Category: France

Hellfest 2023 – J2 : Mötley Crüe + Bloodbath + Sum 41 + Machine Gun Kelly + Belphegor et autres @Clisson

Vended (10:30-11:00 // MainStage 2 )


Venefixion (11:05-11:35 // Altar)

Le temps est un peu lourd en ce vendredi, une tendance qui va s’accentuer les deux jours suivants. C’est le grand jour pour mes thèmes favoris que sont le black et le death metal. Donc direction l‘Altar/Temple pour la journée (avec quand même deux parenthèses hair metal). 

J’arrive juste à temps pour le concert de Venefixion . Le groupe, originaire de Bretagne, est composé de certains noms bien connus dans le milieu extrême français comme J.Obscene à la guitare (Hexecutor), R.Cadaver au chant (Necrowretch) et surtout K. Desecrator à la guitare rythmique (Destroyer 666). Et là, on parle de death/thrash vraiment old school. Il n’y a qu’à voir la dégaine de ses membres. Tout l’attirail est là: cartouchières, vestes à clous et maquillage “Corpse paint” primitifs. Et la musique est sombre et agressive, rappelant quelque peu les grandes heures d’une légende comme Possessed. La tente un peu clairsemée se remplit peu à peu d’un public curieux et amusé de remonter le temps, dans ces années 80 où ce style faisait vraiment peur. Mais l’enthousiasme et la présence scénique du groupe font mouche. Une bonne entrée en matière pour démarrer joyeusement la journée. 

Belenos (11:40-12:10 // Temple )

Seulement 11h40 et déjà sans doute un des groupes les plus attendus du style pagan/black arrive sur la scène de la Temple: Belenos. En fait, rappelons-le, c’est le projet black metal/magan du talentueux Loïc Cellier depuis plus de 20 ans maintenant. Et le groupe n’a jamais baissé la garde. Chacun de ses opus est un grand voyage vers la gaule celtique. Sur scène, les morceaux prennent une grande dimension épique et surtout, Loïc et ses compères arrivent à nous faire décoller sans une avalanche de samples qui, parfois, gâchent le plaisir. Là, les chÅ“urs sont en direct et c’est tout simplement remarquable. Ce set est aussi l’occasion de revenir sur des titres anciens comme le bouillant “Chant de Bataille”, un des moments du concert. Seul regret, c’est trop court 35 minutes. Vivement Belenos plus haut sur l’affiche avec un temps plus conséquent à la hauteur de leur talent? 

 


Escape the Fate (11:40-12:10 // MainStage 2 )

Escape the Fate HellFest 23

Escape the Fate HellFest 23


Candy (12:15-12:45 // Altar )


Acod (12:50-13:30 // Temple )

La Temple est bien remplie pour accueillir la valeur montante du metal xxtrême français: Acod Il faut dire que les marseillais, avec leur black/thrash font de plus en plus parler d’eux avec des shows de plus en plus spectaculaires. C’est vrai que le look des musicos avec leurs maquillage a de quoi détonner. Mais le talent du groupe ne s’arrête pas heureusement à l’esthétisme, comme malheureusement dans tant d’autres formations actuelles (oui, oui, ça casse un peu). Les morceaux sont également très soignés avec leur musique sombre et violente, rehaussée d’orchestrations, rappelant un peu par moments Septic Flesh ou Fleshgod Apocalypse mais avec leur touche personnelle. Franchement, on ne s’ennuie pas un seul instant et des morceaux comme “The Prophecy of Agony” ou “Katabasis” sont de grands moments de gloire. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que se termine le set des marseillais. Nul doute que ces derniers ont marqué les esprits (le chanteur Fred parle d’un moment dingue). Acod futur grand du metal français? on put le penser vue l’ascension rapide du groupe. 


