Nous ne changeons pas nos habitudes, le réveil est difficile après une petite nuit d’à peine quatre heures, mais l’excitation prend vite le dessus, on s’active afin d’arriver sur le site à l’ouverture et de profiter un maximum de cette seconde journée de festival.


Hexecutor (10:30-11:00 // Altar )

Ce matin, ce sont les bretons d’Hexecutor qui ouvrent les hostilités sur la scène Altar. Le quatuor s’est créé en 2011 et a réalisé son premier album, Poison, Lust and Damnation en 2016. Depuis, les thrashers ont participé à quelques chouettes festivals comme le Fall of Summer où ils avaient largement conquis l’assemblée avec leur prestation décoiffante.
Les connaisseurs se sont levés tôt, il faut dire qu’il n’y a pas non plus 15 groupes de thrash au Hellfest, autant en profiter. La tente n’est pas comble mais les vestes à patchs sont nombreuses.
Les jeunes musiciens prennent place, leur look donne le ton; du cheveux, du cuir et des slims troués… old-school baby ! Il n’y a d’ailleurs pas que le style vestimentaire qui est old-school, en effet, Hexecutor distille du bon speed thrash à l’ancienne comme on aime. La rythmique ultra catchy, les solos de guitare impétueux et les cris aigus, tout est réuni pour vous replonger dans les années 80. On ressent l’inspiration des groupes cultes tels que Destruction, Exciter, Anvil… Les trois zicos très fougueux qui occupent le devant de la scène se donnent corps et âme. Ils jouent le jeu à fond, brandissant leurs instruments, sautant tout en faisant tournoyer leurs belles crinières, ils ne lésinent pas sur la mise en scène. Les membres d’Hexecutor nous communiquent une énergie de dingue et les spectateurs s’activent tout autant emportés par les rythmes endiablés des titres comme Soldiers of Darkness, Hardrockers City ou encore la plus connue La Sorcière du Marais, le pit s’échauffe plutôt bien pour un samedi matin !
A peine le temps de rentrer dedans que c’est déjà fini, et oui, trente minutes c’est très court surtout quand c’est très bon… Hexecutor a tout pour réussir dans le monde du thrash, une fierté pour nous français ! Merci pour cet excellent réveil matin.


Breed Machine (11:05-11:35 // Main Stage 1)

Le soleil est de sortie, pourquoi ne pas en profiter pour assister à un concert au pied de la Mainstage 1 ? Nous retrouvons un autre groupe français nommé Breed Machine plutôt orienté metalcore cette fois. N’étant pas une grosse fan de ce style, je ne connaissant évidemment pas ce groupe, j’avais donc eu la curiosité de regarder quelques clips dont les titres étaient assez accrocheurs. La bande n’a pas chômé puisque, depuis sa création en 2002, elle a déjà sorti quatre galettes.
La garçons montent sur scène et, tout comme dans les clips, nous balancent des morceaux vigoureux. L’envie est là du côté des musiciens, par contre je n’aime pas du tout à la voix…L’énergie émane cependant de la scène et je vois sur les écrans que les spectateurs s’activent au fil du set, portés par les rythmes éloquents et la bonne humeur communicative des musiciens malgré un son très moyen. Malheureusement quand je n’aime pas la voix il m’est quasiment impossible de rentrer dedans et pour le coup, je passe totalement à côté…dommage.


Incendiary (11:05-11:35 // Warzone)

Aujourd’hui, comme le dit très bien Bredan chanteur d’Icendiary, la programmation de la Warzone c’est un peu le rêve de tout hardcore kid qui se respecte. Et de fait, si j’avais eu ma tente sous le bras je l’aurais posée devant la scène pour ne plus bouger de la journée –malheureusement je n’ai pas de tente et devant la scène c’est un peu dangereux parce que ça bouge quand même les concerts de hardcore et, en plus, ils y avaient d’autres concerts ailleurs qui m’intéressaient aussi.

Mais, revenons-en à nos moutons. Incendiary c’est un groupe de Long Island et ils mettent le feu – cette vanne était offerte par le Fire Department de la police de New York. La Warzone n’est pas pleine à craquer mais rien de très étonnant, c’est le deuxième jour du fest et il n’est que 11h. Le groupe réussit quand même à bien réveiller son public. La plupart des morceaux proposés ce matin sont tirés de leur dernière galette Thousand Mile Stare sortie en 2017. On n’est pas en présence d’un groupe d’une grande originalité mais l’énergie est là, le son est propre et ça fait du bien d’entendre du hardcore bien lourd sur ce fest. Le set de trente minutes était amplement suffisant pour nous mettre dans l’ambiance et nous préparer à la suite des réjouissances.


