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Electro Alternativ #15 : la sélection de Thorium Mag ! @ Toulouse (France)

Début septembre, comme chaque année, et ce depuis un bon moment (cette année a lieu la 15ème édition), l’Electro Alternativ investit différents lieux de la ville rose afin de faire passer la fin de l’été, et donc la saison des festivals, en douceur. Certes, rien ne se passe en extérieur, et ce n’est pas continu, mais avec 28 dates, dont 18 de concerts et autres performances, 3 de projections de films et docus, des ateliers sur la création d’un morceau ou l’utilisation d’un Minimoog, ou encore des conférences sur les droits d’auteur de la scène électronique ou sur l’essor de celle-ci en Afrique de l’ouest, le tout dans 12 lieux différents, il n’y a vraiment pas de quoi chipoter. Et afin de voir plus clair dans tout ça, voici une petite sélection des immanquables selon l’équipe de Thorium !

C’est le 5 septembre qu’aura lieu la soirée de lancement officiel du festival (après la pre opening assurée par les autrichiens de Camo & Crooked au Bikini le 24 août dernier). Et pour l’occasion, cela se passera tout en expérimentation visuelle et sonore avec la présence de Martin Messier. Venu tout droit du Canada, il viendra présenter ce soir-là Field, projet via lequel le performeur rend visible à l’œil nu les champs électromagnétiques qui nous entourent à travers deux panneaux d’aluminium, des câbles et un enchaînement de branchements  / débranchements. De quoi passer une soirée où notre réalité visuelle risque d’être chamboulée, le tout au Théâtre Garonne et gratuitement. C’est pas beau ça ?

Les lundi 9, mardi 10 et 17 septembre, c’est le Cinéma ABC qui accueillera les trois projections de film et documentaires du festival, le premier soir avec Le choc du futur, soit un biopic fictif retraçant l’histoire d’une pionnière de la scène électro féminine dans les années 80. Réalisé par Marc Collin, le film met en lumière Alma Jodorowsky, petite-fille du maître du cinéma psychédélique, j’ai nommé le grand Alejandro. Si ça peut aider à convaincre… Le lendemain c’est la double projection de Quand tout le monde dort qui dépeint la nuit parisienne alternative, suivi de -22,7°C dans lequel l’artiste Molecule nous embarque au Groenland où il fait du field recording, entre craquement de banquise et ballet magnétique des aurores boréales. Et enfin Call & Response la semaine suivante qui nous transportera jusqu’à la Nouvelle Orléans pour le fameux Carnaval du Mardi Gras qui est bien plus qu’une simple procession folklorique mais un véritable hommage aux ancêtres. Les trois soirées sont à 6,5 euros chacune.

Le 11 septembre, soirée immanquable pour les amateurs d’électro aux confins de la techno et de la cold-wave, avec la double affiche Monolithe Noir et Oktober Lieber au Rex. Le premier nous vient de Belgique et nous assommera, dans le bon sens du terme, avec la densité que ça musique nous propose, entre EBM lourd et techno vrombissante, l’ensemble relevé par les mélodies de son projet passé. Le deuxième, duo français composé de Charlotte Boisselier (Ambeyance) et Marion Camy-Palou (Deeat Palace), nous achèvera avec sa techno sorti des bas-fonds de clubs berlinois où les soirées ne se terminent pas avec le lever du jour et où la fumée de cigarettes à remplacer les nuages.

Le lendemain, le 12 septembre donc, c’est au Centre Culturel Bellegarde que le festival pose ses valises, avec une performance live de l’artiste local Mondkopf. Muni de son dernier album en date How Deep is our Love?, le toulousain risque de faire trembler les murs avec sa techno lourde, profonde et à la fois intimiste, le tout mis en lumière pour l’occasion par de nouveaux visuels. Et en plus cela ne vous coûtera que 6 euros (5 en prévente). Que demander de plus ?

