Category: Hellfest Open Air Festival 2015

Entrevue: Triggerfinger @ Hellfest (France)

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Thorium a eu l’occasion de rencontrer Paul Van Bruystegem alias Mr Paul, le bassiste de Triggerfinger, à l’occasion de leur passage au Hellfest. Ce personnage sympathique nous a offert son temps et sa bonne humeur pour une petite entrevue.

Thorium: Vous venez au Hellfest pour la première fois, connaissiez-vous le festival avant ça ?

Mr Paul : Je connaissais le nom, mais je ne savais pas du tout qu’il y avait autant de groupes à l’affiche et de très bon groupes ! On est arrivés ici à 18h et en fait on voulait tout voir : ZZ Top, Slash et Killing Joke qu’on a vu un petit peu, Faith No More… il y’en a trop !

Thorium: Qu’est-ce qui vous a amené à jouer ici ?

Mr Paul : “Et bien, c’est notre booker qui nous a annoncé ça : « Vous allez au Hellfest ». Quand on entend le nom  Hellfest , on se doute bien que ce n’est pas un festival folk. En fait, nous souhaitons de plus en plus jouer dans des festivals vraiment rock parce que c’est ce que nous aimons.
Nous avons fait un petit tube, bon allez, un grand tube… nous avons fait la reprise de Lykke Li, I Follow Rivers  et à la suite de ça, nous avons joué sur des festivals plutôt pas mal mais beaucoup plus mainstream… Au final, on ne se sentait pas très à l’aise, nous ne n’étions pas dans notre univers.”

Thorium: Le Hellfest est essentiellement un festival metal et il y a beaucoup de groupe métal extreme, hardcore, death metal, balck métal… Comment vous situez-vous par rapport à ces groupes ?

Mr Paul : “Oui il y a plein de styles différents ici, tu as des classiques comme Venom, tu as Slash qui est plutôt du rock mainstream américain et puis Killing Joke c’est vraiment les années 70/80… Nous on vient plutôt du blues et du rock, du coup je trouve qu’on se mélange bien aux autres styles. On ne fait pas du métal mais du rock dur avec plein de blues et d’énergie et notre petit plus c’est peut-être l’humour et la folie. On ne rit pas avec la musique, non, ça on le prend très au sérieux mais entre nous, on délire. Moi j’ai 57 ans, et on croirait que je suis drogué tout le temps, mais non, je m’éclate juste. Notre musique n’est peut être pas du métal ou de la musique extrême mais dans la tête on est clairement plus proche de cet univers.”

Thorium: Vous avez créé le groupe en 98 mais votre carrière a vraiment décollé autour de 2010 avec l’album All This Dancin’ Around. Parlez-moi un peu de votre parcours ?

Mr Paul : “Oui, moi je suis arrivé un peu plus tard, à la base je suis guitariste. J’ai beaucoup joué en France avec Beverly Jo Scott, la chanteuse américaine. Ça fait donc 10 ans que je joue avec Triggerfinger, avant c’était Wladimir Geels. Nous avons toujours beaucoup joué en live, environ 3 à 5 fois par semaine. Il n’y a pas grand chose qui a changé depuis, sauf les lieux qui sont devenus plus grands et les fans qui sont plus nombreux, et c’est fantastique ! Tu sais, être en concert ce n’est pas la chose la plus intelligente que l’on puisse faire dans la vie mais c’est tellement bon… même juste une heure de live, c’est le moment où tu apprécies le fait d’avoir passé des heures sur la route, on oublie tout quand on est sur scène. Ça fait 40 ans que je fais de la musique mais avec Triggerfinger c’est spécial, il y a quelque chose de presque chimique qui se passe entre nous trois. Quand ils m’ont demandé de jouer de la basse, alors que je suis guitariste j’ai tout de suite senti que ça marcherait car je ressentais une connexion particulière entre nous et tu vois, je suis très heureux d’avoir dit oui. Ils m’auraient demandé de jouer du triangle, j’aurais aussi accepté (rires…)”

Thorium: Vous avez repris différentes chansons comme Sweet Dreams, Mercy Down et bien évidemment I  Follow Rivers qui a cartonné. Comment avez-vous choisi ces titres, pourquoi?

Mr Paul : “Tu sais, souvent les groupes qui tournent beaucoup comme nous – à l’époque il y avait The Rolling Stones ou The Who – et bien quand tu joues beaucoup tu veux aussi t’amuser, et c’est pas tous les jours que tu peux écrire un nouveau morceau. Quand tu es avec tes potes, tu peux dire : « ah tiens, tu connais ça ? » et tu joues un morceau que tu aimes bien, d’un coup, ça part en bœuf avec les copains et c’est fun. C’est toujours un peu comme ça que ça se passe, rien n’est planifié, on improvise. La chanson de Lykke Li par exemple, c’était pour la radio et il était 6h du matin, on ne savait pas quoi jouer et nous étions obligés de jouer un de nos morceaux ainsi qu’une reprise du top 50 en direct. Il y a que de la dance, de la techno…il n’y avait pas grand-chose que l’on pouvait faire et Ruben nous a dit « ça c’est pas mal » en parlant de I Follow Rivers, et voilà qu’à 6h du matin nous cherchions les accords. Mario a pris une tasse de café et des cuillères et hop, il nous a fait le rythme et Ruben s’est mis à siffler. Jusqu’à la dernière minute il se demandait s’il allait jouer sur la guitare ou bien siffler. Très honnêtement je me demande si ça aurait aussi bien marché s’il n’avait pas sifflé justement…c’est vraiment un pur hasard. Le soir même nous avions un concert et les gens nous ont dit que c’était super, la vidéo était déjà sur Youtube et voilà… le single, uniquement disponible en version live a été récompensé (Or en Allemagne et double platine au Pays-Bas et en Belgique). Pour les autres reprises, c’était vraiment pour s’amuser avec des titres qu’on adore comme Sweet Dreams.”

Thorium: Votre 4ème album studio By Absence of The Sun est sorti il y’a plus d’un an maintenant. Aujourd’hui quel est votre ressenti sur cet album ?

Mr Paul : ” Pas de regret ! C’est comme quand on prend une photo : c’était nous à ce moment là. Maintenant, une année plus tard, je me dis parfois que l’on aurait pu faire certaines choses différemment mais c’est trop tard. Ça me fait ça avec tous les albums, tous les musiciens pensent un peu comme ça, parce qu’on évolue, on n’arrête jamais… Dans tous les cas nous sommes très contents, c’était une très bonne expérience, c’est le deuxième album qu’on enregistre en Amérique dans un grand studio. Ça sera peut-être différent pour le prochain, je ne sais pas…”

Thorium: Quelle est la chanson que vous préférez jouer en live?

Mr Paul : “Ahhhhhh… (long moment de réflexion) C’est difficile parce que très honnêtement il n’y en a aucune que je n’aime pas jouer. Si je devais choisir, moi personnellement, ce serait deux titres que l’on va jouer ce soir : On my knees et My baby’s got a gun. Ah oui, et puis aussi Camaro. Je ne sais pas trop comment l’expliquer sauf pour On my knees que j’ai découvert avant de faire partie du groupe, en tant que spectateur je m’étais dit « woooooooaw ». C’est d’ailleurs le seul titre que l’on joue à chaque concert depuis 10 ans, c’est moi qui dis « ah non hein, on ne l’enlève pas je veux la jouer » (rires…). C’est un morceau qui est lourd et qui monte vraiment en intensité, c’est impossible de ne pas bouger quand on l’entend.”

Thorium: Que pensez vous du public français ?

Mr Paul : “Ce que j’aime vraiment en France quand on joue My baby’s got a gun, c’est que tout le monde est hyper silencieux, on n’entend pas un seul bruit. En Hollande on nous aime bien, mais les gens parlent tout le temps quand cette chanson commence alors qu’en France c’est le calme complet, et puis, quand ça démarre les gens deviennent fous d’un coup. Ça j’adore ! Les français sont très attentifs, c’est très chouette pour jouer et ça donne envie de donner encore plus. Hier, nous étions à Moscou en Russie et nous avons eu une réaction de la part des gens que nous n’avions encore jamais vu. Quand Ruben a dit « Jump », les 50 000 personnes du stade se sont mises à sauter, c’était hyper impressionnant ! Mais bon les russes sont toujours un peu bourrés pour faire la fiesta, en France les gens sont plus calmes mais on sent qu’ils nous aiment vraiment. En Belgique par contre, ce n’est pas très agréable… les gens nous écoutent sans grande conviction, juste parce qu’on est du coin. C’est bien d’être ici.”

Thorium: Vous avez dû annuler votre venue à Toulouse aux côtés de Placebo le mois dernier, projetez-vous de venir cette année pour rattraper le coup ?

Mr Paul : ” Franchement je ne sais pas. Tu sais, après le succès de I Follow Rivers, on pleurait presque tous les trois dans le bureau du manager pour lui dire « arrête on ne peut plus » tellement nous étions épuisés, on devait encore faire un album et on arrêtait pas entre les voyages, les interviews, les concerts… on était proches du burn out. Du coup on a ralenti le rythme, on veut bien jouer beaucoup mais pas au point d’en crever non, non… on veut donner de la qualité aux gens. Tout ça pour dire qu’on ne choisi pas nos dates, donc finalement je ne peux pas te répondre…”

Merci à Triggerfinger, Mr Paul et leurs équipes de nous avoir accordé de leur temps.

Auteur: Fanny Dudognon

Photos: Antony Chardon

Hellfest Open Air 2015 – Jour 3 @ Clisson (France)

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21 Juin 2015 – C’est parti pour la troisième et (malheureusement) dernière journée au Hellfest avec une programmation bien chargée, idéale en ce premier jour d’été et de Fête de la Musique. Le soleil est une fois de plus au rendez-vous avec une légère petite brise, nous avons vraiment beaucoup de chance cette année car la météo est au top ! Il est 10h15, les metalheads ne se sont pas fait prier pour se lever. Pour ma part, je ne souhaite manquer sous aucun prétexte le set d’Iron Reagan et me lance dans un sprint revigorant qui me fera arriver pile à l’heure !


IRON REAGAN

10h30, les thrashers, punks et autres festivaliers sont réunis devant la Main Stage 2, j’arrive l’haleine courte au moment où les premières notes de Cycle of Violence retentissent. Vous reconnaissez sans doute Tony Foresta, également vocaliste à la tête de Municpal Waste ainsi que l’un des guitaristes, Phil Hall. Ils sont accompagnés par Mark Bronzino à la guitare, Rob Skotis à la basse et Ryan Parrish à la batterie. Tu n’as pas bu ton café ce matin ? Don’t worry, Iron Reagan c’est plus efficace que la caféine pour se réveiller. On est parti pour une demi-heure de thrash crossover, ça joue vite, ça joue fort ! Le quintet nous balance pas mal de titres de leur album The Tyranny of Will sorti en 2014 : Miserable Failure, U lock the Bike Cop, Your Kid is an Asshole et le punchy I Won’t Go sur lequel le public lance un circle-pit. Les virginiens nous projettent leur musique en pleine face, les blast beat sont explosifs, les guitaristes gèrent les riffs rapides aux côtés d’un bassiste qui headbang à fond et d’un frontman souriant. Leur cover de Skull full of Maggots de Cannibal Corpse à l’effet d’une bombe et dans le pit c’est déjà la fiesta. Iron Reagan joue enfin l’excellent 4 More Years et Tony conclu le show avec une roue disgracieuse qui aura le don d’amuser la galerie. Un set impétueux qui met de bonne humeur ! On retrouve le groupe à l’Xtreme Fest le 18 juillet.


