Vendredi soir, la Place Bell s’est transformée en un champ de bataille sonore. Pas de superflu, juste de la musique brute, une déferlante de sonorités et d’énergie brute qui ont secoué les tête à Laval. Apocalyptica, Lindsey Stirling et Halestorm ont livré des performances franches et percutantes, sans fioritures ni concessions. 

Apocalyptica : Le Métal Réinventé par le Classique

Les Finlandais d’Apocalyptica ne font jamais dans la demi-mesure. Leur setlist, composée cette fois-ci uniquement de reprises de Metallica, frappe le public avec puissance dès les premières notes de “Ride the Lightning”. Les violoncellistes infusent une nouvelle intensité dans chaque morceau, transformant des classiques comme “Nothing Else Matters” et “Seek & Destroy” en épopées orchestrales et leur set en un karaoké géant. Le groupe démontre magistralement une fois de plus que le métal, à travers les cordes de violoncelles, peut être réinventé et transcender ses origines.

Lindsey Stirling : La Virtuosité Électro-Violonistique

Lindsey Stirling entre ensuite en scène avec sa virtuosité captivante. Ouvrant avec “The Phoenix”, elle plonge l’audience dans un voyage sonore envoûtant. Ses reprises de “Sandstorm” (reprise de Darude) et “Toxic” (reprise de Britney Spears) transforment des hits populaires en œuvres uniques. Le moment fort de son set restera la finale sur “Kashmir” de Led Zeppelin, prouvant que Stirling maîtrise toujours aussi bien la transcendence des genres.

Halestorm : Une Décharge d’Adrénaline

Dès les premières notes de “Fallen Star”, la bande à Lzzy Hale instaure une tension constante et enchaîne les titres comme “I Miss the Misery” et “Love Bites (So Do I)” sans lâcher prise. Pas besoin de connaître leur répertoire pour se laisser emporter par la musique. C’est efficace on aime ca. Un gros coup de coeur pour Shatter Me” en mode duo avec Lindsey Stirling qui fait un retour sur scene. Une belle fusion entre le violon virtuose de Lindsay et la voix puissante de Hale.

Journaliste et Photographe: Paul Blondé