Le 13 septembre, direction le Metronum pour le retour sur les planches du duo anglais Foreign Beggars. Cette date risque d’être intéressante car le groupe, que l’on a vu un nombre considérable de fois au moment de leur essor il y a une petite dizaine d’années de ça, revient avec un album qui laisse derrière lui la dubstep et le grime pour revenir à leurs racines hip-hop. De plus c’est leur tournée d’adieu, donc la dernière occasion de se défouler sur certains de leurs morceaux cultes, et découvrir en live 2 2 Karma, plus posé que leurs précédents efforts.

Le 19 septembre, il y a la doublette Kompromat au Bikini et Kap Bambino au Metronum. Estimant que la première partie du premier est plus intéressante que celle du deuxième, l’équipe de Thorium ira couvrir la date du nouveau projet de Vitalic et Rebeka Warrior (Sexy Sushi / Mansfield Tya). Et ce ne sera pas une soirée pendant laquelle s’endormir. En effet, le duo français distille une techno sombre et froide à souhait influencée par la scène indus des années 80/90. Cela promet un show intense, relevé par Corps, projet électro qui n’est pas sans rappeler Bagarre avec ses paroles balancées de manière monotone et pourtant si intéressante, le tout sur une musique qui fait définitivement danser. Mais c’est le cœur déchiré que l’on va rater Kap Bambino, duo bordelais depuis parti à Londres et qui viendra présenter son dernier album Dust, Fierce, Forever. Et s’il semble plus calme que les précédents efforts du groupe, nous sommes certains que la puissance du live et l’énergie de la chanteuse Caroline ne s’est pas amoindrie pour un sou. Mais ce sera pour une prochaine fois, je l’espère…

C’est ensuite le 22 septembre, et ce pour un projet atypique, que le festival se dirige lentement mais sûrement vers sa fin. Investissant l’Église de Gesu pour l’occasion, l’Electro Alternativ a invité dans ces murs l’artiste Maxime Denuc pour son projet Solarium. Vidé de ses bancs, le sol de l’église sera recouvert de matelas et autres coussins afin que les spectateurs s’endorment ou se réveillent (la performance a lieu à 10h du matin, un dimanche) au son de l’orgue, le tout relevé par de la musique électronique. Le tarif pour cette date unique sera de 5 euros, et il y aura même un petit déj’ offert. What else ?

Enfin, le lendemain, le 23 septembre donc, c’est l’artiste Omar Souleyman qui aura l’honneur de mettre un terme au festival et ce à la Halle de la Machine. C’est donc sous le regard bienveillant d’Ariane l’araignée et du minotaure que les festivaliers pourront danser une dernière fois sur les rythmes endiablés du producteur syrien, où musique électronique et traditionnelle se mêlent pour un résultat détonnant. Il sera accompagné pour l’occasion de Glitter, DJ marocaine basée à Paris qui propose un savant mélange de techno et de musique arabe. Et les tickets pour cette clôture vont de 18 euros en early bird à 25 euros sur place.

En espérant vous croiser à une ou plusieurs de ces dates !

Plus d’infos : https://www.electro-alternativ.com/

Auteure : Hélène

 

Fakear dévoile un nouveau chef d’oeuvre musical … et visuel

Fakear a toujours eu le don de faire parler de lui quand on ne s’y attend pas. Et c’est souvent pour en dire du bien. Voici qu’il débarque aujourd’hui avec une nouvelle superbe réalisation visuelle pour accompagner le cinquième titre de son nouvel album All Glows intitulé Chakra. On vous laisse le savourer :

