Category: Annonce-Qc

Retour triomphal de Coroner à Montréal : Une soirée marquée par le métal et la nostalgie @ Piranha Bar

Les amateurs de métal se déplacent en grand nombre ce dimanche, car c’est le retour de la formation suisse Coroner dans la métropole après une absence de trente-cinq ans. Pour l’occasion, le groupe était accompagné de Deseased ainsi que de la formation locale Warsenal lors de leur passage au Piranah Bar.
Il y a déjà beaucoup d’amateurs lorsque Warsenal commence leur prestation endiablée avec leur musique thrash métal. Les amateurs embarquent rapidement et hochent leur tête au rythme de leur musique et quelques-uns vont même se pousser vigoureusement par moments. Les amateurs de longue date reconnaissent immédiatement les pièces Doomed From Birth et Unstoppable. Leur son était très bon et le trio était très dynamique. L’enchainement des titres était fluide et Mathieu Rondeau était excellent à la guitare et sa voix était très puissante.
 
Les amateurs se compactent un peu plus pour la formation Deceased. Leur style death/thrash métal est entrainant et accroche rapidement les amateurs. Le chanteur Kingsley ‘King’ Fowley est très dynamique sur scène et il interagit constamment avec la foule. Nous pouvons aussi voir les guitaristes Mike Smith et Matt Ibach s’en donner à cœur joie tout au long de leur prestation. Il y a une très bonne cohésion entre les musiciens et l’on voit qu’ils ont énormément de plaisir ce soir. Le batteur Amos Rifkin se défoule à l’arrière de la scène durant leur prestation et il commande le rythme des compositions à la perfection. Comme il se doit, les titres Night Of The Deceased, Fading Survival et The Triangle ont été parmi ceux qui ont été les plus appréciés. Le groupe a aussi joué la pièce titre de leur dernier album Children Of The Morgue et ils ont terminé leur prestation leur reprise de Spit On Your Grave (Whiplash) avant de clore leur prestation avec l’incontournable Fearless Undead Machines.
Il faudra un certain temps avant que la formation Coroner arrive sur scène, mais les amateurs leur réservent un accueil chaleureux lors qu’ils entament leur prestation avec les pièces Golden Cashmere Sleeper, Part 1 et Internal Conflicts. C’est avec cette dernière que les amateurs se mettent de la partie et qu’ils vont se pousser vigoureusement.
Ron Royce est en très grande forme et il interagit autant que possible avec les amateurs, mais il essaie aussi de jouer le maximum de pièces pendant leur prestation, donc il garde cela simple et court. Le grand Tommy T. Baron excelle à la guitare, mais c’est le batteur Diego Rapacchietti qui se démarque immédiatement avec sa fougue et sa précision chirurgicale, particulièrement pendant Divine Step (Conspectu Mortis). Comme on peut s’y attendre, le groupe pige dans l’ensemble de leur discographie et offre une belle brochette de titres qui illustre bien leur répertoire. La lourdeur de leur plus récente composition (Sacrificial Lamb) et la rapidité de Tunnel Of Pain ont grandement été appréciées par les amateurs qui continuent de s’amuser. Leur prestation se termine avec les classiques Masked Jackal et l’excellente Grin (Nails Hurt). Le groupe est revenu pour un court rappel constitué de Reborn Through Hate et de Die By My Hand.
La grande majorité des amateurs voyaient Coroner pour la première fois et ont démontré beaucoup d’enthousiasme, en espérant qu’ils auront la chance de les revoir une autre fois dans un avenir proche.
  
 
 

Journaliste: Albert Lamoureux

Rita Baga enflamme l’Olympia avec Spraynet @ Montréal

Le 27 mars, Rita Baga a donné le coup d’envoi de sa tournée Spraynet à l’Olympia de Montréal, livrant un spectacle haut en couleurs mêlant drag, humour et musique. Fidèle à son style extravagant, elle est apparue sur scène avec une chevelure crêpée et une tenue scintillante, accompagnée de son band de cinq musicien·ne·s parfaitement assorti·e·s. Même le public avait joué le jeu, venu en grande tenue pour cette soirée rétro.

Le répertoire était un véritable voyage dans le temps, rassemblant des incontournables de la musique des années 80. On a pu entendre des classiques comme You Spin Me Round (Like a Record) de Dead or Alive, Sweet Dreams (Are Made of This) d’Eurythmics, ainsi que des succès francophones comme Mon mec à moi de Patricia Kaas et Voyager sans toi de Mario Pelchat.

