J’suis arrivé juste à temps pour Bayway, et dès les premières secondes, le ton était donné. Le crowd était déjà full dedans, ça brassait fort. Leur son est lourd, pesant, du vrai hardcore bien sale et efficace. Le chanteur parle tout le long avec la foule, garde tout le monde embarqué — t’as vraiment l’impression d’être dans une grosse gang qui vit le moment à fond.

À la fin du set, j’étais clairement pas le seul à avoir trippé sur le band… il y avait une méga file de monde qui attendait pour aller jaser ou acheter du merch. Le chanteur a même pris le temps d’aller faire des props à tout le monde dans la salle — super généreux, super vibe.

Onyx a pris le relais ensuite, et là, on a échangé le circle pit de Bayway pour des gros beats bien lourds. Ça a un peu calmé la crowd avant Biohazard, mais pas dans le mauvais sens — juste le bon break pour reprendre son souffle avant la tempête. Leur set était solide, bien exécuté, avec une énergie old school qui gardait le feu vivant.

Et quand Biohazard a embarqué… c’était la claque. Dès la première toune, l’énergie était dans le tapis sur le stage. Tellement qu’à la fin de la première, Billy Bio est tombé assez solidement et s’est fait une bonne entaille proche du cou. Dans le pit, tout le monde pensait que le show était fini… mais non. On dirait que ça l’a juste crinqué encore plus. L’énergie était complètement folle.

La foule pour Biohazard était d’un autre niveau — plus intense, plus homogène aussi. T’avais cette vraie vibe old school hardcore, mais avec une belle gang de jeunes fans qui gardent la flamme bien vivante. Et gros bonus : les gars de Onyxsont revenus sur scène pendant le set de Biohazard, un beau throwback et un moment fort du show.

Billy Bio a d’ailleurs fini le show avec pas mal de sang autour de sa coupure, mais fidèle à lui-même, il a tout donné jusqu’à la fin. Ce gars-là vit pour la scène, pas de doute là-dessus.

La dernière fois que je l’avais vu, c’était avant la pandémie au Piranha Bar, pendant sa tournée solo de BillyBio. Dans ce temps-là, c’était Scarfold et Junkowl qui avaient ouvert, et la soirée avait un peu dégénéré — y’a même eu un gars qui avait menacé un autre de le poignarder 😅. Ce soir, c’était beaucoup plus smooth, mais l’intensité était la même.

Une soirée comme je les aime — bruyante, sincère et pleine de tripes. Biohazard a livré un solide show qui nous rappelle bien c’est quoi le vrai hardcore old school.

Journaliste et photographe: Alexandre Guay