Mod Sun (12:50-13:30 // MainStage 2 )


Nostromo (13:35-14:15 // Altar )

Toujours plus extrême, là aussi devant un parterre bien garni, c’est au tour des Suisses de Nostromo d’entrer sur scène. Petit rappel, les helvètes s’étaient arrêtés pendant 11 ans avant de revenir en 2016 pour des prestations scéniques avant de  sortir un nouvel album en 2022 “Bucephale”. Et, franchement, à l’écoute de ce dernier, on se dit vraiment qu’ils ont bien fait de revenir! En effet, cette galette est une grosse tuerie du genre (en gros du grindcore mais très travaillé et technique). Et, sur scène, ça défouraille sévère. Pas de temps mort, c’est 40 minutes de violence non stop mais dans une ambiance chaleureuse. Le charismatique et sympathique chanteur Javier parcourt sans arrêt la scène en long et en large comme un forcené. Chaque titre est un gros uppercut dans ta gueule (écoute IED et tu vas voir!). Sans surprise, les Suisses nous signent une des prestations les plus violentes mais aussi une des plus marquantes du week-end sur cette scène. 


Akiavel (14:20-15:00 // Temple )

On retourne du côté de la Provence (décidément très à l’honneur cette année) avec Akiavel , invité de dernière minute au festival. Beaucoup de curieux se pressent sous la Temple (d’ailleurs, cette affluence fait plaisir à voir par rapport au public clairsemé du deuxième week-end de l’an dernier). Et tous ces gens présents font bien de venir car ce groupe ne va pas laisser cette chance offerte et va tout déchirer. Nous sommes ici dans un death metal lourd mais avec de bonnes parties mélodiques, voire parfois lorgnant vers le deathcore Les titres interprétés sont très accrocheurs. “Blind Torture Kill” ou “Pentagram Tattoo” marquent vraiment les esprits. Mais tous les regards sont rivés vers Auré, leur chanteuse, qui est d’un charisme vraiment incroyable. En fait, imaginez voir un concert d’Arch Enemy mais sans le côté festif et grand public, voici bien résumé une prestation live d’Akiavel. Le concert se termine de la plus belle des manières avec un bon cover de Sepultura, histoire de mettre la Temple à genoux. Une des révélations de cette édition à coup sûr! 


Silmarils (15:50-16:35 // MainStage 2


Der Weg Einer Freheit (15:50-16:35 // Temple


Skid Row (16:40-17:25 // MainStage 1

On change maintenant de style et on revient aux années de gloire hair metal avec Skid Row. Disons le, le groupe américain ne s’est jamais remis du départ de Sebastian Bach en 1996. Pourtant, nos amis d’Outre Atlantique n’ont jamais capitulé et ont continué au cours de ces dernières années d’assurer des shows de qualité. L’an dernier, la sensation est venue de l’arrivée d’un nouveau chanteur, Eric Grönwall, connu pour avoir participé à…Swedish Idol (La nouvelle star en France!). oui, je vois d’avance les commentaires. Et pourtant, ce jeune chanteur sera très à l’aise, très charismatique et saura rendre toute la justice à des titres phares comme “Big Guns”, “Livin’ On A Chain Gang” ou encore “I Remember You”. Bref, Skid Row met le feu en ce milieu d’après-midi et on regrette déjà la fin du set au bout de 45 minutes. On espère que l’arrivée d’Eric donnera une nouvelle jeunesse à Skid Row. en tout cas, les américains ont encore beaucoup de belles choses à dire. Une des meilleures prestations du weekend sur Mainstage!


Unearth (16:40-17:25 // Altar)