Rita Baga en a aussi profité pour présenter des extraits de son nouvel album Flash, ajoutant une touche de fraîcheur à ce voyage nostalgique. La soirée s’est conclue avec l’ensemble vocal Extravaganza, réunissant une quarantaine de chanteur·se·s pour une finale grandiose.

Avec cette première réussie, Spraynet s’annonce comme une tournée prometteuse où Rita Baga prouve, une fois de plus, qu’elle est une véritable artiste!

Journaliste: Miss Bourguignon

Photogaphe: Alexandre Guay

Pink Martini 5 juillet 2024 @ Festival International de Jazz de Montréal

Qui n’a jamais fredonné ces paroles entraînantes de Pink Martini : Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuner… ? Ce jeudi, lors du Festival International de Jazz de Montréal, J’ai enfin eu la chance de l’entendre en live dans la mythique salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Originaire de Portland, ce groupe singulier chante dans une dizaine de langues différentes. Ce soir-là, ils nous ont envoûtés avec nombre de leurs succès tels que Aşkın Bahardı en turc, Una Notte a Napoli en napolitain, Sola Soy en espagnol, et Saeng Gak en coréen. En plus de leur maîtrise impressionnante de ces langues, chacun des douze musiciens présents est un virtuose de son instrument, qu’il s’agisse du trombone, de la trompette, du piano, du violon, et bien d’autres encore.

China Forbes, la voix emblématique du groupe depuis sa création il y a trente ans, a captivé le public avec sa voix tour à tour suave et enivrante, et ensuite entraînante et énergique, nous invitant irrésistiblement à danser. À un moment de la soirée, les spectateurs ont même été conviés à un concours de danse des plus exubérantes, avec à la clé la chance de remporter l’un des vinyles du groupe !

Non content de se reposer sur ses membres renommés comme Thomas Lauderdale et Timothy Nishimoto, Pink Martini sait aussi faire de la place à de nouveaux membres talentueux comme Edna Vasquez qui nous a interprété plusieurs morceaux issus de son répertoire personnel.

En sortant de la salle, Je n’ai pu m’empêcher de me trouver chanceux d’habiter à Montréal, cette ville si vivante où la culture est tellement présente, et des festivals comme le FIJM nous permet de voir des artistes renommés comme Pink Martini.

Journaliste : Damien Reveillon

Crédit photo : @victordiazlamich (FIJM)

Arkells @ MTelus (Montréal)

Sans être allé relire ma review pour leur show au MTELUS en 2019, je crois pouvoir affirmer sans trop d’incertitudes qu’elle s’appliquerait presque mot pour mot au spectacle que les gars d’Arkells ont donné dans la même salle ce 23 novembre 2022.

On dira ce qu’on voudra, le band canadien peut se targuer d’être fidèle à lui-même.

Toujours les mêmes bangers, toujours la même énergie (sur scène comme dans la salle) et toujours le même vieux néon Arkells: Touring Band en guise de backdrop.

Ah, et presque toujours la même setlist aussi. Mais bien honnêtement, c’est loin d’être un problème.

Depuis quelques années, les fans auront facilement remarqué que les shows d’Arkells ont pas mal tous pris des allures de best of, indépendamment de l’album (ou du duo d’album, dans le cas de leurs derniers Blink Once / Blink Twice) qu’ils viennent de sortir.

Ce qui prime pour Max Kerman et son groupe, c’est avant tout de fournir un divertissement de qualité aux spectateurs, dans la plus pure tradition du showmanship. Ou, dans leurs propres mots, don’t stop dancing, look out for each other and sing along.

C’est notamment ce qui fait qu’en live, chacune de leurs chansons prend des airs d’hymne fédérateurs. Dans cette optique, on a d’ailleurs eu droit après les habituels Leather Jacket et 11:11 à un cover complètement inusité de Gimme! Gimme! Gimme! (A Man After Midnight) au rappel. Pourquoi? En quel honneur? No clue.

Mais est-ce que c’était probablement la meilleure façon de conclure la soirée? Sans aucun doute.

