Hellfest 2019 – J3 : Tool + Slayer + Refused + Emperor + Anthrax + Yob @ Hellfest Open Air Festival 2019 (Jour 3)
Fanny : Une fois encore, les jours passent très vite et nous sommes déjà dimanche, dernier jour de festival. Le vendredi et le samedi ont été agréables : le soleil était au rendez-vous et le programme n’était pas trop dense, ce qui nous a permis de bien apprécier les différents groupes. J’ai tout de même l’impression que les gens sont beaucoup plus nombreux sous la Altar et la Temple car la circulation est bien plus compliquée que lors des éditions précédentes. Les festivaliers sont souvent étendus sur le sol et il faut traverser les tentes en prenant soin de ne pas écraser quelqu’un. Je trouve cela franchement chiant ! Cette dernière journée sera la plus chaude du week-end mais aussi la plus chargée en terme de concerts. Aujourd’hui, le thrash et le death sont à l’honneur pour mon plus grand bonheur !
Pas de problème pour se réveiller, j’arrive sur le site vers 10h15, ce qui me laisse largement le temps de m’avancer vers la Main Stage 2 où le soleil tape déjà fort. Pendant que je patiente, les australiens d’Alien Weaponry se produisent sur l’autre scène, un thrash agrémenté de metalcore avec un chant Maori. C’est pas mal, je dirais que c’est vivifiant, et les gens se chauffent tranquillement devant ces jeunes qui envoient une belle énergie.
Insanity Alert (11:05-11:35 // Main Stage 2)
Fanny : Place maintenant à Insanity Alert que nous attendons de pied ferme. Les vestes à patchs sont réunies et les personnes qui portent les t-shirts du groupe sont nombreuses (moi y compris). Créée en 2011, la bande sortait un premier album éponyme en 2014, puis Moshburger en 2016 et enfin 666-Pack cette année. Insanity Alert n’arrête pas, les Autrichiens sont sur les routes en permanence ! Ceci leur a permis de faire une ascension fulgurante et les voici de retour au Hellfest pour la seconde fois avec un passage prévu en Main Stage ce coup-ci (ils jouaient à la Warzone en 2017).
De mon côté, je les découvrais en 2014 et les vois aujourd’hui pour la septième fois. Il est 11h05, une musique de Game Boy retentit en guise d’introduction pendant que Klemens (batterie), Dave (guitare), Marc (basse) et Kevin (chant) débarquent sur la scène habillée d’un magnifique fond coloré. C’est parti pour 30 minutes de thrash, de fun et bien sûr d’insanité. Leur thrash est aussi agressif qu’imparfait mais surtout complètement galvanisant. C’est illico que les festivaliers se mettent en action dans le pit, pogos, circle pit, slams,… La bonne ambiance s’installe immédiatement. Les titres vont être débités à toute allure alors que les aficionados reprennent les refrains en chœur avec Kevin qui, comme à son habitude, fait le show. Le frontman, vêtu de sa chemise hawaïenne, court dans tous les sens, crachant ses paroles avec autant de hargne que d’entrain et ce sans aucun break. Malgré son essoufflement, il est intenable ! Il brandit ses pancartes pendant les titres tels que Metal Punx Never Die, All Mosh / No Brain, Pact with Satan avant de les jeter dans la foule. Confessions of a Crabman sera l’occasion pour Kevin de sortir ses pinces de crabe. Évidemment le public se marre en réponse à ses pitreries et son humour à la con. Difficile en effet de ne pas rire quand tu vois sa tête de clown avec sa perruque argentée et qu’il sort des trucs comme “Why is David Guetta still alive ?“ (je vous conseille de voir le clip). Le show sera ponctué de fausses notes et de “fuck this shit” par ci, “dans ton cul” par là,… (essayez donc de danser avec une Nintendo dans le cul). Les musiciens se donnent à fond aussi, gigotant de toute part, et ce n’est pas la blessure de Dave à la main qui allait l’arrêter. La fête bat son plein et arrive enfin leur reprise tant attendue d’Iron Maiden, la fameuse Run to the Pit dont l’efficacité n’est plus à prouver. Dernier instant de communion et de fête avant que le groupe ne doive quitter la scène. Encore un super moment en compagnie d’Insanity Alert qui met de très bonne humeur pour la suite !
Psycroptic (11:40-12:10 // Altar)
Fanny : Il faut faire vite car les groupes vont s’enchaîner rapidement ce dimanche, et le set de Psycroptic a déjà commencé lorsque je rejoins la Altar. J’entends la fin de We were the Keepers, extrait de leur septième et dernier album : As The Kingdom Drowns.
J’étais vraiment impatiente de revoir les Australiens car ils étaient passés à Toulouse en 2016 et si j’avais été plus que conquise j’étais aussi restée un peu sur ma faim. D’ailleurs, à ce moment là, Jason Peppiatt était absent et avait été remplacé par l’excellent Jason Keyser (Origin). Je vais donc enfin découvrir la formation avec son chanteur (présent depuis 2005). Les deux frères fondateurs, David Haley à la batterie et Joe à la gratte, sont accompagnés de Todd Stern à la basse depuis l’an dernier.
