau voyage au pays des rêves. La voix envoutante sur “Borders”, le premier titre, prend aux tripes d’entrée de jeu. Et le niveau ne baissera pas par la suite sur “Slow Motion” et “Naive”, plus rock. On pense à beaucoup d’autres formations (The Gathering, Dead Can Dance…) mais les norvégiens ont su forger leur propre identité. Et pour mettre le public à genoux, quoi de mieux qu’une bonne cover de Wardruna, “Helvegen” en plus, très réussi. Le son est nickel, la setlist parfaite et c’est sous un triomphe que le groupe quitte la scène. Assurément, un des concerts de cette édition. Comme quoi, le public de Clisson est très ouvert d’esprit et c’est tant mieux. 


Fever 333 (12:50-13:30 // MainStage 2 )


Ten56. (13:35-14:15 // Altar )


Spiritworld (13:35-14:15 // Warzone )


Asking Alexandria (14:20-15:05 // MainStage 2 )


Beast in Black (16:00-16:45 // MainStage 2 )


Saor (16:00-16:45 // Temple

En tant qu ‘admirateur de bon black pagan, je vous avoue que j’ai été déçu de la  prestation de Saor en salle à Toulouse. Trop de samples, un son trop brouillon avait en partie gâché le set des ecossais. Mais je me suis dit qu’ils avaient bien droit à une deuxième chance. Et tout d’abord, très bonne surprise avec la présence de deux musiciennes supplémentaires: une violoniste et une choriste multi-instrumentiste. Voilà une très bonne idée qui va remplacer en grande partie les bandes et c’est tant mieux. Et deuxième chose, cette fois-ci le son est optimal. La musique de Saor prend une toute autre dimension. Il suffit d’entendre l’entrainant “Origins” qui ouvre le set pour se dire que la partie est cette fois-ci gagnée. Nous sommes revenus aux temps de la Calédonie Celtique. Le long “Tears Of Nation”, avec ses passages plus folk, enfonce le clou, suivi par l’excellent “Carved in Stone” qui retournera la Temple. Le groupe terminera par le plus planant “Aura” (oui, 4 titres seulement mais d’une durée de plus de 10 minutes chacun). Saor a bien su rectifier le tir de ses erreurs passées en live. Les voici dans la cour des grands du genre. 


Puscifer (16:50-17:40 // MainStage 1


Arch Enemy (17:45-18:35 // MainStage 2)

Je délaisse pour un temps les tentes pour me faire une bonne soirée Mainstages. Il faut dire que le plateau est sacrément relevé en ce samedi après-midi. On commence fort avec Arch Enemy qu’on en présente plus. La bande à Michael Amott est, comme à son habitude, très en jambes pour en découdre devant un public acquis à leur cause. Il faut dire qu’Alissa est d’un grand charisme et que son niveau de chant est quand même assez exceptionnel, n’en déplaise aux nostalgiques de ses deux excellents prédécesseurs Angela et Johan Liiva. De plus, le groupe a décidé de se renouveler un peu avec pas moins de 5 extraits du nouvel album “Deceiver, Deceiver” sur les neufs joués aujourd’hui et ça passe tout seul en live (comme le très bon “House of Mirrors”, une belle tuerie). Bien entendu, des classiques seront également de la partie comme “My Apocalypse”, “War Eternal” et l’indispensable “Nemesis”  pour finir. Arch Enemy reste une valeur sûre en live qu’on déguste sans déplaisir. 


Myrath (17:45-18:35 // Temple )


 

