Category: Québec

Loud tourne un vidéoclip lors de sa rentrée montréalaise ! @ MTelus

Vendredi 27 février, Loud et ses invités prenaient d’assaut le Mtelus afin d’y livrer toute une performance. Si la salle n’était pas totalement comble, elle était certainement pleine à 98 % de sa capacité. Rien d’étonnant, sachant que le rappeur avait invité un peu plus tôt dans la semaine ses spectateurs à se mettre sur leur 31 pour cette soirée, avec l’intention de filmer un vidéoclip durant le spectacle.

C’est l’artiste Rymz qui ouvre le bal en tant que première partie. Celui-ci débarque sur scène accompagné d’un guitariste et d’un claviériste. On sent que la foule avait très hâte que la soirée débute : il y a du mouvement dès la première chanson. Le rappeur propose des singles de son dernier album Vivre à mourir, tels que Bang et Ma pref, pièce pour laquelle il invite d’ailleurs sa femme Naomi à performer le morceau en duo. La foule accueille avec enthousiasme le premier invité surprise de la soirée.

Malgré ses airs de dur-à-cuire, Rymz semble très humble : il prend soin de remercier à quatre reprises les spectateurs de leur présence et sourit constamment durant sa prestation. Rymz démontre une belle maîtrise de son flow, particulièrement durant Adam et Eve. Il joue certains classiques de son répertoire comme Ma zone, Hédoniste et C’que tu m’fais, chansons pour lesquelles la foule en redemande. Le rappeur conclut son explosive demie-heure avec High On Life et Goodbye, deux chansons qui font fredonner la foule.

C’est à 21h10 que le « rappeur préféré de tous tes rappeurs préférés » commence sa prestation. Alors que les premières notes de Game Time résonnent et que Loud se met à rapper, le rideau tombe et révèle l’artiste et ses trois musiciens : Ryan Stevenson à la batterie, Hubert Tremblay à la guitare et le producteur Ajust. Justement, ce dernier n’est jamais bien loin lors d’un spectacle de Loud et ce soir, il trône sur une plateforme dont la structure est cachée par l’iconique tapis que l’on retrouve sur la pochette du dernier opus de Loud. Douze sur douze.

Game Time se mue en la piste Splash, puis Loud enchaîne avec Lampe magique, ce qui plonge les spectateurs dans la nouvelle ère sans plus attendre. Il joue par la suite le troisième single de l’album, À ce que je sache, avant de ravir la foule avec un de ses plus gros hit, Fallait y aller.

Loud alterne les singles de ses différentes ères tels que Nouveaux riches, Peinture à l’huile, Hold Up et Jamais de la vie, tout en portant une attention particulière au nouvel opus. En effet, Loud joue l’entièreté de son long-jeu, à l’exception de la pièce d’intro 1/12 et la dernière piste 13/12. Et ce n’est pas tout !

Au cours de la soirée, le rappeur fait monter pas moins de cinq artistes invités sur scène. D’abord, avec Stazz, il performe Signe, suivi par Aswell qui vient rapper sur scène sa chanson Backstage. Soulignons que c’était également la journée de parution de l’album d’Aswell, Berger, ainsi que la journée de sortie du vidéoclip pour Backstage, mais aussi l’anniversaire d’Aswell !

L’esprit est à la célébration : Loud lance de la merch dans la foule et prend même un shooter avec le fêté. Le rappeur poursuit avec une perfo acapella de I said what I said (et on en a des frissons tellement c’est solide), avant de jouer Une chose à la fois accompagné par Connaisseur Ticasso. On retient ensuite notre souffle en entendant les premières notes de Sometimes All the Time.  Étant donné la pluie d’invités dans le ciel du Mtelus ce soir, on espérait revoir notre étoile nationale Charlotte Cardin, mais non, ce sera à la foule de chanter les paroles du single

Le prochain invité lui aussi n’est jamais bien loin de Loud lors d’une prestation. Lary Kidd, complice de longue date et membre du projet Loud Lary Ajust, débarque sur les planches avec une énergie extraordinaire. Les deux rappeurs font vibrer chaque personne du Mtelus, du plancher au plafond pendant On my life. Ils raviront ensuite les fans de LLA avec ONO, RSVP ainsi que leur gros hit, XOXO.

