Articles Tagged with: Testament

Dix albums métal à découvrir en octobre

Testament – Para Bellum

Pays : États-Unis

Date de formation : 1987

Style musical : Thrash Metal

Date de sortie : 10 octobre 2025

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Coroner – Dissonance Theory

Pays : Suisse

Date de formation : 1983

Style musical : Technical Thrash Metal

Date de sortie : 17 octobre 2025

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Orbit Culture – Death Above Life

Pays : Suède

Date de formation : 2013

Style musical : Melodic Death/Groove Metal

Date de sortie : 3 octobre 2025

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Hooded Menace – Lachrymose Monuments Of Obscuration

Pays : Finlande

Date de formation : 2007

Style musical : Death/Doom Metal

Date de sortie : 3 octobre 2025

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Aephanemer – Utopie

Pays : France

Date de formation : 2013

Style musical : Symphonic/Melodic Death Metal

Date de sortie : 31 octobre 2025

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Bloodred Hourglass – We Should Be Buried Like This

Pays : Finlande

Date de formation : 2005

Style musical : Melodic Death Metal/Metalcore

Date de sortie : 3 octobre 2025

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Thron – Vurias

Pays : Allemagne

Date de formation : 2015

Style musical : Black Metal

Date de sortie : 31 octobre 2025

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Wode – Uncrossing The Keys

Pays : Royaume-Uni

Date de formation : 2011

Style musical : Death/Black Metal 

Date de sortie : 3 octobre 2025

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GraveRipper – From Welkin To Tundra

Pays : États-Unis

Date de formation : 2019

Style musical : Black/Thrash/Speed Metal

Date de sortie : 17 octobre 2025

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Outlaw – Opus Mortis

Pays : Brésil

Date de formation : 2015

Style musical : Black Metal

Date de sortie : 31 octobre 2025

Auteur : Maxime Pagé

Hellfest 2023 – J4 : Slipknot + Tenacious D + Testament + Dark Angel + The Ghost Inside et autres @Clisson

Schizophrenia (12:15-12:45 // Altar)

Changement d’ambiance climatique pour le dernier jour. Des trombes d’eau s’abattent sur le site à la mi-journée, transformant certains endroits en un gros bourbier. Heureusement, ça s’arrête assez vite au bout de deux heures mais difficile de circuler sans bonnes chaussures étanches jusqu’à la fin du fest. Pas de quoi décourager les festivaliers présents. La bonne humeur reste de mise. 

Une dernière journée sous le signe du thrash/death sous l’Altar, voilà qui n’est pas pour me déplaire. Et on commence par les jeunes loups belges de Schizophrenia. C’est une jeune formation formée il y a seulement 7 ans et qui a déjà fait ses preuves sur scène. C’est sale et méchant mais il manque encore un petit quelque chose pour que ça renverse les foules. Mais avec l’expérience, ça va venir, c’est sûr! A encourager pour l’avenir. 

The Old Dead Tree (12:50-13:30 // Temple)


Evil Invaders (13:35-14:15 // Altar )

Tu veux de l’old school? On reste chez nos amis belges avec là aussi une formation assez jeune, fondée en 2007 avec Evil InvadersEt on se dit tout de suite qu’on vient de passer une faille temporelle et que nous sommes en 1985, en pleine vague heavy/thrash. Comment, à la vue de la dégaine et surtout des titres proposés cet aprem, ne pas penser aux Metallica, Destruction ou autres Exodus de l’époque. D’autant plus que la voix du sympathique frontman Joe ressemble un peu au Dave Mustaine des débuts. Le groupe est à fond et ça défouraille sévère. Le titre d’ouverture “Feed me The Violence” te fait secouer la tête à t’en faire péter les cervicales. Le reste de la set list est dans le même ton mais avec des petites pointes heavy bienvenues comme sur le titre plus lent “In Deepest Black”. Mais la violence reprend rapidement ses droits sur “Die For Me” devant un parterre bien fourni (peut-être un peu aidé par le déluge de l’extérieur). Ce n’est pas très original au final mais Evil Invaders montre que le thrash old school est d’une efficacité imparable 40 ans après les débuts du genre. Un très bon moment! 