Bloodshot Dawn (11:40-12:10 // Altar )

Retour sous l’Altar, un peu de d’ombre ne fait pas de mal car le soleil tape déjà, de plus, le groupe qui suit promet de nous faire passer un bon moment. Il s’agit de Bloodshot Dawn.
Le style axé death metal des anglais a pas mal évolué depuis la naissance du projet, leur death mélo teinté de thrash se veut actuellement plus violent. Le côté thrashy est toujours bien présent mais il vient davantage flirter avec un death technique plus brutal et moderne. Bloodshot Dawn débarque à Clisson détenteur d’un troisième album à défendre, Reanimation, sorti en janvier dernier.
Le quatuor prend place devant un parterre assez clairsemé, il n’y a pas foule mais les amateurs présents accueillent chaleureusement les anglais qui  semblent ravis d’être là et bien décidés à nous convaincre avec leurs compos. Quand je vois les musiciens se mettre en place, je suis d’abord un peu déçue de l’absence de James Stewart, à la batterie depuis 2017, qui est l’un de mes batteurs favoris (Vader, Divine Chaos…). Je remarque que son remplaçant est Giulio Galati. Il joue notamment dans l’excellent groupe de death tech Hideous Divinity, et fera très bien le job, son jeu est carré et agréable. La rythmique est également assurée par le bassiste Giacomo Gastaldi qui fait vibrer les cordes de son instrument avec ardeur. A ses côtés se tiennent le très bon Morgan Reid qui a récemment rejoint le groupe et qui nous balance des soli à la fois mélodiques et irascibles, techniquement impeccables avec un peu de tapping par-ci par-là. La bande est menée par le charismatique vocaliste Josh McMorran s’accompagnant de sa guitare. J’aimais déjà après plusieurs écoutes sur cd,  je dois dire que j’aime vraiment bien ce que ça donne en live, les mecs envoient du lourd. Les parties mélo se mêlent à d’autres bien plus violentes et même parfois carrément groovy. Nous sommes happés par la puissance des titres et les spectateurs maintenant plus nombreux s’agitent de plus en plus dans la fosse, ils ne se feront d’ailleurs pas prier pour exécuter un beau Wall of Death à la demande du frontman. Le temps passe très vite, il est déjà l’heure pour les anglais de nous quitter. Bloodshot Dawn nous à offert un très bon show, à revoir absolument, de préférence en salle avec une meilleur qualité de son.

 


Monolord (11:40-12:10 // Valley )

 


Savage Messiah (12:15-12:45 // Main Stage 1)

La suite sera, elle aussi, British mais dans un style totalement différent, nous repartons sous le soleil en direction des Mainstages où s’activent déjà les membres de Savage Messiah.
Si tu aimes le bon power metal alors ce groupe est fait pour toi. Le quatuor, créé il y a une dizaine d’année sait comment créer de bons tubes prégnants avec un heavy teinté de thrash. Je les avais connus avec leur premier album Inssurection Rising et je suis contente de pouvoir les découvrir en live. Savage Messiah nous servira quelques morceaux piochés de toute leur discographie dont l’énergique Blood Red Road et son refrain éloquent, extraite du dernier opus Hands of Fate. Le frontman Dave Silver balance de bons gros riffs efficients pendant que le lead guitariste, Sam S Junior, prend le soin de réaliser ses soli mélodieux avec précision et assurance. La voix de Dave est aussi agréable que sur album, très juste et puissante. La rythmique est assurée par le duo basse/batterie respectivement jouées par Mira Slama et Andrea Gorio. Le titre Scavengers of Mercy et sa cadence thrashy est d’une efficacité incroyable, ça galope !
Les spectateurs s’approchent au fur et à mesure du set, attirés par la belle énergie qui émane de la scène. Le chanteur profite de l’avancée pour venir chercher son public avec lequel il aime communiquer. Les compositions donnent clairement envie de faire tournoyer les cheveux, nous passons un très bon moment en compagnie de Savage Messiah et nous repartons de là, conquis et détendus.


Get The Shot (12:15-12:45 // Warzone)

Chaque fois qu’un groupe français ou francophone joue au Helfest ça ramène du monde. Les québécois de Get The Shot n’échappent pas à la règle. La Warzone s’est remplie à toute vitesse. En même temps, le groupe propose un style de hardcore ultra efficace, rapide et énergique qui met tout de suite dans l’ambiance. Les morceaux choisis aujourd’hui sont à cette image : Faith Reaper, Blackened Sun, Rotting Idols ou At War, que des riffs qui sonnent comme des appels à la mandale et une rythmique bien vénère. Je dois l’avouer, avant que le set ne commence je n’avais plus en tête le fait que GTS faisaient partie de nos cousins de l’autre côté de l’Atlantique. Ma surprise est donc grande quand Jean-Philippe (au chant)  entame, dans son accent chantant, le sermon habituel sur la nécessité de ne pas être un mouton, de dire non aux discriminations etc. Discours classique, mais en accord avec l’ambiance de la journée. C’est sûrement l’abolition de la barrière de la langue qui ramène autant de monde à ces concerts –en plus de la qualité des groupes j’entends. On sent vraiment un plaisir à pouvoir communiquer aussi facilement du côté du public comme de celui du groupe. Jean-Philippe passe d’ailleurs une bonne partie du set dans la foule, histoire de mettre juste un peu plus de bordel dans le pit. Au final, trente minutes ça passe vite, surtout quand on s’amuse, et là, le set est passé à une vitesse phénoménale …