Un clip inspiré et inspirant

Le clip, dirigé par Les Gentils Garçons et Icecream, mêle tout ce qu’on l’on aime : originalité, créativité et délicatesse visuelle. On y reconnaît très facilement la patte des Gentils Garçons (dont le mérite n’est plus à prouver en témoignent leurs très nombreuses collaborations avec des grandes marques), notamment dans l’utilisation d’une gamme de couleurs pastels qui sont un peu leur marque de fabrique mais aussi dans le travail graphique extrêmement inspiré – que l’on retrouvait déjà dans le clip d’Odyssey de Dream Koala ou encore – de manière un peu différente et plus structurée – dans le clip de Together de Douchka ft. Clarent. Dans ce nouveau clip, ils nous proposent un voyage aquatique et spatial rappelant parfaitement l’exotisme inclus systématiquement dans les projets de Fakear. Pourtant bien différent des autres clips du DJ français, il suit une série particulière de visuels très colorés, graphiques et surtout tournés vers l’animation ; comme celui de Lost in Time sorti le 16 mars dernier ou même des créations graphiques statiques accompagnant ses derniers projets comme son E.P Karmaprana (sorti en 2017) ou All Glows. Sans doute un tournant dans l’univers de Fakear qu’il nous tarde de voir continuer !

Un univers sonore déjà entendu ?

On le sait déjà, Fakear affectionne particulièrement l’exotisme et la diversité de notre planète. Au travers d’une discographie de plus en plus cohérente au travers de ses “voyages” musicaux, il a déjà donné l’occasion à son public d’explorer l’Inde, le Moyen-Orient ou encore l’Est asiatique. Or, avec ses derniers projets, nous n’avons non plus l’impression de visiter le monde, mais plutôt une spiritualité particulière que l’on trouvait déjà dans des sons comme Mamaha (Energy Song) et que l’on retrouve en fil rouge dans son dernier album. Rien que les titres sont évocateurs : Chakra, Next Life, Karmaprana, Mantra ou encore La Belle âme. Dans All Glows, chacun y trouvera donc l’exotisme qu’il souhaite y trouvait (on pencherait, de notre côté, pour la spiritualité made in India) mais les rouages musicaux sont toujours présents entre samples de voix féminines et electronica très ambiant. Et si vous l’avez raté, on vous le laisse juste en-dessous, de même que si vous avez raté son nouveau live vous en trouverez un aperçu ici :

 

Rédaction : David Vacher

Thylacine touche dans le mille avec “War Dance”

Depuis quelques jours, nos regards étaient tournés vers la page Facebook de Thylacine et pour cause ; voici ce qu’il publia il y a une semaine :

 

Après plusieurs teasers, voici qu’hier il dévoile un nouveau track et son clip qu’on vous laisse découvrir dès maintenant :

 

Une compo très sombre

C’est donc avec le titre War Dance que l’artiste français marque son retour. Musicalement, on y découvre des sonorités totalement inhabituelles chez Thylacine, comme durant les premières secondes avec une instru très sombre, assez puissante aussi. Rapidement, on retrouve néanmoins une construction assez minimaliste et progressive, marquée ça et là par des empreintes typiques comme le sax débarquant en fond aux alentours d’ 1:07. La suite allie une rythmique assez variable à des samples violents (respiration précipitée, tambours militaires pour marquer le temps etc.) nous procurant, comme il sait si bien le faire, une immersion parfaite et un univers toujours très travaillé et poignant. Mais l’on connait William Rezé, et si son electronica est toujours bien pensée, elle est aussi très souvent accompagnée d’images – comme le reportage qui illustrait l’album pépite Transsiberian.

 

 

Un clip quasi-cinématographique

War Dance : cela suffirait presque à expliquer le clip si prenant. À l’image de la musique, celui-ci est contrasté entre une violence assez visuelle et une douceur poétique ; opposition que l’on retrouve dans le titre de la chanson. Un peu baudelairien sur les bords donc, il est dirigé par Cyprien Clément-Delmas et met en scène la beauté des corps et des machines militaires au travers de chorégraphies improvisées. Tantôt ce sont les figures géométriques formées par des tanks, tantôt ce sont les entrelacements de corps durant un combat ou encore la dance d’un blessé de guerre et de sa compagne : Thylacine arrive ici à rendre beau ce qui habituellement renvoie au trash et au sang. Il fait implicitement référence aux “war dances” qui, en anglais, désignent l’ensemble des danses faisant appel aux combats simulées et aux gestuelles guerrières. La Capoeira en fait par exemple partie, mais aussi l’Hopak en Ukraine, pays où se tient le clip : visiblement, cette partie du globe inspire le jeune prodige ! L’accord parfait entre vidéo et musique ainsi que la combinaison entre guerre et danse rendent finalement ce “clip” extrêmement esthétique, voire cinématographique et l’on pourrait parfaitement l’imaginer comme étant un court-métrage (d’autant que le track dure presque 6 minutes).