Hollywood Undead (14:20-15:05 // MainStage 1 )


HaleStorm (15:10-15:55 // MainStage 2 )


Vektor (15:10-15:55 // Altar )

Toujours du thrash mais ce coup-ci, on va évoluer vers quelque chose de plus actuel avec Vektor . En effet, en digne héritier de Coroner, les Américains ont su amener un vent de fraîcheur dans le thrash technique et progressif. Le public est présent en masse sous l’Altar et, cette fois-ci, ce n’est pas en raison de la pluie (qui d’ailleurs, a cessé) mais bien pour apprécier la musique du groupe qui, même si elle est sacrément complexe est toujours très accrocheuse et ne tombe jamais dans l’ennui. “Cosmic Cortex” donne le ton avec ses 10 minutes au compteur mais quelle merveille d’entrée de jeu! L’énergique et efficace “Oblivion” prend le relais avant que le sombre “Black Future” prenne la suite. David DiSanto, le sympathique frontman du groupe est tout sourire et ravi de l’ambiance. La suite sera du même niveau avant que l’expérimental mais non moins somptueux “Recherching the Void” ne clôture les débats de la plus belle des manières avec son côté plus mélancolique et ses parties en voix claires! Vektor signe sans aucun doute l’une des grosses performances de la journée. Vivement le nouvel album promis et un retour très rapide en Europe


HateBreed (16:00-16:45 // MainStage 1


Electric Callboy (16:50-17:40 // MainStage 2


Holy Moses (16:50-17:40 // Altar

 

A l’heure où beaucoup se battent pour qu’il y ait plus de parité hommes/femmes sur scène et en général dans la musique, il y a pourtant des femmes qui, il y a plus de 40 ans, ont su s’imposer dans ce milieu qu’on disait masculine et machiste. Outre Joan Jett et surtout Doro, il y avait aussi Holy Moses dans le thrash avec la blonde Sabina Classen. Ce fut sans doute une des premières femmes à s’imposer dans le metal extrême. Elle fête en cette année 2023 ses 60 ans et elle a annoncé qu’il était largement temps de tirer sa révérence. Ce sont donc les derniers concerts du groupe et c’est immanquable. Le public est toujours aussi nombreux sous l’Altar donc ambiance garantie. D’autant plus que Sabina est en grande forme et saute partout. Alors bien sûr, sa voix rauque et éraillée n’est sans doute plus aussi précise sur scène que sur album. Ses deux comparses Peter (guitare) et Thomas(basse) abattent un travail formidable. L’album culte de plus de 33 ans d’âge “The New Machine of Liechtenstein” est particulièrement mis en avant avec des titres imparables. Mais les nouveautés seront aussi de mise avec les récents “Invisible Queen” et “Cult of the Machine”, très efficaces eux aussi. Le groupe termine avec le très bon “Current of Death avant que Sabina craque, en pleurs, devant l’ovation du public. Ses larmes sont vraiment sincères et elle nous invite tous au concert final qui doit se tenir en Allemagne le 27 décembre prochain . Merci en tout cas à elle et à ce groupe excellent pour sa grande carrière de près de 40 ans. Le grand moment de cette édition assurément. 


Amon Amarth (17:45-18:35 // MainStage 1)

Malgré la boue présente devant les Mainstages, ce n’est pas une surprise de constater qu’il y a la grande foule pour assister au show d’Amon AmarthMine de rien, cela faisait sept ans que la joyeuse bande de vikings ne nous avait pas rendu visite à Clisson. Et c’est parti pour un show géant. Il n’y a qu’à voir la scène avec le grand casque cornu (bon, ça ce n’est pas très viking dans les faits) et les deux grandes statues (les gardiens d’Asgaard) pour se dire qu’on va en prendre plein la vue et les oreilles. Côté setlist, le groupe va laisser un peu tomber son dernier album (un seul titre proposé: “Guardians of Asgaard) pour aller vers un petit best-of de leur désormais longue carrière. Pas d’inquiétude, tous les moments forts du show qui font la renommée du show sont au rendez-vous. les proues du drakkar apparaissant sur scène, le duel entre deux guerriers sur le redoutable “The Way of Vikings”, le public s’accroupissant pour faire les rameurs et enfin et le combat entre le frontman Johan Hegg, armé du marteau de Thor contre le serpent/dragon (gonflable!). Certains trouveront tout ça ridicule et kitch mais il n’empêche qu ‘Amon Amarth est une mécanique bien huilée qui met une ambiance du tonnerre, par Odin, et c’est bien là l’essentiel! 