Mais revenons à nos moutons avec la prestation du jour. Le titre éponyme du dernier opus sera joué puis la place sera faite à des anciens morceaux. La brutale Ob(servant) sera suivie de la stimulante Cold que j’adore et putain que ça tabasse en live ! Le death technique de Psycroptic me fait l’effet d’une bombe. Le tout est agressif et mélodique à la fois, les riffs élaborés sont dévastateurs, les parties lourdes contrastent à merveille avec d’autres ultra rapides. Le chant acerbe de Jason est saisissant et les musiciens nous servent un condensé de technicité et de puissance. Les metalheads qui ont du mal à émerger sont largement motivés par le frontman et l’agitation se fait grandissante sous la Altar en dépit d’une fréquentation plus basse que les premiers jours. De plus, le son est vraiment parfait, les conditions sont optimales et le set des Australiens passe comme une lettre à la poste malgré la violence et la complexité des compos. Euphorinasia, Directive…puis un final râblé avec Carriers of the Plague. Je viens de me prendre une énorme claque, c’était tout simplement monstrueux. Merci Psycroptic !
Revocation (11:40-12:10 // Altar)
Fanny : J’ai décidé d’alléger un peu mon planning et de faire l’impasse sur Municpal Waste qui repassent à Toulouse début juillet, le soleil tape bien trop fort et je préfère me réserver pour la suite.
C’est le tour d’un autre groupe cher à mon cœur, Revocation, que je viens soutenir pour la septième fois en 5 ans. Le quatuor donne toujours le meilleur en live. Il faut dire que les musiciens sont de belles personnes passionnées et travailleuses donc ça fait vraiment plaisir de les voir sur cette scène du Hellfest. Je ne suis pas la seule à penser que ces mecs sont des merveilles puisque ce n’est autre que le grand Gene Hoglan qui vient annoncer le début du concert du “meilleur groupe du monde”. La classe !
Ash s’installe derrière les fûts, aussitôt rejoint par Brett à la basse, Dan à la guitare, et bien entendu Dave au chant et à la gratte qui se place le sourire aux lèvres, à la fois fier et gêné de cette belle introduction. Revocation sortait sa septième création The Outers Ones l’an dernier, une magnifique galette très aboutie qui confère au groupe de la maturité et une certaine complétude. Le concert s’amorce donc intelligemment avec la nouvelle et très accrocheuse That Which Consumes All Things dont l’intensité vous happe dès les premières notes. Le death metal technique des Américains a la particularité d’être fortement empreint de thrash. Les riffs et les rythmiques souvent très complexes alternent avec des parties plus brutes et catchy qui donnent carrément envie de bouger. Cela fonctionne parfaitement puisque nous sommes tous en train d’headbanguer comme des fous à la barrière. L’efficacité des titres tels que Madness Opus ou Of Unworldly Origin est indiscutable. Brett est comme souvent bien allumé, faisant résonner sa basse en gesticulant dans tous les sens. Ash reste concentré, il frappe avec précision et gère parfaitement les changements de rythmes. Devant, le plus discret Dan assure les chœurs et envoie quelques solos en réponse à Dave. Quant à lui, le charismatique David Davidson, que dire tellement son talent est grand. D’un c’est un putain de guitariste : il joue divinement bien, avec une technicité admirable, et ses soli sont reçus comme une grosse gifle en pleine face. De deux, c’est un vocaliste hors pair avec un growl à la fois acéré et profond. Enfin, c’est un excellent frontman et une personne humble proche de son public. Respect !
Revocation ne partira pas sans nous balancer Vanitas et The Outer Ones. La puissance de ces deux morceaux se répand comme une traînée de poudre, la foule est en ébullition et les festivaliers se déchaînent un bon coup jusqu’à la dernière note. Les musiciens prendront le temps de venir remercier les fans après le show. C’était trop bon ! Vivement la prochaine !
Municipal Waste (12:15-12:45 // Main Stage 2)
Brutus (12:15-12:45 // Warzone)
Messa (12:50-13:30 // Valley)
Employed to Serve (13:35-14:15 // Warzone)
Hélène : Retour pour moi à la Warzone en ce dimanche à la météo assassine et seules quelques heures de sommeil dans les dents pour Employed to Serve. Avant ça j’ai assisté au concert de Gold à la Valley, groupe de Rotterdam aux confins de plusieurs styles mais dont je ne saurais parler plus car cela m’a paru simple et complexe à la fois, mais aussi intéressant et sans intérêt. Bref, je n’ai pas trouvé grand intérêt à leur musique, certainement trop intellectuelle pour mon cerveau embrumé à cette heure-là. Après ça je suis allée vers la Warzone pour le groupe belge Brutus qui m’avait bien scotchée il y a quelques années sur Bruxelles en première partie de Raketkanon. Alors soit mes goûts ont changé, soit leur style, mais cette fois-ci je n’ai pas vraiment accroché à leur musique. J’ai encore une fois été bluffée par l’habileté à la batterie de Stefannie Mannaerts qui assure cet instrument d’une main de maître, le tout en chantant à tue-tête sans jamais une fausse note (ou presque), mais je n’ai pas été plus emballée que ça par le son lui-même. Là où j’avais trouvé ça émouvant et puissant il y a 4 ans, j’ai trouvé ça assez mou et déjà vu ce jour-là.