 


Demilich (12:50-13:30 // Altar)

On continue la journée sous l’Altar avec un groupe de death metal finlandais nommé Demilich. La bande est connue pour son parcours chaotique, avec seulement un album réalisé en 1993 et de nombreux splits, le projet n’est stable que depuis 2014. La force de ce groupe est que son style de death est assez particulier, aussi anarchique que leur histoire, à la fois technique, brutal et avant-garde. Un mélange déconcertant qui attise forcément la curiosité des fans de musique extrême.
Les musiciens montent sur scène, on s’attend à être surpris du genre et surtout de la voix très grave rocailleuse (un chant presque grindcore) mais le plus surprenant c’est la bouillie qui sort des enceintes, le son est très mauvais. Une nette amélioration s’opère mais un début comme celui-ci et une légère fatigue m’ont empêchée de rentrer dans le set, et je ne reste pas longtemps. J’espère avoir l’occasion de réitérer l’expérience Demilich dans de meilleures conditions. Il est temps d’aller se ravitailler afin d’être d’attaque pour le reste de la journée.


Eskimo Callboy (12:50-13:30 // Main Stage 2)

 


Knocked Loose (13:35-14:15 // Warzone)

Sur la Warzone c’est l’heure du beatdown et il n’y a qu’à regarder la largeur du pit qui se forme avant même l’arrivée de Knocked Loose pour comprendre qu’on n’est pas là pour faire une partie de tennis. Si vous n’êtes pas familiers avec le groupe tout droit venu du Kentucky, on va dire que c’est un groupe de hardcore avec une ambiance bien lourde et un chanteur encore entrain de muer…. Et ça tabasse ! L’entrée des américains se fait sur Billy No Mates et c’est déjà la guerre. Au niveau du choix des morceaux pas de grande originalité. Les garçons sont fort d’un EP sorti en 2014 (Pop Culture) et d’un album sorti en 2016 (Laugh Tracks), la plupart des morceaux joués en live sortant de ce dernier. On enchaîne donc sans beaucoup de transition sur The Rain, The Gospel, No Thanks ou encore Last Words avant que Bryan Garris n’annonce le morceau déjà culte du groupe Counting Worms  … Et je suis très contente que, au moins les personnes autours de moi aient fait sonner leur plus beau ARF ! ARF ! Le set est intense, sur scène les musiciens sont presque en introspection comme pour délivrer le maximum de violence possible, ce qui coupe un peu la communication avec le public et je trouve ça dommage. Il fait chaud sur la Warzone quand les musiciens se décident à entamer All My Friends, ça sent la fin du set et je n’avais même pas vu le temps passer. Le groupe nous quitte sans grande surprise sur Deadringer. C’est l’occasion d’une dernière effusion de violence gratuite avant le retour au calme. Je dois avouer que j’attendais ce set avec impatience et que je ne suis pas déçue, j’espère cependant pouvoir un jour voir KL en salle –ou dans une cave – puisque c’est bien dans ces conditions qu’on doit apprécier leur performance à sa pleine mesure.

 


L7 (13:35-14:15 // Main Stage 1)

 


Rise Of The Northstar (14:20-15:00 // Main Stage 2)

 


Psykup (14:20-15:00 // Altar)

 


Oranssi Pazuzu (15:05-15:55 // Temple )

J’ai fait une autre tentative ratée avec le show hypnotisant d’Oranssi Pazuzu, c’est la deuxième fois que je vois les finlandais en festival (première fois au FOS) et la seconde fois aussi qu’il m’est impossible de me mettre dans l’ambiance. Je crois qu’il est indispensable que j’aille voir cette formation performer en salle, dans un lieu plus intimiste et plongé dans le noir pour retrouver les sensations perçues à l’écoute des albums. Leur black metal expérimental ultra psychédélique demande, à mon avis une très grande habitude où des conditions optimales pour être apprécié à sa juste valeur. Au vu du public, apparemment captivé,  je fais partie de ces quelques “autistes” incapables de se mettre dans une bulle en pleine journée et au milieu de gens qui papotent… La prochaine fois sera la bonne, jamais deux sans trois comme on dit…


Turnstile (15:05-15:55 // Warzone)

L’état de guerre continue sur la Warzone avec Turnstile. Le groupe avait déjà retourné le fest en 2016, tout juste un an après la sortie de l’excellent Nonstop Feeling. Cette fois, c’est pour faire la promotion de leur dernière galette Time ans Space que les américains reviennent.