Grave Pleasures (17:45-18:35 // Temple


Benediction (18:40-19:30 // Altar

Disons-le, l’annulation d’Exodus quelques jours avant le début du festival avait mis un petit coup sur la tête à tous les fans de thrash mais les orgas ont de la ressource pour trouver de bons remplaçants. Au revoir le thrash, bienvenue de nouveau au death avec Benediction . Les britanniques avaient connu leur heure de gloire au début des années 90 comme beaucoup d’autres formations du genre mais aussi ont eu leur traversée du désert avant une résurrection en 2020 avec l’excellent album “Scriptures”. Premier constat, le groupe est ravi d’être là et bénéficie, de plus à cette heure tardive, d’un créneau d’une heure. Et ils ne vont pas manquer le rendez-vous. C’est un véritable rouleau compresseur qui s’abat sur le public de L’Altar. Et ce dernier, fin connaisseur, ne demande que ça! Les brûlots s’enchaînent les uns après les autres sans aucun temps mort. Une mention spéciale sur certains titres comme “Unfound Mortality”, “The Grotesque” ou encore “Subconscious Terror” qui atomisent l’ Altar. L’imposant chanteur Dave Ingram (mon dieu, quelle carcasse!) n’en finit pas de trinquer avec le public entre chaque morceau. Cette guerre totale ne laissera aucun survivant avec un sommet de violence final “Stormcrow”. Benediction vient de donner une vraie leçon de death metal old school à un public qui n’attendait que ça. Leur motivation et leur bonne humeur ont fait plaisir à voir. Sans doute un des grands concerts de cette dernière journée! 


Tenacious D (19:45-20:55 // MainStage 1


Dark Angel (20:50-21:5 // Altar )


Pantera (21:00-22h25 // Mainstage 1)

Et nous arrivons au concert le plus attendu du jour ou le plus controversé, c’est selon. Phil Anselmo, le plus grand fan du Hellfest (il est là presque chaque année rappelons le) a donc reformé Pantera pour une série de concerts à travers le Monde au grand dam de nombreux fans de la première heure pour qui Pantera sans Vinnie Paul et Dimebag Darrell n’est absolument pas le même groupe. On trouve tout de même du sacré beau monde: Rex Brown à la basse comme au bon vieux temps, Charlie Benante (Anthrax) à la batterie et le grand Zakk Wylde à la guitare. En tout cas, ce Pantera new look tient à rendre hommage à ses deux ex-membres décédés tragiquement en mettant en route une vidéo hommage en guise d’introduction. Pour le concert lui-même, c’est un petit peu l’angoisse au départ car Phil n’a pas l’air très en voix sur le titre phare “A New Level”. En plus, il a l’air bourré quand il s’adresse au public avec sa voix hésitante et tremblante. Mais c’est peut-être l’émotion aussi car les choses vont aller en s’améliorant par la suite. Le son de gratte de Zakk devient optimal et on est soulagé de voir que ce dernier n’en fera pas trop et tiendra son rang. C’est un grand enchaînement de classiques qui déroule avec des moments forts comme ce “Suicide Note part II”, très violent qui embrase la fosse, ou au contraire le lent “This Love”, joué au ralenti mais très fort en émotions. Les indéboulonnables “Becoming”, “Five Minutes alone” ou encore “I’m Broken” sont évidemment au rendez-vous. Le pari est donc réussi pour Phil Anselmo. Cette reformation est au final saluée par de nombreux fans même si, bien sûr, la folie des années 90 n’est plus là (regardez donc les vidéos des tournées de l’époque, ça vaut le coup d’Å“il). Reste à savoir maintenant ce que Pantera va devenir. Est-ce un nouveau départ ou un simple hommage? L’avenir nous le dira. 


