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14 Juin 2012 – Radio Radio, les Acadiens électro rap ont soulevé la salle du Métropolis jeudi soir. Un concert explosif, fidèle à leur swag habituel, à la fois énergisant et drôle. Difficile de tout comprendre pour des oreilles non averties. C’est que le trio de choc (Jacques Alphonse Doucet, Arthur Comeau et Gabriel Louis Bernard Malenfant) écrit et chante en français acadien certes, mais également en chiac, ce mélange de vieux français, acadien et anglais. Une originalité qui s’inscrit bien dans les Francofolies, et donne un souffle nouveau au rap. Synthétiseur, batterie et trompette se mélangent aux beats poussés par les platines de DJ Steve Caron, pour un rap festif et emporté. 

A peine entrés sur scène que les joyeux lurons font leur show, à coup de petites blagues bien poussées, de chorégraphies répétées avec humour. « Comment ça va les fous et les folllles ??! » lance Gabriel Louis Bernard Malenfant. La salle en redemande, aux aguets de leurs moindres faits et gestes. Derrière eux et autour de la scène, un écran et des jeux de lumière habillent la scène, l’effet est réussi et en met plein la vue. Le Métropolis s’embrase. Car si on ne vient pas vraiment voir Radio Radio pour la beauté de leurs textes (certaines comme 9 piece luggage set laissent même perplexe), on accoure certainement pour le show. Dès le bal lancé avec Galope (tiré de leur dernier album Hâvre de grâce), la mèche de dynamite n’a fait que prendre crescendo. A coup de rappels saccadés de leurs plus fameux titres, entrecoupés de nouveaux titres extraits de leur dernier album, aux avis mitigés. On a été secoués en cadence de leur électro world Tôm Tôm au plus dance hall Kenny G Non-Stop, en passant par le récent et résolument hip hop Yellé jusqu’aux incontournables Enfants Spécial et rafraîchissant Jacuzzi. Des paroles on ne peut plus simples, mais un rythme qui emporte, qu’on le veuille ou non. On se voit vite répéter (ou tenter de baragouiner pour être plus exact) les refrains en levant les mains en l’air, à la demande  de Jacques Alphonse Doucet « vous êtes tous là [coincés les bras le long du corps], alors vous allez faire ça [les deux bras parallèlement levés]…il faut qu’tu lèves tes mains…so lève tes mains !! » Et la salle de s’exécuter…sur le funky Lève tes mains.

Après une petite heure de spectacle, le trio quitte la scène, sous le coup des applaudissements qui se transforment vite en pieds tapés. C’est que la salle est déterminée à continuer à danser. Quelques minutes d’échauffement, puis les rigolos reviennent, sur les notes du dessin animé des Cités d’or, qui viennent rallumer aux moins jeunes d’entre nous quelques bons souvenirs d’enfance. S’ensuivront Cliché Hot, où les trois lascars ne manquent pas de faire tomber le costume et les chemises, récupèrent le drapeau acadien qui leur est transmis pas un fan, la fleur de lys québécoise et les superposent sous les cris extatiques de la foule ; Ej savais pasTout passe (sous le firmament) sans oublier le célébrissime Cargué dans ma chaise.

On pensait le show finit, mais c’était sans compter l’euphorie de la salle. Deuxième rappel avec de plus vieux titres : Forme Elliptique et Brume sous les streetlights. Le public est invité à monter sur scène aux côté des chanteurs, le Métropolis se transforme en party géant, tandis que l’écran derrière la joyeuse smala déjantée se transforme en immense carré rouge, avec une inscription : Ensemble pour le bien commun. La chanson est finie, les Radio Radio se sont déjà évaporés, la salle se vide.

Auteur : Sarah Meublat

Crédit photo : Radio Radio

Pour en savoir plus : Radio Radio