Je ne vais donc pas m’étendre sur ces deux concerts et plutôt me concentrer sur la première claque de la journée, celle administrée par Employed to Serve. Formation anglaise qui a déjà fait ses preuves suite à trois albums parus depuis 2015 et je ne sais combien de tournées européennes, celle-ci vient nous présenter aujourd’hui les morceaux ultra percutants de son dernier bébé Eternal Forward Motion, tout juste sorti. Toujours plus lourd, le groupe continue de distiller son savant mélange de hardcore et de métal avec force et talent. En effet, difficile de rester indifférent face à des titres tels que Harsh Truth ou Force Fed, deux extraits de leur dernier méfait. La chanteuse Justine a toujours autant d’énergie et de hargne à revendre, et elle ne manque pas de nous le faire savoir via un nombre incalculable de “fuck” balancés à tout va, notamment pour nous dire “move your ass Hellfest or just fuck off“, le tout justifié par le fait qu’eux mêmes donnent tout alors qu’ils portent des coupe-vents à l’effigie du groupe. C’est vrai que ça force le respect quand on sait qu’on crame alors qu’on est à moitié à poil. Et s’ils ont démarré leur set face à une fosse peu remplie, la faute à un soleil de plomb qui fait se réfugier les métalleux dans les coins d’ombre, le concert aura fini devant un public bien moins clairsemé et dont l’envie de pogoter a été plus forte que celle du repos. Bien joué.
Cemican (13:35-14:15 // Temple)
Death Angel (13:35-14:15 // Altar)
Fanny : Vient le moment où je prends mon courage à deux mains pour affronter le cagnard. Je ne me voyais en effet pas louper Death Angel dont l’album Humanicide fraîchement sorti tourne en boucle à la maison. Là encore cela fait bien sept fois que je vais les voir; mais il y a des groupes comme ça dont tu ne te lasses pas.
J’arrive devant la Main Stage 2 et je constate que les gens sont nombreux devant les Américains déjà sur scène, s’exécutant sur Thrown to the Wolves, un titre de 2004 que tous les fans connaissent. Les musiciens sont souriants et transmettent leur énergie, et même si le soleil brûle vraiment, j’ai déjà envie de sauter partout. Le chanteur, Mark Osegueda, annonce le tube Voracious Souls, issu du cultissime Ultra-Violence. Les thrashers crient leur joie, remuant leurs crinières au rythme de la musique. Le pit se met en mouvement, la bonne ambiance règne devant la Main Stage 2 et les slammers défilent.
Les riffs accrocheurs, les refrains éloquents, les cadences carrément thrashy et le chant agressif sont les ingrédients réunis par Death Angel et qui font de ce groupe une recette qui fonctionne. Le plaisir est là et les morceaux se succèdent beaucoup trop rapidement. Les deux guitaristes Rob Cavestany et Ted Aguilar se partagent les soli et parties rythmiques, changeant régulièrement de place. Damian Sisson fait son beau gosse en bord de scène, envoyant un petit clin d’œil à ces dames de temps en temps tout en faisant vrombir sa basse. Will Carroll quant à lui assène des coups francs sur sa batterie sans jamais faiblir. Mark prend régulièrement la parole entre les morceaux pour faire l’apologie de la musique (un discours que l’on connaît à force de les voir) et se donne à fond lorsqu’il chante. Je trouve d’ailleurs que sa voix s’améliore au fil des ans. Les titres sont tous ultra efficients en live, on danse, on chante, on se casse la nuque. The Dream Calls for Blood, The Pack et Humanicide,… et c’est déjà terminé ! J’ai l’impression d’avoir assisté à un set de 15 minutes tellement c’est passé vite. J’ai pris mon pied mais une petite frustration se fait sentir car j’aurais aimé que le plaisir dure encore. Il ne reste plus qu’à attendre de les revoir, Death Angel restant une valeur sûre en live.