Les garçons ont sous le pied une réserve d’énergie assez ahurissante et ce live démarre sous de très bons hospices. Il ne faut pas longtemps pour que Brendan Yates (au chant) se débarrasse de son T-shirt et saute dans la foule, une fois, puis deux, puis trois et ensuite j’ai arrêté de compter. Soit dit en passant, je voulais faire un clin d’œil au chef de la sécu chargé d’empêcher l’accès à la scène aux perturbateurs qui fait son travail avec tellement de zèle que l’on a manqué de finir le concert sans Brendan. L’ambiance dans le pit est électrique mais on sent quand même que les morceaux du dernier album, principalement joués pendant le set, n’ont pas pris aussi bien que ceux de Nonstop Feeling. On assiste bien à des explosions d’énergie lors de Gravity, Drop et Fazed Out. Les musiciens sont là pour une heure entière et ne faiblissent à aucun moment durant celle-ci, le public le leur rend bien. Franz Lyons à la basse est là pour prendre le relais au chant de Brendan quand ce dernier décide d’aller se balader dans la foule ou ailleurs et celui-ci assume la relève à la perfection. Le point d’orgue du live est quand même le moment où, sorti de nulle part, le chanteur du groupe décide d’aller se reposer sur les enceintes géantes à côté de la scène, sans soucis. Le plongeon depuis son perchoir n’a, heureusement, pas lieu. Toute la warzone sue copieusement son excédent de bière mais la fin du set approche, un beau final à base de Time + Space, 7 et Keep it moving. Je suis encore estomaquée –oui oui cette expression existe encore – par l’énergie déployée sur scène par le groupe et je pense que certains devraient en prendre note. Pas le temps de me reposer pour autant, je cours sous la Valley pour mon prochain groupe.


Powerflo (16:00-16:40 // Main Stage 2)

 


Ho99o9 (16:00-16:40 // Valley)

Rendez-vous sous la Valley pour mon seul concert sous cette tente de tout le fest. Je me faufile devant la scène juste à temps pour le début du show de ho99o9 (ça se prononce horror). Le duo américain était déjà passé à Toulouse il y a peu de temps et vous pouvez retrouver un résumé de cette soirée ici. Cette fois ci pas de strip teaseuse sur scène, l’intro du groupe retentit et l’ambiance sous la tente devient d’office plus pesante. TheOGM prend place devant ses pédales, Brandon Petzborn derrière ses fûts et Eaddy sur le devant de la scène. Le set commence fort, très fort d’ailleurs, je suis contente d’avoir pensé à mes bouchons – pensez à vos bouchons d’oreille les enfants – car les basses mettent à mal mes tympans. C’en est presque douloureux mais heureusement l’ingé-son rectifie un peu le tire au fur et à mesure du set. Les garçons donnent toujours énormément sur scène mais je leur trouve moins d’énergie que la dernière fois que je les ai vus. Pas de pirouettes ou de saut de l’ange cette fois-ci, Eaddy parcours régulièrement la scène mais reste beaucoup tanké devant. Petit fait notable « à la ho99o9 », il se sort une cigarette et descend dans le pit photo demander du feu au public.

Parlons-en du public d’ailleurs. La présence du groupe sur ce fest peut en dérouter certains, leur style musical se rapproche plus du rap et du horrocore  que du metal mais ils ont de grandes influences punk et leur énergie est la même que celle de beaucoup de groupes dans cette scène. Je pense que cela explique un peu l’ambiance sous la tente à ce moment. Celle-ci est pleine à craquer mais les morceaux du groupe n’arrivent pas à créer de grosse guerre. On voit bien un petit pit au loin mais rien de très hardcore, les gens restent très statiques tout le long du set et même les slammeurs se sont calmés. Beaucoup sont sûrement venus par curiosité et j’espère que la performance, certes moins spectaculaire mais toujours techniquement impeccable du groupe les aura marqués.


Jonathan Davis (16:45-17:35 // Main Stage 1)

 


Memoriam (17:40-18:30 // Altar )

Je retrouve ma place devant ma scène favorite. J’ai encore en tête le show de malade de Demolition Hammer la vieille, même heure même lieu… Cette fois, c’est Memoriam qui va prendre d’assaut l’Altar.
Quel amateur de death metal ne connaît pas le grand
Karl Willetts, principal vocaliste de Bolt Thrower ? Ne souhaitant pas continuer le groupe après la mort soudaine du batteur Martin Kearns en 2015, il décide de former Memoriam. Il sollicite alors son confrère Andrew Whale, qui avait précédé Kearns de 86 à 94 à la batterie et avec qui il avait joué dans d’autres projets. Le guitariste Scott Fairfax (Cerebral Fix) le bassiste Frank Healy (Sacrilege, Ex-Benediction…) rejoignent également le projet. Deux ans à peine après sa formation, la bande a déjà réalisé deux albums, For The Fallen et The Silent Vigil qui serviront à agrémenter la setlist de ce concert.
Les anglais débarquent, acclamés par la foule, pendant que l’intro de War Rages On résonne sous l’Altar. Les mains se lèvent en réponse au salut de Karl. Le grand blond dégage un charisme fou, il se pose là et c’est tout naturellement qu’il impose le respect. La musique démarre, la guitare crépite, la basse vrombit, la grosse caisse éclate et la voix rocailleuse bien singulière du chanteur retentit. Memoriam va nous inonder de son death metal old school massif pendant près d’une heure. Soulless Paradise, Bleed The Same, Resistance… les titres défilent à vive allure. Gros son, les riffs délivrés par Fairfax sont gras et lancinants et, tout comme lui, on se laisser aller,  on headbangue volontiers. Whale assène des coups secs et perforants sur sa caisse claire tout en gérant les variations rythmiques à la double pédale, easy, le mec semble s’ennuyer tellement il est détendu. Il est doublé par le son velu de la basse de Healy qui me fait terriblement penser à Bobby Blitz avec ses bouclettes qui frétillent.
Côté spectateurs c’est plutôt calme, ça se balance au gré du rythme qui varie au fil des morceaux, tantôt lourd et lent, tantôt vif, l’Altar ne désemplit pourtant pas. Karl Willetts harangue sans cesse son public, souriant, il inspire la sympathie tout autant que la déférence. L’ambiance ira crescendo,la poussière finira par s’élever dans le pit, difficile de rester de marbre face à Memoriam qui répand une musique virulente d’une efficacité redoutable. Le show est excellent, on en voudrait encore mais la fin approche. Le set s’achève avec Flatline et un frontman heureux qui envoie des bisous à la foule avant de se retirer, le death metal rend doux…
C’était monstrueux, j’ai passé un excellent moment, le meilleur de la journée à cette heure. Un putain de concert avec un putain de groupe, ça fait un bien fou!