The Obsessed (17:45-18:35 // Valley


Porcupine Tree (18:40-19:50 // MainStage 1

Grand représentant du rock/metal progressif cette année, on se dit que la venue de Porcupine Tree est immanquable. D’autant plus que cette reformation (le groupe était en sommeil depuis plus de 10 ans) est provisoire puisque le maître Ã  penser Steven Wilson a entrepris une carrière solo avec le succès que l’on sait faisant évoluer sa musique du prog vers la pop en passant par l’électro. Il aime prendre des risques et, alors qu’on se disait qu’il choisirait les titres les plus rock/metal et accessibles du répertoire de son groupe, il va complètement brouiller les pistes et proposer une setlist sacrément osée en festival. En effet, seul le titre d’ouverture “Blackest Eyes” tiré de l’excellent “In Absentia” avec ses grosses guitares saturées entre bien dans le moule de la musique metal. Le reste est beaucoup plus calme et planant à l’instar des extraits du dernier album “Of the New Day” et “Chimera’s Wreck”. Mais la pièce maîtresse du concert sera l’interprétation en entier d'”Anesthetize”, longue plage de plus de 17 minutes tiré de leur meilleur opus à mon goût “Fear of a Blank Planet”. Un pur chef d’Å“uvre qui permet de voir le travail du batteur Gavin Harrison, un des meilleur batteur du monde prog. Le son est nickel mais avec un perfectionnisme maniaque comme Steven Wilson, il était difficile d’en être autrement. En bref, un concert qui aura sans doute divisé. Le “grand public” a été sans doute très décontenancé par le set proposé mais les fans purs et durs seront aux anges. Et puis, c’est sans doute la dernière fois qu’on verra Porcupine Tree durant un long moment, peut-être définitivement, Steven Wilson reprenant sa carrière solo. 


Earthless (19:35-20:35 // Valley )


 

Powerwolf (19:55-20:55 // Mainstage 2

Changement de décor (ah oui, là, c’est vraiment le terme qui convient) pour l’entrée des allemands de Powerwolf Et on peut dire qu’ils ont vu les choses en grand: ruines d’une église, imagerie 3d et toute la pyrotechnie qui va avec. Musicalement, on va dire que Powerwolf  va faire du Powerwolf tout simplement. C’est a dire qu’ils sont toujours dans leur délire de power metal religieux mais avec des prêtres loups garous. Souvent ça se répète et on se dit qu’on a vite fait le tour du truc . Oui, mais voilà, sur scène, ça envoie, il faut bien le dire. Des titres entrainants comme “Amen and Attack”ou “Dancing With the Dead” mettent un feu incroyable dans la fosse. Attila Dorn, s’exprimant dans un français presque impeccable, n’a aucun mal à se mettre le public clissonnais dans la poche, bien épaulé comme à son habitude par son collègue aux claviers flack. Et les tubes déclenchent des ovations de plus en plus fortes (“Armata Strigoi” repris par des milliers de fans, ça fait quelque chose quand même!). En conclusion, Powerwolf n’a sans doute rien inventé dans le style et beaucoup vont sans doute trouver la performance trop cliché mais les allemands ont sans doute produit la plus grosse ambiance devant les Mainstages en ce samedi. Et ça, c’est imparable! 


Lorna Shore (20:40-21:40 // Altar )


Stray From The Path (20:40-21:40 // Warzone )


 

Iron Maiden (21:00-23:00 // MainStage 1 )

Ah! la la! voici un show qui a fait couler beaucoup d’encre. Iron Maiden est sans doute un des groupes les plus fédérateurs de la planète metal. Pour cette tournée, le groupe a décidé de se concentrer sur leur dernier opus “Senjutsu” et sur un grand classique “Somewhere in Time” pour les deux tiers du set. Du coup, beaucoup de classiques du groupe vont passer à la trappe. Quand ça s’est su, beaucoup se sont déchaînés sur les réseaux sociaux en disant qu’en 2018, c’était top et que ce coup-ci, ça va être un pétard mouillé. Bon, c’est vrai que le show best of proposé il y a 5 ans restera dans les anales mais Iron Maiden n’ayant plus rien à prouver aujourd’hui, n’est-il pas normal également que le groupe veuille sortir des sentiers battus et propose une setlist un peu plus originale? Et puis “Somewhere in Time” est sans doute un des albums les plus aboutis des britanniques. Rien que les deux premiers titres joués “Caught Somewhere in Time” et “Stranger in a Strange Land” sont de pures merveilles en live comme sur album. Pour moi, c’est toujours du grand Maiden. Bruce Dickinson est toujours en super forme comme ses acolytes, même si Nico Mc Brain aux futs et Adrian Smith commencent à ressentir le poids des années (ce dernier souffrait visiblement de l’épaule) mais ne chipotons pas trop, le niveau de jeu est élevé. Les titres du dernier album passent plutôt bien l’épreuve de la scène (mention spéciale à “Death of the Celts”, très épique). Mais le morceau de choix de cette setlist reste “Alexander The Great”, jamais interprété en live et peut-être une des meilleures compos du groupe. Quelle claque! Allez, pour le grand public, quelques incontournables comme “The Trooper” et “Fear of the Dark” toujours aussi magiques. Et c’est avec un bon “Wasted Years” que se termine le concert. Iron Maiden, c’est la grande classe, tout simplement. 