Slipknot (22:30-00:00 // MainStage 1

Dernier concert et tête d’affiche du soir, c’est un peu la confusion chez SlipknotEn effet, entre le renvoi la veille de la tournée du membre fondateur Craig Jones et de l’absence de Shawn (Clown) pour raisons familiales, on se dit que ce ne sont pas les meilleures conditions pour entamer une tournée. Mais cette machine de guerre est tellement au point que les doutes vont vite se dissiper. D’autant plus que les deux premiers opus vont être particulièrement mis en avant, à la grande joie des fans présents. En attendant, c’est “The Blisters exist” qui va enflammer la foule présente. Une entrée en matière très réussie qui va mettre tout le monde d’accord. Après un extrait du dernier opus “The Dying Song” qui, ma foi, passe bien l’épreuve du live, c’est parti pour un enchaînement de grands classiques. On dira ce qu’on veut mais ce mix entre néo et metal extrême, c’était quand même sacrément novateur et ça envoie sévère. Comment ne pas s’éclater sur des titres imparables comme “Liberate”, “The Heretic Anthem” et “Wait and Bleed” menés en plus par une main de maître par le grand Corey Taylor, très en voix ce soir. Le show est également à la hauteur de l’événement avec tout ce qu’il faut comme effets de lumière et de pyrotechnie; Après une courte pause, le groupe revient avec le très attendu “People=Shit” qui embrase la fosse mais c’est surtout “Spit it Out” qui va être le point culminant du set quand Corey va demander à toute la foule de s’agenouiller avant de se lever d’un bond pour les dernières minutes de folie. Voilà qui termine ce fest en beauté avec en plus le traditionnel feu d’artifice, toujours très réussi. 


Testament (23:00-00:00 // Altar 

 


Feu d’artifice

 

 

Photographes : Fanny Dudognon et David Vacher

Auteur : Etienne Conan

Testament + Exodus + Death Angel @ MTELUS (Montréal)

Le thrash metal old school, plus précisément celui de la Bay Area, était à l’honneur vendredi soir alors que trois grosses pointures du genre, Testament, Exodus et Death Angel, s’étaient rassemblées au MTELUS pour une soirée haute en intensité. Préparez vos vestes de patches et vos grosses bières, le moshpit vous attend!

Death Angel : Une excellente entrée en matière!

Le spectacle affichait complet depuis déjà un bon moment et, justement, c’est devant une salle pleine à craquer que les gars de Death Angel se sont présentés sur scène. Mark Osegueda et sa bande avaient l’air gonflés à bloc et j’avais bien hâte d’entendre leur matériel en live (surtout que la dernière fois que je les ai vu remonte à plus de dix ans). Dès les premières notes, on pouvait constater que le son était vraiment bien et chaque chanson punchait solidement. À quelques moments le vocal ne semblait pas assez fort, mais dans l’ensemble ce n’était pas trop mal. Côté setlist, c’était vraiment les deux extrêmes : de très vieilles chansons et des plus récentes. On a donc eu droit à Voracious Souls et Mistress Of Pain mais aussi Humanicide, The Moth et The Dream Calls For Blood. Ce que je trouve étrange, c’est que la foule a vraiment capoté au début du set mais s’est calmé assez rapidement par la suite. Est-ce que les vieilles chansons ont plus la cote? Je ne saurais dire. Death Angel ont offert une bonne dose d’agressivité à la foule montréalaise et ça ne pouvait qu’aller en s’améliorant.

SetlistThe Ultra-Violence / Mistress of Pain, Voracious Souls, Seemingly Endless Time, The Dream Calls for Blood, Caster of Shame, The Moth, Humanicide, Thrown to the Wolves

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Exodus : de la sueur, du sang et du thrash

C’était maintenant au tour d’Exodus de fouler les planches du MTELUS avec leur thrash moins punché mais plus sale! je dois vous l’avouer, je ne suis pas le plus grand fan de la formation et je n’avais pas vraiment d’attentes quant à leur prestation. Quand je disais que leur musique est moins punchée, ce n’est pas tant qu’il n’y a pas de hooks dans leurs chansons, mais bien parce que tous les instruments sont joués dans le tapis et on en a eu la preuve lors de leur set. Tous les gens dans la salle n’avaient d’yeux que pour Steve Souza, mais surtout pour Gary Holt qui se donnait corps et âme sur la scène. J’ai trouvé que Steve Souza s’en sortait plutôt bien, mais on sentait qu’il fatiguait plus ça avançait. De mon côté, je dois admettre que la première partie de leur spectacle m’a un peu moins plu. Oui ça sonnait bien, mais c’est pas tant venu me chercher (je trouve seulement que certaines chansons sont trop longues pour du thrash, comme Deathamphetamine qui dure presque neuf minutes). Pour moi c’est à partir de la deuxième moitié que j’y ai vraiment trouvé mon compte avec Piranha, Bonded By Blood mais surtout The Toxic Waltz qui ont tout simplement tout arraché. Je pense que les fans d’Exodus ont été comblés ce soir-là et, même si c’était moins mon truc, j’ai tout de même passé un bon moment.