Comme à son habitude, Thylacine ne nous déçoit pas et nous laisse même impatients de découvrir ce qui suivra. En attendant, on pourra le retrouver en live au festival Weekend au bord de l’eau en Suisse le 29 Juin prochain.

Auteur : David Vacher

Réalisation expérimentale pour Jeff Mills et l’ONCT @ La Halle aux grains (Toulouse)

Vendredi 06 Avril – C’est l’un des grands événements sur Toulouse ce mois-ci : Jeff Mills revient auprès de l’Orchestre nationale du Capitole deux ans après sa première venue. L’occasion de donner une conférence (dont nous vous parlions ici) ainsi que trois représentations à la Halle aux grains avec un projet particulier : unir l’électro, la musique orchestrale et la thématique de l’Espace.

20h sonne dans une Halle aux Grains très remplie. Un peu de retard s’annonce, nous donnant l’occasion de parcourir le carnet distribué qui présente les différents protagonistes à qui l’on doit la réalisation. 5 hommes, 5 artistes d’univers initialement assez différents pour un projet commun : Lost in Space. Christophe Mangou à la direction, Sylvain Griotto aux arrangements, Yves Pépin à la scéno, Prabhu Edouard au tablā et Jeff Mills aux platines. Continuant de tourner les pages, on découvre quelques lignes sur l’essence du projet d’aujourd’hui, que l’américain qualifiera “d’excursion musicale exotique vers l’inconnu”. On y retrouve aussi l’idée de reconnaissance, “l’auditeur [devant perdre] son sens du placement et du point de référence au fur et à mesure que le voyage se déroule”. D’entrée donc, nous savions que le concert de ce soir serait une véritable expérience à part, unique aussi.

1/4 d’heure voire 20 minutes sont passés lorsque les lumières se tamisent. La partie cordes rentrent en scène suivie d’assez près par Jeff Mills et Prabhu Edouard. On va être honnête : nous avons été un peu décontenancés par ce qui nous a été présenté. Peut-être avions nous de mauvaises perspectives, la thématique de l’espace nous laissant imaginer avant le spectacle une atmosphère très ambiant à la Hans Zimmer. Il n’en sera rien. En vérité, nous ne saurions ici parler d’une atmosphère mais plutôt d’une succession de couches sensorielles dont la principale nous a semblé celle de l’inquiétude, du soupçon. On le sait, Jeff Mills est un fin producteur et connaisseur de musiques filmiques, et nous le ressentons très rapidement dès le début du show. Mais l’enchaînement nous laisse perplexe, comme si nous passions d’une planète à l’autre pour visiter l’inconnu. Le tablā, maîtrisé à la perfection par Prabhu Edouard, vient y donner des sonorités orientales ; les samples de Jeff Mills un côté made in Détroit. Tout cela semble décousu, rythmiquement assez étrange aussi et nous abandonnons vite l’analyse musicale pour se laisser bercer sur le flot. La scénographie aide beaucoup, jouant de lasers pour reconstituer d’abstraites constellations sur les murs et la voûte de la Halle. Si nous devions caractériser notre ressenti propre, disons qu’elle ressemblait à un yoyo, où tantôt nous entrions dedans pour de notre plus grand plaisir, tantôt nous restions perplexe devant l’originalité de la production. En tout cas, l’expérience – qu’elle soit musicale ou sensorielle – valait le détour avec une faculté d’immersion assez étonnante. Et si vous avez raté cela, soyez consolés : le concert est à revoir sur Arte Concert juste ici.