Monster Magnet (21:45-22:45 // Valley )


Voivod (22:50-23:50 // Altar )


Within Temptation (23:05-00:30 // MainStage 2 )


Clutch (23:55-00:55 // Valley)


Carpenter Brut (00:35 – 02:00 // MainStage 1 )


Municipal Waste (01:00-02:00 // Warzone

Devant la foule considérable en ce samedi soir (oui, bon, sans doute le moment de trop plein de cette édition alors que le reste du weekend, on circulait bien plutôt partout) et l’impossibilité de voir le set de The HU sous la Temple (peut-être le gros couac de cette édition, il aurait été plus judicieux de les programmer sur la Mainstage clairement). Direction la Warzone, plus tranquille. En fait, pas pour longtemps car c’est l’heure de la tête d’affiche de cette scène, les thrasheurs de Municipal Waste. Cette fois-ci, ils sont au rang qu’ils méritent sur un excellent créneau. Et ils ne vont pas manquer ce rendez-vous. Devant un parterre en feu malgré l’heure tardive, pas moins de 22 titres seront interprétés ce soir. Et oui, nous sommes dans le genre crossover qui frise le hardcore et les chansons n’excèdent pas deux minutes en moyenne. Il ne faut pas croire que c’est du n’importe quoi, bien au contraire. Il n’y a qu’à voir les riffs incroyables et les solos de Ryan Waste pour comprendre à qui on a affaire. Le frontman Tony Foresta électrise la foule qui est en fusion (on ne compte même plus les circles pits). Pas de temps mort, la journée se termine en apothéose. Bravo à Municipal Waste, un des grands vainqueurs du weekend. 

 

Photographes : Fanny Dudognon et David Vacher

Auteur : Etienne Conan

Hellfest 2023 – J2 : Mötley Crüe + Bloodbath + Sum 41 + Machine Gun Kelly + Belphegor et autres @Clisson

Vended (10:30-11:00 // MainStage 2 )


Venefixion (11:05-11:35 // Altar)

Le temps est un peu lourd en ce vendredi, une tendance qui va s’accentuer les deux jours suivants. C’est le grand jour pour mes thèmes favoris que sont le black et le death metal. Donc direction l‘Altar/Temple pour la journée (avec quand même deux parenthèses hair metal). 

J’arrive juste à temps pour le concert de Venefixion . Le groupe, originaire de Bretagne, est composé de certains noms bien connus dans le milieu extrême français comme J.Obscene à la guitare (Hexecutor), R.Cadaver au chant (Necrowretch) et surtout K. Desecrator à la guitare rythmique (Destroyer 666). Et là, on parle de death/thrash vraiment old school. Il n’y a qu’à voir la dégaine de ses membres. Tout l’attirail est là: cartouchières, vestes à clous et maquillage “Corpse paint” primitifs. Et la musique est sombre et agressive, rappelant quelque peu les grandes heures d’une légende comme Possessed. La tente un peu clairsemée se remplit peu à peu d’un public curieux et amusé de remonter le temps, dans ces années 80 où ce style faisait vraiment peur. Mais l’enthousiasme et la présence scénique du groupe font mouche. Une bonne entrée en matière pour démarrer joyeusement la journée. 

Belenos (11:40-12:10 // Temple )

Seulement 11h40 et déjà sans doute un des groupes les plus attendus du style pagan/black arrive sur la scène de la Temple: Belenos. En fait, rappelons-le, c’est le projet black metal/magan du talentueux Loïc Cellier depuis plus de 20 ans maintenant. Et le groupe n’a jamais baissé la garde. Chacun de ses opus est un grand voyage vers la gaule celtique. Sur scène, les morceaux prennent une grande dimension épique et surtout, Loïc et ses compères arrivent à nous faire décoller sans une avalanche de samples qui, parfois, gâchent le plaisir. Là, les chÅ“urs sont en direct et c’est tout simplement remarquable. Ce set est aussi l’occasion de revenir sur des titres anciens comme le bouillant “Chant de Bataille”, un des moments du concert. Seul regret, c’est trop court 35 minutes. Vivement Belenos plus haut sur l’affiche avec un temps plus conséquent à la hauteur de leur talent? 