Yob (14:20-15:00 // Valley)
Hélène : Après Tool et Gojira, j’attendais un troisième groupe de cette édition du Hellfest, Yob. C’est dire à quel point mes attentes étaient hautes. Déjà vus plusieurs fois, dont la première au Roadburn en 2014 et dont je suis ressortie du concert en larmes tellement c’était beau, je n’ai jamais été déçue du groupe. Pourtant on pourrait craindre le manque d’énergie du charismatique leader Mike Scheidt que la vie n’a pas épargné ces dernières années avec notamment un divorce et une terrible maladie à laquelle il a miraculeusement survécu en 2017, le tout sur fond de dépression dont il essaye de se sortir en arrêtant son traitement. Du lourd donc pour ce groupe dont les sujets de prédilection sont la physique quantique, le mysticisme et la religion, tout ça entrecoupé de samples du défunt philosophe Alan Watts. Bref, on nage dans un univers aux antipodes de ceux abordés par les groupes de métal en général et on vit chacun de leurs concerts comme une véritable messe. Cette fois-ci n’a pas dérogé à la règle. Yob, trio venu du fin fond de l’Oregon aux Etats-Unis, n’avait que 40 minutes pour convaincre le public, soit plus ou moins le temps de trois morceaux (ce qui fût le cas), et ils ont fait ça d’une main de maître, et en toute simplicité. Il faut dire que c’était la pemière fois du festival qu’il nous était donné la chance d’assister à un vrai concert de doom alors dès que la déflagration a commencé, les têtes se sont baissées, les bras se sont levés, et la cérémonie nous a emporté sans nous laisser de choix. Entre Quantum Mystic paru sur The Unreal Never Lived, Unmask the Spectre sur Clearing the Path to Ascend (véritable bijoux à écouter d’urgence si ce n’est déjà fait !) et The Screen, extrait de Our Raw Heart, dernier album en date, on a voyagé dans des univers aussi divers que magnifiques, du fin fond des mers au dessus des nuages. En effet, si Yob, que beaucoup considère comme les papas de la scène doom même s’ils sont arrivée bien après Black Sabbath, sait nous emporter dans les tréfonds de la Terre avec ses parties lourdes à souhait et le chant growlé, il sait aussi créer des mélodies dont la beauté n’a d’égal que l’émotion qui s’en dégage. Du coup ce cobcert n’est que pur bonheur et délectation. Et quand Mike Scheidt nous gratifie d’un geste solennel, tels un shaman qui nous bénirait pour la suite, les frissons nous parcourent l’échine et on sort de là en se sentant bien mieux que l’on y est entré. Merci, mille fois merci pour cette branlée cosmique numéro 2.
Trivium (15h05-15h50 // Main Stage 2)
Lucifer’s Child (15h05-15h50 // Temple)
Fanny : Aux alentours de 14h, j’avais prévu de voir Devourment, groupe de brutal death tout droit venu du Texas. Malheureusement après deux bons morceaux je décide de partir tant le son est fort. Leur style déjà bien gras n’est pas des plus simples à écouter mais alors là… je ne comprends rien ! J’espère donc avoir l’occasion de les revoir car je suis assez blasée. Leur prochain album Obscene Majesty, sera disponible le 16 août prochain.
La suite se fera avec Lucifer’s Child sous la Temple, le groupe de George Emmanuel, ancien guitariste de Rotting Christ. La bande distille un black metal sombre et occulte dont les mélodies très aériennes contrastent avec les blasts lancinants. Le décor et les costumes vont de paire avec cette ambiance funeste. C’est franchement bien et le chanteur, Marios Dupont a une super voix ainsi qu’une belle présence. Toutefois je ne parviens pas à rentrer totalement dans le trip. Peut-être aurait-il été plus simple de le faire en salle, plongée dans la pénombre. Là encore je suis curieuse de voir ce que ça donne dans d’autres conditions car les bonhommes ont largement piqué ma curiosité.
Vomitory (15:50-16:40 // Altar)
Fanny : Place maintenant au death metal de Vomitory. Ce groupe culte né en 89 et fort de huit albums avait interrompu son activité entre 2013 et 2017. Les Suédois étaient à l’affiche du Summer Breeze l’année de leur reformation et je m’étais pris un belle claque, c’est pourquoi je suis plus que ravie qu’ils soient reprogrammés au Hellfest aujourd’hui pour fêter 30 ans d’existence (leur dernier passage datant de 2012). Le quatuor s’avance sur scène devant un parterre de métalleux aussi impatients que moi. Erik Rundqvist, le bassiste chanteur, pousse le long growl d’introduction du titre bien bourrin The Voyage. Nous retrouvons les deux frères Urban et Tobias Gustafsson, respectivement à la guitare et à la batterie, ainsi que le guitariste Peter Ostlund. C’est sans surprise que Vomitory nous flanque une raclée à base de riffs lourds et agressifs, de blasts destructeurs et d’un chant guttural sorti d’outre tombe. Le groupe, qui n’a rien pondu depuis 2011, nous sert une set-list avec des morceaux piochés dans sa toute sa discographie : simplicité, brutalité, efficacité ! Le public est assez réceptif, les métalleux bougent gentiment sous la Altar.
C’est assez marrant de voir le contraste entre Erik qui reste droit avec son air de méchant et le très souriant Peter qui s’amuse en alternant entre headbang et tirage de langue. Ce dernier sera confronté à des soucis de guitare et devra quitter la scène pendant quelques minutes. Ses confrères combleront l’attente en distribuant des cup-holder Vomitory aux festivaliers. Le guitariste revient tout sourire et prêt à reprendre du service pour les deux derniers morceaux. Le son est bien meilleur et on profite de cette ultime vague de violence au son de cet excellent death metal 100% old-school pour se briser la nuque encore un peu plus. Ça requinque je vous le dis !