SetlistThe Beatings Will Continue (Until Morale Improves), A Lesson in Violence, Blood In, Blood Out, The Years of Death and Dying, Deathamphetamine, Blacklist, Piranha, Prescribing Horror, Bonded by Blood, The Toxic Waltz, Strike of the Beast

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Testament : Comme une tonne de briques

La tension dans l’air était palpable alors que la foule compacte attendait impatiemment pour la performance de Testament. Juste avant celle-ci, The Four Horsemen de Metallica jouait en musique d’ambiance et tout le monde chantait à l’unison (c’était pas grand chose, mais j’ai trouvé ça sympathique!). La formation s’est finalement pointée sur scène pour interpréter la chanson Rise Up…puis des problèmes techniques du côté du drum ont forcé le groupe à recommencer du début. Je peux vous dire que c’était pour le mieux car la qualité du son était encore meilleure…et le son encore plus fort! Ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi heureux d’avoir mes bouchons tellement ça décapait solidement. Je pense aussi qu’il fallait prendre un moment pour se rendre compte à quel point la brochette de musiciens devant nous était exceptionnelle. On avait évidemment Chuck Billy, Alex Skolnick et Eric Peterson, mais aussi Steve DiGiorgio à la bass et, depuis cette année, Dave Lombardo au drum. Autant de talent sur une même scène, c’est des plans pour que les gens fendent!

Le groupe est allé piger dans une bonne partie de sa discographie pour nous concocter une setlist de feu. De The New Order et Practice What You Preach en passant par Children Of The Next Level et Electric Crown, il y en avait pour tous les goûts. On a aussi eu un petit speech spécial de la part de Chuck Billy juste avant la pièce Native Blood alors que le 30 septembre on commémorait la journée nationale de la vérité et de la réconciliation. On nous dit souvent que Montréal est la meilleure date de toutes les tournées possibles et imaginables, mais je suis porté à le croire un peu plus pour le spectacle de Testament car on a eu droit à une chanson supplémentaire, alors que les autres dates n’ont eu que 14 chansons. La finale a d’ailleurs été explosive avec First Strike Is Deadly, Over the WallInto the Pit et Alone in the Dark. Si t’aimes le thrash metal, tu te dois d’aller voir Testament en spectacle au moins une fois dans ta vie. Je peux dire qu’en sortant du MTELUS, j’avais reçu ma dose de thrash de qualité pour un méchant bout!

SetlistRise Up, The New Order, The Pale King, Children of the Next Level, Practice What You Preach, WWIII, D.N.R. (Do Not Resuscitate), Native Blood, Night of the Witch, The Formation of Damnation, Electric Crown, First Strike Is Deadly, Over the Wall, Into the Pit, Alone in the Dark

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Les meilleurs albums métal de 2020 Selon notre chroniqueur Albert Lamoureux

Malgré une année éprouvante et maigre en concerts, nous avons tout de même eu plusieurs excellents albums à nous mettre sous les écouteurs. Voici donc ce qui a retenu mon attention cette année :

#1 Imonolith State Of Being

Premier album du groupe canadien qui contient tous les éléments pour se hisser au haut de mon palmarès

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#2 Lord VigoDance De Noir

Excellente musique doom au tempo rapide qui s’écoute facilement en boucle

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#3 Haken Virus

Musique progressive et intense qui mérite d’être écoutée à plein volume

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#4 Annihilator Ballistic, Sadistic

Le groupe revient aux sources avec un album agressif centré sur la guitare

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#5 Joe Satriani – Shapeshifting

Toujours aussi impressionnant et inspirant. C’est un incontournable pour les amateurs de guitare

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#6 Dark Tranquillity – Moment

Sombre et mélancolique, que demander de plus!

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#7 Heathen Empire Of The Blind

Un album aux dix ans, il faut fêter cela!

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#8 Paradise Lost – Obsidian

Un autre bon mélange de musique doom et gothique

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#9 TestamentTitans Of Creation

Toujours aussi agressif et encore une fois axée sur le rythme

Auteur : Albert Lamoureux

Treize albums métal à découvrir en avril

Nightwish Human. :II: Nature.

Cinq ans après la sortie de leur album Endless Forms Most Beautiful, le légendaire groupe Nightwish est de retour avec Human :||: Nature, son dixième album en carrière. Cet album double contiendra un avec du Nightwish plus conventionnel et un autre entièrement instrumental et symphonique. À suivre!