BIRDS IN ROW


LOST SOCIETY

La Main Stage 2 sera à 80% thrashy aujourd’hui, Lost Society arrive un peu avant 12h. Rappelons que le groupe s’est ajouté à la prog peu de temps avant le jour J afin de combler l’annulation d’Hirax. Pas évident de remplacer une pointure du thrash devant un public qui ne connait pas forcément les jeunes finnois. Très jeunes mais déjà très à l’aise sur scène, ils vont nous servir un set pour le moins décoiffant. Les morceaux comme KILL, Tyrant Takeover, Terror Hungry ou encore Braindead Metalhead ne peuvent pas vous laisser de marbre. Ossi fait fumer la double pédale et frappe ses fûts avec hargne, une rythmique doublée par les vrombissements de la basse de Mirko. Samy, accompagné de sa guitare, assure son rôle de frontman et hurle fervemment les paroles « terrrrrroooorrrrrrrrrr ». Arttu se donne également à fond, délivrant les riffs ultra mélodiques de façon presque désinvolte. Leur fougue vous emporte, vous incitant au brisage de nuques, slams, circle pit et pogos. Le vocaliste fera même une petite animation: il nous demande de nous baisser, le public se prend au jeu et tous les poings sont levés, hop ! jump collectif ! Le son un peu trop fort ne fera qu’accentuer le côté agressif des compos. On s’en prend plein les oreilles, une bonne prestation, les petits en ont dans le bide et leur technique est impressionnante. Un groupe que j’appréciais déjà en album dans la même veine que Dust Bolt ou encore Crisix. La relève thrash est assurrée !


CODE ORANGE

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Bienvenu sur la Warzone, au programme ce matin chaleur, guitare, bière et punk hardcore un poil décalé. Les jeunes de Code Orange nous rendent visite et vont s’imposer comme une bonne surprise de la matinée. Avec l’album I Am King, le quatuor avait posé un style dark, agressif et un peu décousu … Tout un programme donc, et c’est avec quelques a priori que j’abordais ce live. Comme quoi ça sert d’être curieux ! Le groupe va réussir à créer une ambiance mystique tout en assurant un jeu dynamique et violent comme on aime, hyper sympa ! Tout de noir vêtus, avec un chanteur également grand massacreur de fûts et une guitariste gueulante à la chevelure flamboyante, le groupe est  fascinant, et même si  ce n’est pas le set qui va électriser les mosheurs ce matin, la prestation est à saluer, à la sortie, tout le monde semble avoir pris son pied.


ETHS


THE HAUNTED

12h30, certains prennent leur pause repas, personnellement, ce que je vais manger c’est surtout du bon gros son bien bourrin! Le backdrop aux couleurs d’Exit Wounds, le dernier album de The Haunted, est installé. Au pied de la Main Stage 2, on se prépare pour une bonne dose de thrash/death made in Sweden. Jonas Björler à la basse et Patrick Jensen à la guitare, fidèles au poste depuis la création du groupe, débarquent. Ils sont accompagnés par d’anciens membres, le batteur Adrian Erlandsson et le vocaliste Marco Aro de retour en 2013, année où fut recruté le guitariste Ola Englund pour remplacer Anders Björler. Un line-up solide qui va tout déchirer, démarrant en force avec No Compromise suivit de 99 et Trespass. Le son est hyper bon, les riffs à la fois lourds, mélodiques et acerbes déciment la foule qui s’active instantanément. La basse gronde comme le tonnerre, les beats de batterie sont dévastateurs et le chant puissant de Marco est simplement parfait. C’est reparti pour le bal des tornades chevelues, et l’invasion des devil’s horns : Eye of the Storm, D.O.A, My Enemey…, cette musique prend aux tripes. Ce n’est pas Steve Souza (Exodus) qui dira le contraire, sur le côté de la scène, il est absorbé par le show, faisant du airdrum comme un gosse. Nous avons devant nous des musiciens, techniciens et showmen, le temps va passer à une vitesse incroyable et le public agité se régale. Anders, que l’on retrouvera avec At The Gates, vient jouer Hate Song aux côtés de ses anciens camarades pour notre plus grand plaisir. Encore un concert de folie, quel début de journée fabuleux !


RED FANG


DARK TRANQUILITY

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14h20, un petit coup de crème solaire et un petit massage de nuque, hop ! Nous sommes opé pour la venue de Dark Tranquility. Ah… les suédois dont je suis fan son de retour parmi nous au Hellfest, un lieu qu’ils affectionnent particulièrement. C’est d’ailleurs un Anders Jivarp fringant et souriant qui prend place derrière sa batterie, ses baguettes claquent, The Science of Noise, les autres musiciens arrivent. Puis, le charismatique Mikael Stanne fait son apparition, acclamé par la foule. Ce mec est un chanteur fabuleux, capable de moduler sa voix grave avec précision alternant chant clair et chant death robuste et tout ça, avec la banane durant tout le concert. La set-list permet de s’époumoner sur des titres cultes comme The Wonders at your Feet ou le sublime ThereIn mais aussi d’apprécier la qualité des nouvelles compositions tirées du récent Construct dont The Silence in Between ou State of Trust. Le mauvais réglage sonore ne rend pas justice au groupe, mais le quintet donne tout ! Niklas Sundin qui vient d’être papa est remplacé par Erik Jacobson (Deals Death) qui s’en sort très bien. La place de bassiste (inoccupée depuis est aujourd’hui tenu par Anders Iwers (Tiamat) posté à côté du guitariste Martin Henriksson toujours aussi efficace. Le public bouge bien et les fans seront comblés lorsque Mikael viendra au contact, accroché à la barrière (tout comme l’avait fait précédemment Marco Aro). Un set qui s’achève avec le somptueux Misery’s Crown. De toute beauté avec un Dark Tranquility plein de générosité, d’intensité et d’émotion, et ce, malgré le son plutôt moyen (qui s’est tout de même amélioré en cours de route). Bravo!


SNOT

Snot c’est ce genre de groupe qui aurait pu  atteindre les cimes convoitées d’une notoriété fulgurante si le destin ne l’avait pas littéralement pulvérisé en plein vol. Le groupe a été brisé dans son élan suite à la mort de son chanteur Lynn Strait, laissant pour héritage un unique album, Get Some (1997) et le souvenir pour les fans d’un des meilleurs groupes de nu metal de cette décennie. Mais comme certaines personnes ont parfois des idées de génie, les anciens membres se dégotent un nouveau chanteur en 2008 et repartent à l’attaque pour notre plus grand plaisir. Bon, un préambule un peu long, mais les musiciens le méritent,  puisque leur set sur la Warzone a été un des plus énorme de la journée. Avec un seul album à leur actif, la setlist est facile à établir : une entrée explosive sur le titre Snot, puis Joy Ride, I Jus’Lie (dédié aux demoiselles du pit), le culte Stoopid que personne ne peut suivre en gardant ses deux pieds par terre, et ça continue comme ça avec Tecato, Get some, Deadfall ou Snooze Button dans une décharge d’énergie qui ne faiblira pas. Le rythme est ahurissant, le remplaçant de Strait est parfaitement à son aise au milieu du groupe, son débit un peu Dub apporte une touche nouvelle aux compositions. On enchaîne riffs agressifs, pédale wah-wah, rythmes funky tout ça dans un esprit de baston que le public a capté à 100%, ça tape mais toujours avec un grand sourire. Un set excellent, à tous les niveaux, des musiciens au top et un enthousiasme partagé par tous. Un des grands souvenirs de ce fest pour moi.


EXODUS

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C’est parti pour la Main Stage ! Il est bientôt 16h, il fait chaud, on est tous épuisés … Mais bon c’est un gage de qualité qu’on rejoint, alors on se motive. Le groupe de thrash nous accueille avec Black 13 extrait de Blood in Blood out sorti en 2014 … Bon y’a pas à tortiller, ça envoie du steak : les américains sont déchaînés, et devant la scène le public se prépare de belles courbatures au cou pour le lendemain. Ce sont des titres cultes que le groupe va balancer l’air de rien à la tête des fans qui n’en peuvent plus d’excitation : Children of a Worthless God, Blacklist, Bonded by Blood, Toxic Waltz, un petit cover de Slayer avec Raining BloodGary on pense à toi – tout ça entrecoupé des pointes de l’humour un poil cinglant de Steve ‘Zetro’ Souza, que demander de plus ? La batterie explose presque sous la pression de la double pédale, les guitares dézinguent les sonos et le frontman s’éclate sur le devant de la scène. C’est sur Strike of the Beast que les californiens décident de nous abandonner … Grosse ambiance avant l’au-revoir final … Exodus en grande forme n’a pas déçu le fest ce dimanche.


A DAY TO REMEMBER

Sur les live reports on passe souvent des phrases du genre « transition un peu rude », surtout pour un festival où des groupes de style et de qualité différents se côtoient d’aussi prés … ça peut paraître un peu vide comme formule à la longue … MAIS LA  je pouvais pas trouver mieux …. A Day to Remember sur la Main Stage 1, juste après Exodus donc, ça va faire mal. Les metalcoreux tous droits venus de Floride se préparent avant d’entrer en scène, la moyenne d’âge devant la Main a baissé d’un sacré cran, et pour cause ce style est généralement prisé par les plus jeunes. Entrée des musiciens sur The Downfall of us et déjà gros problème pour moi : c’est faux ! La voix ne suit pas et dénote dans un style qui se veut puissant, et ça ne va pas s’arranger. 2nd Sucks, Right Back at it Again, City of Ocala, Have Faith in Me, All I want le groupe enchaîne les titres tout en chauffant un public déjà bien dedans. Ils dégagent certes une bonne énergie sur scène, mais les mélodies faciles et les faiblesses dans la voix m’empêchent de rentrer dans le set. Le live s’achève sur The plot to Bomb the Pandhandle et les fans sont tout de même comblés, personnellement je préfère passer à autre chose.


NUCLEAR ASSAULT

Après une absence pour cause d’interview, me revoilà à 18h devant cette Main Stage 2. Tu veux encore un peu de thrash ? Et bien tu es servi puisque après Exodus c’est au tour de Nuclear Assault. Pour le coup ça sera la déception car le son est simplement mauvais… Je me faisais une joie de voir ce groupe new-yorkais mythique des 80’s/90’s qui en a inspiré tant d’autres. Reformé en 2002 après quasi 10 ans d’inactivé, c’est une chance de les voir aujourd’hui se produire en France, peut-être pour la dernière fois. Le groupe nous envoie des tubes Critical Mass, Game Over, Butt Fuck, Wake Up, avec une envie et une énergie visible mais merde ! Ça pique les oreilles et ce n’est pas de leur faute. Le public n’est en outre pas hyper actif, seuls les puristes chantent et remuent la tête en souvenir du bon vieux temps. Le quatuor formé de Dan Lilker à la basse, John Conelly à la guitare et au chant, Scott Harrington à la guitare et le batteur Glenn Evans donne malgré tout son maximum. Heureusement la prestation est de bien meilleure qualité sur l’enregistrement Arte live, il est donc possible de s’offrir une petit séance de rattrapage.


