Bruce Dickinson en Solo à Montréal @ MTelus
La majorité des amateurs montréalais avait enfin la chance de voir Bruce Dickinson jouer son matériel solo pour la toute première fois lors de son passage au MTelus pour la promotion de son album The Mandrake Project.
C’est la formation locale Noor qui commence la soirée avec ses mélodies ultras rapides. Le chanteur Thomas Karam est en grande forme et sa voix est puissante et juste. Les musiciens ne font pas dans la dentelle et exécutent leur courte prestation endiablée avec précision et énergie. Afin de jouer le plus de titres possible, le groupe enchaine rapidement les titres et minimise les interactions avec la foule. La majorité de leurs compositions proviennent de leur seul album qui s’intitule Mother’s Guilty Pleasure Part One, mais ils vont terminer avec une nouvelle pièce qui a pour titre Follow The Light. Noor était un excellent choix pour réchauffer la salle et je crois qu’ils ont conquis le cœur de plusieurs amateurs par le fait même.
C’est maintenant au tour de Bruce Dickinson d’arriver sur après une courte introduction visuelle de la série télévisée The Invaders et de la pièce Toltec 7 Arrival. Alors que les musiciens arrivent rapidement sur scène, je m’attendais à entendre Starchildren, la pièce qui suit cette introduction sur l’album Accident Of Birth, mais non, le groupe enchaine avec la pièce titre de celui-ci et la salle explose littéralement. La formation enchaine avec Abduction et le mordant de la mélodie rejoint rapidement les amateurs qui continuent à chanter à pleins poumons. C’est seulement après la pièce Laughing In The Hiding Bush que la formation joue un titre de leur nouvel album (Shadow of the Gods).
Bruce va piger seulement trois fois dans son dernier album et va regrouper les pièces Resurrection Men et Rain On The Graves après avoir jouer Flash Of The Blade d’Iron Maiden. Il est surprenant de savoir que ce titre n’a jamais été joué en concert avant cette tournée. Les deux guitaristes (Chris Declercq et Philip Näslund) s’échangent les solos tout au long de la soirée et ils se complètent très bien sur scène, mais c’est la bassiste Tanya O’Callaghan qui retient l’attention. Elle interagit constamment avec les amateurs ainsi qu’avec le claviériste Mistheria tout au long de la soirée et fait aller ses longues tresses blondes sans arrêt.
Comme à son habitude, Bruce s’adresse aux amateurs montréalais en français tout au long de la soirée et mentionne que Montréal n’est pas seulement la capitale du métal, mais de l’Amérique du Nord. Il prendra une petite pause durant le solo de batterie de Dave Moreno qui sert d’introduction à une excellente reprise du titre Frankenstein d’Edgar Winter.
Cette petite pause ré-énergise Bruce pour les titres The Alchemist, Book Of Thel et Road To Hell. Le groupe revient pour le rappel avec l’incontournable Tears Of The Dragon qui a donnée des frissons (et des larmes) à de nombreux amateurs avant de jouer une dernière nouveauté (Gods Of War). L’excellente soirée se termine avec The Tower et tous les efforts des amateurs ne feront pas revenir les musiciens pour une dix-septième chanson.
Le spectacle n’était pas à guichet fermé, mais beaucoup d’amateurs s’étaient déplacés pour l’occasion et ces derniers avaient en grand sourire à leur sortie de la salle. Si vous avez manqué cette prestation, vous allez pouvoir vous reprendre au début de l’année prochaine selon les dires de Bruce.
Journaliste: Albert Lamoureux
Photographe: Alex Guay