Date de sortie : 10 avril 2020

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Trivium What The Dead Men Say

Le groupe américain Trivium nous revient avec un tout nouvel album intitulé What The Dead Men Say. Si on se fie à leur extrait Catastrophist, on va avoir droit à un Trivium moins sombre et agressif que The Sin And The Sentence mais tout aussi efficace!

Date de sortie : 24 avril 2020

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Katatonia City Burials

Je dois vous l’avouer, le nouvel album de Katatonia, City Burials, est l’album que j’attends le plus le mois prochain! Mais avec leur plus récent extrait Behind The Blood, je suis un peu perplexe face à ce changement de son qui est beaucoup plus up-beat que d’habitude. On verra!

Date de sortie : 24 avril 2020

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Testament Titans Of Creation

Les géants du thrash metal américain Testament nous offrent Titans Of Creation, leur treizième album! À quoi peut-on s’attendre de cet album? Tout simplement un thrash rapide, agressif et pesant! Leur extrait Children Of The Next Level en est un bon exemple!

Date de sortie : 3 avril 2020

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Wolfheart Wolves Of Karelia

Le groupe finlandais Wolfheart a été très productif au cours des dernières années et nous présente déjà un nouvel album, Wolves Of Karelia! On a encore droit à un melodeath très dark et très brutal qui va certainement plaire aux fans!

Date de sortie : 10 avril 2020

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The Black Dahlia MurderVerminous

Après avoir sorti un album à tout casser en 2017, The Black Dahlia Murder nous offre Verminous! Certains groupes se ramolissent avec le temps, mais ce n’est définitivement pas leur cas! C’est gras, rapide, agressif et ça risque d’être tout un album!

Date de sortie : 17 avril 2020

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Warbringer Weapons Of Tomorrow

Un autre groupe de thrash américain qui a le vent dans les voiles depuis quelques années nous présente aussi un nouvel album en avril! Warbringer nous envoie en pleine figure Weapons Of Tomorrow à la pochette beaucoup moins extrême que les albums précédents. Est-ce que sera plus doux? J’en doute fort!

Date de sortie : 24 avril 2020

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Benighted Obscene Repressed

Si vous trouviez que ma liste était trop soft, j’ai des petites nouvelles pour vous! Le groupe de brutal death metal français Benighted sort Obscene Repressed le mois prochain et ça risque de vous décaper la face assez solidement! Attention aux âmes sensibles, leur videoclip Nails risque de vous lever le coeur!

Date de sortie : 10 avril 2020

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Turmion KätilötGlobal Warning

Si t’es fan de metal industriel, c’est clair que tu attends la sortie du nouvel opus de Turmion Kätilöt avec impatience! Tu cherches quelque chose de punché qui va te faire headbagner longtemps? Ça va clairement tomber dans tes cordes!

Date de sortie : 17 avril 2020

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Ulcerate Stare Into Death And Be Still

Une des sorties les plus attentues des fan de tech death, le groupe néo-zélandais Ulcerate nous offre enfin un nouvel album, Stare Into Death And Be Still! Si je me fie à l’extrait du même nom, ça va être d’une lourdeur intenable…et on aime ça!

Date de sortie : 24 avril 2020

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SECTION DÉCOUVERTE

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Ignea The Realms Of Fire And Death

Une petit découverte récente : Le groupe ukrainien Ignea! Si vous êtes fans de metal symphonique avec des sonorités moyen-orientales avec une chanteuse qui maîtrise autant le chant clair que les growls, Ignea pourrait être un bon groupe pour vous!

Date de sortie : 17 avril 2020

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Symbolik Emergence

le groupe de melodeath technique californien Symbolik n’est vraiment pas piqué des vers et, côté musicianship, c’est assez impressionnant aussi! Ils sortent justement leur tout premier album Emergence le mois prochain!

Date de sortie : 10 avril 2020

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Killitorous The Afterparty

On va se le dire, le groupe canadien Killitorous rentre au poste en s’il-vous-plaît! Ils nous présentent leur deuxième album, The Afterparty. Si vous aimez le tech death avec une bonne dose de groove, vous allez tout simplement tripper!

