Journey au Centre Bell : nostalgie, puissance et communion @ Montréal
Il s’est écoulé pratiquement trois ans jour pour jour depuis le dernier passage de Journey au Centre Bell. La formation était donc de retour pour une dernière fois et ils allaient en mettre plein la vue (et les oreilles) aux amateurs avec une prestation de plus de deux heures. Pour une rare fois, le spectacle est repoussé du mercredi au vendredi en raison du verglas.
Sans première partie, le Centre Bell se remplit petit à petit et les amateurs remarquent immédiatement l’écran géant qui affiche une vue de l’espace et un compte à rebours indique les trente dernières minutes d’attente.
La salle affiche complet ou presque pour cette dernière prestation alors que le groupe entame leur prestation avec l’excellente Be Good To Yourself. Fidèle à lui-même, Arnel Pineda arpente la scène de long en large et sa voix est toujours aussi juste et puissante. Le groupe enchaine rapidement les pièces Stone In Love et l’euphorique Only The Young avant que Jonathan Cain s’adresse en français aux amateurs pour introduire Just The Same Way, qu’il chante en compagnie du batteur Deen Castronovo. Ce dernier prend en charge le titre Lights alors que les amateurs vont illuminer la salle avec leurs téléphones tout en chantant les paroles à pleins poumons. Arnel revient à la voix pour chanter Send Her My Love et Chain Reaction, qui seront toutes deux jouées pour la première fois de la tournée.
Jonathan est principalement installé à son piano rouge, mais il va aussi troquer ce dernier pour une guitare selon les titres. Il va s’illustrer lors d’un solo qui sert d’introduction à la pièce Who’s Crying Now. Neal Schon est quant à lui très dynamique sur scène et il interagit constamment avec les amateurs aux premières rangées tout en s’illustrant lors de multiples solos de guitare, particulièrement lors de Wheel In The Sky. Le groupe prendra le temps de dédier Faithfully aux soldats de l’armée canadienne alors que les amateurs ont encore une fois illuminé le Centre Bell avec leur téléphone.
Ayant beaucoup de temps sur scène, Journey se permet quelques raretés et les amateurs purs et durs seront comblés d’entendre Suzanne (chantée par le claviériste Jason Derlatka), Feeling That Way, Anytime et Walks Like A Lady (chantées par Jonathan et Deen). Ces choix étaient bien entendu pour récompenser les amateurs qui suivent le groupe depuis des décennies, car la majorité des amateurs étaient assis et plusieurs d’entre eux cherchaient le nom de ces compositions sur leur téléphone.
Le groupe fait lever la foule d’un coup avec l’enchainement d’Open Arms et Lovin’, Touchin’, Squeezin’ avant de voir Arnel s’aventurer dans la foule pendant La Do Da (qui va incorporer des portions de Whole Lotta Love, Break On Through et Be-Bop-A-Lula). Deen va s’illustrer pendant un solo de batterie avant que l’atmosphère se transforme en une gigantesque fête pour leurs trois plus grands succès, c’est-à-dire Separate Ways (Worlds Apart), Any Way You Want It et Don’t Stop Believin’ et les amateurs étaient tous debout pour cette fin grandiose.
J’aurais pensé que les amateurs seraient d’un certain âge, mais plusieurs jeunes amateurs étaient présents et ils voyaient le groupe probablement pour la première fois et par le fait même, la dernière. Mais une chose demeure, ils étaient tous très heureux de leur superbe soirée que le groupe leur a fait vivre.
Journaliste: Albert Lamoureux
Photographe: Sophia Khmil