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OZ s’offre une première édition au Zénith ! @ Zénith Toulouse Métropole

 

Superbe programme pour Oz

Superbe programme pour Oz

 

C’est un superbe projet qui va voir le jour le 03 Mars prochain au Zénith Toulouse Métropole ; celui de mettre en avant tout le talent dont regorge notre région au coeur de la plus grande salle de Toulouse. En effet, la toute nouvelle association OZ s’associe pour la première fois au Zénith Toulouse Métropole pour proposer une soirée hors du commun, dont le but est simple : mettre en avant la musique actuelle made in Occitania au coeur de l’activité musicale toulousaine. Et pour cela, ils ont mis les petits grands dans les grands avec un programme aux petits oignons :


1ère partie talent RIFFX.fr : JACOB WILD Wild Blues
Le SuperHomard Pop-Rock
Tangled Tape Soul
Fabulous Sheep Rock-Punk
Slim Paul Officiel Blues Rock
Princess Thailand Rock Noise
Bastard Prod Hip-Hop
CATHEDRALE Rock
Al’Tarba x Senbeï Hip-Hop
VSO Music Music Hip-Hop
Citizen Kain Techno


Au delà de ce sublime programme musicale, le hall du Zénith sera pour l’occasion la scène d’un ensemble de spectacles vivants dont l’association Clutch sera le chef d’orchestre ; mais rien de mieux qu’un teaser pour découvrir ce que nous attend une soirée.
Et d’ici là, on vous conseille de réserver (très) vite vos places : c’est gratuit et ça part extrêmement vite !

Soirée OZ
Zénith Toulouse Métropole
Mardi 03 Mars 2020 – à partir de 18h
Réservation gratuite : https://urlz.fr/blQq
Page Facebook de l’évènement ici
Page Facebook de l’association ici

 

https://www.facebook.com/OZoccitanieauzenith/videos/290958225193896/?t=0

Article : David Vacher

Underground Beatbox @ Ô Boudu Pont

Undergreound Beatbox

Aël en pleine perf aux côtés de Mon-K – Underground Beatbox

 

Vous commencez à être habitués : chez Thorium, on ne se limite pas à un lieu ou à un style. Et c’est précisément pour cela qu’on partait hier à la rencontre d’un projet qui commence à faire son bout de chemin dans les rues de Toulouse : Underground Beatbox (UBB). Le principe est simple : amener au premier plan la pratique du beatbox par des live sessions et des exhibitions. C’est donc dans la cave très esthétique du Ô Boudu Pont, entourés des briques roses emblématiques de notre ville qui a vu naître WawadBeatness ou Zen’Hit, que nous sommes allés découvrir cela : on vous raconte.

Qu’est ce qu’Underground Beatbox ? Selon leurs propres mots, il s’agit d’une association qui “souhaite rassembler les beatboxeur·euse·s de Toulouse et offrir à ces jeunes artistes un lieu et un temps pour se produire sur scène, pour performer, pour partager leurs créations avec un public, rencontrer d’autres disciplines artistiques et finalement s’améliorer dans leur propre discipline”. Depuis sa création en 2015, elle a vu passer en tant que jury les plus grands noms du beatbox français ET international tels que Wawad (Berywam), Gene ou encore Napom (Beatbox House). C’est donc finalement un mélange parfait entre scène internationale et locale qui nous attend ce soir, représentant l’ensemble de la discipline beatbox. Mais concrètement alors ?

Il faut imaginer un vendredi pluvieux, où les fééries de Noël ont laissé la place à une Garonne déchaînée qui, depuis le Pont Vieux, a visiblement pris la place de la pelouse de la Daurade. Maussade donc, jusqu’à pénétrer dans la cave de l’Ô Boudu Pont et entrer dans un tout autre univers, très amicale et chill. Bien remplie, la cave fait déjà résonner dans le bar l’ambiance du sous-sol tel qu’on pourrait parfaitement l’imaginer dans un battle de rap. Au programme de ce soir : une succession de confrontations entre deux équipes de 4 (puis deux duos et enfin 2 beatboxers solo), le tout avec des règles variables pouvant entraîner des contraintes ludiques comme des effets sonores imposés ou la reproduction d’un morceau en direct. Sans être de fervents connaisseurs de cette discipline, on se laisse pourtant très rapidement happés par l’engouement général du public pour suivre de près cette compétition amicale. S’enchaîneront alors les prestations des 8 beatboxers de ce soir : Osy, Aël, Kist, Jacs, Jaz, Ajani, Zion, Mon-K, le tout animé par un (très bon) Maître de cérémonie du nom de Gus, un DJ du nom de DJ Tayebi et un Maître de jeu du nom de Kenôzen. Ça en fait du monde au départ de cette compétition bon enfant qui, au fur et à mesure de la soirée et des phases finales, se verra dessiner le grand gagnant de la soirée ! Mais il faut au moins ça au vu de l’ambition du projet. Entre Mozart et DJ Snake, on devine pas mal de clins d’œil culturels prouvant de la grande ouverture d’esprit dont a l’air de faire preuve tout à la fois les artistes et le public, tout le monde semblant surtout être là pour s’amuser sans prise de tête… et il faut dire que ça fait du bien. Les joies de la chaleur humaine made in les caves toulousaines !