CAVALERA CONSPIRACY

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18h40, comme toujours Max Cavelera reçoit un bel accueil lorsque il monte sur la Main Stage 1, les fans (que ce soit de Sepultura, Soulfy, Nailbomb…) répondent toujours présents. Pas de chichi, le show démarre en force avec « Babylonian Pandemonium, motherfucker, let’s go ! » hurlé par Max, suivi de Sanctuary. De la brutalité et du métoooool ! Le chant n’est pas parfait, mais je pense que la plupart des gens n’attendaient pas de miracle de ce côté-là. Le chanteur brésilien se la joue un peu cossard mais ne lésine pas sur la communication avec les festivaliers. Il introduit son frère Igor qui s’applique et tambourine comme un malade, puis nous envoie le son percussif de Terrorize. Le public est hyper réceptif et les pogos, circle pit et slams démarrent machinalement, ça fume déjà dans le pit. Impossible de faire l’impasse sur les projets annexes, Max Cavelera nous offre la quintessence de Sepultura et Nailbomb avec, entre autres, Refuse/Resist, Sum of Your Achievements ou Territory. Cette bonne ambiance se propage, finalement le chanteur reprend du poil de la bête de l’ensemble devient plus cossu. Cavalera Conspiracy s’avère bien plus entraînant que Soulfy (qui se produisait ici même l’an dernier). Marc Rizzo et Nate Newton respectivement à la guitare et à la basse jouent avec conviction et le son puissant est de bonne qualité. La foule est déchaînée ! Le final sur Roots Bloody Roots est explosif, le concert fut pour beaucoup une agréable surprise.


ALESTORM

Va falloir se faire à l’idée que les pirates sont en passe de devenir aussi cools que les vikings et désolée pour ceux que ça chagrine mais j’en veux pour preuve le passage d’Alestorm dans le Temple en ce début de soirée. Arrivée 30 minutes avant le début du live, la tente est presque inaccessible, 10 minutes après le début, la foule s’est accumulée jusqu’à la Valley et les stands derrière (pour ceux qui n’arrivent pas à se le représenter ça fait beaucoup de gens …). On se chauffe déjà avant que les écossais arrivent, ça promet ! C’est Walk the Plank que le groupe a choisi pour ouvrir le set, et bien sûr explosion, sur scène ils sont aussi à fond que le public, seul souci le son n’est malheureusement pas au top sous la tente. Ce groupe c’est un mélange de précision musicale ultime, les morceaux totalement épiques sont exécutés avec une maestria à saluer, et de 36ème degrés qui fait qu’ils frôlent la parodie en permanence. Du coup au milieu des titres à ambiance du genre The Sunk’n Norwegian, Shipwrecked, Magnetic North, That Famous ol’ Spiced et j’en passe, on se retrouve avec un frontman qui nous sort qu’on pue. Christopher Bowes, son chapeau, son T-shirt banane-canard et sa guitare-clavier se montre d’ailleurs peu mélodieux au niveau du chant mais c’est bien son charisme qui va mener le show du début à la fin. Gros tabassage collectif dans le pit, avec quelques pointes aux moments où le groupe nous délivre ses pépites les plus connues : Keelhauled, 1741 ou Drink réussissent à créer une mini hystérie devant la scène. On finit sur le hautement philosophique Rum avant que la formation ne fasse un dernier salut et laisse un public complètement séché s’extirper tant bien que mal de la tente.


LIFE OF AGONY

Il y a certains concerts auxquels on débarque sans s’être vraiment préparé, sans a priori et on est quand même surpris par ce qui se déroule devant nous. Le set de Life of Agony sur la Valley c’était un peu ce genre de concert. Le groupe culte au style difficile à répertorier va bouleverser un public absorbé avec des moreaux issus pour la majorité de leur premier album River runs Red. La formation n’a pas le passif le plus calme qui puisse exister, et c’est ce bagage qui donne toute la profondeur à leur performance. La frontman électrique Mina Caputo – anciennement Keith Caputo – libère une énergie qui retourne la tente, sautant sur ses fans aux bords des larmes, partageant un max ce moment qu’elle sait être exceptionnels pour beaucoup d’entre eux. This Time, Bad Seed, Method of Groove, l’excellent Lost at 22, Weeds tout ça s’enchaîne au milieu des solos de guitare millimétrés, des riffs bien lourds et de la batterie placée à la perfection. Un grand moment. Le quartet est au taquet, on ferme la marche sur Love to let you Down et surtout  l’hypnotisant Underground. Il faut toujours se laisser surprendre, la performance du groupe ce soir en est un bon exemple et le fest partira avec toutes ces impressions en souvenir.


LIMP BIZKIT

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20h45, il fait encore jour sur le Hellfest et on sent la fin du festival pointer son nez. Mais en attendant sur la Main Stage 1 c’est un monstre du nu-metal qui va tout démonter. Limp Bizkit fait descendre son backdrop : clown psychopathe. Wes Borland, guitariste, arbore le même costume, Fred Durst barbe taillée, casquette vissée, étincelant dans on ensemble blanc débarque. Premier morceau : Full Nelson, le ton est donné, le groupe a décidé de faire honneur à Chocolate Starfish, pour le plus grand plaisir des fans. Dès les premières notes c’est la guerre dans le pit, ça cogne, ça saute, on s’éclate et le rythme hyper tendu des titres ne laisse pas beaucoup de temps pour respirer. Heureusement Fred est là pour nous faire ses petites blagues, vrai MC sur-habitué aux grosses scènes, il n’hésite pas à ralentir le rythme pour mieux faire monter la pression au niveau du public, un public prêt à le suivre dans n’importe quelle situation puisque rien que le fait de s’asseoir a pour effet de faire s’asseoir le fest avec lui, et bien sûr jumps collectif à la clef. Seul souci pour moi, les transitions assurées par le DJ en place sur scène, vraiment superflues et qui pour le coup cassent le rythme sans rien apporter. En attendant les performances musclées des morceaux s’enchapinent, Hot Dog, Rollin’, Gold Cobra, My Generation, Livin’ it up … Et on est tous à fond en bas de la scène. Les gars sont capables de retourner la foule avec un flegme tout particulier, et le coup de grâce n’est pas loin, une petite reprise parfaite de Killing in the Name, il en faut pas plus pour créer un tourbillon au milieu des festivaliers, et puis si on finit sur My way, Break Stuff et Take a look Around comment dire … La folie. Tout simplement. Les gars ont assurés pendant plus d’une heure, Fred avec son débit placé à la perfection qui ne fait pas une fausse note du show, Wes qui assure reprises de Metallica sans sourciller, ce viol constant de la basse à 5 cordes de Sam Rivers et le défonçage de batterie de John Otto, malgré quelques soucis techniques ponctuels qui passent : au vu du reste on peut tout leur passer ce soir. Le live s’est déroulé à une vitesse ahurissante, pour conclure le show les techniciens nous balancent Stayin Alive, petit déhanché du chanteur en option … Un grand moment jusqu’au bout, merci !


AT THE GATES

21h35, un beau spectacle se prépare sous l’Altar avec la venue plutôt exceptionnelle d’At The Gates. C’est un combo gothembrougeois magistral qui s’offre à nous en ce dimanche 21 juin avec la présence simultanée de The Haunted, Dark Tranquility, In Flames et donc At The Gates. La swedish family qui prend plaisir à se retrouver et jouer ensemble. Nous retrouvons d’ailleurs les jumeaux Björler et Erlandsson qui s’étaient produits ce matin même au sein de The Haunted. S’il est l’un des précurseur de la New Wave of Swedish Death Metal et fut à son apogée dans les années 90, At The Gates s’éteignait en 96 (reformé en 2008 pour la tournée des festivals). Le groupe faisait son grand retour en 2014 avec At War With Reality. Un comeback inattendu qui fait qu’aujourd’hui les suédois sont attendu de pied ferme. La tension est à son comble dans le public circonspect, les suédois prennent place, dos à la foule, pendant que l’intro résonne.  Le set s’amorce franchement avec Death and the Labyrinth, gros riffs death et blasts robustes retentissent pendant que Tomas Lindberg nous projette son chant tonitruant à souhait. At The Gate nous offre un retour dans les 90’s avec des titres comme Slaughter of the Soul, Cold ou encore World of Lies (durant lequel Marco Aro se joindra au groupe). Du death mélo qui vous retourne le bide avec ses compositions où se mêlent mélodie, violence et technique. Martin Larsson et les frères Björler sont appliqués,  Adrian tabassent derrière sa batterie et Tomas qui saute dans tous les sens chante avec acrimonie et véracité. Dans le public, on savoure, les cheveux virevoltent et on brandit les poings. Un voyage au cœur du death mélodique, un show d’une heure, prégnant, d’une intensité troublante qui s’achève sur Blinded by Fear. At The Gates s’est révélé sous le regard d’une foule (peu nombreuse) conquise.


IN FLAMES

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22h00. Nous avions de bonnes raisons de penser que nous avions tout vu aujourd’hui tant la qualité de la programmation et des shows fut bonne. Et bien non ! In Flames va débarquer et va littéralement retourner le Hellfest. Au programme : une setlist à tomber, des musiciens dans une forme olympienne, un son et un jeu de lumière au top du top pour un parterre de festivaliers passionnés et enjoués. Les suédois sortaient Siren Charms l’an dernier, un 11eme album qui a fait débat entre les fans de la première heure et les plus jeunes. In Flames évolue, ça plait ou ça déplaît mais une chose est certaine, le groupe prend toujours autant de plaisir à jouer et ce plaisir, il sait le partager. C’est sous un soleil couchant que la foule s’amasse en nombre devant la Main Stage 2. Les mains se lèvent, les clameurs s’élèvent et les membres du groupe apparaissent sur une scène brumeuse et bleutée. Anders Fríden lance un « Are you with me ? » avant de nous envoyer Only For the Weak. Nous avons à faire à un quintet enjoué, au sommet de sa forme et une série de tubes va s’abattre sur le Hellfest. C’est sur Everything’s Gone, que le public s’anime vivement, un énorme circle pit prend forme, et les premiers « hey hey hey » résonnent. Anders prend la parole pour chauffer la foule comme il se doit, conviant les festivaliers à une orgie de slam  durant Bullet Ride, « Silent screaaaaminnnnng » wow c’est déjà la folie ! Les doigts de Björn Gelotte glissent avec une facilité déconcertante sur sa nouvelle Epiphone Signature Les Paul Custom qu’il exhibe fièrement tout sourire. Les riffs mélodiques joués par Björn et Niclas Engelin vous enivrent et la basse de l’imposant Peter Iwers apporte ce qu’il faut de consistance. Daniel Swensson est appliqué, sa frappe puissante et acérée donne le rythme. Enfin, Anders, ce vocaliste au grain de voix si particulier vous donne la chair de poule n’hésitant pas à sortir ses tripes et hurler sans retenue. Deliver Us, Cloud Connected, The Quied Place… Le show est grandiose avec ces 5 mecs passionnés, ce jeu de lights léché, un son parfait et un public totalement déchaîné formant même l’un des plus gros circle pits du festival sur Drifter. Take This Life et My Sweet Shadow clotureront ce set exceptionnel passé bien trop vite. In Flames a mis le feu au Hellfest, un concert inoubliable, l’un des meilleur de cette édition (que vous pouvez revoir sur Arte Live). SO FUCKING GOOD !