Afin de présenter la dernière invitée, Loud introduit une de ses chansons comme un classique qu’il a adoré revisiter. Provenant de l’album Aquanaute d’Ariane Moffatt, Loud a samplé un extrait de Hasard, qu’il a incorporé dans sa chanson Par hasard et c’est sous un tonnerre d’applaudissements qu’Ariane entre en scène pour performer le morceau. Elle se donne à fond, revêtant une attitude de gangster avec ses lunettes fumées, ses bras croisés et un sourire malicieux alors que Loud rappe ses couplets. Le tout se conclut par un câlin bien senti entre les deux artistes, puis, tout le monde sort de scène et vient le temps du rappel : et c’est tout un rappel auquel on a droit !

Deux auréoles lumineuses à l’effigie de l’album Une année record s’illuminent sur la scène et Loud, maintenant vêtu d’un blouson Douze sur douze, enchaîne hit après hit : TTTTT, 56K, Toutes les femmes savent danser et Devenir Immortel (et puis mourir), chanson pour laquelle il reçoit un long standing ovation. Le rappeur annonce qu’est venu le temps de la dernière piste. Il ajoute qu’il y a sept ans, au Metropolis, il tournait le clip de TTTTT et que ceux qui étaient sur place savent que ça se fait en une seule prise. Il indique qu’il va descendre dans la foule, qu’il n’y a pas de règles et il invite la foule à s’amuser. Alors que les premières notes de A Win is a Win résonnent, un caméraman filme Loud assis sur un banc de parc et le suit de près alors qu’il descend dans la foule compacte du Mtelus, tout en rappant la chanson en entier pour la caméra. Un image mentale qu’on est pas prêt d’oublier : tout le parterre saute à l’unisson en entourant le rappeur, en dansant, en chantant et en festoyant.

L’ère Douze sur douze est définitivement rafraîchissante pour les fans de longue date. La variation des chansons jouées, dont celles du répertoire de LLA, en plus de tous les invités surprises, sans oublier le tournage du vidéoclip, ont contribué à rendre cette soirée mémorable. C’est l’une des meilleures prestations que Loud a offertes à son public depuis longtemps.

Journaliste : Laurence Daoust

Crédit photo : LOUD (images tiré d’un vidéo promo sur Facebook)

TWICE en grand format : production démente, émotions scénarisées @ Centre Bell (Montréal)

Mardi soir, le Centre Bell affichait complet pour la venue de TWICE, preuve de l’ampleur qu’a prise la K-pop à Montréal. Dans la salle, la mer de light sticks pastel et les cris constants donnaient à l’événement une atmosphère presque cérémonielle. Après une introduction vidéo, le groupe a lancé la soirée avec une première séquence efficace. Strategy, SET ME FREE et I CAN’T STOP ME qui installent immédiatement la mécanique du spectacle.

Structuré en plusieurs actes séparés par des interludes, le concert avance ensuite comme une suite de tableaux très contrôlés. La deuxième partie ramenait certains titres populaires comme The Feels et CRY FOR ME, avant une longue section de solos où chaque membre prend brièvement le devant de la scène. La dernière portion s’appuie surtout sur les succès les plus connus : FANCY, What Is Love?, Dance the Night Away pour provoquer la réaction attendue de la foule. Un rappel avec Feel Special et TT viendra conclure une soirée où tout semblait soigneusement programmé pour maintenir l’enthousiasme du public.

Quand la pop devient protocole : TWICE et la liturgie K-pop.

Parce que TWICE au Centre Bell, c’était d’abord une leçon de logistique. Une salle pleine jusque dans les hauteurs, une scène centrale en trois îlots, des passerelles pensées pour que personne ne se sente oublié, et une armée de danseurs qui transforme chaque morceau en tableau. Deux heures nettes, pas de première partie, zéro temps mort côté machinerie. Dans l’échelle du « gros show » contemporain, on est au sommet : lumières chirurgicales, écrans omniprésents, confettis aux bons endroits, et cette précision presque inhumaine qui fait passer un concert pour une production télé en direct.

Le paradoxe, c’est que cette perfection finit par tout uniformiser. Musicalement, beaucoup de titres se confondent, non pas parce que c’est “mauvais”, mais parce que la formule TWICE (pop ultra calibrée, hooks sucrés, drops propres, refrains conçus pour être scandés) se décline à l’infini avec de petites variations. À force, on entre dans une sorte de trance douce : un continuum de mélodies bien rangées qui produit un effet hypnotique, presque zen, comme si le concert était moins une suite de chansons qu’une expérience de flux. On en ressort avec l’impression d’avoir traversé un long tunnel de couleurs pastel, impeccablement éclairé.

Et puis il y a l’autre face du modèle K-pop : le rituel de l’interaction, millimétré lui aussi. Plusieurs pauses, parfois longues, où les huit membres prennent le micro une par une, attendent les cris, relancent les applaudissements, reprennent. Sur le papier c’est du “lien” avec la salle; en pratique, ça ressemble à une mécanique d’affection obligatoire. On n’est pas tant dans la spontanéité que dans le service après-vente émotionnel, cette partie du spectacle où l’authenticité est scénarisée comme un segment du set.

Impossible aussi d’ignorer l’absence de Dahyun, forfait pour raisons de santé (fracture). Le show continue, évidemment. Il doit continuer. C’est là que TWICE devient un symbole plus large que son répertoire : celui d’une industrie qui vend de la proximité, de la perfection et de l’endurance, tout en consommant ses artistes à un rythme qui frôle l’absurde. Les absences à répétition depuis le début de la tournée 2025 font planer la question du surmenage et la réponse, implicite, est toujours la même : on ajuste la chorégraphie, on redistribue les lignes, on sourit plus fort. La machine ne s’arrête pas.

TWICE, formé via l’usine à talents JYP et devenu un des noms majeurs de la troisième génération K-pop, n’a plus rien à prouver en termes de statut. Justement : leur concert montre ce que ce statut coûte. C’est brillant, massif, maîtrisé. Mais derrière la fête, on voit aussi le produit : standardisé, rentable, conçu pour tourner sans accroc, même quand il manque une pièce au tableau. Et c’est peut-être ça, la vraie étrangeté de la soirée : assister à un spectacle spectaculaire, tout en sentant le poids de ce qui le rend possible.

Journaliste: Paul Blondé

Photo fournie par JYP Entertainment, Patrick Beaudry 

De génération en génération : The Offspring rassemble

Ce soir-là, la tournée Supercharge de The Offspring faisait escale à Montréal, accompagnée du groupe Bad Religion en première partie.

La performance d’ouverture était sobre mais efficace, posant une belle mise en place pour ce qui allait être une soirée punk rock bien sentie.

L’entracte, fidèle au style américain, était tout sauf ennuyant. Une caméra parcourait la foule pour mettre les gens dans l’ambiance, et un dirigeable aux couleurs de The Offspring, arborant leur logo, se promenait au-dessus de la salle, un détail festif qui a bien réchauffé la crowd.

Avant que The Offspring monte sur scène, un compte à rebours et leur mascotte (un gorille) ont réchauffé la foule, créant une belle anticipation.

Quand le groupe est finalement entré, la vibe punk rock s’est installée immédiatement. Ce qui frappait, c’était la diversité du public : des fans de tous les âges, unis par la même passion.

Malgré un stage sobre, les écrans offraient une belle animation tout au long du show. On pouvait y voir par moments les membres du groupe, la foule, des illustrations des artistes ou simplement des animations, ce qui donnait une belle dimension visuelle à la soirée.

Ce qui m’a aussi touché, c’est de voir les membres du groupe rire et se parler entre eux sur scène à plusieurs reprises.  On sentait qu’ils prenaient vraiment du plaisir à être là, et c’était beau à regarder.

Le groupe a rendu hommage à Ozzy Osbourne, décédé fin 2025, en interprétant Crazy Train, un beau clin d’œil émouvant à une icône du metal. Ils ont également glissé dans le set un extrait de Black Sabbath, pas joué en entier ainsi que des reprises des Ramones et même des Beatles, de quoi surprendre plus d’un spectateur.

Parmi les moments forts, Gone Away m’a particulièrement touché, interprétée d’abord dans sa version 2021, puis dans la version originale de 1997, une chanson que j’adore.

La fin du show a enchaîné les classiques, culminant avec The Kids Aren’t Alright, laissant la salle euphorique jusqu’à la dernière note.

Une soirée punk rock mémorable, tout simplement.