Vreid (17:30-18:20 // Temple

Il y a un an, Vreid est venu sur les terres clissonnaises rendre hommage à Windir, un des meilleurs groupes de black/pagan malheureusement tué dans son élan avec la mort accidentelle de son leader Valfar. Pour cette édition, ils nous reviennent pour se consacrer à ce qui s’est passé ensuite et c’est toujours aussi passionnant. En effet, le groupe officie dans un black metal mélodique enrichi de passages rock et folk. Pas de triche sur cette prestation, c’est à dire pas de samples envahissants. Comme pour les excellents Moonsorrow, tout se fait en direct avec chÅ“urs et claviers. Le son est tout simplement magistral. Nous voici vraiment partis vers un grand voyage dans les fjords norvégiens. Leur musique est vraiment entraînante et originale avec ses passages heavy dignes des meilleurs spécialistes des années 80. (Shadows in Aurora). Le black metal n’est pas oublié pour autant et l’ombre de Windir, le groupe fondateur, apparaît quelquefois (“Solverv”). Sans doute un des grands moments qu’il ne fallait pas rater sous la Temple pour cette édition. Vreid démontre ainsi qu’il est sans doute un des groupes les plus créatifs de la scène extrême actuelle. 


Alter Bridge (18:25-19:15 // Mainstage 1 


Aborted (18:25-19:15 // Altar )


Papa Roach (19:20-20:20 // MainStage 2 )

Papa Roach HellFest 23

Papa Roach HellFest 23


Greg Puciato (19:20-20:20 // Valley


1349 (19:20-20:20 // Temple )

Dans le journal du lendemain, on apprend qu’un tremblement de terre a touché la France et a Ã©té ressenti jusqu’à Nantes. Coïncidence, c’est à ce moment que 1349 entre sur scène. On ne présente plus ce groupe de “True” black metal. Pas de discussion possible, on est dans ce style. Tout y est, les corpse paint, les vestes cloutées et les cracheurs de feu d’entrée de jeu comme le veut la tradition. Et c’est parti pour presque une heure de violence sans compromis. Et comme d’habitude, ça marche. Pas d’espoir possible, tout ici est basé sur la noirceur, le froid et l’agressivité sans aucun temps mort. Nous sommes à présent dans le cercle polaire norvégien en plein hiver ou la nuit est éternelle. On retrouve évidemment Frost de Satyricon à la batterie et ça ne fait pas dans la dentelle. Le frontman Ravn, avec son chant démoniaque et strident est toujours une présence remarquable sur scène. Les titres s’enchaînent, tous aussi violents les uns que les les autres ne laissant aucun répit jusqu’à la conclusion. Il n’y pas à dire, un concert de black metal pur sur scène, c’est quelque chose! 


Belphegor (20:25-21:25 // Altar )

Allez! Puisqu’on est bien parti dans l’extrême, montons encore d’un cran dans la provoc avec les Autrichiens de BelphegorLa mise en scène est impressionnante avec le décor d’une église de Satan avec tout ce qu’il faut comme croix inversées. Le décor est planté et c’est parti pour le show le plus blasphématoire de cette édition 2023. Même s’il faut quand même rassurer le citoyen lambda, il y a beaucoup de second degré tellement ça parait cliché (regardez les clips en lien) Le chanteur Helmuth est en super forme. Le son encore une fois est à la hauteur de cet événement de dernière minute (le groupe a été annoncé au dernier moment suite à l’annulation de Suffocation.). On peut dire qu’ils ont mis les petits plats dans les grands pour en donner le meilleur au public acquis à leur cause. Des titres comme “Totetanz” ou “Danse Macabre” font mouche. Un show qui restera risible pour certains tellement ça parait grotesque mais imparable pour les autres avec une mise en scène soignée.


Triggerfinger (21:30-22:30 // Valley)


Rancid (22:35-23:35 // Warzone)


Bloodbath (22:35-23:35 // Altar )

Valeur sûre du death metal, je me réjouissais de revoir Bloodbath en concert . Et là, contrairement à la plupart des prestations de ce jour, j’ai été un peu déçu. En 2018, lors de leur dernier passage, l’énergie avait été incroyable et la mise en scène gore bien présente. Pour cette année, le groupe suédois a donné vraiment l’impression d’être en roue libre. Pas d’effet visuel (aucune trace de sang sur les musicos). Le côté gore (matière première de Bloodbath) est complètement absent. Le son est très moyen. Le groupe semble jouer les morceaux sans conviction et le “souriant”  Nick Holmes reste figé (bon ça, on en a l’habitude) et garde la tête penchée en bas tout le long du set. Et c’est bien dommage car leur excellent dernier album du groupe “Survival of the Sickest” méritait d’être défendu avec plus de conviction. Dommage!


Venom Inc. (23:40-00:40 // Temple )


Sum 41 (00:50-02:00 // MainStage 2 )


Gogol Bordello (00:45-01:45 // Warzone 

 

Photographes : Fanny Dudognon et David Vacher

Auteur : Etienne Conan

Festival Pause Guitare – J1 : Queen of the Stone Age + Shaka Ponk + Billy Gibbons + Ange @ Albi

Ange

Comment bien terminer son mercredi ? Pause Guitare Sud de France a la réponse! Pour cette 27ème édition, une soirée rock nous attends et nous n’allons pas être déçu.es. Les festivalier.es sont au rendez-vous dès 19h pour Ange. Ce nom ne vous dit peut être rien…mais pour une génération de spectateurices c’est un flot de souvenirs qui s’apprête à envahir la base de loisirs de Pratgraussals. Selon Christian Décamps, fondateur et chanteur “c’est le groupe le plus célèbre à être passé inaperçu”. Pourtant, les amateurices de rock progressif sont là et l’heure de concert va passer toute seule, pour terminer sur une belle reprise de Jacques Brel avec Ces gens là. Une belle entrée en matière avec ce groupe des années 70.

 


Billy Gibbons


Pour la suite, c’est toujours rock et dans un style bien différent mais tout aussi culte. En effet, vers 20h30 c’est le nouveau projet de Billy Gibbons qui va faire vibrer Pratgraussals. L’ancien chanteur et guitariste de ZZ Top n’a rien perdu de sa superbe barbe et son éternel chapeau de cowboy. Accompagné à la batterie par John Douglas (Aerosmith) et à la guitare par Austin Hanks, pas besoin de plus, le trio fonctionne à merveille. Ils proposeront des compos originales ou des reprises comme l’incontournable Gimme all you lovin ou Sharp Dressed Man pour un peu plus d’une heure de bon rock comme on aime, simple et franchement efficace!

 


Queen of the Stone Age

 

L’ambiance va prendre un coup de chaud dans les minutes qui suivent ; il est un peu plus de 22h et ce sont les californiens de Queens Of The Stone Age qui vont retourner la scène avec leurs guitares saturées, une ligne de basse complètement folle et que dire de ce batteur ! C’était fou dès les premières notes de No One Knows. Ils étaient très attendus par le public albigeois ce soir, seulement 2 dates en France cette année, il ne fallait pas louper ça. Porté par Josh Homme au chant, les riff restent en tête, le son est fort, saturé, les basses font trembler le ventre, les tympans souffrent (un peu) mais qu’est ce que c’est bon. De plus, le show est assorti d’un superbe light show aux couleurs changeantes selon les titres. Moment mignon au milieu de tout ça, le fils de Josh Homme est monté sur scène pour danser durant toute une chanson, la fierté du papa se lisait dans ses yeux, j’ai adoré ce passage apportant une pointe de légèreté dans ce live magistral ! QOTSA valeur sûre de la scène rock nous a montré ce soir ce que c’était le rock!

 


Shaka Ponk

23h45, le public s’impatiente un peu, il y a un peu de retard. Les décors sur scène se mettent en place pour l’arrivée de Shaka Ponk. Pour leur tournée d’adieu, ils ont fait les choses en grand ! Leurs shows sont toujours monstrueux mais celui de ce soir avait un goût particulier, peut être parce qu’on savait que c’était la dernière fois qu’on les verrait sur cette scène. Les titres s’enchainent, mêlant tout les albums, c’est un best of ce soir. Tout le monde chante, danse sur ses rythmes bien connus comme sur Wanna Get Free ou I’m Picky. Bien évidemment, Frah a pris son bain de foule, c’est habituel ! Il restera même un long moment perché au milieu de la foule provoquant un magnifique circle pit autour de lui durant plusieurs minutes pendant que la belle Samaha Sam assurera le show sur la scène ! Leur énergie et leur folie légendaire étaient là ce soir, mais ils ont aussi su toucher nos cÅ“urs avec la superbe reprise de Smells Like Teen Spirit. On sent la fin approcher, personne ne veut que ça s’arrête. Quasiment 2h de folie, Pratgraussals a tremblé ce soir, la ville d’Albi a surement tremblé aussi, les au-revoirs sont chargés d’émotions, c’est difficile pour eux, c’est difficile pour nous mais let’s rock pour un final magnifique, ils vont manquer à la scène française c’est une évidence.

 


Texte : Jenny

Photos : Antony

 

Hellfest 2023 – J1 : Kiss + Architects + In Flames + Behemoth + Parkway Drive et autres @Clisson

Beaucoup de nouveautés cette année sont à noter. Tout d’abord, un magnifique bâtiment, The Sanctuary, abritant le merch officiel. Bon par contre, côté file d’attente, c’est encore pire qu’avant. Je passe mon tour, on est là pour voir des concerts, mince! Le site a été agrandi avec la nouvelle Valley en plein air, située en face . L’endroit n’est pas mal du tout mais sera sans doute arrangée à l’avenir dans sa disposition. Sinon, pas grand chose à redire, l’orga et les bénévoles sont au top, comme d’habitude. Et le temps est chaud mais sans excès, contrairement à l’an dernier.
 

Code Orange (16:30-17:10 // MainStage 2 )

La journée du Jeudi est raccourcie comme l’an dernier et les concerts commencent à 16h. C’est donc Code Orange qui a la lourde charge d’ouvrir les hostilités sur les Mainstages. Voici la valeur montante de cette nouvelle génération de punk hardcore et ces petits jeunes (qui comptent quand même 10 ans de carrière déjà) nous viennent de Pittsburg aux USA. Et on est surpris d’entrée de jeu par la variété des morceaux proposées, leur hardcore lorgant également vers l’indus ou le Post Grunge par moment. Le chanteur Jami Morgan électrise déjà le public qui commence déjà pogos et walls of death. Sa comparse Reba Meyers n’est pas en reste à la guitare et au chant très varié. Gros bémol toutefois: le son n’est pas au top (heureusement, ce sera sans doute une des seules fois pour ma part durant ce week-end). Reste que des brûlots comme “It Fear” ou “Out for Blood” ont l’effet escompté. Le public est déjà en feu, ce qui est plutôt une excellente nouvelle quand on sait que de plus en plus de reproches sont lancés sur l’absence d’ambiance devant les deux grosses scènes principales. Une bonne entrée en matière. 


Aephanemer (17:15-17:55 // Altar)

Direction Altar pour soutenir notre cher représentant toulousain pour cette édition avec Aephanemer. Cet excellent groupe de Death Mélodique fait de plus en plus parler de lui, surtout à l’étranger. Il faut dire que ce style qui rappelle les plus grandes heures d’Arch Enemy et Children of Bodom a tout pour plaire. Juste une petite frayeur à quelques semaines du show: leur bassiste Lucie a dû quitter le groupe (provisoirement?) pour des raisons personnelles. Pas de quoi décourager la formation du Sud de la France puisque une nouvelle venue, Laure, va faire ses grands débuts ce jour. Un petit peu de pression sans doute sur ses épaules. D’autant plus que l’Altar est bien remplie pour cette prestation à la grande joie des musiciens qui arrivent tout sourire sur scène. La partie est déjà gagnée et rien ne viendra troubler l’excellente ambiance dans le public. Le son est excellent et d’ailleurs, on notera la très bonne acoustique des tentes Temple/Altar tout au long du weekend. Bien entendu, le duo Marion au chant et Martin à la guitare fait des merveilles.  Les titres sont accrocheurs et font mouche à chaque fois (“The Sovereign”,” Back Again” et bien sûr le titre très attendu à présent en langue française “Le radeau de la Méduse”). Le contrat est donc plus que rempli pour les Toulousains qui quittent la scène sous les vivas de la salle. 


Imperial Triumphant(18:00-18:45 // Temple )


Nightfall (18:45-19:35 // Altar )

Très belle rareté ensuite, toujours sous l’Altar, avec les Grecs de Nightfall. Ils font partie de cette scène extrême hellénique très présente avec des formations prestigieuses comme Rotting Christ ou Septic Flesh. Ils font dans le death mélodique mais avec la lourdeur du doom et la mélancolie gothique très présente durant cette période. C’est à coup sûr à ne pas manquer. Et tout de suite on est plongé dans un univers sombre porté par l’imposant vétéran du groupe Efthimis Karadimas au chant, encapuchonné et masqué. Le groupe puise beaucoup dans le très bon dernier opus, le très agressif “Darkness Forever” mais sait aussi reprendre pour les connaisseurs des titres plus anciens des années 90 comme ‘Ishtar” ou “Lesbian Show”. Là aussi le son est puissant et massif et on se laisse facilement transporter dans l’ univers sombre et violent du groupe grec. Bravo aux programmateurs du Hellfest de toujours rechercher des perles rares comme celle-ci. 


Generation Sex (18:45-19:35 // MainStage 1 )


Poésie Zéro (18:45-19:35 // WarZone)


In Flames (19:40-20:30 // MainStage 2 )


Harakiri for the Sky (19:40-20:40 // Temple )


Hollywood Vampires (20:35-21:45 // MainStage 1 )

 


Candlemass (20:45-21:45 // Altar

C’est toujours un grand moment à chaque fois qu’ils passent. Candlemass , fait “tente” comble. De plus, pour rappel, le groupe pionnier du doom a réintégré son tout premier chanteur Johan Lanqvist depuis 5 ans. Certains regretteront le charisme de Matts Leven mais l’ancien n’a rien perdu de sa voix et de son charisme. Le son est encore une fois très bon et là aussi, on part facilement dans les contrées sombres et mélancoliques de l’univers du groupe. Pas vraiment de surprise côté setlist: seul un seul titre récent , “Sweet Evil Sun” est interprété ce soir. Le reste nous ramène dans les années 80 avec les trois albums phare du groupe “Epicus Dominicus Metallicus”, “Nightfall” et “Ancient Dreams”. Mais comment résister au charme de titres comme le très Heavy “The Wells of Souls”, cette montée en puissance sur “A Sorcerer’s Pledge” (quel titre révolutionnaire à l’époque!) en attendant bien sûr le grand tube du groupe “Solitude”. Encore une fois , Candlemass signe un des moments forts de cette journée, voire de cette édition. Une valeur sûre. 


Architects (21:50-22:50 // MainStage 2

 


Dark Funeral (21:50-22:50 // Temple)


Kiss (22:55-00:55 // MainStage 1

Et c’est déjà l’heure de la première tête d’affiche de la soirée. D’entrée, on a droit à un gigantesque show avec KissJe ne vais pas trop m’attarder dessus. Je ne suis resté que la première demi-heure. Mais attention, ce n’est pas du tout parce que j’ai trouvé ça nul, loin de là. J’avais simplement d’autres priorités ailleurs. Rien que l’entrée du groupe sur scène sur “Detroit Rock City” est absolument remarquable . Pour le reste c’est un gigantesque “Circus Show” avec tout ce qu’on peut trouver en termes de lights et de pyrotechnie. Là dessus , rien à dire. Pour le côté musical, je reste toujours un peu partagé. Gene Simmons reste une bête de scène et un chanteur d’exception (n’oublions pas qu’il a plus de 70 ans!). Mais Paul Stanley m’énerve toujours autant. Quoique ce soir, il est plutôt très en voix. Ce sont ses interminables échanges avec le public qui me gavent le plus. Mais bon, pour en avoir discuté avec des fans de la première heure, c’est son jeu de scène depuis toujours et ça représente une époque alors passons. Malgré tout, je passe un bon moment sur d’excellents titres comme “War Machine”  (tiré de l’album “Creatures of the Night”, mon préféré du groupe) et “I Love it Loud”, imparable encore aujourd’hui. En théorie, c’est la dernière fois que l’on verra les Américains sur scène avant leur concert final en fin d’année. Malgré les critiques, le groupe va sortir par la grande porte et une page du rock mondial va se tourner irrémédiablement. 