 

Photos : Patrice Nin
Rédaction : David Vacher

Toulouse : les 3 concerts éléctro immanquables du mois d’Avril ! @ Toulouse

Dimanche 04 Avril 2018 – Fakear @ Le Bikini (Complet)

Doit-on vraiment présenter Fakear ? L’un des piliers de la scène electronica/French touch 2.0 française s’offre un nouveau Bikini après son passage au Zénith l’année dernière. Pas beaucoup de nouveautés côté albums, mais il a annoncé il y a quelques temps une nouvelle scénographie : de quoi apprécier différemment les voyages musicaux qu’ils nous proposent depuis 2011. Entre Moyen-Orient, Asie et pays indiens, la seule chose de sûre est que le Bikini n’aura jamais été aussi loin de Toulouse !

Evénement Facebook

Jeu.Ven.Sam 05-06-07 Avril 2018 – Jeff Mills + L’Orchestre nationale du Capitole de Toulouse @ Halle aux Grains

Décidément, Jeff Mills aussi apprécie particulièrement la ville rose. Voilà un peu plus d’un an que le compositeur atypique était venu présenter un nouveau projet avec l’Orchestre Nationale du Capitole de Toulouse ; le revoici dans les mêmes conditions. Les mêmes ? Pas tout à fait. La thématique cette année sera (est-ce une surprise ?) l’atmosphère spatiale : de quoi inspirer nous l’espérons l’artiste et donner son nom à l’événement : Lost in Space.  En collaboration avec le chef d’orchestre Christophe Mangou, il essayera de donner des ailes durant trois soirs au public de la Halle aux Grains. À noter aussi la conférence d’introduction Mercredi 04 Avril à 19h30 au même endroit. Enfin, le projet ira plus loin puisque le compositeur enregistrera son prochain album ici-même, toujours en compagnie de l’ONCT à l’Automne prochain chez Axis Records.

Page des concertsPage de la conférence

Vendredi 13 Avril 2018 – Feder @ Le Bikini

Lui non plus n’est pas à présenter. Le jeune DJ de Biot vient embellir encore un peu plus la programmation du Bikini pour le bonheur du plus grand nombre. Après avoir vu sa carrière explosée et fait le tour des festivals, le voilà parti dans une longue tournée qui le conduira par exemple au Main Square ou, plus près, au Printemps de Bourges.

Evénement Facebook

Auteur : David Vacher

Rone + Synge @ Le Bikini (Toulouse)

Rone

Rone

Samedi 27 janvier – Soirée électro au Bikini pour bien finir ce premier mois de l’année, avec une programmation juste : le show est annoncé complet. Cela se voit à 21h avec une queue inhabituelle qui mettra du temps à se désemplir.

Sans surprise donc, le Bikini n’est qu’à moitié plein au début de Synge. Sur scène, on découvre un duo polyinstrumental assurant, sur base de pads et de guitare, une électro ambiant à souhait et relativement calme malgré des beats parfois très marqués. Par-ci par-là, quelques touches de chant ou des samples comme le titre R2D2 de Lomepal viendront également agrémenter le show. Néanmoins, nous resterons un peu sur notre fin, non vraiment à cause de la prod mais plutôt car ce genre de musique assez deep conviendrait peut-être plus à une fin de soirée qu’à une première partie. Malgré cela, le public finira par remuer la tête tranquillement jusqu’à 22h et la fin du set.

