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4 Juillet 2012 – la Place des Arts était une fois de plus bondée de Montréalais avec les oreilles grandes ouvertes et le sourire aux lèvres, à l’occasion de la huitième soirée du Festival de Jazz, organisé par Spectra.

On commence la soirée avec les Hongrois Besh o droM, neuf artistes de jazz traditionnel. L’ambiance était déjà dansante, et le public déjà motivé.  Le groupe nous a joué du jazz inspiré d’aires turques, juifs, égyptiens, libanais, arméniens, roumains, et macédoniens.  Au fur et à mesure du concert, la foule grandissante a créé une ambiance en crescendo, aidés par le rythme des musiciens qui ne faisait qu’accélérer. Le groupe a rejoué en fin de soirée, toujours avec autant de succès.

Pour changer un peu, on migre vers le groupe de reggae Parisien Danakil sur la scène Bell.  Les tresses Rastafari dominent le public.  Les chants anticonformistes ont définitivement plu, car les tetes bougaient au rythme du batteur et les levres aux paroles du chanteur.  C’était clairement mon moment préféré de la soirée, surtout car tout le monde semble uni dans cette musique de paix.

On se dirige ensuite vers la scene principale Loto-Quebec où la princesse arabe Souad Massi s’installe. L’algérienne a chanté en arabe à foule d’une densité intraversable.  Malgré un dégourdissement presque insuffisant, son sourire grandissant s’est bien marié à sa douce voix.  Je n’ai pas compris les paroles, mais j’ai compris la satisfaction du public adoratif.  Quelques clins d’oeil dans ma direction m’a confirmé la bonne humeur de Massi.

C’est au tour du rap Iraquien de The Narcicyst de profiter de l’attention des spectateurs pour faire passer un message bien rythmé, la basse étant à fond.  Accompagné de l’ensemble Nomadic Massive, le jeune a su fondre son accent américain à ses origines arabes.  Le micro vers le ciel et le bras droit pointé vers la foule, Yassin Alsalman a animé un concert imposant.

On dit souvent que le Festival de Jazz encadre des performances d’autres styles que le jazz; cette soirée en est un parfait exemple.  Cependant, le reggae, le rap, et le blues qui ont pu être joués ce 4 Juillet étaient entièrement fusionné aux aires de jazz, et d’après moi, s’inscrivent avec merveille dans la programmation du festival.

Auteur : Julien Poitout

Pour en savoir plus : Besh o droM, Danakil, Souad Massi, The Narcicyst