Dark Angel fait rugir les Foufounes Électriques après 37 ans d’absence @ Montréal
La formation Dark Angel était finalement de retour dans la métropole après une dernière prestation en 1987. Je serais prêt à mettre un vieux deux que les personnes présentes ce soir vont donc voir le groupe pour la première fois. L’évènement était prévu au Club Soda, mais il a été déplacé aux Foufounes Électriques pour des raisons hors du contrôle du promoteur, ce qui veut dire que la vente de billets n’a pas été extraordinaire. Je pensais accompagner de nombreux métalleux montréalais dans leur périple à Saratoga Springs pour voir Judas Priest et Alice Cooper, mais j’ai changé d’idée pour finalement voir Dark Angel lorsque cette tournée a été annoncée. En plus de ces derniers, nous allions aussi voir les groupes Hirax et Void pour la toute première fois.
L’heure des portes est repoussée à quelques reprises pour manque de matériel sonore et c’est donc devant une bonne foule que les jeunes musiciens de la formation Void arrivent sur scène vêtus de costumes du 19e siècle pour offrir leur toute première prestation à Montréal. Avec un nouvel album intitulé Forbidden Morals, il est tout à fait normal que le groupe pige principalement dans celui-ci. La pièce titre rejoint rapidement les amateurs avec son style traditionnel digne des années 80s. On remarque immédiatement l’excellente voix de Jackson Davenport ainsi que son charisme. Il arpente la scène de long en large et commande la foule comme s’il faisait cela depuis très longtemps, mais il n’a que dix-neuf ans. Les amateurs sont très actifs tout au long de leur prestation et ont particulièrement aimé les titres First In, Last Out et Voodoo, mais la salle a explosé lorsqu’ils ont repris Alison Hell d’Annihilator. Le groupe termine leur spectacle avec Silent Onslaught alors que les amateurs font déjà la fine pour acheter un album ou un chandail. Quelle belle découverte et je suis certain que nous allons revoir Void très prochainement.
C’est maintenant au tour de la formation Hirax d’arriver sur scène pour célébrer leurs quarante ans de carrière. Il reste uniquement Katon W. de Pena comme membres fondateurs, mais il y a une excellente cohésion entre ce dernier et les autres musiciens qui n’étaient même pas nés lors de la parution de leur premier album. Leur prestation débute en force avec Hellion Rising et Blind Faith et il n’en faudra pas plus pour que les amateurs se poussent violemment les uns contre les autres. La formation enchaine rapidement avec Warlords Command et Criminal Punishment alors que l’on commence à voir les premiers crowd surfer et stage divers. Katon interagit constamment avec les amateurs et il ira même faire un peu de crowd surfing lui-même. Le groupe pige principalement dans les albums Hate, Fear And Power et Raging Violence pour cette soirée et les amateurs démontrent leur enthousiasme tout au long de leur spectacle. Leur prestation se termine en force avec El Diablo Negro et Bombs Of Death et les musiciens étaient extrêmement heureux de voir la réaction endiablée des amateurs pour leur premier passage dans la métropole.
Les amateurs sont maintenant fins prêts pour accueillir Dark Angel pour leur premier concert à Montréal depuis beaucoup trop longtemps. Les musiciens arrivent sur scène pendant Raining Blood de Slayer pour commencer les hostilités avec Time Does Not Heal. Il n’en fallait pas plus pour que les amateurs se poussent violemment les uns contre les autres. Le groupe enchaine avec The Burning Of Sodom, No One Answers et la pièce titre de leur nouvel album. Les amateurs répondent présents encore avec un vigoureux circle pit. Les guitaristes Eric Meyer et Laura Christine (femme de Gene Hoglan) se complètent parfaitement et arpentent la scène de long en large tout au long de leur prestation. Le moshpit prend de l’ampleur durant Never To Rise Again et nous pouvons même voir les membres de du groupe Void participer activement à la fête. Le crowd surfing est maintenant une chose courante et grandement appréciée par les musiciens alors que le chanteur Ron Rinehart ira prendre son bain de foule pendant une chanson. Comme prévu, le groupe à pigé principalement dans son dernier album, mais il a aussi joué beaucoup de titres de l’album Darkness Descends, ce qui a grandement plu aux amateurs. La précision de la section rythmique est l’œuvre de Mike Gonzalez à la basse et de l’intraitable Gene Hoglan à la batterie. L’excellente soirée se termine avec Perish In Flames et, à voir la réaction des musiciens, il ne serait pas surprenant de revoir Dark Angel encore une fois dans un avenir proche.
Journaliste: Albert Lamoureux
Photographe: Dark Angel (photos de presse Reverse Records)