Clutch (16:00-16:50 // Main Stage 1)
Wiegedood (16:45-17:35 // Temple)
Hélène : Deux petites heures plus tard, tout juste ce qu’il fallait pour se remettre de la claque Yob racontée ci-dessus, on plonge dans un univers tout à fait différent, celui de Wiegedood. Groupe Belge aux fortes influences black metal, il compte parmi ses rangs des membres de Oathbreaker, Amenra et Rise and Fall. On est donc en plein dans la Church of Ra, vous l’aurez compris, mais ici, contrairement à d’autres groupes du collectif, pas de chichi. Wiegedood taille dans le gras et ne plonge que dans la couleur rouge, et ce depuis quelques années déjà, et leurs trois albums sont sobrement intitulés De Dodden Hebben Het Goed, De Dodden Hebben Het Goed II et De Dodden Hebben Het Goed III. Quatre ans que le trio défonce tout sur son passage et aujourd’hui ils sont là pour démonter la Temple. Pari réussi ? Et bien non. Et la raison en est très simple : le son. En effet, alors que je me trouve dans la “fosse”, j’assiste tristement à une prestation donnée dans le plus grand brouhaha possible. Aucune mélodie ne ressort, ni même la voix, et seules les basses vrombissent plus que tout. Je me dirige donc rapidement vers le fond de la scène, près de la console afin de voir si le son est aussi mauvais là-bas. En toute logique non, mais ce n’est quand même pas fantastique. Du coup, si je ne passe pas un mauvais moment, je repars de là un peu maussade car ce concert n’aura pas du tout fait honneur à la qualité musicale du groupe. Et c’est bien dommage.
Testament (16:55-17:45 // Main Stage 2)
Fanny : On continue sur cette lancée avec LE groupe que l’on a déjà vu 20 fois mais pour lequel on se précipite sans se poser de question : Testament. Leur dernière venue au Hellfest remonte à 2016, le son sous la Altar avait été assez infecte, mais les papas du thrash avaient donné le meilleur alors qu’ils étaient en concurrence avec Rammstein ce jour-là. Il semblerait que les membres de Testament reviennent de façon cyclique. Les voici trois ans plus tard, de nouveau sur une Main Stage, comme en 2013. Bien que moins intimiste, le show ne saura pas pour autant moins bon, bien au contraire. Gene Hoglan est en place, baguettes en mains, accompagné de ses fidèles compères les deux guitaristes Alex Skolnick et Eric Peterson. N’oublions pas l’admirable bassiste Steve DiGiorgio et bien entendu le grand Chuck Billy au micro. Nous voici donc sous le soleil de Clisson, en train de savourer ce bon vieux thrash que l’on aime tant, avec par chance une petite brise qui fait du bien.
La musique glisse dans nos oreilles et franchement le son est bon à part quelques petits couacs de micro. Brotherhood of the Snake, The Pale King puis l’incontournable Practice What You Preach et l’on chante à tue-tête. Le show est bien rodé, les musiciens s’exécutent avec enthousiasme et une technique parfaite. Chuck est en grande forme, souriant et jouant ce fameux air guitar avec son micro et puis il faut le dire : qu’est-ce qu’il chante bien ! Il harangue la foule “Right here motherfuckers. Hey hey hey, thrash thrash thrash !” puis c’est reparti avec New Order et Electric Crown. Je trouve le public un peu mou, sans doute est-il assommé par la chaleur. Moi en tout cas je m’éclate. Hoglan tout sourire demande le micro afin de souhaiter un bon anniversaire à Chuck Billy et la foule ne se fait pas prier pour l’accompagner. Le set reprend avec Into The Pit, les thrashers se meuvent au rythme de ce tube galvanisant. Nous aurons droit à trois morceaux supplémentaires avant que Testament ne tire sa révérence.
Certains râlent parce que c’est tout le temps la même chose, moi je tire mon chapeau à ces messieurs qui, après 36 ans de carrière, assurent et fédèrent toujours autant. J’ai passé un super moment et il est clair que je continuerai à suivre le groupe tant qu’il est vivant. Do or die !
Acid King (17:40-18:30 // Valley)
Hélène : Acid King, voilà un autre groupe que j’attendais fortement. Découverts sur la scène du Magasin 4 à Bruxelles il y a plusieurs années déjà, je me suis surtout penchée sur le groupe il y a deux ans où j’ai redécouvert plus ou moins par hasard leur dernier album Middle of Nowhere, Center of Everywhere. Véritable pépite doom psychédélique avec de longues pistes qui nous emportent vers des cieux étoilés, j’avais pourtant été très déçue par leur concert donné au Desertfest à Anvers en octobre dernier. Je ne sais pas sur quoi j’avais remis ça, mais pas sur le compte du groupe, voulant croire en eux, et surtout en la chanteuse/guitariste Lori S. qui m’hypnotise à chaque fois. Mais non, après un troisième échec, je pense pouvoir affirmer que Acid King en concert, c’est mauvais, et quand on sait qu’ils jouent depuis 25 ans maintenant on se dit que c’est définitivement peine perdue. En effet, cette fois, tout comme les précédentes, le groupe noie une fois de plus sa musique dans une mare de basse qui ne laisse place à aucune mélodie et il me faut parfois plusieurs minutes pour reconnaître des tracks que je connais par cœur. Du coup je n’ai même pas pu me réjouir d’entendre Silent Pictures, Coming Down from Outer Space ou Infinite Skies, qui sont pourtant des morceaux que j’adore, tant ils sont massacrés en live. Bref, Acid King en concert, c’est fini pour moi, on ne m’y reprendra plus.