Journaliste et Photographe: Alex Guay

Froid dehors, feu sur scène : Lord Of The Lost de retour dans la métropole @ Théâtre Beanfield (Montréal)

Il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour revoir la formation allemande Lord Of The Lost dans la métropole. Ils étaient accompagnés du groupe canadien The Birthday Massacre ainsi de la formation Wednesday 13 pour lors de leur passage au Théâtre Beanfield.
La neige et le froid qui s’abattent sur la métropole ne ralentissent pas les amateurs en ce dimanche et il y a beaucoup d’amateurs dans le Théâtre Beanfield pour voir la formation Wednesday 13. Le fait qu’ils n’ont pu se produire en tête d’affiche l’année dernière a certainement un effet sur la quantité d’amateurs qui ne voulaient pas manquer leur prestation. Le groupe prend d’assaut la scène avec leur musique punk/rock et les amateurs manifestent leur appréciation dès la pièce When The Devil Commands tirée de leur dernier album. En plus de celle-ci, le groupe va jouer deux autres titres de cet album, soit Rotting Away et In Misery. Wednesday 13 est encore une fois en très grande forme et il interagit constamment avec les amateurs. C’est cependant lors de la pièce 197666 que les amateurs vont se déchainer. Les guitaristes Jack Tankersley et Ashes sont très énergiques, mais ils ne se déplacent pas beaucoup sur scène. Ils laissent cela au bassiste Troy Doebbler ainsi qu’au chanteur.  Même s’ils sont le premier groupe de la soirée, ils ont énormément de place sur scène pour s’exécuter. Le titre Summertime Suicide (Murderdolls) est toujours bien apprécié par les amateurs et ces derniers vont démontrer beaucoup d’enthousiasme pendant celui-ci. Il est étrange de retrouver le batteur Mike Dupke à une extrémité de la scène, mais la configuration de la scène ne lui laissait que cet endroit, car les batteries des trois groupes étaient présentes sur scène. Cela n’a pas empêché Mike de démontrer tout son savoir-faire durant leur prestation.  Le groupe garde le meilleur pour la fin de leur courte prestation alors qu’ils enchainent les titres I Walked With A Zombie, Bad Things ainsi que l’incontournable I Love To Say Fuck alors que l’on peut voir Wednesday 13 s’exécuter avec son parapluie. Comme vous l’avez probablement remarqué, le groupe pige dans son premier ainsi que son dernier album principalement. Il faudra maintenant espérer que le groupe va revenir jouer comme tête d’affiche plus tard cette année.
C’est maintenant au tour de la formation The Birthday Massacre d’offrir leur musique gothique aux amateurs. Ces derniers embarquent moins que je pensais dans la musique plus tranquille et les gens semblent davantage en mode découverte. C’est bien entendu la chanteuse Sara ‘Chibi’ Taylor qui retient l’attention et cette dernière interagit constamment avec la foule. Les guitaristes Michael Rainbow et Michael Falcore sont principalement concentrés sur leurs guitares et semblent dans leur mode tout au long de la soirée alors que le bassiste Brett Carruthers s’occupe de donner le spectacle. Le groupe pige dans l’ensemble de leur discographie et leur dernier album n’aura que deux titres (Sleep Tonight et The Vanishing Game).  Philip Elliott va se démarquer à la batterie pendant la pièce All Of Nothing et démontrer à quel point sa technique est excellente. Le groupe entame le dernier droit de leur prestation avec une succession de leur plus grand succès et cela va animer la foule rapidement. Nous retrouvons donc Destroyer, Blue, Happy Birthday, In The Dark, Pins And Needles et Red Stars. La prestation du groupe a bien été reçue par les amateurs, mais malheureusement, leur style musical à casser le rythme que le groupe précédent avait généré.
C’est finalement le temps d’accueillir la formation Lord Of The Lost et les Allemands ont très hâte de renouer avec les amateurs montréalais. Ils ont pratiquement aussi hâte que les amateurs et nous pouvons voir que le chanteur Chris Harms déborde d’énergie dès les premiers instants de leur prestation. Malgré l’ambiance sombre, l’atmosphère est à la fête et nous pouvons voir que les guitaristes Pi Stoffers et Benjamin Mundigler sont un grand sourire tout au long de la soirée. Nous remarquons cependant que le bassiste Klaas Helmecke n’est pas de la tournée pour des raisons médicales. Étonnamment, le groupe ne joue pas de titres de leur plus récent album (Opvs Noir Vol. 2) paru en décembre dernier, mais concentre leurs efforts sur l’Opvs Noir Vol. 1 qui date de l’été dernier avec cinq titres. Drag Me To Hell va rassembler les amateurs alors que Wednesday 13 va revenir sur scène pour chanter I Hate People avec Chris. Le style pop/métal continu avec la pièce Blood For Blood avant de revenir avec leur son industriel et Loreley met la table pour Blood & Glitter alors que Chris prendra un bain de foule dans l’espace réservé à la sécurité. Light Can Only Shine In The Darkness donnera des frissons alors que leur excellente reprise de The Look (Roxette) fera exploser la foule avant de conclure la soirée avec The Things We Do For Love.
Les amateurs ont bravé le froid et cela en valait la peine. Chris a dit à la blague que cette tournée aurait s’appeler Cold Winter Tour au lieu de Dark Winter Tour. À voir l’engouement pour Lord Of The Lost pour ce second passage dans la métropole, je crois qu’il faudra une plus grande salle pour leur prochaine prestation.