 


Hypocrisy (22:55-23:55 // Altar 


Behemoth (00:00-01:00 // Temple

Une autre tête d’affiche m’attend en effet sous la Temple. Et, premier constat, la tente paraît bien trop petite pour accueillir la foule qui se presse pour assister au show diabolique de Behemoth , toujours très attendu. Contrairement à beaucoup d’autres groupes, les Polonais soignent particulièrement le visuel scénique et n’hésitent pas à se renouveler. Rien que l’intro, en ombres chinoises, est une réussite. Le premier titre, le violent “Ora Pro Nobis Lucifer” met d’entrée tout le monde d’accord avec ce son surpuissant qui met la Temple à genoux d’entrée. la bande à Nergal va mettre beaucoup en avant des titres de son dernier opus “Opus Contra Naturam” et passent très bien l’épreuve du live (comme l’excellent “Once Upon A Pale Horse”). Mais c’est très bien d’avoir aussi des titres anciens comme les trop rares “Conquer All” ou “Daimonos” qui vont ravir les fans de la première heure. Et pour le reste, quelques bons classiques ne font pas de mal comme “Blow Your Trumpets Gabriel””. Et c’est avec le calme et étonnant “Bartzabel” que le groupe se retire de scène. Encore une fois, le contrat est plus que rempli pour Nergal et son équipe qui n’hésitent pas à renouveler leur setlist et à prendre des risques en passant à la trappe quelques incontournables. Mais vu le nombre d’excellents titres qu’ils ont en poche, ils auraient tord de s’en priver et leur carrière ferait du surplace. C’est lon d’être le cas et Behemoth aura sans doute encore beaucoup de belles choses à montrer à l’avenir. 


Parkway Drive (01:00-02:10 // MainStage 2

 

Pour finir en beauté la soirée et histoire de changer radicalement de style, allons voir ce que donne Parkway Drive . Beaucoup disent que la relève des dinosaures du hard rock /metal des années 70-80 se trouve dans cette scène metalcore mélodique qui marche beaucoup outre Atlantique en particulier. Malgré l’heure tardive, la foule est encore dense devant la Mainstage 2. Et le public est en furie devant le premier titre “Glitch”. C’est une ambiance qui fait plaisir à voir. D’ailleurs, le sympathique frontman Winston McCall a l’air très ému de voir cette foule nombreuse et déchainée. Il faut dire qu’en matière de show, on est encore bien servi par les jeux de lumière et les flammes. Et l’ambiance monte encore d’un cran quand Winston n’hésite pas à aller chanter dans la fosse et à revenir en slammant . Un des moments forts du show. Il y aura même un petit côté symphonique avec la présence de trois charmantes violonistes/Violoncellistes. Juste un bémol, la ballade “Darker Still” fait un peu mal à mes oreilles habituées à la scène plus extrême. Mais l’ambiance remonte vite avec les deux titres finaux “Crushed” et “Wild Eyes” repris en chÅ“ur par la foule, toujours en transe. Certains ronchons regrettent le côté un peu trop commercial et radiophonique du Parkway Drive mais il est indéniable que les Australiens sortent vainqueurs de la journée sur les grandes scènes avec leur show parfait.  
 

 


FishBone (01:05-02:05 // Warzone)

 


Katatonia (01:05-02:05 // Altar )

 

Photographes : Fanny Dudognon et David Vacher

Auteur : Etienne Conan

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