KORN

Dernier passage de cette édition du Hellfest sur la Main stage 1 et c’est ni plus ni moins Korn (vous rajouterez le R à l’envers dans votre cerveau) qui s’y colle. Encore une fois, le backdrop nous donne une petite idée de comment le live va se dérouler : pochette du premier album éponyme … On va y avoir droit. Et effectivement, on démarre sur Blind  et on va continuer sur ce CD pendant le presque totalité du show : Ball Tongue, Need to… Les fans sont aux anges. Davis, qui ne sortira son micro spécial qu’en fin de set, est à fond dedans, quitte à laisser de côté la communication avec le public, Fieldy traumatise sa basse aux cordes fluorescentes, Head fait tournoyer les dreads … ça envoie. Alors que les lumières hyper travaillées pour l’occasion nous plongent dans un décor de film d’horreur épileptique, la fosse se déchaîne. Et puis c’est le drame … LA coupure son qui fait mal, les garçons sortent de scène sur l’intro de Clown, et nous on sert les fesses, plus l’attente est longue, plus on se demande s’ils vont daigner revenir, ça ne serait pas la première fois qu’ils envoient tout balader…  Au bout de quelques minutes, grand retour du groupe, soulagement dans le public, et on reprend presque comme si de rien n’était. C’est à partir de ce moment que je suis sorti du concert et n’ai plus pu me remettre dedans, c’est le premier groupe qui subit un problème technique qui sort carrément sans un mot et sans une attention pour les festivaliers, une attitude qui m’a gêné, mais le reste du pit ne semble pas partager ce sentiment. Moshpit, Circle pit, slams, en bas de la scène ça fait mal, c’est la grosse explosion de violence à laquelle on pouvait s’attendre. Les musiciens sont de nouveau au taquet : Divine, Faget, Fake, Lies on reste sur leur lancée, tant pis pour ceux qui ne sont pas des fans absolus de cet opus et qui auraient aimé plus de variété dans la setlist. Il faudra attendre le rappel pour pouvoir entendre quelque chose de différent : Falling away from Me et Freak on a Leash accueillis avec joie et mandales, et bien sûr repris par tout le fest. C’est au final le choix des titres qui m’a le plus surpris dans ce live, mais malgré ces critiques le show était de qualité et c’était un beau cadeau pour finir le festival sur la Main 1.


SUPERJOINT RITUAL

Petit tour sous la Valley à 23h45 pour retrouver l’homme dont tout le monde parle, on dit même dire qu’il fait partie du décor, il s’agit bien sur de Phil Anselmo. Après avoir piétiné les diverses scènes du Hellfest avec Down et Phil Anselmo & the Illegals, le voici avec Superjoint Ritual pour la première fois en Europe. Un bon mélange de sludge bien lourd avec un peu de punk hardcore, de groove metal, du cri bien gras et du gros délire made in Anselmo. Pas de prise de tête, le chanteur nous raconte ses petites anecdotes, il se marre, l’ambiance est la fête sous la Valley. A ses côté on retrouve Joey Gonzales à la batterie, Jimmy Bowers (Down, Eyehategod) et Kevin Bond aux guitare ainsi que Stephen Taylor à la basse. Les américains nous balance des titres comme Oblivious Maximus, It Takes No Guts, Drug Your Life ou encore Fuck Your Enemy. C’est poisseux, ça grésille et visuellement c’est un peu tout et n’importe quoi, on croirait assister à une jam-session organisée par de joyeux lurons bien entamés. Dans le pit ce n’est pas mieux, après tout c’est la fin du fest alors pour se lâcher c’est maintenant ou jamais ! Slam, circle pit, pogo, on y va franco ! Du gros bordel, du gros son bien grassouillet sur lequel le chanteur gueule sans réserve, voilà ce qu’est un concert de SuperJoint Ritual : du grand Phil Anselmo !


IN EXTREMO

Dernier concert pour moi, qui se déroule sous la Temple de 00h50 à 1h50, dépaysement garanti en compagnie d’In Extremo. Le groupe ne passe pas souvent dans notre pays alors profitons de l’occasion pour aller se dandiner sur des airs de metal folkorique made in Germany. Ce sont donc pas moins de sept musiciens au look soigné qui montent sur scène, accompagnés de leurs instruments traditionnels. Le set s’attise au son des cornemuses, le bal s’ouvre avec Frei Zu Sein. Leur musique qui mélange folklore médiéval et métal indus est parfaitement taillée pour le live, nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance et quelle bonne ambiance ! Le vocaliste Michael Rhein animera et remerciera son public avec sincérité durant tout le concert. Zigeunerskat, Erdbeermund, Liam… sont sublimés par le son de la cornemuse, de la mandoline, de la harpe et aussi des flûtes qui résonnent dans toute la Temple. D’autres sont plus dansants comme Feuertaufe, la foule entonnera d’ailleurs des « wo ho wo ho »  à la demande du chanteur. Et puis, il y’a les titres plus électriques avec des riffs plus denses et une batterie un poil plus incisive comme Vollmond par exemple. Pendant ce temps là, les slammeurs passent tranquillement au dessus de nos têtes, la foule entonne les refrains et des « oh oh oh » par-ci par-là, en remuant têtes et corps. In Extremo nous envoie Küss mich histoire de se mettre bien et Ai Vis Lo Lop pour un final endiablé ! Un pure moment de convivialité qui permet d’achever cette fabuleuse édition du Hellfest 2015 en douceur et dans la bonne humeur.


NIGHTWISH

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Nous venions fêter les 10 ans du festival et nous avons été gâtés: des show monstrueux, un décor brillamment travaillé, une ambiance folle et conviviale, un feu d’artifice magistral et une organisation au top. Un grand merci à tous ceux qui travaillent comme des acharnés toute l’année et qui nous permettent de passer des moments inoubliables dans un cadre d’exception et un immense merci à toutes les personnes en charge de la sécurité qui font un travail merveilleux, merci aux challengers! Merci à Ben Barbaud et ses équipes, merci à Roger et tous les autres qu’on ne voit pas mais sans qui nous ne serions pas là. Un Hellfest 2015 qui s’achève, nous repartons absolument conquis pensant déjà à l’édition 2016, vivement!

Texte: Fanny Dudognon & Anaëlle Martin

Photo: Antony Chardon

Hellfest Open Air 2015 – Jour 2 @ Clisson (France)

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20 juin 2015 – Le réveil est plus difficile après la journée bien remplie de la veille. Les festivaliers arrivent tranquillement sur le site faisant sagement la queue aux portes du Hellfest. On voit que certains ont vécu une première journée intense, yeux fatigués, coups de soleil, gueule de bois… En revanche, la bonne humeur est au rendez-vous, on pourra encore se régaler des nombreux personnages et déguisements plus loufoques les uns que les autres. Les metalheads sont souriants, heureux d’entamer une deuxième journée en enfer. La jolie pelouse verte a plutôt bien survécu, le soleil est déjà bien scintillant, c’est un nouveau jour qui promet d’être bon.


ZUUL FX

Nous nous rendons devant la Main Stage 2 à 10h30. Aujourd’hui, ce sont les français de Zuul Fx qui ouvrent le bal. Pour le réveil en douceur il faudra repasser car c’est sur leur son thrash/death metal industriel bien pêchu que va se déclencher le premier circle pit de la journée. Avec un titre comme Beat The Crap Out… les « fuck ooooof » vont bon train. Riffs bien gras, batterie qui claque à fond et hurlements, les membres de Zuul FX sont bien en forme et nous balancent, entre autre, leur reprise de Demanufacture de Fear Factory. La journée s’annonce pleine d’énergie.


GIUDA

11h05, le groupe Giuda, venu d’Italie, prend la suite sur la Main Stage 1. Si tu aimes les groupes un peu extraterrestres, si tu aimes le rock’n’roll 70’s ou le punk rock et bien tu apprécieras Giuda. Un drôle de phénomène rock mélangeant les genres avec un chanteur au style très personnel qui se déhanche d’une façon étrange mais pour le coup amusante. Une musique dynamique qui permet de remuer son corps sous le soleil éclatant de Clisson, l’ambiance est bonne et le Hellfest prend des airs de Woodstock le temps d’un concert. Sympatoche.


DOCTOR LIVINGSTONE


HAKEN


BUTCHER BABIES

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Il est 12h15, beaucoup de gens s’avancent vers la Main Stage 1 avant l’arrivée des Butcher Babies. Quand on voit débarquer les californiens, on comprend l’engouement (majoritairement masculin) pour ce groupe. Les deux « bombes », Carla Harvey et Heidi Sheperd ne passent pas inaperçues: décolletés plongeants, cuir moulant, chevelures flashy et kilos de maquillage. D’ailleurs je suis quasiment sûre que personne n’a retenu la tête des musiciens. Butcher Babies est un groupe qui souhaite en mettre plein la vue et le duo girly sait clairement ambiancer la foule. En revanche musicalement… Ce n’est absolument pas recherché et ça chante faux quand ça ne beugle pas. Le public s’éclate néanmoins (et bave), les metalheads ne se font pas prier lorsque Clara s’avance et demande une orgie de slams. Ca crache, ça fait des fuck, c’est too much et vulgaire, sans interêt pour ma part : stop !


PROSTITUTE DISFIGUREMENT

Il est 12h50 et sous la tente de l’Altar c’est l’heure pour Prostitute Disfigurement de vomir leurs tripes. Le groupe néerlandais qui balance un style de death arrangé à leur sauce, vient nous envoyer des morceaux ultra bourrins sortis, entre autres, de leur dernier album studio : From Crotch to Crown. On aura droit à des titres du genre : Only taste for Decay, Gay bar Massacre ou She’s not coming home Tonight. Avec une batterie qui ne s’arrête jamais, des guitares aux solos millimétrés mais ô combien agressifs, une voix un peu surprenante, moins déchirée qu’en enregistrement, et un bassiste digne des plus belles pubs de l’Oréal, les hollandais envoient sec. L’Altar se réveille encore, et le groupe laisse entrevoir les prémices d’une journée pleine de douceurs.


THE ANSWER

On reviendra sur la scène à 13h35 pour quelque chose de plus calme et surtout de bien plus musical ! Ce sont les irlandais de The Answer qui vont nous servir du bon hard rock aux sonorités bluesy. Jolie voix, superbe musicalité, belle énergie et un son de guitare divin. Le top pour se mettre à danser et oublier la chaleur qui commence à se faire un peu trop sentir. Leur musique chaleureuse va de paire avec le temps, les titres comme Spectacular, Demon Eyes, Last Day Of Summer ou encore Under the Sky vous procurent votre dose de vitamines, ça groove, Cormac Neeson et des confrères ont la pêche et sur la pelouse, on remue les popotins et on profite !


VITAMIN X

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Samedi a un peu été la journée des grosses claques sur la Warzone, et ça a commencé très fort avec Vitamin X. Les garçons d’Amsterdam ont mis le feu grâce à leurs titres courts et ultra agressifs qui mélangent tradition punk dans le chant et la structure, mais aussi thrashcore avec une guitare qui déchire, tout simplement. Marko, chanteur de son état, et son groupe vont balancer pas moins d’une vingtaine de morceaux issus de leurs différents albums dans une cadence de fou et avec une énergie qui ne faiblira pas, le public est à fond. On se déchaine sur Time has come, Get in the pit, le génialement défoulatoire You Suck, le bien nommé Random Violence ou Deal with it. Autant dire que niveau moshpit et slam il y a du lourd, surtout qu’on a droit à une magnifique descente dans le pit du fameux chanteur, rapidement suivi de son guitariste Marc Emmerik, qui vont squatter là un certain nombre de morceaux … Les vrais savent que slamer n’a jamais empêché de jouer! Ce qu’on ne peut pas nier au groupe, c’est d’avoir d’excellents musiciens, et ce qu’on ne peut pas nier à ces musiciens, c’est d’être généreux puisqu’ils vont réussir à gratter quelques minutes pour offrir au public un rappel sur Ready to Burn et une cover de Negative Approach… Merci les gars !


ACE FREHLEY

15h05 nous sommes de retour face à la Main Stage 1 où  Ace Frehley va entrer en scène avec sa bande. Les fans de Kiss (guitariste du groupe pendant plus de 10 ans, Frehley a participé à l’enregistrement de 14 albums) sont présents et seront bien évidemment ravis de pouvoir entonner quelques tubes des 70’s: Rocket Ride, Love Gun, Shock Me… Les reprises seront entremêlées de titres personnels et plus récents comme Toys, Space Invaders et aussi 2 Young 2 Die. L’artiste semble heureux d’être là et prend du plaisir avec, à ses côtés, le guitariste déjanté Richie Scarlet, l’appliqué Chris Wyse à la basse et enfin Scot Coogan à la batterie. Des tubes, de chouettes solos et une ambiance bon enfant, un show un peu mou à mon goût mais qui fut largement apprécié par les amateurs du genre.