Journaliste: Albert Lamoureux

Photographe: Thomas Mazerolles

Ghost : un rituel bien rodé, sans prise de risque @ Centre Bell (Montréal)

Formé en Suède au début des années 2010, Ghost s’est rapidement imposé comme un groupe à part dans le paysage rock et metal. Mené par Tobias Forge, le projet mélange des influences heavy metal, hard rock et pop occulte, le tout enveloppé dans une imagerie religieuse sombre et théâtrale. Au fil des albums, Ghost a su élargir son public, passant de salles plus intimistes à de grandes scènes internationales, avec une identité visuelle et musicale très forte.

Sur scène, le spectacle a toutefois pris son temps à se mettre en place. L’énergie a clairement évolué en crescendo, mais le décollage s’est fait attendre. Avant la sixième chanson, le show semblait étonnamment statique. Le groupe utilisait peu l’espace scénique et, de loin, la scène paraissait presque banale, carrée, sans réelle mise en valeur. Même en prenant de la hauteur, on devinait qu’il y avait un potentiel scénographique, mais celui-ci n’était tout simplement pas exploité.

C’est réellement à partir de la sixième pièce que le concert a pris une autre dimension. Le stage a commencé à « vivre », les arrière-plans se sont animés et l’énergie du public est montée d’un cran, surtout lors des titres les plus connus. Sur « Rats »« Mary on a Cross » et « Kiss the Go-Goat », la foule chantait en chœur, créant enfin une vraie communion entre le groupe et le public. Ce sont clairement ces moments-là qui ont porté le concert.

Il y a eu de la pyrotechnie, mais rien de particulièrement impressionnant ou mémorable — ce qui surprend pour un groupe reconnu pour son univers visuel. Cela dit, la fin du spectacle était nettement plus solide, tant au niveau de l’intensité que de la réponse de la foule.

Un élément très intéressant à souligner : l’interdiction des téléphones cellulaires. C’était franchement rafraîchissant de voir une salle sans écrans levés, avec un public réellement présent dans le moment. L’expérience était plus immersive et plus authentique. Toutefois, je m’attendais à ce que cette restriction cache des éléments plus exclusifs ou des surprises visuelles qu’ils ne voulaient pas dévoiler pour le reste de la tournée, ce qui n’a finalement pas été le cas.

Au final, le son était bon, la fin du concert efficace, et Ghost demeure un groupe solide sur scène. Mais avec leur réputation, leur esthétique et leur popularité actuelle, j’ai eu l’impression que le groupe s’était un peu assis sur ses lauriers. Le spectacle repose beaucoup sur des acquis et sur la réaction du public aux succès déjà bien établis, plutôt que sur une réelle prise de risque ou une volonté de surprendre. Résultat : un concert correct, parfois très bon, mais en deçà des attentes — d’où cette note de 6/10.

Journaliste et photographe: Alexandre Guay

Privacy Settings
We use cookies to enhance your experience while using our website. If you are using our Services via a browser you can restrict, block or remove cookies through your web browser settings. We also use content and scripts from third parties that may use tracking technologies. You can selectively provide your consent below to allow such third party embeds. For complete information about the cookies we use, data we collect and how we process them, please check our Privacy Policy
Youtube
Consent to display content from - Youtube
Vimeo
Consent to display content from - Vimeo
Google Maps
Consent to display content from - Google