 


Dalek (17:40-18:30 // Valley )

 


Terror (18:35-19:35 // Warzone)

Il est temps pour moi d’aller faire un tour à la Warzone, lieu que j’ai beaucoup plus fréquenté l’an dernier pour voir des groupes tels que D.R.I, Insanity Alert… La prog étant globalement plus punk et punk hardcore que thrash c’est tout naturellement que je l’ai désertée pour plus d’Altar. Cependant, s’il y a un groupe du genre qui ne m’a jamais déçue en live c’est bien Terror qui retourne systématiquement tout sur son passage. Il faut dire que le groupe natif de Los Angeles n’en est pas à sa première scène. Né il y a 16 ans, Terror est un groupe très actif avec six albums au compteur et un nombre hallucinant de live réalisés, ils sont sur des fest européens presque tous les ans (Summer Breeze, Brutal Assault, Resurrection Fest…).
Nous n’avions pas besoin de nous précipiter pour arriver à la Warzone puisqu’il y a du retard, les spectateurs attendent impatiemment l’arrivée des américains. Les musiciens se placent, ils commencent déjà à sautiller histoire de se chauffer. Le chanteur, Scott Vogel arrive en trombes en attisant la foule et les premières notes de One With The Underdogs retentissent. Terror ne fait pas dans la dentelle, on se prend une vague de riffs destructeurs en pleine gueule d’entrée de jeu. Chris Linkovich tripote les cordes de sa basse en sautant tel un boxeur entrant sur un ring pendant qu’à ses côtés les deux guitaristes Martin Stewart et Jordan Posner remuent comme des chiens en cage avec leur tête de tueur. Les mecs sont aussi nerveux que la musique est vigoureuse, ça envoie du steak et l’effet boomerang est immédiat : ça s’excite dans le pit !  Circle pit à gogo, slam, mosh et autres danses en tout genre, tout le monde se prend au jeu, galvanisé par la rythmique infernale tenue par le batteur Nick Jett, la fête bat son plein. Dès le deuxième titre je me mets à beugler le refrain en même temps que Vogel “Over, Overcome!!!!!” alalala, c’est fou comme leurs compos sont électrisantes, on a qu’une envie c’est de se défouler, de se lâcher. Sick Tight, Live By The Code, Out of My Face et j’en passe, le set s’écoule à vive allure et on transpire comme des bœufs. Les challengers n’ont pas de répit non plus, les slammeurs défilent et les débutants ne sortiront pas du pit indemnes, c’est la guerre. Terror c’est de la violence qui fait danser, Scott Vogel est un frontman redoutable, il chante avec ses tripes en mode “rien à foutre”, il n’essaye pas de faire du beau, c’est brut et agressif, c’est selon moi ce qui fait la force du groupe. De plus, il n’hésite pas à communiquer avec son public et remercie souvent celui-ci pour son enthousiasme : “Very good to be here, very good, very good, very good…thank you ” (il est emballé ça c’est certain).
Le set est bientôt fini, c’est bien évidemment la célèbre Keepers of The Faith qui servira de final, un titre phare qui sera repris en chœur par les fans. Quarante cinq minutes de show au lieu d’une heure initialement prévue, des morceaux courts mais intenses, Terror aura fait l’effet d’un rouleau compresseur sur la Warzone, quelle branlée !