MERAUDER

On retourne sur la Warzone pour le groupe de hardcore new yorkais Merauder. Après leur reformation en 2007 et la sortie de l’album God is I en 2009, les hommes de Jorge Rosado ont écumés les scènes du monde avant de s’arrêter au Hellfest. C’est un show surprenant qui va se dérouler sous nos yeux. Musicalement ça déboite, les titres sont super efficaces, les artistes se donnent à fond et le public est vite chauffé à blanc. Avec des morceaux comme Built on Blood, Ratcatcher ou Until et un set qui se finit sur Master Killer avant le rappel, les enfants du pit étaient ravis, mais ça, c’était plutôt à attendre. La surprise c’est la ferveur avec laquelle Jorge va jouer son rôle de MC pour délivrer des leçons de vie dans la pure tradition US … En passant les détails, cela concerne sa vie, la mort récente du frère de son batteur ou le racisme, le tout créant une atmosphère hyper intimiste et un peu bouleversante quand on se rend compte que la moitié du groupe est en larme sur scène. Le show prend encore plus d’ampleur quand le chanteur descend de scène, c’est le mot d’ordre aujourd’hui apparemment, pour se rapprocher de ses fans (leur taper dessus quoi) ou fait monter un slameur d’une dizaine d’année sur scène pour finir le concert avec eux. Une petite pensée pour tous ceux qui ne parlaient pas anglais cette après midi, vous avez manqué une partie importante du délire. Merauder c’est donc un groupe qui a une histoire complètement chaotique mais qui n’hésite pas à tout donner sur scène, à voir au moins une fois si ce n’est pas déjà fait.


ONSLAUGHT

Je file à l’ombre de l’Altar à 15h50 pour un changement de style radical. Après le tranquille rock’n’roll c’est maintenant l’heure du bon gros thrash metal avec Onslaught. Originaire de Bristol, le groupe qui était actif de 83 à 91 s’est reformé il y’a dix ans. Au départ les influences étaient plutôt punk hardcore mais le style a vite évolué vers un thrash métal bien couillu. Je me retrouve donc face à l’excellent guitariste et membre fondateur Nige Rockett qui va, en compagnie de ses compères, nous projeter du bon gros son comme on l’aime en pleine poire. Alors thrasher, t’es prêt à te déboiter les cervicales ? Avec Onslaught on n’y va pas par quatre chemins et ça démarre avec Let There Be Death. Des gros riffs bien heavy et des envolées mélodiques envoyées par Nige et Leigh Chambers qui gigote dans tous les sens. Jeff Williams fait gronder sa basse et à la batterie, Mike Hourihan nous balance du blast bien hargneux. N’oublions pas le fabuleux Sy Keeler et son chant aussi puissant que juste. Le groupe retourne littéralement le public avec des titres comme Killing Peace, Metal Forces ou Children of the Sand. L’incontournable 66’Fucking’6 sera repris en chœurs par les fans « We are the Chaos Legion…We are the union of the 6,6,6…66 fucking 6» bordel que c’est bon ! On headbang à s’en décrocher la tête, on s’égosille, les british viennent de nous mettre une belle branlée. Vivement leur prochain album.


BACKYARD BABIES


AIRBOURNE

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Il est 16h45, il fait chaud et on se masse devant la Main stage 1 pour Airbourne. Enfin « devant la Main 1 » c’est vite dit, c’est tout l’espace depuis les 2 Main Stages jusqu’aux tentes qui va être occupé par les fans venus écouter le groupe australien. Les gars de Melbourne sont des show men, on le sait et on va encore s’en prendre plein les oreilles pendant ce set. Entrée sur Ready to Rock, on enchaine sur Too much, too young, too fast, Chewin in the fat, Diamond in the rough, Runnin wild ou Live it up. Le public est survolté, on reprend de partout les refrains du groupe. Les titres sont entrecoupés des solos de guitare de Joel, LE frontman charismatique qui n’hésite pas à descendre prendre un petit bain de foule et qui va prouver son efficacité face aux imprévus du live. Oui parce que, malheureusement, ce qu’on va retenir du live d’Airbourne sur ce Hellfest c’est la grosse coupure de son qui va laisser les garçons peiner un petit moment sur scène pendant que derrière, la régie devait être au bord de l’implosion. La crise est gérée. On passe à autre chose mais c’est dur de se remettre dans l’ambiance survoltée du concert tout en guettant le prochain pétage de plombs. Les musiciens eux repartent tout de suite à fond et déversent une énergie folle sur un public au taquet. Ambiance explosive et public conquis, quand retentit le dernier « You got me Runnin Wild and Free » du concert, c’est avec un pincement au cœur qu’ils quittent la scène. Malgré les imprévus, le groupe a encore assuré, bravo !


L7

Il est 17h50, nous retournons sous le soleil rutilant et partons en direction de la Main Stage 2 pour voir le show des L7. En 2014 nous apprenions la reformation du line-up originel de ce groupe féminin de rock grunge américain des années 80/90. C’est donc après 15 ans d’absence que nous retrouvons les quatre riot girls : Donita Sparks, Suzi Gardner, Jennifer Finch et Dee Plakas. Donita, d’une voix rauque qui a subi les années (et la clope?) salue le public et annonce que ça va être « rock’n’roll, yeah rock’n’roll », les premiers accords de Deathwish résonnent. Les trois vocalistes agrémentent le show par des « fuck off » par-ci par-là. Avec sa basse et ses cheveux rouge, Jenni gesticule dans tous les sens et Dee donne la cadence à grand coup de caisse claire. Everglade, Fuel My Fire, Fast and Frightening…le son était un tantinet assourdissant et les L7 ont pris quelques rides (et quelques kilos) mais les californiennes ont joué leurs vieux tubes dans la pure tradition grunge, sans fausse note, comme à l’époque !


SLASH FEAT MYLES KENNEDY AND THE CONSPIRATORS

De l’autre côté, la foule se rassemble pour le concert de Slash feat Myles Kennedy and the Conspirators. 18h40, coiffé de son fidèle chapeau et armé de sa Gibson, Slash apparait en compagnie de ses musiciens sur les premières notes de You’re a Lie. Puis, Myles Kennedy les rejoint, acclamé par un public animé. Ce dernier est pour ainsi dire comme à la maison puisqu’il se produisait sur cette même scène l’an dernier avec Alter Bridge. Hyper souriant, presque charmeur, il va assurer son rôle de frontman avec aisance. Nous aurons droit aux excellents titres du groupe tels que Avalon, Wicked Stone, World on Fire ou encore Anastasia. Les fans de Slash ne seront pas en reste puisque le guitariste nous a concocté un melting-pot de ses compos personnelles et des tubes des Gun’s & Roses : Back From Cali, Nightrain, Mr Brownstone, Doctor Alibi… Il nous fera profiter de son jeu fabuleux en nous déballant sa panoplie de grattes : rouge, jaune, verte, double manche, belle collec’ ! A ses côtés Myles bien en voix n’a rien à envier à Axel puisqu’il reprend parfaitement bien les morceaux mythiques accompagné par une foule qui s’égosille gaiement. Brent Fitz se démène derrière sa batterie pendant que Todd Kerns et le jeune Frank Sidoris s’amusent à jouer avec le public. L’énergie d’un bon hard rock, la douceur des passages acoustiques, la chaleur des sonorités bluesy, une voix suave et un quintet à la présence scénique incroyable, en voilà du bon show ! Dans le public on frappe dans les mains, on entonne les classiques et on danse, le son qui a décidé d’être mauvais aujourd’hui sur la Main 1 ne semble pas affecter le parterre de fans qui vit le spectacle à fond. La fin sera belle avec le fameux Sweet Child O’Mine et le rappel sera divin au son de Paradise City dont le refrain fera écho dans l’enceinte du Hellfest. Le groupe nous salue et nous quitte, ovationné par un public conquis.


BODY COUNT

“Body Count Niggaaaaaaa” ! Sur la Warzone il y avait un groupe que tout le monde voulait voir, un groupe qui a subit une reformation complètement improbable et qui ne passe presque jamais par chez nous, un groupe qu’il ne fallait pas rater donc, et pour cause… Déjà en arrivant devant la scène, j’aurais dû me méfier, 30 minutes avant le début du set, c’est plein. Quand Ice Motherfuckin’T arrive avec son crew et toute sa famille sur le côté de la scène, ça fait très mal. En gros, ceux qui disent « ce n’est que de la musique » n’ont jamais eu à lacérer le dos de quelqu’un pour éviter de se faire emporter par une foule au bord de l’hystérie collective et risquer de se faire piétiner vivant… Un set un poil dangereux donc, j’exagère à peine… Mais est-ce que la performance valait le fait de supporter tout ça ? La question ne se pose pas, voir Ice T faire son baron devant un public qui n’en peut plus, ça vaut tous les maux du monde. Niveau musique les californiens défoncent tout, batterie qui déchire, basse et guitare au top et puis niveau flow nous ne sommes pas face à un amateur. Pour les titres, le groupe comble les attentes de tout le monde, morceaux du premier album éponyme mêlés à ceux de Manslaughter, Talk Shit, get shot ou Copkiller  passent nickel au milieu de titres plus classiques, le groupe est toujours au top et pour le coup, cette prestation au Hellfest était une expérience à part entière, une sacré tuerie.


ZZ TOP

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Changement d’ambiance radical, retour sur la Main 1 pour des légendes du rock. Les barbus s’installent sur scène, Billy Gibbons, Dusty Hill et Frank Beard sont prêts à enchaîner les tubes. Got me under Pressure, Gimme all your Lovin’, Sharp dressed man, Legs et bien sûr La Grange, les titres blues rock vont pleuvoir pendant une heure. Les texans n’ont plus rien à prouver et même si au niveau du jeu scénique, la péche n’y est plus, la technique de ces vieux de la vieille a de quoi donner à un musicien débutant, l’envie de tout abandonner dans la minute. Une fanbase d’’irréductibles se masse autour de la scène, littéralement absorbés par le live. Même en ayant des bases plutôt blues, je ne rentre pas dans le concert, trop statique, trop en décalage avec le reste de ma journée, mais je m’incline face à l’immensité de l’expérience du groupe, et je souris quand je vois Billy sortir la guitare à moumoute, un classique. Un live des ZZ c’est un incontournable de tout fan de rock, et une partie du public l’a bien compris, mais outre le côté fascinant de ces grands musiciens, je ne retiendrai pas ce live comme LE live de mon Hellfest.


ORANGE GOBLIN

21h10, je replonge dans l’obscurité de la Valley et c’est au travers des nuages de fumée que j’aperçois les anglais d’Orange Goblin. Ce groupe de stoner metal est riche de compositions aux sonorités variées avec des riffs ultra heavy et des rythmiques puissantes. Le quatuor, coutumier de ce lieu, semble ravi d’être ici, sourire aux lèvres, il nous balance d’entrée de jeu Scorpionica. Le chanteur Ben Ward, tout azimuté, sillonne la scène de long en large et chauffe impétueusement son public. L’effet est instantané, les occupants de la Valley se déchaînent, sautant et chantant les poings levés et les premiers circle pit se déclenchent. Martyn Millard alias le headbanger fou fait gronder sa basse pendant que Joe Hoare qui dévoile ses dents sans retenue nous délivre ses riffs dévastateurs. Un son électrique à souhait donc l’intensité est renforcée par les coups de batterie précis donnés par Chris Turner. Some you Win Some you Loose, Blue Snow, Quincy the The Pigboy… Un peu de doom, de punk, et beaucoup de stoner agrémenté par un frontman ultra charismatique et des musiciens hautement qualifiés c’est une recette qui fonctionne. Un set énorme devant une foule d’aliénés qui prend son pied, merci Orange Goblin.