Immolation (17:40-18:30 // Altar )
Fanny : Les pieds commencent à chauffer mais la journée est loin d’être terminée et il faut courir sous la Altar pour l’immanquable passage d’Immolation. La formation death metal née en 88 est culte et on peut dire que les New-yorkais ont de la bouteille avec dix albums produits et des centaines de dates réalisées. Et pourtant, je ne les ai jamais vus ! Leur dernier concert dans la ville rose remonte à 2014 mais j’avais loupé le coche et je n’étais pas encore branchée violence lors des années précédentes. L’an dernier, nous apercevions le fondateur Ross Dolan au Brutal Assault, fondu au milieu des festivaliers, ce qui laissait présager une venue future avec le groupe. Bonne surprise donc de voir la chose se confirmer pour 2019 avec leur programmation au Hellfest en supplément.
Je m’avance histoire d’être bien placée. Le bassiste chanteur Dolan est posté devant son micro avec à ses côtés le guitariste et second membre originel, Robert Vigna. Steve Shalaty campe derrière la batterie et ce depuis 2003. Enfin, Alex Bouks est à la guitare depuis trois ans. Pas de chichi, Immolation va droit au but, servant son death metal bien brutal sans concession. D’ailleurs leur dernier album Atonement, paru en 2017, est une arme de destruction massive, un peu difficile à digérer à la première écoute. Je trouve bien agréable d’entendre Fostering The Divide et When The Jackal Comes en live, d’autant que le son est bien réglé. Côté ambiance, le public est instantanément emporté par la puissance qui émane de la scène et remue dans tous les sens. Les mecs de Revocation, Archspire et Psycroptic sont de la partie. Déchaînés, ils enflamment le pit.
Le charismatique Dolan en impose avec sa voix très caverneuse et sa chevelure interminable. Lui qui à l’air très sympa en dehors de la scène, là tu n’as pas envie de l’emmerder ! Robert Vigna, qui est un vrai personnage, captivant par son talent mais aussi son attitude assez insolite, nous sert de sublimes soli. Il est survolté, faisant de grands gestes saccadés et brandissant sa guitare à tout va. C’est tellement en décalage avec la véhémence de la musique que c’en est comique. Bouks se fait plus discret mais gère tout autant, envoyant des riffs rapides et efficaces sans difficulté. La cadence est maintenue par Shalaty qui frappe très fort et avec une précision remarquable. Immolation envoie du lourd, ça poutre !!! Les anciens morceaux font leur effet, l’ambiance ne retombe pas, c’est la folie. On se prend 50 minutes de pure violence dans la face, une grosse fessée qui aura mis tout le monde d’accord. Il me tarde déjà d’en reprendre une au mois d’août.
On aurait envie de continuer ce marathon mais à un moment donné il faut quand même prendre le temps de se restaurer. J’ai tellement mal aux pieds que je choisis donc de zapper quelques concerts initialement prévus comme Anthrax et Lynyrd Skynyrd afin de pouvoir tenir jusqu’à Tool. Skald s’apprête à gravir les planches de la Temple et il est évident que le groupe est attendu vu le nombre impressionnant de festivaliers qui s’amassent. Rejoindre le VIP depuis la Altar s’avère être une tâche terriblement compliquée tellement l’espace est obstrué. Quelle grosse galère !!! Une bonne bière fraîche et un bon repas sont de rigueur (je vous conseille la prochaine fois d’aller manger le rougail saucisse ou un cari poulet chez Saveurs Zoréoles, un délice testé et approuvé par l’équipe Thorium).
Skald (18:35-19:35 // Temple)
Anthrax (18:45-19:35 // Main Stage 2)
Lynyrd Skynyrd (19:40-20:40 // Main Stage 1)
Emperor (20:45-21:45 // Temple)
Fanny : Que serait un Hellfest sans Emperor ? 2007, 2014, 2017 et 2019, je suis le groupe ou bien le groupe me suit… En tout cas je n’ai manqué aucune de leur venue même si je n’ai pas assisté à celle de 2017 en entier car j’étais trop fatiguée. Le show de 2014 m’avait vraiment marquée, j’étais restée scotchée devant cette prestation assurée en Main Stage et en pleine journée, proche de la perfection. Emperor avait prouvé que le black metal n’avait pas toujours besoin d’une mise en scène pour vous envoûter. Ihsahn et sa bande, qui avaient en effet joué en toute simplicité et sans artifice aucun, m’avaient transcendée. Il faut dire que l’album In The Nightside Eclipse, qui m’a fait aimer ce groupe quand j’étais ado était à l’honneur. Depuis, j’en attends forcément beaucoup de leur part, sûrement trop car ce soir l’effet ne sera pas celui escompté et j’en viens presque à m’ennuyer. Pourtant les Norvégiens font un très bon show : c’est carré et la setlist est plutôt bonne avec des titres comme Thus Spake The Nightspirit, Ensorcelled by Khaos ou encore With Strenght I Burn. Mais la voix parfaite d’Ihsahn et la bonne exécution des compositions ne suffisent pas, et je trouve que ça manque de peps, surtout après la vague de violence death / thrash que l’on s’est prise tout au long de la journée. Je reste néanmoins jusqu’au bout en essayant tant bien que mal de retrouver cette sensation qui m’avait laissée rêveuse. Sans succès, j’apprécie le show mais je suis un peu déçue. Dommage.