 


Bullet For My Valentine (18:55-19:55 // Main Stage 1)

 


Orange Goblin (19:40-20:40 // Valley )

Je me rends à la Valley où l’un des groupes notoires de stoner metal s’apprête à fouler la scène. Je parle bien entendu d’Orange Goblin. Les anglais étaient venus en 2015 après la sortie de Back From the Abyss, ils avaient mis le feu sous la Valley avec une prestation remarquable qui m’avait laissée coi. Il y a quelques mois sortait le neuvième album des anglais, The Wolf Bites Back, une bonne excuse pour remettre le couvert et réinvestir l’une des scènes du Hellfest.
Cette fois encore, la tente est blindée, et les clameurs s’élèvent bien fort lorsque les membres d’Orange Goblin apparaissent. Nous retrouvons Chris Turner à la batterie, Martyn Millard à la basse, Joe Hoare à la guitare et le géant Ben Ward au chant. Turner fait résonner ses toms, le set démarre avec l’énergique Sons of Salem, extraite de leur dernière galette. Le public s’agite rapidement et les mouvements de foule se font de plus en plus intenses, les fans de crowd surfing s’élancent, ça va être chaud sous la Valley. Le frontman très souriant prend souvent la parole et remercie vivement les spectateurs. Comme toujours avec Orange Goblin, on passe un excellent moment, les titres sont pêchus et entraînants, on ne reste pas de marbre. Les gens poussent et ça fume toujours autant par ici, j’ai malheureusement beaucoup de mal à me laisser porter par la musique, dérangée par ces deux éléments, je m’éloigne un peu…Après cinq ou six morceaux je décide de partir, la toux l’aura emporté sur le reste, je suis un peu triste mais je sais que j’aurai bien d’autres occasions de revoir ce groupe que j’affectionne particulièrement.


Body Count (20:00-21:00 // Main Stage 2)

Ce samedi passe à une allure folle, il est déjà 20h et, après la claque Terror, je me dirige vers la Main Stage pour aller voir notre bon ami Ice Tea et The Body Count. Petit instant nostalgie puisque le groupe m’avait laissé un souvenir marquant lors de leur premier passage au fest il y a trois ans juste après leur reformation. Souvenez-vous, c’était sur la Warzone, avant que celle-ci ne soit retapée, en plein milieu de l’après midi et plusieurs d’entre nous avaient failli y laisser la vie – j’exagère à peine. Cette fois l’organisation a prévu le coup en programmant le groupe sur la Main Stage, histoire d’éviter les débordements. L’ambiance ne sera pas la même donc, je le sais, mais j’espère quand même y trouver mon compte, surtout après la sortie de leur excellent dernier album Bloodlust.
Le groupe se met en place et, en guise d’introduction, leur cover de Raining Blood de Slayer résonne. Pour la suite …. Je pourrais presque vous renvoyer sur mon report de 2015 tant le show n’a presque pas changé. A part l’introduction de Black Hoodie et No Lives matter dans la setlist, j’ai l’impression de voir le même set – vannes et discours anti raciste, parfois sexiste inclus – mais avec moins d’ambiance. Et pour ne rien aider, le son sur la Main laisse grandement à désirer. J’ai beau savoir que les musiciens sont excellents, notamment Vincent Price à la basse et Ernie C à la guitare, le choix de cette scène et la passivité du public me font trouver la prestation molle. Les morceaux s’enchaînent et Ice Tea malgré sa grande gueule n’arrive pas à motiver la foule au-delà du petit pit juste devant la scène. Là encore le mélange rap – hardcore du groupe et la notoriété du chanteur a sûrement attiré les curieux mais ne les entraîne pas. Quand III Will entame son solo de batterie je sens que le set touche à sa fin et je préfère m’extirper du public pour aller voir Madball sur la Warzone. En même temps, je me dis que si je suis la seule à entonner « Talk Shit ! Get Shot ! » Les gens risquent de me regarder bizarrement… Et j’ai la conviction que ce n’est pas normal pour moi d’avoir cette appréhension en plein milieu du Hellfest.

 


Madball (20:45-21:45 // Warzone)

Le groupe emblématique de NYC hardcore est de retour au Hellfest pour son quatrième passage depuis la création du festival – on est sur une moyenne d’un passage tous les deux ans en alternance avec Sick Of It All. Je reviens donc sur la Warzone pour assister au set du trio new-yorkais. C’est la troisième fois que je les vois et ils sont toujours égaux à eux-mêmes : Freddy parcours des kilomètres sur scène, il y a même un membre du crew assigné à la gestion du fil de son micro et je trouve ça formidable, Jorge à la basse prend racine sur scène et Mike défonce ses fûts dans le fond. Un certain Dominik Stammen les accompagne à la guitare sur scène, sa présence ne me frappe pas mais il fait le job proprement. Au niveau des – nombreux – morceaux choisis par le groupe on reste dans du classique avec dès le départ l’enchaînement  We The People, Heavenhell et Can’t Stop Wont Stop sur lequel se rajoute Scott Vogel de Terror, parce que vu qu’il est déjà là autant qu’il participe lui. Pas la peine de préciser qu’à ce niveau là du live, le pit est une zone à éviter si l’on tient à son intégrité physique, le groupe est un classique et leur style de hardcore est efficace souhait, il ne pouvait pas en être autrement. Les musiciens nous gratifient également de tout un passage Set It Off, avec le morceau Smell The Bacon dans le lot. Voilà, j’avais juste envie de pouvoir un jour placer ce morceau dans une de mes chroniques car ce nom est formidable. Les morceaux se poursuivent dans cette ambiance, le son sature un peu ce soir mais l’énergie est bien là. For My Enemies, Born Strong, Pride, Infiltrate The System mettent le feu à la Warzone entre deux discours sur les valeurs et la grande famille du hardcore  de type « Le guide du petit Coreux 101 ». Les premières notes de l’hymne new-yorkais du groupe Doc Martin Stomp résonnent, reprises par tout le public. Le set touche à sa fin et on peut bien dire que le groupe est toujours aussi efficace.