FAITH NO MORE

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L’air est maintenant plus respirable, la lumière décline petit à petit pendant que les membres de Faith No More font leur show. Voici un groupe qui pourrait faire débat, avec d’un côté les fans et de l’autres les hermétiques. De mon côté, c’est plutôt la seconde option, je n’ai jamais su être touchée par le délire Faith No More qui s’approprie différents styles (rock progressif, punk hardcore, soul, heavy, hip-hop, jazz…) pour en faire leurs compos. Tous vêtus de blanc, les musiciens se fondent dans un décor fait de rideaux blancs et encadré de fleurs, une scène aux allures funéraires. L’humour décalé des californiens a encore frappé.  La set list est parfaitement taillée pour un festival, composée de morceaux comme Be Agressive, Caffein, Black Friday, Ashes To Ashes, et aussi The Gentle Art of Making Enemies. Le déjanté Mike Patton ponctue le show de sa verve provocatrice, un vrai showman totalement barré ! Le concert est parfaitement bien maîtrisé, le public est captivé mais il est difficile de donner un avis objectif quand on ne parvient pas à adhérer à l’univers d’un groupe. Les fans sont cependant ravis de cette prestation qui a fait l’unanimité.


MADBALL

Il est 22h, la nuit est tombée sur le fest, tout est calme, c’est le calme avant la tempête car dans quelques minutes les papas de la Warzone vont débarquer. C’est le énième passage de Madball au festival, et pourtant, la zone est bondée, les fans fatigués de deux jours de musique (certainement aussi de tabassage) non stop attendent de pied ferme la bande de New York. Avec le groupe on sait à quoi s’attendre: à une putain de vague d’énergie qui retourne tout à coups de titres forts, courts et efficaces. Encore une fois, pas de déception. Les New yorkais déboulent sur le classique No return et déjà Freddy, toutes casquettes dehors, a eu le temps de faire 4 fois le tour de la scène sans reprendre son souffle. Le reste du groupe connu pour être du genre statique,  avec mention même pour Hoya Roc, assure l’instru agressive et rapide caractéristique de leur style. Les titres s’enchaînent presque sans interruption, sauf petits laïus du chanteur qui réussit toujours à placer deux ou trois valeurs chères à son coeur par ci par là, et qui n’oublie pas de remercier le public qui leur a permis de faire du Hellfest leur seconde maison. Hardcore Lives, For my enemies, Get Out, Heavanhell les « I am made of » fusent sur DNA et « Dig deep » déchirent la Warzone au moment de jouer Born Strong. Les fans surpassent la fatigue pour tabasser leurs congénères, pogo, slam, wall of death, on s’éclate littéralement dans le pit et plus loin de la scène les poings levés fleurissent de plus en plus. Explosion au moment du dernier morceau, l’hymne Doc Marteen Stomp met tout le monde d’accord, le groupe s’est donné à fond et nous a fait vivre un grand moment, encore une fois.


Pendant un instant, les concerts sont stoppés, place au feu d’artifice. Pour les 10 ans du festival, les organisateurs du Hellfest nous ont préparé une belle surprise et je pense que personne ne s’attendait à un tel spectacle. Le compte à rebours démarre et Thunderstruck est lancé lorsque les premiers feux éclatent. Et là… c’est simplement magique,les milliers de festivaliers sont là, les yeux écarquillés face à ce spectacle lumineux hallucinant. Satellite 15, Bohemian Rhapsody et South of Heaven résonnent pendant que les photos de 10 années de souvenirs défilent sur les écrans et que les couleurs flamboyantes envahissent le ciel clissonnais. Un bouquet final à couper le souffle, la foule crie, frissonne, et repart les yeux brillants. Merci pour ce moment inoubliable, je n’avais jamais vu un si beau feu d’artifice…


SCORPIONS

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La foule de festivaliers se dirige vers la Main Stage 1 pour assister au gros show de la soirée : les allemands de Scorpions ont décidé de faire une halte à Clisson et arrivent avec leur dernière galette : Return to Forever. Les teutons hard rockers ont la patate, Klaus Meine est dans un bon jour et sa voix tiendra la route tout le long du set. Le show va durer l’heure et demi prévue (et même légèrement la dépasser) et sera ponctué par une avalanche de backdrops toujours plus kitschs défilant sur écrans géants, de solos exécutés à la perfection par un groupe au taquet, de titres cultes (bon je gâche le suspens mais à la fin y’a Still Loving you et Rock you like a Hurricane), d’une coupure de son et d’un final explosif.  Le problème de son, le deuxième de la journée sur cette scène,  sera géré plus rapidement que celui d’Airbourne et ne coupe donc pas le bel enthousiasme d’un public motivé. Parce que oui, le Hellfest est à fond avec les allemands, connaissant les paroles des morceaux sur le bout des doigts, chaque titre est une nouvelle claque pour les fans : Make it Real, The Zoo, le medley acoustique Always SomwhereEye of the StormSend me an angel suivi du cultissime Wind of Change et de Big City Nights achève les festivaliers mais le groupe n’en a pas fini : Dynamite, quelques morceaux du dernier album et Blackout qui ferme la marche avant le rappel … Du bonheur pour les nombreux fans massés devant la Main. Mais un concert de Scorpions ça ne serait pas la même chose sans un final grandiose, on voit les choses en grand chez ces messieurs et ce sont les deux titres les plus emblématiques du groupe qui ferment la marche, suivi des pyrotechnies qui transcendent les festivaliers… Rien à ajouter, un grand moment.


TRIGGERFINGER

23h, les TriggerFinger font leur batpême Hellfest sous la Valley. Ces trois dandys en costume pourraient faire « tâche » au milieu de tous ces barbus aux cheveux gras…cependant les apparences sont parfois trompeuses. Sous ces airs de gentils garçons se cachent des musiciens talentueux habités par une musique électrique. Les belges puisent leur inspiration dans le rock’n’roll, le blues mais aussi du côté obscur de la force et se sentent parfaitement dans leur élément en ce lieu. Je redécouvre les membres de TriggerFinger plus déchaînés que jamais.
Nous entendrons d’excellents titres dont Black Panic, By Absence of the Sun, First Taste et le plus connu My baby’s got a Gun. Le public offre un très bon accueil au trio et semble s’amuser. Ruben Block, armé de sa guitare et de sa voix de velours se lâche, il saute, il danse, il crie, et il finira même par un saut ultime pour un trip au dessus de nos têtes. De l’autre côté, le très bon bassiste Mr Paul semble prendre littéralement son pied, fermant les yeux, comme en transe. Puis, Mario Goossens, ce batteur d’exception qui nous envoie un solo magistral (on comprend pourquoi il fut élu meilleur musiciens aux Music Industry Awards en 2012). Ces trois mecs sont bourrés de talent et leur complicité évidente fait de ce trio une unité parfaite. TriggerFinger nous a envoyé du bon rock bien lourd tout en finesse, une belle prestation idéale clôturer la soirée sur cette scène.


BIOHAZARD

La nuit et le froid sont tombés sur le fest, les guitares de Scorpions résonnent encore au loin mais la Warzone est prête pour les américains de Biohazard. Le très blond et très musclé Billy Graziadei et son groupe entrent en scène, et ça commence déjà à déboiter! La batterie hyper bourrine de Wrong side of the Track ouvre le bal et la fête à la mandale commence, le pit se chauffe et c’est pas fini. Les titres s’enchainent, mordants et plein de l’énergie toute particulière du groupe, Shades of Grey, Urban Discipline, How it is… Les guitares crissent et on oublie la fatigue. J’ai passé pas mal de temps dans ce coin du festival aujourd’hui, ce fut open bar pour les festivaliers : des descentes dans le pit et des artistes prêts à tout pour chauffer l’ambiance, mais là on finit en beauté puisque c’est n’est pas le groupe qui descend de scène mais le public qui va y monter. Les musiciens vont tenter tant bien que mal de continuer à jouer, en se retranchant dans un coin et en laissant la place aux cogneurs surexcités. C’est une pluie de slammeurs qui s’abbat ce soir dans la zone hardcore du festival. Sur Resist et Love Denied les américains vont peiner pour faire descendre les squatteurs maintenant bien installés sur scène, mais réussiront plus ou moins à se libérer de la place. Le groupe tiendra une cadence de folie avant de quitter les pogotteurs sur Hold My Own, toutes les bonnes choses ont une fin et c’est en se trainant que les furieux quittent la Warzone pour mieux se préparer à la dernière journée de festoch.


MARILYN MANSON

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Il est 1h00, les plus vaillants sont devant la Main Stage 2Marilyn Manson faisait son retour cette année avec The Pale Emperor. Amatrice des sonorités offertes sur des albums comme Antichrist Superstar ou Mechanical Animals, j’ai bien apprécié ce nouvel opus aux compositions plus calmes, sombres et sincères. A la fois curieuse de voir ce personnage et dans la crainte d’une déception, j’attends que le set commence. Un petit Requiem retentit, le public est sous tension face à une scène brumeuse et éboulissante. Une ombre apparait, et la messe démarre sur Deep Six. Le son est vraiment bon! La foule est déjà exaltée et les titres s’enchaînent: mObscene, No ReflectionTourniquet, The Dope Show… Le spectacle est assez minimaliste mais force est de constater que Brian Warner est en forme. Sa voix n’est certe pas parfaite mais bien au delà de ce à quoi je m’attendais au vu des nombreuses critiques à propos de ses prestations. Costume et mise en scène vont de paire avec les morceaux mais d’où j’étais je voyais surtout des ombres, des lumières et de la fumée, le plus important reste la musique dont je suis satisfaite! Nous chanterons tous en chœur sa version de Sweet Dreams. Marilyn Manson que l’on accuse de provocateur violent aura l’indécence de tuer une tortue (gonflable) ! Vous êtes choqués? Un peu d’humour ça ne fait pas de mal. La soirée s’achevera sur une note positive avec Antichrist Superstar et The Beautiful People. Un bon moment passé, entouré de fans sympathiques, pas le concert de l’année mais un show très correct, distrayant avec un son excellent…Bonne nuit et à demain.

Auteur: Fanny Dudognon & Anaëlle Martin

Photos: Antony Chardon

Hellfest Open Air 2015 – Jour 1 @ Clisson (France)

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18 juin 2015 – Aujourd’hui l’interminable attente annuelle touche à sa fin et laisse place à l’excitation. En effet, c’est le jour du grand départ en terre promise, ce lieu où, chaque année nous profitons de quelques jours d’évasion : à Clisson pour le Hellfest. Programme du week-end : musique, metal, punk, hardcore, soleil, rencontres, partage, rires, larmes, frissons, bières… Nous sommes donc jeudi, nous arrivons sur place et allons récupérer le bracelet qui nous permettra d’accéder au festival, le graal !  Pendant ce temps, les festivaliers fourmillent dans le camping et au Hell City Square en attendant les premiers concerts au Metal Corner. Des artistes s’y produisent de 17h à 1h et de la musique résonnera chaque soir jusqu’à 4h du matin en ce lieu.

19 juin 2015 – Premier jour de festival, le Hellfest ouvre ses portes à 10h pétantes, les festivaliers trépignent déjà devant les portes de l’enfer. Pour ma part, je me dirige vers les Mainstages, j’ai le temps d’admirer le beau décor de cette année : pelouse verte, chemins, nouveaux agencements des Temple, Altar et Valley, skate park, œuvres d’art… le site est vraiment au top, chapeau bas pour tout le travail réalisé !