Date de sortie : 20 avril 2020

Auteur : Maxime Pagé

La grande finale de Slayer ! @ Place Bell (Laval/Montréal)

Le monde du métal est en deuil! Les géants du thrash metal américain Slayer ont annoncé la fin du groupe après 37 de carrière. Mais quoi de mieux pour finir en beauté qu’un énorme bang avec une tournée à tout casser! Les groupes Lamb Of God, Anthrax, Behemoth et Testament ont la tâche de porter le cercueil en terre pour ce spectacle qui allait être pour plusieurs le show de l’année! La Place Bell allait clairement avoir de la difficulté à s’en remettre après ça!

Testament : un thrash qui rentre au poste!

Parmi les groupes de thrash metal américain, Testament est certainement un de mes préférés. C’est solide, rapide, pesant et le vocal de Chuck Billy est beaucoup plus agressif que la moyenne! C’était aussi un choix tout naturel de les voir dans le cadre de cette tournée. C’est donc vers 17h que le groupe est monté sur scène et nous a lancé Brotherhood Of The Snake tiré de l’album du même nom, le tout devant une Place Bell déjà très bien remplie. Le son m’a paru quelque peu inégal au début mais le tout s’est réglé assez rapidement. Les musiciens avaient l’air en forme et Chuck Billy était très communicatif avec la foule comme à son habitude. Avec une discographie comme la leur, il était clairement difficile de monter une setlist qui allait plaire à tout le monde. Le résultat a été un beau mélange de nouvelles pièces comme The Pale King et de classiques comme The New Order et ma préférée, Into The Pit. C’était étrange de voir un groupe comme Testament jouer pendant si peu de temps, mais pour ce que c’était, c’était très satisfaisant!

Setlist : Brotherhood Of The Snake, Rise Up, Electric Crown, The Pale King, Into The Pit, The New Order, Disciples Of The Watch

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Behemoth : Grim et brutal!

Probablement la partie la plus sombre du spectacle, le groupe polonais Behemoth y est allé avec son death/black metal intense et rapide devant une foule assoiffée d’agressivité. Le tout a commencé avec Ov Fire And The Void pendant laquelle le headbang était roi! Le tout était réglé au quart de tour (comme à leur habitude) et chaque musicien se donnait corps et âme. Le chanteur Nergal. avec son vocal des plus hargneux, a une excellente présence sur scène et on ne peut pas passer à côté du drummer Inferno qui est une véritable machine de guerre. Si les deux premières chansons étaient très efficaces, c’est lors de Ora Pro Nobis Lucifer que l’intensité a monté d’un cran. Nous avons même eu droit à Wolves Ov Siberia, une nouvelle chanson de leur nouvel album qui paraîtra plus tard cette année et ça m’a clairement donné le goût d’en entendre plus. Le tout s’est terminé avec O Father O Satan O Sun!, pièce lente et pesante où les musiciens, dans les derniers instants, ont revêtu des masques cornus et l’image projetée était hallucinante! Le groupe Behemoth est toujours une valeur sûre en spectacle et c’est toujours un plaisir de les voir!

Setlist : Ov Fire And The Void, Demigod, Ora Pro Nobis Lucifer, Wolves Ov Siberia, Chant For Eschaton 2000, O Father O Satan O Sun!

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Anthrax : Fort, très fort!

Si vous pensiez que le volume à la Place Bell était déjà élevé, ça a monté encore d’une grosse coche avec Anthrax! Bizarrement, c’est avec la pièce The Number Of The Beast d’Iron Maiden que le groupe est arrivé sur scène et le tout a commencé très solidement avec leur classique Caught In A Mosh. C’est à ce moment-là que la foule s’est vraiment déchaînée et ce n’était pas près de s’arrêter! Je ne suis pas le plus grand fan de la voix de Joey Belladonna mais pour quelqu’un dans la cinquantaine avancée, il est terriblement en forme! Charlie Benante est toujours absent dû à des problèmes familiaux c’est donc le légendaire Gene Hoglan qui le remplaçait et, sans surprise, il faisait un excellent travail. Par contre, je dois dire que le choix de chansons m’a quelque peu déçu. Bien sûr, on a eu droit à des classiques comme Caught In A Mosh ou encore Indians avec laquelle ils ont terminé leur set, mais l’absence de pièces comme Among The Living ou encore Deathrider que j’apprécie beaucoup m’a laissé sur ma faim. Malgré tout, les gars d’Anthrax ont offert une très bonne prestation et les gens présents avaient l’air très satisfaits.