Enslaved ( 20:45-21:45 // Temple )

Enfin arrive le moment de revoir Enslaved. Les norvégiens étaient de passage à Toulouse il y a deux ans, ils avaient livré un show magistral, l’un de mes meilleurs concert de cette année 2016. Il faut dire que ce groupe est unique, marquant par son style mélangeant black metal et metal progressif ainsi que par ses deux créateurs talentueux Ivar Bjørnson et Grutle Kjellson. La bande est de retour au Hellfest avec une nouvelle création, E, sortie l’an dernier. Les gars arrivent encore à nous surprendre avec ce quatorzième album, à la fois hypnotique et puissant qui, personnellement, m’a énormément plu et fait ressentir plein de belles émotions. J’ai hâte d’entendre quelques nouvelles compos en live.
Il est 20h45, il ne fait pas encore nuit mais la Temple permet tout de même d’appréhender ce concert dans de bonnes conditions. La scène est nappée de fumée et inondée d’une lumière rouge, les musiciens entrent en scène chacun leur tour, accueillis par les mains levées des festivaliers. L’entrée en matière se veut saisissante avec le titre purement black metal Roots Of the Mountain. On retrouve bien évidemment le gros nounours Bjørnson à la guitare et au chant, le charismatique bassiste et vocaliste Kjellson ainsi que le fougueux guitariste Arve Isdal toujours torse nu et enfin Cato Bekkevold derrière les fûts. Le claviériste Herbrand Larsen a laissé sa place au très jeune Håkon Vinje. A 26 ans, on sent qu’il n’a pas une grande expérience de la scène mais il est très appliqué et ne se laisse pas déstabiliser par les problèmes de son, il assure et son chant clair est vraiment très bon. Après Ruun, les musiciens sont enveloppés de bleu et nous plongent dans une ambiance plus calme avec Storm Son. Un nouveau morceau lent, où la douceur des mélodies contraste à merveille avec le growl caverneux de Kjellson. Les nappes atmosphériques du claviers résonnent magnifiquement sous la tente, c’est très beau, il suffit de fermer les yeux pour voyager dans l’univers cabalistique et envoûtant des norvégiens. Les deux leaders s’adressent à tour de rôle au public, Ivar introduira One Thousand Years of Rains en parlant de la météo norvégienne. Puis ce sera au tour de Grutle qui sollicitera la foule pour entonner la Marseillaise avant de lancer Sacred Horse.

C’est à peu près à ce moment là que tout va basculer pour moi. En effet, deux abrutis imbibés d’alcool se mettent à sauter et pogoter à côté de moi, j’ai les yeux fermés et je me prends quelques coups, ce qui me sort de ma torpeur. Je me retourne un peu agacée par le comportement des deux mecs qui sont là, en mode “popolopopolopoh”, ils commencent donc à me provoquer en venant me remettre quelques coups, volontaires cette fois-ci. Je demande gentiment d’aller plus loin, je me recentre sur le concert et l’un deux me met une main au cul. Quand je me retourne le gars se marre donc là forcément, c’est la goûte d’eau, je chauffe et je commence à vouloir me battre… Des gens les ont fait partir. Grosse parenthèse pour un énième coup de gueule. Il y en a marre de ces gros cons qui, sous prétexte qu’ils sont alcoolisés, se permettent de venir peloter les nanas et malheureusement ils sont de plus en plus nombreux sur ce festival. Vous nuisez à la réputation du Hellfest qui est censé être un havre de paix musical où l’on peut déconnecter et où l’on aimerait se sentir en sécurité. La fin de ce concert qui était magnifique m’a été totalement gâchée, j’ai passé le reste du set à pleurer et trembler, la peur et la colère m’ont fait totalement déconnecter.

Je suis dégoûtée, d’autant que l’enchaînement final Allfáðr Oðinn / Isa était probablement la partie la plus intense, chargée en émotions, suite à l’annonce du départ de Cato qui joue, à cet instant, son dernier live avec Enslaved
Si j’additionne les soucis de son et l’agression (parce que oui, il s’agit d’une agression) je ne pourrais malheureusement pas garder un souvenir très positif de ce concert qui avait pourtant très bien commencé.


Deftones (21:05-22:20 // Main Stage 1)

 


Limp Bizkit (22:25-23:25 // Main Stage 2)

 


Watain (22:55-23:55 // Temple)

Allons donc sous la Temple où les techniciens s’activent afin de mettre en place le décor impressionnant de Watain.
Depuis sa création en 1998, ce groupe de black metal suédois est connu pour ses mises en scène provocantes, satanisme, nazisme, sang de charogne…on en voit et en entend beaucoup mais est-ce vraiment ce qui doit nous interpeller ? Quand on met de côté tout ceci et que l’on écoute la musique de Watain, on peut clairement dire que leurs compositions sont d’excellente qualité, la bande distille un trve black metal redoutablement efficace.
Ils sont de retour au Hellfest avec un tout nouvel album à présenter, Trident Wolfe Eclipse.