Rone est un genre d’ovni sur la scène electro française : aucune pub, très peu d’émissions, des feat toujours très originaux pour une carrière saluée par nombre de professionnels ainsi que par un public de plus en plus grand. Il était ce soir au Bikini pour présenter Mirapolis, son dernier album sorti le 03 novembre dernier. Si celui-ci devait être un album sans featuring, il s’est transformé en “fête foraine sous acide” pour reprendre les mots de Rone. Pourtant, ce n’est pas vraiment l’impression qu’il donne en live : toujours aussi spatial, il offre aussi comme avec I, Philip ou Brest une dimension cinématographique incontestable. Cela explique peut-être le décor travaillé sur scène, où une ville fictive se met à se mouvoir et à s’illuminer sous l’effet d’un lightshow impressionnant. On sait que l’ambiance visuelle est primordiale dans un concert d’électro : l’équipe de Rone l’a clairement compris et mettra en oeuvre quelque chose de tout à fait unique. Mêlé aux nouveaux titres de Mirapolis, mais aussi à des plus anciens comme l’inévitable Bye Bye Macadam en rappel, le spectacle sera complexe, complet aussi et captivera le Bikini bondé du début jusqu’à la fin. Mais Rone, ou plutôt Erwan Castex ici, est un personnage fascinant en lui-même : il finira par descendre, lui, le timide, de la scène pour faire le tour du premier rang avant de se noyer dans la foule en sueur de la salle. Cela viendra clore ce qui, pour sûr, reste l’un des meilleurs concerts d’electro qu’il nous ait été donné de voir.

Auteur : David Vacher

Photos : Antony Chardon

Petit Biscuit + Fhin @ Zénith de Toulouse

Fhin

Lundi 20 Novembre – Soirée électro chill au Zénith ce soir avec le phénomène Petit Biscuit précédé d’une découverte. Fhin : voici le nom de celui qui aura l’honneur de débuter aujourd’hui.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il propose un projet très semblable à son successeur, à savoir de l’électro chill polyinstrumentale. Malheureusement pour lui, suite à un problème d’organisation assez incompréhensible, l’ouverture des portes soir sera annoncé à 20h … tandis que Fhin débutera à 19h30. Le résultat est évident puisqu’enormement de monde arrivera en retard. Cela ne l’empêchera ni d’avoir visiblement le trac, ni de faire son set très calme, trop peut-être puisqu’il ne chauffera pas vraiment la salle. Les premiers morceaux sont agréables, plutôt reposants et offrant l’opportunité au jeune artiste de laisser exprimer ses talents de musiciens : batteur, guitariste et chanteur. Néanmoins, on a un peu l’impression de tourner en rond, les morceaux ne proposant qu’assez peu de contrastes les uns les autres. C’est un piège assez répandu dans ce genre, et les performances instrumentales sont encourageantes, attestant d’un projet un peu plus poussé que celui d’un simple DJ. Une reprise de Starmania viendra s’ajouter à son set, de manière beaucoup trop audacieuse : on se demande ce qu’elle fait là. L’ensemble nous paraît donc mitigé, entre bonnes idées et jeunesse un peu trop visible du projet. À voir maintenant comment celui-ci va évoluer.

Petit Biscuit

Après un changement de scène raisonnable, comblé en partie par un clapping un peu instable, Petit Biscuit débarque sur scène. Son set se révélera mi-semblable mi-novateur face à sa précédente configuration. Même décor scénique, mêmes répliques, mêmes mouvements : on s’y retrouve clairement. Néanmoins, l’idole des jeunes a visiblement repensé son projet live tandis que son premier album vient de sortir au début du mois sous le nom de Présence. Un écran immense s’est incrusté en fond de scène, diffusant des constructions abstraites extrêmement colorées. De son côté, nous sommes surpris de le découvrir chanteur (le rapprochant encore un peu plus de la première partie) : la performance est moyenne mais encourageante puisqu’elle marque un tournant dans la jeune carrière du DJ. Enfin, le set s’est enrichi de ses dernières productions. On trouve le mélange anciens titres / nouveaux titres trop hétérogène, passant de l’un à l’autre sans que la transition soit fluide. Cela n’empêchera pas le public (à peine 2000-2500 personnes) d’être conquis, sur les morceaux ambiant comme sur les morceaux plus house. Dernier point : au risque de paraître sévère nous avons trouvé ridicule l’intervention de Bigflo & Oli en fin de set. Avant tout car les deux univers sont totalement incompatibles, mais aussi et surtout car les feats des deux rappeurs se multiplient dans le seul but commercial : à croire qu’on est obligé de les inviter sur toutes les dates toulousaines.

