Death To All : une célébration explosive du legacy de Death @ MTelus (Montréal)
Les amateurs de musique extrême se sont déplacés en grand nombre au MTelus afin de voir les groupes Death To All, Gorguts et Phobophilic. La soirée anniversaire était particulièrement intéressante, car Death To All célèbre les trente-cinq ans de l’album Spiritual Healing et les trente ans de l’album Symbolic du groupe Death.
C’est devant bon nombre d’amateurs que la formation américaine Phobophilic arrive sur scène avec leur musique death metal. Le groupe offre une performance intense qui plait rapidement aux amateurs. Leur musique agressive et puissante est bien entendu centrée sur leur seul album qui a pour titre Enveloping Absurdity. Ils n’avaient pas beaucoup de temps pour se faire justice donc ils ont peu interagi avec les amateurs et ont joué leurs titres en succession. Après avoir joué dans la métropole sur des plus petites scènes, les amateurs pouvaient finalement les voir sur la scène du MTelus et l’on pouvait voir que les musiciens appréciaient grandement leur expérience. Si l’on se fie à la quantité d’amateurs qui étaient à leur table de marchandise après leur prestation, il y a fort à parier que le groupe compte maintenant sur plusieurs nouveaux amateurs.
Parlant de marchandise, les amateurs ont littéralement dévalisé tout ce qu’avait la formation Gorguts à leur table de merch dès l’ouverture des portes. Le groupe arrive devant une foule gonflée à bloc et les amateurs ne perdent aucun temps pour générer un gros moshpit dès le début de leur prestation. Le travail de Luc Lemay est encore une fois impeccable et ce dernier est survolté par la réaction des amateurs. Il mentionne qu’il attendait cette soirée avec impatience et qu’il est pleinement satisfait de la réaction de la foule montréalaise. Les amateurs ont donc droit aux titres Disincarnated, Subtle Body et Eartly Love en lever de rideau. Comme à son habitude, Luc interagit régulièrement avec les amateurs et il mentionne qu’un nouvel album va finalement voir le jour avant d’en jouer quelques titres. Leur prestation se termine avec Condemned To Obscurity et Bodily Corrupted, ce qui incite les amateurs à se pousser encore plus violemment.
La foule se compacte davantage et démontre des signes d’impatience pendant la préparation de la scène pour le groupe Death To All et les amateurs crient à pleins poumons le nom de Chuck à répétition. Leur prestation commence à peine avec la pièce Living Monstrosity que les amateurs se poussent violemment les uns contre les autres et créent un énorme moshpit. Comme attendu, l’intensité de la musique rejoint rapidement les amateurs. Le groupe célèbre l’album Spiritual Healing et joue les titres dans un ordre différent de ce que l’on retrouve sur l’album. Max Phelps est encore une fois très impressionnant à la voix et à la guitare, mais c’est Steve DiGiorgio qui est le plus expressif. Comme à son habitude, il va délaisser ses sandales rapidement et se retrouve pieds nus sur scène après quelques chansons. Steve va aussi s’occuper des interactions avec la foule tout au long de la soirée. Les premiers crowd surfers vont finalement apparaitre vers la fin de l’album lors du titre Spiritual Healing.
Le groupe enchaine rapidement avec les titres de l’album Symbolic, et contrairement à l’album précédent, ceux-ci sont joués dans le même ordre que sur l’enregistrement. On remarque que Gene Hoglan est tout simplement magistral à la batterie et il semble aussi travailler plus fort que lors de la première moitié de leur prestation. Les musiciens ne sont pas très dynamiques sur scène, mais cela est compensé par l’intensité et l’agressivité de leur musique. Le groupe revient pour un court rappel avec les titres Spirit Crusher et Pull The Plug.
Les amateurs de musique extrême ont été choyés avec cette excellente brochette de groupes et ils étaient fort heureux de célébrer la carrière de Chuck Schuldiner.
Journaliste : Albert Lamoureux
Crédit photo : archives Thorium Mag