 


Escape the Fate (11:40-12:10 // MainStage 2 )

Escape the Fate HellFest 23

Escape the Fate HellFest 23


Candy (12:15-12:45 // Altar )


Acod (12:50-13:30 // Temple )

La Temple est bien remplie pour accueillir la valeur montante du metal xxtrême français: Acod Il faut dire que les marseillais, avec leur black/thrash font de plus en plus parler d’eux avec des shows de plus en plus spectaculaires. C’est vrai que le look des musicos avec leurs maquillage a de quoi détonner. Mais le talent du groupe ne s’arrête pas heureusement à l’esthétisme, comme malheureusement dans tant d’autres formations actuelles (oui, oui, ça casse un peu). Les morceaux sont également très soignés avec leur musique sombre et violente, rehaussée d’orchestrations, rappelant un peu par moments Septic Flesh ou Fleshgod Apocalypse mais avec leur touche personnelle. Franchement, on ne s’ennuie pas un seul instant et des morceaux comme “The Prophecy of Agony” ou “Katabasis” sont de grands moments de gloire. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que se termine le set des marseillais. Nul doute que ces derniers ont marqué les esprits (le chanteur Fred parle d’un moment dingue). Acod futur grand du metal français? on put le penser vue l’ascension rapide du groupe. 


Mod Sun (12:50-13:30 // MainStage 2 )


Nostromo (13:35-14:15 // Altar )

Toujours plus extrême, là aussi devant un parterre bien garni, c’est au tour des Suisses de Nostromo d’entrer sur scène. Petit rappel, les helvètes s’étaient arrêtés pendant 11 ans avant de revenir en 2016 pour des prestations scéniques avant de  sortir un nouvel album en 2022 “Bucephale”. Et, franchement, à l’écoute de ce dernier, on se dit vraiment qu’ils ont bien fait de revenir! En effet, cette galette est une grosse tuerie du genre (en gros du grindcore mais très travaillé et technique). Et, sur scène, ça défouraille sévère. Pas de temps mort, c’est 40 minutes de violence non stop mais dans une ambiance chaleureuse. Le charismatique et sympathique chanteur Javier parcourt sans arrêt la scène en long et en large comme un forcené. Chaque titre est un gros uppercut dans ta gueule (écoute IED et tu vas voir!). Sans surprise, les Suisses nous signent une des prestations les plus violentes mais aussi une des plus marquantes du week-end sur cette scène. 


Akiavel (14:20-15:00 // Temple )

On retourne du côté de la Provence (décidément très à l’honneur cette année) avec Akiavel , invité de dernière minute au festival. Beaucoup de curieux se pressent sous la Temple (d’ailleurs, cette affluence fait plaisir à voir par rapport au public clairsemé du deuxième week-end de l’an dernier). Et tous ces gens présents font bien de venir car ce groupe ne va pas laisser cette chance offerte et va tout déchirer. Nous sommes ici dans un death metal lourd mais avec de bonnes parties mélodiques, voire parfois lorgnant vers le deathcore Les titres interprétés sont très accrocheurs. “Blind Torture Kill” ou “Pentagram Tattoo” marquent vraiment les esprits. Mais tous les regards sont rivés vers Auré, leur chanteuse, qui est d’un charisme vraiment incroyable. En fait, imaginez voir un concert d’Arch Enemy mais sans le côté festif et grand public, voici bien résumé une prestation live d’Akiavel. Le concert se termine de la plus belle des manières avec un bon cover de Sepultura, histoire de mettre la Temple à genoux. Une des révélations de cette édition à coup sûr! 