Le décor est en place : backdrop, tridents, croix renversées, bougies, lumière couleur sang…Les suédois ont sorti la grosse artillerie afin nous plonger intégralement dans le monde obscur de Satan qui les inspire. L’intro de Stellarvore retentit pendant que les musiciens s’installent. Il n’y a pas que la scène qui est “black metal”, les mecs aussi revêtent la panoplie du trve black metalleux : bracelets cloutés, cuir, corpse paint et regards méchants, tout y est. Le frontman Erik DanielssonE.” apparaît avec une torche enflammée, il entame son rituel, embrasant les tridents, il endosse le rôle de maître de cérémonie. Les croix renversées qui surplombent la scène clignotent au rythme des coups francs frappés sur la caisse claire, la messe noire va commencer… Le public est captivé, la tension est à son comble.
Une salve de pure violence se déverse alors sur nous avec une succession de titres diablement efficients, Devil’s Blood puis Nuclear Alchemy, oh que ce chant sorti d’outre-tombe est puissant ! Le son est vraiment bon et j’ai l’impression de me prendre une énorme baffe en pleine poire tellement c’est dense et brutal. Håkan Jonsson H.” martèle sa grosse caisse et frappe ses fûts avec force, il est doublé par le son de basse velue de Alvaro LilloA”.
Les guitaristes Pelle ForsbergP” et H.Death nous servent des riffs aussi incisifs que éthérés. Danielsson, fort de son charisme, fait le show n’hésitant pas à communiquer avec le public quand il ne projette pas son chant hargneux et acéré qui prend clairement aux tripes.
Les lumières clignotent dans tous les sens, les flashs en excès m’obligent à mettre mes lunettes de soleil pour ne pas fermer les yeux et risquer de manquer ce spectacle de malade. Malfeitor, Furor Diabolicus…le temps passe très très vite, Watain me fait l’effet d’une bombe, ce concert est mortel !
Les festivaliers présents sont fascinés, certains headbanguent, d’autres semblent totalement en transe alors que d’autres encore sont juste abasourdis par la violence qui émane de la scène. On Horns Impaled et The Serpent’s Chalice seront les derniers morceaux, le chanteur invoquera Satan une ultime fois avant de s’évaporer dans les ténèbres…

Un show délétère et captivant à la fois qui m’aura coupé le souffle du début à la fin.


Nile (00:00-01:00 // Altar)

 


Dimmu Borgir (01:05-02:05 // Temple)

 


Hatebreed (01:05-02:05 // Warzone)

Dernier groupe de la journée et pour moi c’est sur la Warzone, étonnement, que ça se passe. La fatigue du samedi est entrain de tomber alors que je me place pour le set de Hatebreed, et je ne suis visiblement pas la seule, tout le monde est très sage devant la scène. J’espère que les américains vont réussir à nous réveiller. Jamey, sourire aux lèvres et bandana vissé sur la tête débarque sur scène et les premières notes de Proven résonnent. Le pit se déchaine et à la barrière on se casse la nuque. Pour le coup un set de Hatebreed ça vaut tous les Redbull du monde. Les garçons sont très en forme ce soir et enchainent successivement To The Threshold, Destroy Everything, Last Breath et Live For This. Les refrains du groupe sont tellement efficaces et faciles à retenir que le public entier se transforme en back up vocals.

J’ai passé presque la journée entière devant cette scène et je pense sincèrement que c’est le concert avec le plus d’ambiance de ce samedi. C’est aussi celui où j’ai vu le plus de slammeurs jusqu’à présent, et eux ne m’avaient pas manqués. Je suis heureuse de pouvoir voir le groupe dans ces conditions, leur dernier passage au fest ne m’avait pas laissé une aussi bonne impression – je vous parle de Main Stage sous la pluie là. Les morceaux se suivent – et se ressemblent il faut bien l’avouer – mais l’énergie et la performance ne faiblissent pas : As Diehard As They Come, In Ashes They Shall Reap, Everyone Bleeds Now puis Looking Down The Barrel Of Today. Les musiciens prennent le temps de remercier leurs fans entre chaque morceau et se baladent sur scène comme s’ils étaient chez eux. Ils ont l’air content d’être là, le Hellfest leur rend bien. Le son s’est amélioré depuis le set de Madball et les musiciens tiennent un set sans fausse note du début à la fin. Un petit regard vers l’heure et je me rends compte que la fin du set s’approche, pour nous quitter en beauté le groupe a choisi Defeatist, Before Dishonor et I Will Be Heard. Les dernières mandales de la journée sont distribuées et le groupe remercié par des applaudissements fournis. Le groupe fait partie de la très sympathique affiche de l’Xtrem Fest cette année, n’hésitez pas à y jeter un œil.


Parkway Drive (01:00-02:05 // Main Stage 2)

 

Article : Fanny Dudognon & Anaëlle Martin

Photos : Antony Chardon