Il suffit parfois d’une guitare, d’une voix et de quelques lumières pour remplir une salle entière. Vendredi soir au MTelus, José González a fait exactement cela, transformant la salle en une vaste chambre d’écoute, intime malgré ses dimensions.

Seul sur scène, le Suédois a traversé son répertoire avec cette délicatesse presque désarmante qui le caractérise, passant de ses compositions à quelques reprises brillamment dépouillées, dont « Teardrop » de Massive Attack et « Blackbird » des Beatles. Puis est venu « Heartbeats », son incontournable reprise de The Knife, qui a rappelé pourquoi une chanson peut parfois changer complètement de peau entre les mains d’un autre artiste.

Pas besoin de grand spectacle lorsque la guitare suffit à tenir 2 300 personnes en haleine. José González n’a pas cherché à impressionner le MTelus : il l’a fait taire.

Journaliste et photographe: Paul Blondé