Silmarils (15:50-16:35 // MainStage 2


Der Weg Einer Freheit (15:50-16:35 // Temple


Skid Row (16:40-17:25 // MainStage 1

On change maintenant de style et on revient aux années de gloire hair metal avec Skid Row. Disons le, le groupe américain ne s’est jamais remis du départ de Sebastian Bach en 1996. Pourtant, nos amis d’Outre Atlantique n’ont jamais capitulé et ont continué au cours de ces dernières années d’assurer des shows de qualité. L’an dernier, la sensation est venue de l’arrivée d’un nouveau chanteur, Eric Grönwall, connu pour avoir participé à…Swedish Idol (La nouvelle star en France!). oui, je vois d’avance les commentaires. Et pourtant, ce jeune chanteur sera très à l’aise, très charismatique et saura rendre toute la justice à des titres phares comme “Big Guns”, “Livin’ On A Chain Gang” ou encore “I Remember You”. Bref, Skid Row met le feu en ce milieu d’après-midi et on regrette déjà la fin du set au bout de 45 minutes. On espère que l’arrivée d’Eric donnera une nouvelle jeunesse à Skid Row. en tout cas, les américains ont encore beaucoup de belles choses à dire. Une des meilleures prestations du weekend sur Mainstage!


Unearth (16:40-17:25 // Altar)


Vreid (17:30-18:20 // Temple

Il y a un an, Vreid est venu sur les terres clissonnaises rendre hommage à Windir, un des meilleurs groupes de black/pagan malheureusement tué dans son élan avec la mort accidentelle de son leader Valfar. Pour cette édition, ils nous reviennent pour se consacrer à ce qui s’est passé ensuite et c’est toujours aussi passionnant. En effet, le groupe officie dans un black metal mélodique enrichi de passages rock et folk. Pas de triche sur cette prestation, c’est à dire pas de samples envahissants. Comme pour les excellents Moonsorrow, tout se fait en direct avec chÅ“urs et claviers. Le son est tout simplement magistral. Nous voici vraiment partis vers un grand voyage dans les fjords norvégiens. Leur musique est vraiment entraînante et originale avec ses passages heavy dignes des meilleurs spécialistes des années 80. (Shadows in Aurora). Le black metal n’est pas oublié pour autant et l’ombre de Windir, le groupe fondateur, apparaît quelquefois (“Solverv”). Sans doute un des grands moments qu’il ne fallait pas rater sous la Temple pour cette édition. Vreid démontre ainsi qu’il est sans doute un des groupes les plus créatifs de la scène extrême actuelle. 


Alter Bridge (18:25-19:15 // Mainstage 1 


Aborted (18:25-19:15 // Altar )


Papa Roach (19:20-20:20 // MainStage 2 )

Papa Roach HellFest 23

Papa Roach HellFest 23


Greg Puciato (19:20-20:20 // Valley


1349 (19:20-20:20 // Temple )

Dans le journal du lendemain, on apprend qu’un tremblement de terre a touché la France et a Ã©té ressenti jusqu’à Nantes. Coïncidence, c’est à ce moment que 1349 entre sur scène. On ne présente plus ce groupe de “True” black metal. Pas de discussion possible, on est dans ce style. Tout y est, les corpse paint, les vestes cloutées et les cracheurs de feu d’entrée de jeu comme le veut la tradition. Et c’est parti pour presque une heure de violence sans compromis. Et comme d’habitude, ça marche. Pas d’espoir possible, tout ici est basé sur la noirceur, le froid et l’agressivité sans aucun temps mort. Nous sommes à présent dans le cercle polaire norvégien en plein hiver ou la nuit est éternelle. On retrouve évidemment Frost de Satyricon à la batterie et ça ne fait pas dans la dentelle. Le frontman Ravn, avec son chant démoniaque et strident est toujours une présence remarquable sur scène. Les titres s’enchaînent, tous aussi violents les uns que les les autres ne laissant aucun répit jusqu’à la conclusion. Il n’y pas à dire, un concert de black metal pur sur scène, c’est quelque chose! 


Belphegor (20:25-21:25 // Altar )

Allez! Puisqu’on est bien parti dans l’extrême, montons encore d’un cran dans la provoc avec les Autrichiens de BelphegorLa mise en scène est impressionnante avec le décor d’une église de Satan avec tout ce qu’il faut comme croix inversées. Le décor est planté et c’est parti pour le show le plus blasphématoire de cette édition 2023. Même s’il faut quand même rassurer le citoyen lambda, il y a beaucoup de second degré tellement ça parait cliché (regardez les clips en lien) Le chanteur Helmuth est en super forme. Le son encore une fois est à la hauteur de cet événement de dernière minute (le groupe a été annoncé au dernier moment suite à l’annulation de Suffocation.). On peut dire qu’ils ont mis les petits plats dans les grands pour en donner le meilleur au public acquis à leur cause. Des titres comme “Totetanz” ou “Danse Macabre” font mouche. Un show qui restera risible pour certains tellement ça parait grotesque mais imparable pour les autres avec une mise en scène soignée.