BREAKDUST 

Je m’installe au pied de la Main Stage 2 pour assister au concert de Breakdust. Forts d’un passage remarqué au Metal Corner l’an dernier, les bordelais sont de retour sur l’une des scènes principales du Hellfest. Ils vont réveiller les festivaliers avec leur thrash death mélodique ultra efficace et leur belle énergie. Breakdust ça envoie, headbanging, blast et gros riffs acerbes sont de rigueur. Premiers wall of death et circle pit du week-end, la journée commence bien et l’ambiance est déjà excellente !


STICKY BOYS 

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Les Sticky Boys prennent place sur la Main Stage 1 à 11h35. Le jeune groupe parisien a de l’énergie à revendre et va mettre le feu avec un rock’n’roll pêchu et aussi beaucoup d’humour. Le trio aux cheveux bouclés se donne à fond gigotant et sautant dans tous les sens. Les good vibes se propagent dans le public, tout le monde chante et danse. Créé en 2012 et avec déjà deux albums disponibles : This Is Rock’n’Roll et Make Art, ces mecs là sont faits pour la scène, il n’y a pas de doute. Un agréable moment passé en compagnie des Sticky Boys que l’on retrouvera à l’Xtreme Fest le 17 juillet.


THE MIDNIGHT GHOST TRAIN

Rendez-vous à l’ombre de la Valley pour The Midnight Ghost Train. Le trio signé chez Napalm Records arrive avec les morceaux heavy blues du dernier album Cold Was the Ground. Les américains bourrinent des titres tels que Gladstone, BC Trucker ou Twin Souls. Steve Moss, chanteur et guitariste, alterne entre solos bluesy surexcités, riffs saturés et chant rocailleux, grinçant. La batterie et la basse tabassent non stop. Le groupe réussi à poser une ambiance, l’esprit train fantôme redneck à peine inquiétant sur les bords est retranscrit grâce aux jeux de lumière et de fumée sur scène, et bien sûr le charisme des musiciens eux-mêmes joue énormément. La Valley tremble, littéralement, le son est agressif mais la technique est parfaite, le public semble être rentré dans l’univers si particulier des TMGT, hommes de scène sortis de leur Kansas profond.


NO RETURN

Changement de scène et changement de registre avec No Return sur la Main Stage 2. Du bon gros son, du thrash, du death, en veux-tu en voilà ! Il est 11h40, le soleil commence à taper et ramollit un peu les troupes. Cela n’empêchera pas les frenchy de faire une très bonne prestation, les mélodies vont et viennent au rythme des blast beats puissants. Les fluctuations entre chant death et chant clair sont bien maîtrisées et les membres de No Return ont une belle présence scénique. Le son manquait cependant de finesse, la batterie était trop forte rendant le tout un peu trop saturé.


SYLOSIS

La chaleur se faisant fortement ressentir, je me trouve un petit coin à l’ombre en face de la Main Stage 2, d’où j’apprécierais parfaitement le set de Sylosis. Les anglais débarquent vers 12h50 bien décidés à envoyer du pâté et défendre leur tout nouvel album Dormant Heart. Leur musique est un mélange de thrash, de heavy et de prog, de la technique et de la puissance. Le chant et la présence de Josh Middleton sont incroyables. La frappe sèche et assurée d’Ali Richardson donne le tempo doublé par la basse de Carl Parnell. Les riffs très techniques assurés par Josh et Alex Bailey, alternant entre lourdeur et mélodies, donnent de la consistance au live. Impossible de rester statique quand on entend des morceaux comme le costaud Mercy ou le plus dynamique Leech. Dans le public l’ambiance est là, pogo et slams vont bon train. C’était excellent !


QUIREBOYS

Repassons à un style plus calme avec les Quireboys qui se produisent sur la Main Stage 1. Je ne peux m’empêcher de sourire quand je vois Spike, le chanteur, débarquer avec son fidèle bandana et son khôl noir. Le Jack Sparrow du rock’n’roll ! On peut dire que depuis les années 80, leur musique n’a pas vraiment vieilli, du bon hard rock sur lequel on peu remuer en compagnie de ses potes. Leur set durera 40 minutes, le public semble apprécier ce moment de convivialité en compagnie des Quireboys.


TWITCHING TONGUES

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Arrivée sous le soleil de la Warzone je constate deux choses: l’herbe est encore verdoyante et l’espace est loin d’être bondé. Pour l’herbe ça va changer dans les jours à venir, pour le faible taux d’occupation on peut l’expliquer par le fait que les Twitching Tongues ont un univers assez unique auquel il faut savoir s’adapter. Les californiens entament leur set par Eyes Adjust et son riff d’intro très théâtrale, on enchaînera sur World War V, puis un extrait de leur futur album Disharmony, le récemment réenregistré Loveless Nightmare ou encore In Love there is no Law. Le son n’est pas au top et les musiciens prennent deux minutes en milieu de set pour tout checker… Pourtant la voix de Colin Young, chantée en claire est au poil. Le groupe exécute sans fausse note leurs morceaux à l’atmosphère bien chargée, à mi-chemin entre un vieux midnight movie bien barré et une bande son de film d’exploitation qui en fait trop, c’est tout un délire qu’il faut aborder vous dis-je ! Pas de grande électricité dans le pit mais les connaisseurs, eux, rentrent immédiatement dedans. Malgré les désagréments techniques, la prestation reste excellente.


WE ARE HARLOT

We are Harlot c’est le groupe de hard un poil glam formé par l’ancien chanteur de Ask Alexandria : Danny wortsnop et de Jeff George, ancien guitariste de Sebastian Bach. Le groupe déboule sur la Main Stage 2, jeans slims et foulards en bannière, promettant un chaud digne des meilleurs artistes opérant entre 85 et89, le kitsch en moins. Ils vont piocher dans leur unique album éponyme pour enchaîner balades tout en vocalises, solos de guitare prenants, et sons plus punchy où on sent un batteur bien à fond dans sa prestation. Les américains rentrent sur Denial et enchaînent sur des morceaux tels que Easier to Leave, The One ou le plus connu Dancing on Nails avant de nous quitter sur One more Night. La prestation est bien réglée, musicalement aucun soucis mais je dois avouer que niveau show je m’attendais à plus… Les musiciens restent enfermés dans un entre-soi qui éloigne le public et niveau charisme et énergie, bien que l’ombre de Steven Tyler plane sur la performance, WAH est très loin d’égaliser.


TRUCKFIGHTERS

Il est temps d’aller visiter d’autres contrées et de se rendre sous la Valley. Le nouvel agencement de cette scène est vraiment appréciable, l’espace y est largement plus respirable et l’écran permet à ceux qui préfèrent rester à l’extérieur de visionner le show. Les suédois de Truckfighters sont sur scène. Je n’ai pas grand-chose à dire en fait, le show était tout simplement excellent, propre, avec un son de bonne qualité. Une des crèmes du stoner rock, Truckfighters ne déçoit pas avec des morceaux comme Desert Cruiser qui met tout le monde d’accord. Cette guitare aux riffs lourds barbituriques avec ce qu’il faut de fuzz, un son qui crépite agréablement dans mes oreilles. Ozo, Dongo et Poncho s’agitent, animant le plateau pour le plaisir de nos yeux. Superbe concert !


GODSMACK

Sur la Main 2 on retrouve Godsmack pour leur premier passage au Hellfest. Les américains arrivent avec un album produit en 2014, 1000hp entrant d’ailleurs sur le morceau éponyme, survolté. Mais c’est avec leurs titres plus anciens, que le public connait par cœur, qu’ils chaufferont réellement les fans. Cryin’ like a Bitch, Awake, Keep away, Voodoo ou Wathever, des titres coup de poing, simples et efficaces exécutés avec une énergie folle, pour les gens que ce style touche, ça envoie sec. Grosse ambiance d’ailleurs, moshpit, circlepit, wall of death, on était nombreux à attendre de voir le groupe en live et l’énergie dégagée par la prestation ne nous déçoit pas…  Le chanteur Sully assure le rôle de MC, on retrouve la voix des enregistrements, quelques défaillances parfois dans la puissance, compensées par la bonne humeur communicative des garçons. Le groupe est taillé pour la scène, ça se sent. Le live se termine par un très attendu I Stand Alone, repris par tous, et des applaudissements fournis pour remercier les américains de cette très bonne prestation.


BILLY IDOL

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C’est parti sur la Main Stage 1 avec Billy Idol. Si vous n’avez pas connu les 80’s: séance de rattrapage ! Le chanteur va enchaîner des titres cultes pendant 1 heure,  Postcrads From the Past, Dancing with Myself, Flesh for Fantasy, Rebell Yell ou White Wedding, repris par un public de connaisseurs. Le set va pourtant me laisser sur ma fin, déjà l’artiste pêche un peu au niveau de la voix, frôlant très souvent l’extrême limite de la justesse et manquant clairement de puissance… Ensuite, l’interprétation est molle, et ça se traduit au niveau du public, les morceaux d’habitude pêchus et dansants laissent le pit de marbre. Les titres sont rallongés par des parties instrumentales travaillées, et là je tiens à noter la performance de Steve Stevens gros technicien de la guitare qui avait notamment bossé sur Dirty Diana de Michael Jackson. Pour le coup niveau gratte il y a de quoi impressionner, les solos débordent d’énergie et de rapidité, une grosse leçon. Une partie des spectateurs adhérent au concert, moi qui n’ai malheureusement pas une grosse histoire avec le chanteur, je ne rentre pas dans le show.


SODOM

17h40, retour devant la Main Stage 2 sous un soleil toujours ardent. Anthrax, l’un des membres du Big Four Of Thrash made in USA s’est vu contraint d’annuler sa prestation quelques semaines avant le festival. Le groupe est donc remplacé par son cousin du Big Four allemand : Sodom. Déçue de ne pas voir les américains certes, mais ravie de ce substitut. Alors qu’un jeune homme plus tout à fait dans son état normal hurle « Lemmy » (ça c’est pour plus tard !), le set démarre sur Among The Wierdcong. C’est bel et bien Tom Angelripper, fondateur et seul membre originel, qui assure toujours autant au chant et à la basse. A ses côtés Bernd Kost nous délivre les riffs ultra thrashy des incontournables Sodomy and Lust, City of God et Agent Orange. C’est Markus Freiwald qui envoie du blast à gogo derrière ses fûts. Un son imparfait et un public quelque peu endolori par la chaleur mais une très bonne prestation de ce groupe légendaire, avec une reprise assez fun de Surfin’ Bird, une chouette leçon de thrash.


MOTORHEAD

Cette fois-ci c’est réellement Lemmy que l’on va retrouver sur la Main Stage 1, un peu après 18h30. Aujourd’hui si l’on veut apprécier le show il faut aborder la chose d’un point de vue différent. Le Motörhead super énergique qui joue toujours hyper fort devient un Motörhead plus soft, plus groovy. Les 70 ans de Lemmy sont là, il faut composer avec son temps et ça ils le font consciemment et brillamment. Les tubes comme Shoot Me In Back, Ace Of Spaces, Orgasmatron, Overkill sonnent différemment mais restent néanmoins aussi efficaces. Nonobstant une mine fatiguée, on sent que Lemmy veut bien faire et ses confrères Wizzö et Mikkey assurent. Ce dernier nous fera d’ailleurs une fois de plus un solo à couper le souffle, bluffant ce Mikkey Dee !  Une légende qui vieillit reste une légende, un peu tristounet de voir notre Lemmy international dans cet état mais congratulons sa présence et sa résistance.


