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19 mai 2013 – Un peu avant la fin d’une longue tournée mondiale, le groupe britannique The Darkness faisait une brève halte dimanche dernier au Théâtre Corona. Les fans ont dû patienter plusieurs années avant de voir le quatuor fouler à nouveau la scène montréalaise puisque leur dernier passage dans la métropole remonte déjà à leur seule et unique visite en 2004. Ils n’ont toutefois pas été déçus : les membres du groupe ont livré un spectacle déjanté, haut en couleur, à l’image du succès qui les a propulsés à l’échelle mondiale, soit une de leurs pièces maîtresses I Believe in a Thing Called Love.

Le groupe glam rock/métal s’est montré très généreux envers son public de tous âges, en particulier Justin Hawkins (chanteur, guitariste) qui s’est donné tout en acrobaties, costume coloré, mouvements de danse suggestifs et jeux spontanés avec la foule, sous les regards parfois amusés, parfois exaspérés de son frère Dan Hawkins (guitariste, choriste), de Frankie Poullain (bassiste, choriste) et de Ed Graham (batteur). À travers quelques improvisations musicales, Justin Hawkins a en plus démontré ses talents certains pour la guitare et pour l’instrument exceptionnel qu’est sa voix. Il a même su honorer le petit nombre de francophones présents dans la salle avec un discours moitié français, moitié anglais (et non, ce n’était pas seulement le fameux « Bonne jour Monne-tree-al, comment ça va ? »).

En première partie du show, la scène a été occupée par Free Energy, un jeune band power pop rock à saveur commerciale originaire de Pennsylvanie, somme toute assez prometteur. Comme le t-shirt du chanteur l’indiquait, pour eux, « Attitude is everything » : Free Energy est un groupe tout en énergie et en sauts, avec des refrains accrocheurs et une musique entraînante. La recette idéale pour bien débuter la soirée, malgré le fait que, bien sûr, la foule attendait avec impatience la prestation du groupe principal…

The Darkness est arrivé sur scène en commençant avec Every Inch of You, une chanson tout indiquée du dernier album (Hot Cakes, 2012) qui a donné le ton aux suivantes, bien que la plupart des chansons jouées provenaient de leur premier album (Permission to Land, 2003) au bonheur des fans de longue date. Il n’y a eu qu’un rappel mais celui-ci était composé de trois chansons, dont la dernière (Love on the Rocks with No Ice), la plus longue de leur répertoire, clôt toujours les spectacles du groupe. Pendant presque deux heures, The Darkness et les cris enthousiastes de la foule ont fait vibrer sans répit le théâtre jusqu’à la limite permise en décibels, et parfois même un peu plus!

Ce fut donc avec les oreilles bourdonnantes (et un léger mal de crâne ?) que les fans quittèrent le Théâtre Corona dimanche dernier, mais très certainement avec le sourire aux lèvres.

Auteur: Jeanne Mercier

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : The Darkness, Free Energy