Métal, chaleur et Killswitch Engage en point d’orgue @ Rock la Cauze 2026
Je ne connaissais pas le festival Rock La Cauze avant mon passage au Festival au Lac à Granby. Mais lorsque j’ai vu la programmation du vendredi, je me suis dit que je ne pouvais pas rater ça !
La programmation du vendredi était entièrement tournée vers les sonorités lourdes : metalcore, groove metal, punk hardcore québécois et rock-rap explosif, avec en tête d’affiche une véritable légende du genre. Six groupes, une chaleur qui frôlait les 40 degrés avec très peu d’ombre au Parc Terre-des-Jeunes de Victoriaville, mais il en faudrait plus pour ralentir la foule d’amateurs de musique métal et punk.
J’ai malheureusement raté le groupe d’ouverture Malevolence et je suis donc directement rentré dans le bain avec du lourd : Machine Head.
Machine Head : énergie, visuels et cubes géants
C’est plutôt rare de voir Machine Head jouer aussi tôt dans la journée, mais ces derniers ont été rajoutés à la programmation un peu après tout le monde.
Machine Head est rentré sur scène avec la stature qui leur correspond : celle d’un groupe de scène rodé depuis plus de trente ans. Robb Flynn a rapidement réclamé le plus gros moshpit de l’univers, et la foule a répondu sans hésiter malgré la chaleur. Plusieurs moshpits et de nombreux crowd surfers ont animé la foule tout au long du show.
Je ne serai pas très objectif étant un énorme fan du groupe, mais je dois dire qu’ils ont été excellents sur scène : une super énergie, des chansons parmi leurs classiques plus que maîtrisés, bref du Machine Head comme on l’aime.
Pour conclure le set en beauté, le groupe a sorti des cubes gonflables géants à leur effigie, ce qui a provoqué son lot de réactions dans la foule.
Basterds, la fierté locale
Pour ceux qui se demandaient encore si un groupe québécois pouvait tenir sa place dans une telle affiche, Basterds a répondu à l’appel. La formation hardcore de Drummondville a enchaîné avec une brutalité et une énergie à toute épreuve.
Le public a répondu présent et s’en est donné à cœur joie. Le chanteur du groupe leur a d’ailleurs rendu la pareille en venant chanter une partie d’un morceau collé aux barrières de sécurité.
J’ai pu apprécier leur show alors qu’ils m’étaient totalement inconnus avant. Une belle surprise qui confirme que Basterds est un groupe qu’il va falloir suivre.
August Burns Red : bodysurfers à la chaîne
C’était ensuite au tour d’August Burns Red de monter sur scène. Plus la journée avançait et plus la foule devenait compacte.
Le groupe avait une forte présence sur scène, notamment le chanteur Jake Luhrs, qui occupait l’espace dans son entièreté, courant d’un bout à l’autre sans jamais sembler s’essouffler.
Le metalcore technique et précis du groupe s’accordait parfaitement à l’ambiance déjà électrique du site. Au plus fort du set, il devenait difficile de compter le nombre de bodysurfers qui traversaient la foule.
Une performance déchaînée, qui a mis la barre haute pour la suite de la journée.
Hollywood Undead : le chaos organisé
Si un moment du festival devait marquer les esprits longtemps après la soirée, c’est bien la prestation d’Hollywood Undead. Le groupe a ouvert en grand avec leur titre le plus célèbre : Undead. Ils ont également mis les grands moyens pour cette ouverture avec des flammes d’un bout à l’autre de la scène, de la fumée projetée vers le ciel… La foule était comblée et chantait et rappait avec les membres dès les premières secondes.
Ce qui rend Hollywood Undead unique, c’est cette unité : chacun des membres participe aux voix, ils échangent des instruments pendant ou entre les chansons, un guitariste devient chanteur, un chanteur devient bassiste… C’est rare de voir cela sur scène, mais loin d’être déplaisant.
Ma connaissance du groupe étant limitée, je n’ai pas autant apprécié le reste du show. Je pense qu’ouvrir sur Undead est une bonne idée pour chauffer les spectateurs à blanc, mais malheureusement, la suite m’a paru un peu fade à côté… Dommage.
Killswitch Engage ferme la soirée en monument
Plus besoin de présenter Killswitch Engage. Le groupe est maintenant présent sur la scène metalcore depuis de nombreuses années et les changements de lineup n’ont pas entamé la qualité de leur musique.
Jesse Leach est descendu de la scène pour rejoindre ses fans dans la foule à plusieurs reprises, ce qui a plus que ravi les fans.
Ma seule vraie déception, surtout en tant que photographe, est qu’un groupe qui tourne depuis aussi longtemps devrait avoir de meilleures lumières sur scène. Cela part dans tous les sens, et honnêtement on finit par ne plus vraiment rien y comprendre. Dommage pour un aussi bon groupe !
Malgré tout, le groupe a enchaîné ses classiques avec quelques nouvelles pièces pour une setlist complète qui n’a laissé personne sur sa faim.
Setlist Killswitch Engage : Fixation on the Darkness — This Is Absolution — The End of Heartache — Aftermath — A Bid Farewell — In Due Time — To the Sons of Man — Broken Glass — Unleashed — Hate by Design — Where It Dies — Forever Aligned — The Signal Fire — I Believe — Daylight Dies — Rose of Sharyn — This Fire — My Curse — My Last Serenade — Holy Diver
Le public était aux anges, un groupe parfait pour clôturer cette longue journée de metalcore.
Entre les moshpits sous 40 degrés, la découverte de Basterds, les cubes gonflables de Machine Head, le chaos organisé d’Hollywood Undead et la communion avec Killswitch Engage, le vendredi de Rock la Cauze 2026 restera une journée marquante. Le festival confirme une fois de plus sa capacité à construire des affiches solides du premier groupe au dernier. Bravo Rock La Cauze et à l’année prochaine !
Journaliste et photographe: Thomas Courtois