Le synthwave était à l’honneur mercredi soir alors que le trio américain Magic Sword s’arrêtait au Théâtre Fairmount dans le cadre de sa tournée nord-américaine. Ça s’annonçait pour être une soirée épique et surtout très rétro et ça devait l’être encore plus avec Droid Bishop en première partie!

Droid Bishop : Au coeur des années 80!

Droid Bishop est monté sur scène devant une foule pas très nombreuse mais enthousiaste armé de ses lunettes lumineuses et de sa Fender Stratocaster. Comme beaucoup d’autres projets synthwave, sa musique est un saut dans les années 80 agrémenté d’une touche moderne et de projections très polygonales où les palmiers sont rois. Je suis habituellement pas très fan des musiciens qui ne jouent que par dessus une track mais son jeu de guitare et son chant ont vraiment fait la différence dans mon appréciation de sa musique. En plus de ses propres compositions, il nous a lancé un cover de Drive de The Cars ainsi qu’un bref clin d’oeil à Depeche Mode avec un bref refrain de Enjoy The Silence et même à Super Mario World, ce qui a eu la cote auprès du public. Droid Bishop avait une bonne interaction avec la foule, laissant même quelques élus devant la scène tapoter le floyd de sa guitare (non ce n’est pas un innuendo sexuel!). Même si les rythmiques étaient peut-être un peu trop similaires plus les chansons avançaient, je ne me suis pas du tout ennuyé avec la musique, les projections et le jeu de lumières impeccable. Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié la performance de Droid Bishop qui a offert un synthwave efficace et bien senti!

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Magic Sword : Une quête épique!

La foule était devenue plus dense plus la soirée avançait et on sentait une excitation palpable. On avait même passé des épées lumineuses en plastique à quelques personnes dans l’assistance et, dans le noir, ça détonnait pas mal! C’est alors que les lumières se sont éteintes et que trois silhouettes masquées se sont présentées devant nous. