La formation italienne Rhapsody Of Fire était de retour à Montréal pour fêter les vingt-cinq ans de leur album Dawn Of Victory. Ils étaient accompagnés des groupes Witherfall, Striker et Enforcer pour leur passage au Studio TD.
C’est la première tournée en sol canadien pour la formation Witherfall et le chanteur Joseph Michael enflamme immédiatement la foule avec ses cris au début de la pièce They Will Let You Down. Certains connaissent Joseph, car il est celui qui a succédé à Warrel Dane dans Sanctuary. Les puissantes mélodies complexes sont l’œuvre du guitariste Jake Dreyer (ex Iced Earth) et ce dernier va donner une leçon de guitare durant leur courte prestation. Alternant les passages mélodiques et progressifs dans leurs compositions, il est facile de comparer leur musique à celle de Savatage sur leurs premiers albums. Les amateurs sont davantage en mode découverte que participative, mais nous pouvons voir plusieurs d’entre eux qui sont extrêmement heureux de les voir pour la première fois. Certains vont même se pousser vigoureusement durant la pièce Insidious. Leur prestation de cinq titres était ciblée sur leurs albums A Prelude To Sorrow ainsi que leur sur plus récente sortie Sounds Of The Forgotten. À voir la réaction des musiciens, je suis convaincu qu’ils vont revenir jouer dans la métropole prochainement.
La formation canadienne Striker arrive rapidement sur scène pour conquérir les amateurs montréalais avec leur musique énergique et leur linge fluorescent. Ils entament leur prestation avec la pièce Best Of The Best Of The Best et les amateurs vont chanter le refrain haut et fort, ils feront la même chose un peu plus tard sur Blood Magic. Les musiciens ont de l’énergie à revendre et ils ne tiennent tout simplement pas en place sur scène. Les guitaristes Timothy Brown et John Simon Fallon s’échangent les solos tout au long de la soirée et interagissent constamment avec les amateurs. Comme il fallait s’y attendre, la formation centre leur prestation sur leur dernier album qui a pour titre Ultrapower. On voit que les musiciens sont très heureux de jouer à nouveau devant les amateurs montréalais et ces derniers ne se gênent pas pour démontrer leur enthousiasme. La foule élève leur réaction d’un cran à chaque titre au grand plaisir des musiciens et la fête prend fin avec l’enchainement des classiques Former Glory et Phoenix Lights.
La foule réserve un accueil chaleureux au groupe Enforcer alors qu’ils commencent leur prestation avec Destroyer et Undying Evil. Le guitariste et chanteur Olof Wikstrand fait encore penser à K.K. Downing et sa voix est toujours aussi puissante et percutante. Les amateurs s’enflamment immédiatement alors que le groupe joue Unshackle Me, un titre de leur nouvel album. Nous pouvons voir que les musiciens sont très heureux de renouer avec le public montréalais après une absence de pratiquement six ans. Jonathan Nordwall et Olaf arpentent la scène de long en large tout au long de leur prestation et ce dernier ira même faire quelques excursions dans l’espace réservé à la sécurité, tout comme le bassiste Garth Condit. Cette soirée était particulière pour le batteur Jonas Wikstrand, car c’était la première fois qu’il s’exécutait devant la foule montréalaise, étant donné qu’il n’avait pas eu son visa à temps lors du dernier passage dans la métropole. La voix d’Olaf est excellente et ses cris aigus sont parfaits encore une fois. Les pièces From Beyond et Live For The Night donnent beaucoup d’énergie à la foule et leur repriser de Die Young (Black Sabbath) va générer quelques frissons. La pièce Nostalgia illustre le côté plus émotif et vulnérable de la formation et cela donne aussi une petite pause aux amateurs avant que le groupe reviennent en force pour terminer leur prestation avec Mesmerized By Fire, Take Me Out Of This Nightmare et l’excellente Midnight Vice. Il faudra maintenant espérer que le groupe joue plus régulièrement dans le futur.
 
C’est finalement au tour de Rhapsody Of Fire d’arriver sur scène et Alex Staropoli est bel et bien présent derrière son clavier. Une fois l’introduction terminée (The Dark Secret), le groupe enchaine avec Unholy Warcry et le parterre explose littéralement. Les musiciens sont très dynamiques, particulièrement le Giacomo Voli et ce dernier interagit constamment avec les amateurs. Il existe toujours une très bonne complicité entre Roberto De Micheli (guitariste) et Alessandro Sala à la basse et ses derniers apprécient pleinement la réaction des amateurs. Le groupe enchaine plusieurs titres plus ou moins récents et c’est la pièce Rain Of Fury qui obtiendra la meilleure réaction alors que The Magic Of The Wizard’s Dream donnera l’occasion à Giacomo de démontrer la polyvalence de sa voix. Ce dernier demande aussi aux amateurs de faire un circle pit pour la pièce Chains Of Destiny afin qu’il puisse chanter au centre de celui-ci. La formation a volontairement regroupé les chansons de chaque album et c’est donc après les deux titres de l’album Challenge The Wind que nous entendons enfin Lux Triumphans en guise d’introduction à l’excellente Dawn Of Victory. Il n’est pas surprenant de voir que la foule s’enflamme dès les premières notes de ce titre. Les autres titres de cet album vont bien entendu suivre et les amateurs ont droit à Triumph For My Magic Steel, The Village Of Dwarves, Dargor, Shadowlord Of The Black Mountain et finalement l’électrisante Holy Thunderforce. La soirée se termine avec les incontournables Land Of Immortals et Emerald Sword pendant que de nombreux amateurs vont hocher leur tête au rythme de celle-ci.
 
Quelle excellente manière de célébrer l’album Dawn Of Victory, certains diront qu’ils auraient dû jouer l’album dans son entier, mais bons, en jouer la moitié dépassait déjà les attentes de plusieurs amateurs.
 
 

Journaliste : Albert Lamoureux

Crédit photo: Archives Thorium Mag