Triggerfinger (21:30-22:30 // Valley)


Rancid (22:35-23:35 // Warzone)


Bloodbath (22:35-23:35 // Altar )

Valeur sûre du death metal, je me réjouissais de revoir Bloodbath en concert . Et là, contrairement à la plupart des prestations de ce jour, j’ai été un peu déçu. En 2018, lors de leur dernier passage, l’énergie avait été incroyable et la mise en scène gore bien présente. Pour cette année, le groupe suédois a donné vraiment l’impression d’être en roue libre. Pas d’effet visuel (aucune trace de sang sur les musicos). Le côté gore (matière première de Bloodbath) est complètement absent. Le son est très moyen. Le groupe semble jouer les morceaux sans conviction et le “souriant”  Nick Holmes reste figé (bon ça, on en a l’habitude) et garde la tête penchée en bas tout le long du set. Et c’est bien dommage car leur excellent dernier album du groupe “Survival of the Sickest” méritait d’être défendu avec plus de conviction. Dommage!


Venom Inc. (23:40-00:40 // Temple )


Sum 41 (00:50-02:00 // MainStage 2 )


Gogol Bordello (00:45-01:45 // Warzone 

 

Photographes : Fanny Dudognon et David Vacher

Auteur : Etienne Conan

Hellfest 2023 – J1 : Kiss + Architects + In Flames + Behemoth + Parkway Drive et autres @Clisson

Beaucoup de nouveautés cette année sont à noter. Tout d’abord, un magnifique bâtiment, The Sanctuary, abritant le merch officiel. Bon par contre, côté file d’attente, c’est encore pire qu’avant. Je passe mon tour, on est là pour voir des concerts, mince! Le site a été agrandi avec la nouvelle Valley en plein air, située en face . L’endroit n’est pas mal du tout mais sera sans doute arrangée à l’avenir dans sa disposition. Sinon, pas grand chose à redire, l’orga et les bénévoles sont au top, comme d’habitude. Et le temps est chaud mais sans excès, contrairement à l’an dernier.
 

Code Orange (16:30-17:10 // MainStage 2 )

La journée du Jeudi est raccourcie comme l’an dernier et les concerts commencent à 16h. C’est donc Code Orange qui a la lourde charge d’ouvrir les hostilités sur les Mainstages. Voici la valeur montante de cette nouvelle génération de punk hardcore et ces petits jeunes (qui comptent quand même 10 ans de carrière déjà) nous viennent de Pittsburg aux USA. Et on est surpris d’entrée de jeu par la variété des morceaux proposées, leur hardcore lorgant également vers l’indus ou le Post Grunge par moment. Le chanteur Jami Morgan électrise déjà le public qui commence déjà pogos et walls of death. Sa comparse Reba Meyers n’est pas en reste à la guitare et au chant très varié. Gros bémol toutefois: le son n’est pas au top (heureusement, ce sera sans doute une des seules fois pour ma part durant ce week-end). Reste que des brûlots comme “It Fear” ou “Out for Blood” ont l’effet escompté. Le public est déjà en feu, ce qui est plutôt une excellente nouvelle quand on sait que de plus en plus de reproches sont lancés sur l’absence d’ambiance devant les deux grosses scènes principales. Une bonne entrée en matière. 