Une soirée en demi-teinte donc, avec des points positifs et négatifs des deux côtés. Un bon moment qui ne restera certainement pas dans les annales.

Photos et rédaction : David Vacher

Broken back + Codex @ Le Bikini (Toulouse)

Broken Back

Jeudi 2 novembre – Concert tout en douceur ce soir au Bikini avec l’électro-pop très tendance de Broken Back.

Mais d’abord, nous découvrons un groupe français au nom atypique de Codex. Se présente donc à nous un trio clavier/guitare/batterie tirant visiblement vers l’électro-pop. Made in Toulouse, on ressent vite leur côté local par le nombre de fans dans le public, notamment de la famille et des amis. Côté musical, on regrette l’absence d’une vraie basse, remplacée par des samples. Nous sommes aussi décontenancés par la voix du chanteur (Mario), frôlant parfois le cri de rage malgré une musique somme toute assez planante et douce dans l’ensemble. Une voix qui frôle le lâcher prise quand bien même la musique est au contraire délicate et retenue. Néanmoins, le mélange rend la prestation assez atypique dans un genre musical très rependu ces dernières années, sortant un peu Codex du déjà-vu si dangereux dans l’électro-pop. Une bonne découverte.

Après une longue attente, les deux percussions résonnent sur une intro plutôt sympathique. Enfin arrive la voix unique de Jérôme Fagnet, le visage iconique du groupe. Pas de doute, c’est bien Broken Back, leur electro-pop rafraîchissante qui enjaillera le public à coup de ukulele et d’accords majeurs. Musicalement c’est bien calibré, bien maîtrisé (encore heureux me direz-vous) et conforme à ce qu’on peut attendre de leur live. Il ponctuera leurs morceaux de prises de parole tout en simplicité sur un air de déconnade sympathique. On est surtout époustouflé par la qualité du lightshow, vraiment en adéquation avec leurs productions et super dynamique. Un genre de ventilateur lumineux en fond de scène vient s’y rajouter pour donner un effet vraiment efficace. En somme un bon moment, une bonne prestation, une bonne soirée comme on les aime et qui a rendu le Bikini “The happiest room of the Earth”.

Bleu Citron nous gâte encore d’une soirée forte en découverte et en qualité. Cortex qui ne demande qu’à se propager et Broken Back qui a su rester simple, pour le plus grand bonheur du Bikini ce soir.

Photos : Antony Chardon

Auteur : David Vacher

Elephanz  @ Le Metronum (Toulouse)

Elephanz

Mercredi 08 Novembre – Grosse surprise à l’arrivée au Metronum : le concert d’Elephanz sera finalement sans première partie et … dans la Music Box !
À notre grande stupéfaction, Eugénie a été déplacée, en tant que première partie, au Bikini en première partie de Lady Sir. Autre coup de théâtre : moins de 100 personnes ont fait le déplacement pour ce concert dans la petite salle du Metronum.

Concentrons nous néanmoins sur le concert. On découvre un trio ; 2 machines et une batterie pour une compo plutôt attendue. Ils feront néanmoins leur set normalement, avec Stéréo en 4ème morceau. Ils enchaîneront leurs titres ambiant  pendant 1 heure, faisant se succéder les classiques comme Blowing like a storm, Bullitt ou Time for a change. Et l’on se dit : ” Heureusement que c’est Elephanz pour encaisser le coup et limiter le désastre”. En revanche, ils ont l’air de s’embêter et on les comprend : faire un live devant 75 personnes ne doit pas être la folie.

Un concert plutôt bref qui durera une heure à peine, mais qui sera rattrapé par la qualité du live malgré un manque évident et compréhensible de motivation.

Photos : Antony Chardon

Auteur : David Vacher

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