ARKONA

Arkona, ce groupe de Pagan russe qui nous emmène très loin grâce à ses compo travaillées, ses instruments traditionnels et surtout la voix puissante de la chanteuse Masha. L’introduction du set laisse déjà rêveur, psalmodies mystiques en russe et entrée du groupe sur l’énergique Yav’. Très vite la meneuse déchaînée va enchaîner voix claire d’une belle justesse et voix criée sur des morceaux comme Goi, Rode, Goi, Serbia ou Zakliatie. Quand le son de la flûte résonne pour Slavsya Rus! la Temple, un peu timide en début de set, va se laisser submerger par l’énergie du groupe. L’ambiance monte sous la tente et on aura même un joli wall of death sur Stenka na Stenku, morceau qui m’impressionnera toujours par son mélange habile de matraquage de batterie, de gros riff bien bourrin et de « laï laï laï » festifs… C’est sur une interprétation survoltée de Yarilo que la performance se termine, le public est remonté à bloc, les applaudissements retentissent sous une tente pleine à craquer. La formation a tout donné mais s’arrête quelques instants pour remercier chaleureusement le public du Hellfest. Leur excellente prestation, qui transpire une énergie folle, avec une technique presque irréprochable et une immense sincérité, est pour moi à souligner pour ce premier jour de festival. Une expérience à revivre !


ENVY

Dans la Valley, les japonais d’Envy vont créer une ambiance onirique et destroy, mélange d’ukiyo-e et d’ultra violence à la Takashi Miike avec leur rock d’ambiance-screamo aux envolées lyriques. Grâce à leurs compositions aux accents planants, au travail léché des lumières et à l’interprétation habitée de Tetsuya, au chant et au clavier, le groupe capte le public dans une sorte de bulle coupée de la réalité du festival, et du bordel ambiant. L’exécution des morceaux est sans faute, bien que j’ai parfois du mal avec le réglage du son, trop saturé et beaucoup de basse par moments. Avec des titres comme A Warm Room ou Footsteps in the Distance, que les musiciens se plaisent à faire trainer en longueur parfois, entièrement interprétés dans leur langue maternelle, les musiciens ont réussi à régaler le public présent sous la tente pendant prés d’une heure. Un très bon moment malgré quelques longueurs.


LAMB OF GOD

On passe sur la scène voisine à 19h40 pour Lamb of God (show permuté avec Five Finger Death Punch). Randy Blythe est ses musiciens grimpent sur la scène et nous balancent d’entrée de jeu Desolation. On ne fait pas dans la dentelle chez Lamb Of God ! Pendant une heure nous allons nous prendre leur son en pleine face, un succulent mélange de metalcore, thrash, groove et death metal, vlan ! Les riffs dévastateurs sont assurés par Mark Morton et Willie Adler. Les vibrations de la basse de John Campbell retentissent en diable et Chris Adler…Chris, ce dieu de la batterie, enchaîne fervemment les coups de double pédale et fait résonner ses fûts avec force et une aisance hallucinante. Le groupe nous livre en exclu 512 et Still Echoes extraits du prochain album (24/07/15) Sturn und Drang. Pendant ce temps, c’est l’euphorie dans le pit, pogo, headbangs, slams, Lamb Of God enflamme littéralement son public. Randy, cet inconditionnel frontman réclame le plus gros circle pit du festival : « It’s gonna be fucking legendary ! ». La foule démarre au quart de tour au moment où retentissent les premières notes de Redneck. C’est la guerre ! Le set s’achève sur Black Label, tac tac tac tac …. On se lâche, on se déboîte la nuque… Je viens de me prendre une énorme claque !


ALICE COOPER

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Alice Cooper c’est la grosse claque de ma soirée ! Il est 20h45, le chanteur débarque du haut de ses 67 ans, avec une grosse équipe de musicos – 3 guitaristes dont la très blonde et très talentueuse Nita Strauss comme lead guitarist – des tubes connus de tous et un show toujours aussi impressionnant. Entrée des américains sur Department of Youth, le backdrop hypnotisant habille le fond de la scène avec les yeux cerclés de noir représentatif du visuel de l’artiste. Sur scène : poupées vaudous revisitées et batterie surélevée. Alice arrive, costume rayé noir et rouge pour coller à son esthétique gothico-kitsch, je ne vais pas détailler chaque changement de tenue mais les costumes suivront ses thèmes de prédilection du savant fou au sorcier en passant par le malade d’hôpital psychiatrique, classique donc. Une voix d’outre-tombe retentit et là le public comprend : ça va envoyer! Les musiciens sont à fond et le chanteur ne fait pas une fausse note, l’interprétation est même plus puissante que sur les enregistrements en studio. Les morceaux plus cultes les uns que les autres vont s’enchaîner : No more Mr Nice guy, Under my Wheels, I’ll Bite your face off, Dirty Diamonds, Hey stoopid, Welcome to my Nightmare, Go to Hell… La setlist elle aussi est impressionnante. Les transitions entre les titres, étendues à cause des préparations et changements de tenue en backstage, passent sans problème grâce aux performances et solos des musiciens, aussi excellents que le chanteur. Le show est millimétré et la tension ne redescend pas, pas plus que l’énergie du groupe présent sur scène. Quand on parle de la mise en scène, le spectacle prend toute son importance: entre le Frankenstein  de 2 mètres, la camisole, l’nfirmière-danseuse maquillée en Santa Muerte et la guillotine, Alice nous a sorti le grand jeu. On finit le concert avec le combo : I Love the Dead, I’m Eighteen et l’attendu Poison. Les interpretations endiablées laissent bien sûr la place à un rappel … Et c’est avec  School’s Out, agrémenté d’une reprise de Another Brick In the Wall et où les cris du public remplacent les choeurs  d’enfants, que le roi des ténèbres termine ce magnifique set.


FIVE FINGER DEATH PUNCH

Il est plus de 22h15 quand arrive le tour des américains de Five Finger Death Punch d’investir les planches de la Main Stage 2. Cette grosse machine de guerre américaine, propose un metal dit alternatif s’inspirant de divers styles, heavy, thrash, metalcore, numetal…un groupe nouvelle génération qui a su conquérir du monde. Premier passage au Hellfest pour FFDP, qu’est-ce que ça donne ? Ca commence avec Under And Over It, le batteur Jeremy Spencer, caché sous un costume de squelette et exhibant son dentier clignotant (un peu too much non ?) nous donne le rythme. Jason Hook et Zoltan Bathory se partagent les riffs aux guitares, Chris Kael est à la basse et c’est Ivan Moody qui assure le chant. Scéniquement tout est bien, on voit que le groupe est content d’être là se donnant à fond et prenant plaisir à communiquer avec le public. Un public plutôt très jeune qui s’éclate. Pour ma part je suis déçue ! Leur son qui est hyper propre en studio me laissait penser que sur scène j’allais en prendre plein les oreilles. Que nenni, le son est mauvais… je n’arrive pas du tout à rentrer dans le show et pour couronner le tout, Ivan n’apprécie pas d’être autant éclairé par un spot et s’excite sur le préposé aux lumières. La scène sera donc très sombre pour le reste du set et la musique manque cruellement de peps, dommage.


JUDAS PRIEST

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La nuit est maintenant bien tombée sur le site du Hellfest, et c’est au tour d’un des groupes les plus attendus de cette journée de piétiner la Main Stage 1. Il s’agit bien entendu du légendaire groupe de heavy metal britannique Judas Priest. L’écran s’allume, nous entendons War Pig et les premiers accords de Battle Cry en guise d’intro. Boum ! Le drapeau tombe au lancement de Dragonaut, dévoilant les musiciens entourés par un superbe décor. Enfin le grand Rob Halfort apparait, toujours vêtu de cuir, de clous et de chaînes (malgré ses 63 ans) appuyé sur sa canne. Le chanteur lâche sa canne et s’approprie la scène, à fond dans son personnage, j’adore ! A ses côtés les musiciens sont assez mous et le sourire manque à certains, je pense notamment à Scott Travis qui semble se faire royalement ch*** derrière sa batterie. Heureusement, le jeune Richie Faulkner (remplaçant de K.K Downing), semble vraiment prendre son pied avec sa guitare et nous gratifie de son sourire et de sa vitalité. Glenn Tipton à la guitare et  Ian Hill à la basse sont plus calmes mais leur jeu reste néanmoins excellent. Les titres légendaires et d’autres plus récents se suivent, Metal Gods, Halls of Valhalla, Turbo LoverRob exhibe fièrement ses tenues, plus extravagantes les unes que les autres, cuir à gogo et paillettes, sur certains ça serait kitch, sur lui c’est la classe. Les mélodies et les refrains font toujours leurs effets, dites-moi que vous n’avez pas ressentit un petit quelque chose ? Vient le moment de Victim Of Changes, et là… oui ! Halford nous sort la note avec une justesse incroyable, woaouh… j’en ai la chair de poule et les larmes aux yeux, c’est beau ! On pourra lui reprocher de s’être reposer sur des refrains comme Breaking The Law ou Electric Eye… mais la qualité globale du set reste remarquable. La petite chevauchée de moto était évidement incontournable, il faut nous en mettre plein la vue. Judas Priest ne pouvait pas s’en aller sans nous envoyer Painkiller : This iiiis…theee…Painkilllller puis Living After Midnight. Magnifique concert, Rob Halford en forme ça fait plaisir !


SLIPKNOT

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On prépare la scène pour les gars aux masques… Pour finir la soirée c’est Spliknot qui envahit la Main Stage 2Spliknot et leur installation volumineuse (adaptées à l’espace réduit du Hellfest), leur présence impressionnante et leurs fans au taquet ! Le groupe vient présenter l’album 5: The Gray Chapter sorti en 2014, mais réussira à mélanger ces titres récents avec des morceaux plus classiques, plus attendus dans un festival de cette ampleur. Ils rentreront sur scène avec Sarcastrophe, interpréteront AOV et retourneront le public avec le génial The Devil and I. La fosse, déjà changée en zone de guerre où la lutte pour sa survie devient une des composantes de l’expérience musicale, va réellement se réveiller sur le culte Psychosocial, et surtout sur l’enchaînement presque sans pause: Wait and Bleed, Before I forget, Duality et Eyeless… Grosse grosse ambiance donc. C’est avec Spit it out que les américains quitteront la scène avant un rappel électrique à base de 742617000027, (sic) et Surfacing. Le public conquis d’avance, n’est pas déçu par la prestation, le chant est nickel, violent et rapide, les percussions illustrent le concept de mouvement perpétuel à la perfection et les guitares mettent à profit la puissance offerte par la sono du fest. Une heure et quart de concert après une journée de festival, il fallait que les garçons soient excellents pour tenir les festivaliers devant la scène … Et bien que comparé aux grosses mise en scène à l’américaine, les moyens soient plus réduits en France, le groupe ne semble avoir aucune difficulté à s’approprier le Hellfest. Le show est ponctué des interventions, nombreuses mais qui ne cassent pas le rythme de #8 (Corey Taylor pour les intimes, chanteur du groupe) qui, avec son intonation si particulière, fait partie intégrante de l’atmosphère du groupe. Il parvient d’un certain côté à retourner la tête des metlheads encore en vie en cette soirée de vendredi. Premier jour de festival qui se finit sur un show survolté et piquant. Pas de fausse note pour Slipknot au top de leur forme malgré les difficultés vécues par le groupe récemment.

Texte: Fanny Dudognon et Anaëlle Martin

Photo: Antony Chardon

Conférence de Presse : Ben Barbaud @ Hellfest (France)

Hellfest-logo

La 10ème édition du Hellfest Open Air Festival vient de se clore. Comme chaque année c’est l’occasion pour Ben Barbaud (président de l’Association Hellfest Productions) de revenir sur cette édition et de répondre aux questions de la presse. Durant un peu plus de 30 minutes il reviendra sur la possibilité de voir débarquer Metallica au Hellfest, la vente des billets de l’édition 2016, la “re-vente” du festival à Gérard Drouot Productions, le changement des équipes de sécurité, les actes de vandalisme à l’encontre du festival, …


Vidéo et montage par : Antony Chardon

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