Aephanemer (17:15-17:55 // Altar)

Direction Altar pour soutenir notre cher représentant toulousain pour cette édition avec Aephanemer. Cet excellent groupe de Death Mélodique fait de plus en plus parler de lui, surtout à l’étranger. Il faut dire que ce style qui rappelle les plus grandes heures d’Arch Enemy et Children of Bodom a tout pour plaire. Juste une petite frayeur à quelques semaines du show: leur bassiste Lucie a dû quitter le groupe (provisoirement?) pour des raisons personnelles. Pas de quoi décourager la formation du Sud de la France puisque une nouvelle venue, Laure, va faire ses grands débuts ce jour. Un petit peu de pression sans doute sur ses épaules. D’autant plus que l’Altar est bien remplie pour cette prestation à la grande joie des musiciens qui arrivent tout sourire sur scène. La partie est déjà gagnée et rien ne viendra troubler l’excellente ambiance dans le public. Le son est excellent et d’ailleurs, on notera la très bonne acoustique des tentes Temple/Altar tout au long du weekend. Bien entendu, le duo Marion au chant et Martin à la guitare fait des merveilles.  Les titres sont accrocheurs et font mouche à chaque fois (“The Sovereign”,” Back Again” et bien sûr le titre très attendu à présent en langue française “Le radeau de la Méduse”). Le contrat est donc plus que rempli pour les Toulousains qui quittent la scène sous les vivas de la salle. 


Imperial Triumphant(18:00-18:45 // Temple )


Nightfall (18:45-19:35 // Altar )

Très belle rareté ensuite, toujours sous l’Altar, avec les Grecs de Nightfall. Ils font partie de cette scène extrême hellénique très présente avec des formations prestigieuses comme Rotting Christ ou Septic Flesh. Ils font dans le death mélodique mais avec la lourdeur du doom et la mélancolie gothique très présente durant cette période. C’est à coup sûr à ne pas manquer. Et tout de suite on est plongé dans un univers sombre porté par l’imposant vétéran du groupe Efthimis Karadimas au chant, encapuchonné et masqué. Le groupe puise beaucoup dans le très bon dernier opus, le très agressif “Darkness Forever” mais sait aussi reprendre pour les connaisseurs des titres plus anciens des années 90 comme ‘Ishtar” ou “Lesbian Show”. Là aussi le son est puissant et massif et on se laisse facilement transporter dans l’ univers sombre et violent du groupe grec. Bravo aux programmateurs du Hellfest de toujours rechercher des perles rares comme celle-ci. 


Generation Sex (18:45-19:35 // MainStage 1 )


Poésie Zéro (18:45-19:35 // WarZone)


In Flames (19:40-20:30 // MainStage 2 )


Harakiri for the Sky (19:40-20:40 // Temple )


Hollywood Vampires (20:35-21:45 // MainStage 1 )

 


Candlemass (20:45-21:45 // Altar

C’est toujours un grand moment à chaque fois qu’ils passent. Candlemass , fait “tente” comble. De plus, pour rappel, le groupe pionnier du doom a réintégré son tout premier chanteur Johan Lanqvist depuis 5 ans. Certains regretteront le charisme de Matts Leven mais l’ancien n’a rien perdu de sa voix et de son charisme. Le son est encore une fois très bon et là aussi, on part facilement dans les contrées sombres et mélancoliques de l’univers du groupe. Pas vraiment de surprise côté setlist: seul un seul titre récent , “Sweet Evil Sun” est interprété ce soir. Le reste nous ramène dans les années 80 avec les trois albums phare du groupe “Epicus Dominicus Metallicus”, “Nightfall” et “Ancient Dreams”. Mais comment résister au charme de titres comme le très Heavy “The Wells of Souls”, cette montée en puissance sur “A Sorcerer’s Pledge” (quel titre révolutionnaire à l’époque!) en attendant bien sûr le grand tube du groupe “Solitude”. Encore une fois , Candlemass signe un des moments forts de cette journée, voire de cette édition. Une valeur sûre. 


Architects (21:50-22:50 // MainStage 2

 


Dark Funeral (21:50-22:50 // Temple)