Setlist : Caught In A Mosh, Got The Time, Madhouse, I Am The Law, Evil Twin, Antisocial, Indians

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Lamb Of God : Le métal américain dans toute sa splendeur!

C’était maintenant au tour du groupe Lamb Of God de venir détruire la Place Bell et on peut dire qu’ils étaient attendus de pied ferme! Je crois fermement que leur ajout à cette tournée allait carrément de soi et les atomes crochus entre eux et Slayer sont indéniables. C’est avec Omerta que tout a commencé et, malheureusement, la qualité de son n’était clairement pas au rendez-vous alors qu’une des guitares étaient très peu audible durant toute la première chanson. Tout est rentré dans l’ordre par la suite et c’est bien tant mieux, car Ruin avec un mauvais son aurait clairement causé une émeute tellement cette dernière agressive! Le vocal de Randy Blythe était brutale à souhait et tous les instruments étaient parfaitement audibles. Une chose qu’on ne pourra jamais reprocher à Lamb Of God, c’est de manquer d’intensité! C’est ainsi qu’on s’est fait envoyé une volée de classiques en pleine gueule comme Ruin, Walk With Me In Hell, Now You’ve Got Something To Die For et Laid To Rest. C’est aussi pendant leur prestation que j’ai pu voir un des plus gros circle pit que j’ai jamais vu! Quoi de mieux pour clore ce carnage que leur fameuse pièce Redneck qui a clairement donné un mal de cou à tout le monde! Lamb Of God ont donné un excellente performance mais il est certain que le plus intense restait à venir…!

Setlist : Omerta, Ruin, Walk With Me In Hell, Now You’ve Got Something To Die For, 512, Engage The Fear Machine, Blacken The Sun Curse, Laid To Rest, Redneck

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Slayer : La fin justifie les moyens!

C’est un sentiment doux-amer qui me prend alors que Slayer s’apprête à nous péter la face pour une dernière fois. Ils laissent dans le deuil des millions de fans à travers le monde et un trou béant dans la scène métal. Mais ne nous laissons pas entrainer par le chagrin et honorons ces géants du mieux que nous pouvons! Une chose qu’on peut dire de Slayer, c’est qu’ils n’ont jamais fait dans la dentèle, et ce soir ne fait pas exception! C’est avec Repentless que tout a explosé et je n’ai jamais vu un parterre de cette taille aussi chaotique de toute ma vie! Pour leur setlist, disons qu’ils n’y sont pas allés de main morte avec les classiques! On a donc eu droit à 19 pièces tirées de leurs meilleurs albums, allant de Show No Mercy jusqu’au plus récent, Repentless. Un immense triptique ornait le derrière de la scène qui a changé plusieurs fois au cours de la soirée ainsi que des éléments de pyrotechnique qui faisaient vraiment croire à l’enfer sur terre (et c’était génial!).

Tous les membres étaient en feu et si l’énergie dégagée par la foule était démentielle, le groupe leur rendait de façon remarquable. Tout s’est enchaîné et je me demande encore comment les gens ont pu survivre à ce flot de violence! Des pièces comme Disciple, War Ensemble ou le classique indémodable Raining Blood ont carrément tout démoli sur leur passage et je me demande bien quels autres groupes peuvent se targuer d’être aussi intenses! En hommage au regretté Jeff Hannemann décédé en 2013, un immense drapeau Heineken arborant son nom est venu appuyer la chanson Angel Of Death qui a clos le spectacle.

Pour plusieurs, ce fut probablement le show de l’année ou même le show d’une vie. En quittant la salle, on ne pouvait s’empêcher de ressentir un immense sentiment de satisfaction…et de vide. C’était le tout dernier spectacle de Slayer et il est encore difficile s’assimiler cette information. C’était intense, brutal et aussi émouvant. Personne ne peut voir ce que l’avenir réserve, mais un groupe de ce calibre sera très difficile à remplacer. En guise de finale, je ne dirai que la chose suivante : SLAYEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEER !!!!!!!!

Setlist : Repentless, Blood Red, Disciple, Mandatory Suicide, Hate Worldwide, War Ensemble, Jihad, When The Stillness Comes, Postmortem, Black Magic, Payback, Seasons In The Abyss, Dittohead, Dead Skin Mask, Hell Awaits, South Of Heaven, Raining Blood, Chemical Warfare, Angel Of Death

Auteur : Maxime Pagé

Photographe: Paul Blondé

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