Marillion @ Olympia
[simpleviewer gallery_id=”454″]
19 juin 2012 – Après s’être absentés des États-Unis depuis 2004, les colosses britanniques du rock néo-progressif Marillion étaient enfin de retour dans le cadre de leur tournée nord-américaine 2012 soulignant plus de 30 ans de carrière. Avec leur 17ème album en route, il était bien temps qu’ils remettent les pieds en occident pour nous livrer un show inoubliable comme ils ont si bien l’habitude de faire. Pour ceux qui ont assisté au Marillion Weekend 2011 en avril l’an passé à Montréal, vous savez très bien de quoi je parle! Cette fois-ci, ils étaient accompagnés de Sun Domingo, un band de rock alternatif-progressif originaire de Floride pour offrir ensemble 3 heures incroyables de musique.
L’heure n’était même pas 20h00 et la salle de spectacle de L’Olympia de Montréal était déjà pleine à craquer. Des passionnés de la musique progressive de tous les âges se retrouvaient entassés, de la scène jusqu’au fond de la salle. Puis, vint Sun Domingo. Avec un air assuré sur scène et rayonnant d’énergie, le groupe a su capter l’attention de la foule sans grand effort. Ils ont joué un bon nombre de tounes tirées de leurs deux albums, The World’s Alive et Songs for End Times, mais reste que le point fort de leur performance était le dernier quart d’heure de leur set : une reprise des classiques Brain Damage / Eclipse du légendaire Pink Floyd, une chanson instrumentale hallucinante (Mad Maze) d’une complexité musicale extrême ainsi qu’un duo avec Steve Hogarth, chanteur de Marillion, en guise de clôture. Pour vous donner une idée de quoi avait l’air cette dernière, je vous invite à visiter leur site web et vous y retrouverez le vidéo de Til Then We Wait. Bref, Sun Domingo est un jeune groupe avec bien du potentiel qui réussira sans doute à se démarquer dans le monde du progressif. À surveiller!
Suite à la performance d’un groupe digne d’être tête d’affiche, Marillion est enfin apparu devant nous – et quand je dis « devant nous », il faut le prendre au pied de la lettre! Je m’explique : pendant que les quatre musiciens ont ouvert le show avec Splintering Heart, le chanteur Steve Hogarth est venu s’asseoir sur un rebord à la droite de la scène, littéralement à deux pieds de moi! Il y est demeuré pendant une minute ou deux, le temps de chanter quelques couplets devant les centaines de fans écrasés et entassés derrière moi, puis il est retourné au centre pour offrir une performance tout aussi excentrique pour le reste de la foule. Ayant poursuivi avec Cover My Eyes (Pain and Heaven) et Slàinte Mhath, ils ont enchaîné avec une de mes tounes préférées – Ocean Cloud, une épopée de 18 minutes – au grand plaisir des mille Montréalais réunis devant eux. Comme de fait, les applaudissements suite à cette performance ont duré quelques bonnes minutes, au point où les membres du groupe n’ont pu s’empêcher de rire, tellement ils étaient étonnés.
Le concert a continué avec Power, une chanson tirée de leur prochain album, Sounds That Can’t Be Made, dû en septembre. Restant fidèles au style qu’ils ont innové au cours des trois dernières décennies, cet aperçu de leur prochain opus donne un avant-goût fort appréciable, et je dois avouer que j’en suis très optimiste. Trippeuses et trippeux du néo-progressif, soyez aux aguets!
La fin de leur set a été marquée par trois classiques, soient The Great Escape, This Strange Engine et Neverland avant le départ du groupe… en fait, le premier départ, devrais-je spécifier. Bien évidemment, la foule Montréalaise ne déçoit jamais ses invités et les rockers britanniques se voyaient dans l’obligation de revenir sur scène pour nous jouer The Invisible Man. Vêtu d’un complet, d’une vieille paire de lunettes et muni d’une canne, Hogarth avait incarné le protagoniste dont il en est question dans la toune. Avec autant de passion dans sa voix tout au long de cette performance de 13 minutes, il était difficile de ne pas être ému par la fin!
Enfin, voilà que le quintette avait quitté la scène pour une deuxième fois. Toutefois – et il fallait s’y attendre – le groupe était réapparu pour répondre aux cris incessants de leurs fans. Puis, ils ont terminé le show avec 3 autres rappels – Beautiful, Sugar Mice et Happiness Is the Road – pour bien conclure cette soirée unique de musique extraordinaire. Suite à leur départ final à la toute fin du concert, la foule avait demeurée rassemblée pendant près de 5 minutes en scandant « Happiness is the road… Happiness is the road… » à répétition et ce, jusqu’à ce que la salle s’était vidée. Pour ma part, les échos d’un millier d’amateurs de Marillion ont ainsi résonné dans ma tête pendant quelques jours suivant leur passage par la métropole. Permettez-moi donc tout simplement de dire que j’ai déjà bien hâte à leur retour dans le cadre du Marillion Weekend 2013 en mars.
Auteur : Sam Osseiran
Photographe : Paul Blondé
Pour en savoir plus : Marillion