La formation Vader revient dans la métropole en compagnie de Kataklysm, Malevolent Creation et Skeletal Remains dans le cadre de la tournée Carnival Of Death 2025.
 
Les amateurs sont au rendez-vous au Théâtre Fairmount et plusieurs se demandent comment va se dérouler la soirée alors que le groupe Skeletal Remains arrive sur scène avec le chanteur/ guitariste Chris Monroy en tête. Comme à leur habitude, le groupe se concentre sur leur musique et interagit peu avec les amateurs et va centrer sa prestation sur leur dernier album Fragments Of The Ageless avec trois titres. Les amateurs réchauffent la salle en se bousculant par moment et en levant leur poing au rythme de la musique.
  
Plusieurs amateurs étaient présents pour finalement voir la formation Malevolent Creation même si le guitariste Phil Fasciana est absent, car il se remet toujours de son infection bactérienne. Le groupe s’exécute donc en trio et joue à Montréal pour la première fois depuis trente ans. Ils se sont concentrés sur leurs plus vieux albums, au grand plaisir des amateurs. L’intensité et l’agressivité de leur musique rejoignent rapidement les amateurs qui les voyaient finalement pour la première fois. Il faudra espérer que le groupe va revenir dans la métropole une fois que Phil Fasciana aura repris ses forces.
C’est maintenant le temps d’assister au carnage que la formation Vader va nous offrir. La foule scande le nom du groupe à plusieurs reprises pendant la marche impériale qui sert d’introduction. Ce n’est donc pas surprenant de voir les amateurs se pousser violemment aussitôt que le groupe enchaine sept titres de l’album Litany qui célèbre ses vingt-cinq ans. Le prix du billet en valait la peine uniquement pour cette portion de leur prestation. Le groupe concentre leur activité dans leurs vieux albums principalement et termine leur prestation avec Shock And Awe, le titre le plus récent de la soirée. Peter est en grande forme et commande la foule avec une main de maitre. Il mentionne à plusieurs reprises à quel point ils sont très heureux de revenir dans la métropole. Spider et Hal sont toujours aussi dynamiques et interagissent constamment avec les amateurs qui se poussent vigoureusement. Après un petit conciliabule, les lumières s’éteignent et les amateurs reconnaissent l’introduction de batterie de Reign In Blood de Slayer. Les amateurs perdent tout sens de retenue et ils vont se pousser comme je n’ai jamais vu cela au Théâtre Fairmount, au très grand plaisir des musiciens. J’ai l’impression que le groupe joue ce titre lorsque les amateurs ont démontré assez d’enthousiasme lors de leur prestation, car ce titre n’était pas sur la setlist et n’a pas été joué régulièrement sur cette tournée. C’est la récompense des amateurs s’ils se donnent suffisamment et je dois dire que c’est une excellente manière de terminer leur prestation.
Les amateurs ont un peu de temps pour reprendre leur souffle pendant que les techniciens préparent la scène pour accueillir Kataklysm. Le groupe commence leur prestation avec If I Was God… I’d Burn It All, un titre qu’ils n’avaient pas joué depuis un certain temps. Le groupe pige seulement à trois reprises dans leur plus récent album et vont offrir Goliath, Bringer Of Vengeance et Die As A King aux amateurs qui vont se pousser vigoureusement au rythme de la musique. Comme à leur habitude, le groupe est très dynamique sur scène et Maurizio interagit constamment avec les amateurs pour leur demander de faire des circle pits. Nous avons aussi droit à The Rabbit Hole, un nouveau titre paru plus tôt cette année. Comme à son habitude, le travail de James Payne à la batterie est tout simplement chirurgical et il est difficile de comprendre comment il peut être aussi énergique tout au long de leur prestation. Le groupe enchaine les succès dans le deuxième droit et les amateurs vont se pousser et faire du crowd surf pendant les pièces In Shadows & Dust, As I Slither, Manipulator Of Souls, Push The Venom, Crippled & Broken et The Black Sheep.
Les musiciens avaient de très hautes attentes pour cette soirée et les amateurs étaient au rendez-vous et ils ont démontré à quel point ils aimaient ces formations.
 
 
Journaliste : Albert Lamoureux
 
Crédit photo : Fanny Dudognon (archives Thorium Mag)