Setlist:

Past Life, Leather Jacket, Michigan Left, People’s Champ, Something’s Gotta Give, Quitting You, Come to Light, Relentless, Nowhere to Go, Teenage Tears, And Then Some, 11:11, Land of the 1000 Dances, Liberation, Whistleblower, Dance With You, Years in the Making, My Heart’s Always Yours, Knocking at the Door, Reckoning, Gimme! Gimme! Gimme!, You Can Get It

Journaliste: Jérémie Picard

Photo: Arkells (Facebook)

Joji @ MTelus (Montréal)

Toute la semaine, je voyais passer des ‘anyone got tickets for tuesday night??’ dans mes stories. Faut dire que même avec des prix exorbitants pour les standards du M Telus, les billets pour le show de Joji se sont juste volatilisés dans les jours suivants son annonce. La hype était intense. Et c’est plutôt simple de voir pourquoi.

Entre l’immense succès de Glimpse of Us,  la sortie de son nouvel album prévue pour le 4 novembre et uniquement une quinzaine de dates annoncées pour son Smithereens Tour, son passage à Montréal allait évidemment être un événement.

Honnêtement, c’est typiquement le genre de show que je voulais aimer. Mais ouais, immense déception.

Déjà, les deux premières parties étaient à chier.  Aucun talent, aucune présence sur scène, rien à proposer. Juste un moment awkward où deux gars qui se la croient un peu trop ont l’air d’avoir ben du fun on stage pendant que tout le monde dans la salle s’en fout complètement. Et surtout que ça finissait juste pas. 1h30 les deux ensemble. Pour référence, le show principal était clenché en une heure à peine… mais bien honnêtement, c’était presque mieux de même.

Si comme moi vous aviez jamais eu la chance de voir Joji en live jusqu’à maintenant, je vous résume ça rapidement:

Il débarque sur scène, crie le nom de la ville deux ou trois fois de la manière la plus impersonnelle qui soit et se met directement à ‘chanter’ par-dessus un bon gros playback de ses propres chansons avec une voix un peu cassée.

Je dis ‘chanter’ parce que la plupart du temps, il va juste agiter mollement le micro devant la foule en lançant des ‘let’s go’ à toutes les deux secondes pendant que la track continue en fond. C’est drôle au début, mais ça devient rapidement juste agaçant. D’autant plus que Savage Realm (le gars de la première partie que personne avait particulièrement apprécié en partant) retourne sur scène pour venir crier des ‘aayee, ayee, ayee’ sur presque toutes les chansons, histoire de bien ruiner ce qu’il en restait.

Mais le pire c’est juste que Joji a aucun charisme. Il peut pas s’empêcher de constamment piétiner sur place ou de faire les cents pas de droite à gauche. Le genre de marche un peu malaisante, comme quand t’es au téléphone avec ta banque et que tu sais pas trop quoi faire de ton corps. Overall, on dirait un mix entre un élève gêné de faire une présentation orale et le genre de wannabe rappeurs qui font n’importe quoi en showcase sans savoir ce que ça implique de réellement donner un show.

Mais malheureusement sa fanbase avait pas trop l’air de le savoir non plus. La plupart du monde semblait se contenter d’avoir vu leur artiste préféré ‘en vrai’. De pouvoir dire qu’ils étaient là.

Donc c’est peut-être moi qui exagère, mais un certain point, c’est à se demander s’il méprise ouvertement son public. Parce que rendu là, c’est même plus le service minimum. C’est juste un manque de respect envers celles et ceux qui sont prêts à dépenser 200$ pour voir ça.

Alors je ne sais pas si c’est son label qui le force à faire des shows. Si c’est rien de plus qu’une des clauses d’un gros contrat 360 particulièrement vicieux.

Je ne sais pas si c’est son anxiété qui le rend aussi nerveux sur scène. Si c’est ce qui le pousse à vouloir projeter une attitude si désinvolte, quitte à ce que ça ait l’air forcé. À éviter d’assumer sa propre vulnérabilité et à constamment désamorcer la sensibilité qui se dégage de ses compositions.

Je ne sais pas si il pense profondément que ce qu’il ‘offre’ au public ait une quelconque valeur. S’il est persuadé que c’est comme ça qu’on fait des shows. Ou s’il s’en fout complètement.

Mais je sais qu’il vaut vraiment pas grand chose comme live performer. Et c’est plate.

Ça empêchera pas ses fans de dire que c’était incroyable no matter what.

Ça m’empêchera pas non plus d’apprécier ses albums studio.

Mais c’est juste plate.

Journaliste: Jérémie Picard

Photographe: Lauren Gouilloud

 

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