Beartooth (20:45-21:45 // Warzone)
Refused (22:55-23:55 // Warzone)
Slayer (23:00-00:30 // Main Stage 2)
Fanny : Ayant eu ma dose de gras pour la journée je zappe Cannibal Corpse (vu un bon paquet de fois aussi) et commence mon ascension vers la Main Stage 2 pour assister au show d’adieu des pionniers du thrash : Slayer. Il y a du monde, il faut se faufiler, et la petite marche au frais nous permet d’apprécier quelques chansons de Slash ft. Myles Kennedy and The Conspirators. Les Américains sont dans une bonne dynamique et ce hard-rock fait du bien. Ça apaise les oreilles et ça revigore. L’ambiance est bonne, la fin du festival approche, alors profitons un maximum.
Ce soir je louperai deux excellents groupes : Carpathian Forest et Deicide. C’est l’un des points négatifs d’un si gros fest, il faut faire des choix et des concessions. Mais quand on a le thrash dans la peau, un dernier concert de Slayer, ça ne se manque pas. J’ai eu la chance de faire la date de Barcelone sur la tournée actuelle du groupe. Le show était franchement monstrueux avec son lot de tubes et ce qu’il faut de flammes. En outre, les Américains était en grande forme avec un Tom Araya aminci à la mine rafraîchie et des musiciens enjoués. C’est pourquoi je viens en reprendre une dose ce soir; ça ne sera pas de trop, surtout si c’est la dernière.
Il est 20h45, le décor de Slayer est en place. Le plateau est teinté d’un rouge sang, les croix et les pentagrammes projetées sur scène tournent, des flammes jaillissent pendant que l’intro Delusions of Saviour du dernier album démarre. Les clameurs s’élèvent, la tension est palpable, et la pression monte jusqu’au tomber du rideau. Là, les musiciens arrivent en trombe, projetant en ni une ni deux les premières notes de l’énergique Repentless. On revient aux racines avec Evil Has No Boundaries extraite du tout premier album. Slayer nous a concocté une setlist variée, piochant dans sa discographie des morceaux plus efficaces les uns que les autres. Paul Bostaph fait claquer la batterie de sa frappe sèche et râblée, la voix d’Araya résonne fortement, comme sortie tout droit des enfers. Kerry King déverse les riffs sur sa grosse B.C.Rich avec son ardeur habituelle. Le tumultueux Gary Holt lui aussi envoie du lourd, brandissant sa guitare avec fougue. Les deux nous en mettent plein les cages à miel, Kerry avec ses soli criants en alternance avec les parties plus mélodiques assurées par Gary.
Le son est PARFAIT, oui parfait, et c’est un pur bonheur. Le spectacle sera globalement le même que sur la tournée. Les décors changent en cours de route, la lumière varie en passant par le rouge, le bleu et le vert, et quelques effets pyrotechniques viennent agrémenter le tout. Le thrash de Slayer est agressif, on s’en prend plein les oreilles et plein les yeux, c’est encore une énorme baffe. Les titres les plus connus et plus percutants tels que War Ensemble, Seasons in The Abyss, South of Heaven et Raining Blood viendront nous arracher les tripes. Le public est en totale ébullition, pogo, circle pit et slams sont légion. Peu de répit, les prises de parole sont courtes, mais on sent que les musiciens sont vraiment contents de fournir ce dernier effort et de le partager avec nous. L’émotion de Tom Araya transparaît totalement. Une heure de show avec une vingtaine de titres, et il fallait bien Angel Of Death pour ce dernier instant de communion.
Slayer a offert un merveilleux show : sans en faire trop, j’ai trouvé cette ultime prestation parfaite. Un très petit feu d’artifice est tiré, histoire de marquer le coup, mais rien de trop extravagant. Les dieux du thrash tirent leur révérence en toute humilité et nous laissent là avec un magnifique souvenir et des étoiles plein les yeux. Merci.