Kiss (22:55-00:55 // MainStage 1

Et c’est déjà l’heure de la première tête d’affiche de la soirée. D’entrée, on a droit à un gigantesque show avec KissJe ne vais pas trop m’attarder dessus. Je ne suis resté que la première demi-heure. Mais attention, ce n’est pas du tout parce que j’ai trouvé ça nul, loin de là. J’avais simplement d’autres priorités ailleurs. Rien que l’entrée du groupe sur scène sur “Detroit Rock City” est absolument remarquable . Pour le reste c’est un gigantesque “Circus Show” avec tout ce qu’on peut trouver en termes de lights et de pyrotechnie. Là dessus , rien à dire. Pour le côté musical, je reste toujours un peu partagé. Gene Simmons reste une bête de scène et un chanteur d’exception (n’oublions pas qu’il a plus de 70 ans!). Mais Paul Stanley m’énerve toujours autant. Quoique ce soir, il est plutôt très en voix. Ce sont ses interminables échanges avec le public qui me gavent le plus. Mais bon, pour en avoir discuté avec des fans de la première heure, c’est son jeu de scène depuis toujours et ça représente une époque alors passons. Malgré tout, je passe un bon moment sur d’excellents titres comme “War Machine”  (tiré de l’album “Creatures of the Night”, mon préféré du groupe) et “I Love it Loud”, imparable encore aujourd’hui. En théorie, c’est la dernière fois que l’on verra les Américains sur scène avant leur concert final en fin d’année. Malgré les critiques, le groupe va sortir par la grande porte et une page du rock mondial va se tourner irrémédiablement. 

 


Hypocrisy (22:55-23:55 // Altar 


Behemoth (00:00-01:00 // Temple

Une autre tête d’affiche m’attend en effet sous la Temple. Et, premier constat, la tente paraît bien trop petite pour accueillir la foule qui se presse pour assister au show diabolique de Behemoth , toujours très attendu. Contrairement à beaucoup d’autres groupes, les Polonais soignent particulièrement le visuel scénique et n’hésitent pas à se renouveler. Rien que l’intro, en ombres chinoises, est une réussite. Le premier titre, le violent “Ora Pro Nobis Lucifer” met d’entrée tout le monde d’accord avec ce son surpuissant qui met la Temple à genoux d’entrée. la bande à Nergal va mettre beaucoup en avant des titres de son dernier opus “Opus Contra Naturam” et passent très bien l’épreuve du live (comme l’excellent “Once Upon A Pale Horse”). Mais c’est très bien d’avoir aussi des titres anciens comme les trop rares “Conquer All” ou “Daimonos” qui vont ravir les fans de la première heure. Et pour le reste, quelques bons classiques ne font pas de mal comme “Blow Your Trumpets Gabriel””. Et c’est avec le calme et étonnant “Bartzabel” que le groupe se retire de scène. Encore une fois, le contrat est plus que rempli pour Nergal et son équipe qui n’hésitent pas à renouveler leur setlist et à prendre des risques en passant à la trappe quelques incontournables. Mais vu le nombre d’excellents titres qu’ils ont en poche, ils auraient tord de s’en priver et leur carrière ferait du surplace. C’est lon d’être le cas et Behemoth aura sans doute encore beaucoup de belles choses à montrer à l’avenir. 

Parkway Drive (01:00-02:10 // MainStage 2

 

Pour finir en beauté la soirée et histoire de changer radicalement de style, allons voir ce que donne Parkway Drive . Beaucoup disent que la relève des dinosaures du hard rock /metal des années 70-80 se trouve dans cette scène metalcore mélodique qui marche beaucoup outre Atlantique en particulier. Malgré l’heure tardive, la foule est encore dense devant la Mainstage 2. Et le public est en furie devant le premier titre “Glitch”. C’est une ambiance qui fait plaisir à voir. D’ailleurs, le sympathique frontman Winston McCall a l’air très ému de voir cette foule nombreuse et déchainée. Il faut dire qu’en matière de show, on est encore bien servi par les jeux de lumière et les flammes. Et l’ambiance monte encore d’un cran quand Winston n’hésite pas à aller chanter dans la fosse et à revenir en slammant . Un des moments forts du show. Il y aura même un petit côté symphonique avec la présence de trois charmantes violonistes/Violoncellistes. Juste un bémol, la ballade “Darker Still” fait un peu mal à mes oreilles habituées à la scène plus extrême. Mais l’ambiance remonte vite avec les deux titres finaux “Crushed” et “Wild Eyes” repris en chÅ“ur par la foule, toujours en transe. Certains ronchons regrettent le côté un peu trop commercial et radiophonique du Parkway Drive mais il est indéniable que les Australiens sortent vainqueurs de la journée sur les grandes scènes avec leur show parfait.  
 

 


FishBone (01:05-02:05 // Warzone)

 


Katatonia (01:05-02:05 // Altar )

 

Photographes : Fanny Dudognon et David Vacher

Auteur : Etienne Conan

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