Bref, les heures passent sans trop se faire sentir, on croise et papote ci et là avec les artistes et les orgas et on se rend compte de la communauté que le beatbox a vu naître (quand bien même ce n’est pas ce qui saute aux yeux quand on ne connait que ce que la télévision en montre). Et on se dit que, loin des gros Zénith et du “mainstream“, ça fait quand même du bien de faire quelques soirées plus intimistes qui rappelle l’humain se cachant derrière tout cela. Alors, on se dit qu’il serait possible qu’assez rapidement on retourne croiser le chemin d’Undergroud Beatbox. Leur prochain arrêt sera d’ailleurs le samedi 04 janvier à l’ÔBohem en présence de beau monde, dont le champion de France en titre River.

 

Photos et rédaction : David Vacher

Didier Super @ Le Bijou

Mercredi 6 novembre – Aller à un concert/spectacle de Didier Super, c’est toujours partir du principe qu’on va bien se marrer, et qu’on va même pas avoir honte (ou juste un peu). C’est aussi se demander “jusqu’où ira-t-il cette fois ?” (encore plus loin qu’on peut l’imaginer), “qui va prendre cher ?” (tout le monde), et surtout, c’est éviter de se mettre au premier rang (dédicace aux vieilles). En gros, c’est comme aller à un dîner de famille version fun et trash : plus ou moins toujours la même rengaine et pourtant on ressort de là à chaque fois surpris de ce qui s’est passé.

La première fois que j’ai vu Didier Super, c’était il y a 14 ans, en 2005, au Garorock. À l’époque, il était déjà accompagné de son cher acolyte Fabrice (président !) et le show consistait, en gros, à les regarder ouvrir des cannettes de bières avec leurs BMX tout en disant de la merde (ils ont d’ailleurs pas mal tourné avec ce principe sous le nom des Têtes de vainqueurs). Son album Vaut mieux en rire que s’en foutre avec les tubes qui l’ont fait connaître venait de sortir et il vendait des t-shirts avec l’inscription “Didier Super me fait rire même quand j’ai mal règles” (meilleur t-shirt que j’ai jamais acheté (et porté !), soit dit en passant). Depuis, Didier Super a beaucoup (beaucoup !) fait parler de lui et a tenté de nouvelles choses, de la comédie musicale au one-man show en passant par la bande-dessinée (La vraie vie de Didier Super) qu’il a co-scénarisé avec le dessinateur Emmanuel Reuzé. Bref, Didier Super, sous ses airs je m’en foutiste, est un artiste prolifique qui n’a de cesse de se ré-inventer. Et il nous l’a encore prouvé ce soir au Bijou où il se produit trois soirs d’affilée dans une salle remplie jusqu’à la gueule (oui du coup si vous n’avez pas votre billet, désolée mais ce sera pour une prochaine fois !).

Je ne veux pas trop en dire sur le spectacle lui-même car une bonne partie de ce dernier, Didier Super est bien plus marrant que tous ces comiques de merde, consiste à se laisser surprendre par les personnages incarnés par le duo, mais on touche une fois de plus aux limites du bon goût, un véritable jeu s’installe entre Didier Super et son public, et on ne voit pas le temps passer. En effet, malgré un début difficile où Didier Super incarne un gros beauf aux blagues ultra lourdes, pas drôles, et relevées par un sample de faux-rire façon sitcom à l’américaine, l’humoriste parvient à changer de direction assez facilement et à se mettre le public dans la poche tout aussi rapidement. Alors certes, on retombe dans les blagues ultra classiques du comique (racisme, pédophilie, religion, politique,…) mais faut bien admettre que ça fonctionne toujours autant. Et puis c’est tellement rafraîchissant de passer quasiment 2h à se marrer éhontément sans se soucier de qui cela pourrait offenser, ce qui n’est pas évident à l’heure d’aujourd’hui où la liberté d’expression n’a jamais été aussi proclamé et où pourtant le moindre propos peut attirer les foudres de n’importe qui. Du coup ce show, malgré son côté complètement débile et à l’arrache, est un exutoire salutaire dans une société où tout le monde à son mot à redire sur tout. Et ça fait du bien bordel !

Alors non, Didier Super ne va malheureusement pas changer le monde, il ne parviendra pas à devenir le nouveau messie qui changera les mentalités pour un avenir meilleur, mais en attendant, c’est rassurant de voir qu’à l’heure d’aujourd’hui, il y a un espace assez grand et mis en avant pour des artistes comme lui. Et pour apprécier cela, c’est assez simple : faut juste pas être trop con.

À bientôt Didier !

Hélène

Didier Super

Photos : David Vacher

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