Tool (00:20-02:05 // Main Stage 1)
Hélène : Après l’impossibilité de voir Skald sous la Temple à cause d’une foule bien trop présente, la “découverte” d’Emperor sur scène (et une plutôt chouette, contre toute attente), une heure d’attente pour enfin faire un tour sur la grande roue et profiter de là-haut de la prestation de Slayer sur la Main Stage 2 à gauche (et d’ainsi assister à des au revoir du groupe assez émouvants, tournée d’adieu oblige) et Refused à la Warzone sur la droite (et la chance d’enfin voir New Noise en live après toutes ces années !), il est temps de me faire une place de choix au sein du public venu en masse pour la prestation de Tool. Groupe énigmatique s’il en est avec des concerts donnés au lance pierre et dont le prochain album se fait attendre depuis 13 ans maintenant (il sortira le 30 août), c’est une sorte d’événement que de les voir sur scène. Et si on peut souvent être déçue après tant d’années d’attente, Tool a pour le coup mis à terre la barre que j’avais pourtant mis très très haute. Il faut dire que commencer le set par Aenima a immédiatement fait tomber le moindre petit bout d’appréhension que je pouvais avoir, et quand on sait que s’en est suivi des morceaux tels que Stinkfist, le duo spatial Parabol/Parabola, ou encore Schism, le jeu était gagné d’avance me concernant. On a également eu droit aux deux nouveaux morceaux qui tournent depuis quelques semaines déjà sur le net, j’ai nommé Invincible et Descending, avec la présence assez surprenante de Tricky dans la vidéo qui accompagne ce dernier. D’ailleurs, les vidéos, parlons-en. Quelle joie de voir sur écrans géants les images créées par Adam Jones ou Alex Grey, plonger dedans de plein fouet et se trouver dans un état entre extase et suffocation. En effet, les visuels, s’ils sont très souvent fascinants, dérangent également le spectateur avec ces personnages disloqués et branlants qui semblent confronter à une terrible fatalité qui les fait tourner en rond, les absorbe et finalement les tue (pour parfois mieux renaître). Du coup voir tout cela sur un si grand format nous englouti au passage et on peut encore moins s’échapper face aux lumières monstrueuses, certainement les plus belles qu’il m’ait été donné de voir, qui ne sont pas sans nous rappeler des vaisseaux spatiaux. Tool est un groupe OVNI et les extraterrestres ne sont définitivement pas loin. Et comme si ce n’était pas déjà suffisant, tout ceci est exécuté d’une main de maître avec un son plus que parfait, une voix aussi belle et limpide que sur album (et des pas de danse exquis de la part de Maynard), une batterie au poil et une guitare dont on se délecte des riffs morceau après morceau. Bref, il est un peu difficile pour moi d’aller dans le concret concernant ce concert car j’ai passé 1h40 à rêver et à me laisser transporter, sans trop rien analyser. Tout ce que je peux dire c’est que c’était assez merveilleux et tout fan de Tool devrait vivre ça au moins une fois dans sa vie. Branlée 3 et dernière du festival, je repars de là un peu bouleversée, complètement ébahie. Et ne serait-ce que pour ça, merci Hellfest de m’avoir accueillie parmi les tiens. Je reviendrai. Mais s’il te plaît, la prochaine fois, accepte moins de monde, ou agrandît ton site, et fais en sorte que les gens puissent se reposer un minimum : 4 jours sous un soleil de plomb sans jamais avoir un moment de répit, faute de place, c’est vraiment difficile à gérer… Et je t’en prie, garde le stand de pâtes à la tartiflette, mais rajoute des stands végés/vegan (ou évite de les cacher au fin fond du site, en tout cas). Autrement, dépucelage amorcé dans le plus grand bonheur. Merci merci !
Fanny : Tout comme Hélène, j’ai adoré la prestation de Tool, nonobstant des douleurs plantaires affreuses. Je suis restée jusqu’au bout, tenue par l’expérience unique offerte par ce groupe indescriptible. Je les attendais depuis des années, c’était un magnifique show avec un son excellent. J’ai dansé, j’ai eu la chair de poule waouh ! Merci Hellfest !
Ce show marque la fin de cette édition qui fut, une fois de plus, grandiose grâce à cette belle programmation qui m’aura permis de voir enfin des groupes que j’avais jusqu’alors manqués. Le soleil était au rendez-vous et j’ai trouvé l’ambiance générale assez bonne cette année. Les aménagements sont agréables et la répartition des groupes pas trop mal gérée. Les point négatifs de cette année sont à mon sens : les attroupements de gens allongés par terre, le manque d’ombre au point restauration, l’augmentation des vols (camping et festival), l’attente au merch et le manque de toilettes sur le site (surtout pour les femmes).
En conclusion : merci aux équipes du Hellfest et à l’année prochaine !
Hélène :
- Mon top 3 du festival : Gojira, Yob, Tool
- Ma déception : Acid King
Fanny :
- Mon top 3 du festival : Power Trip, Bloodbath, Tool/Slayer/Psycroptic (impossible de déterminer le meilleur).
- Ma déception : Graveyard.
Antony :
- Mon top 3 du festival : Tool, Architects, Brutus
- Ma déception : Manowar…
Photographe : Antony Chardon
Auteures : Fanny Dudognon / Hélène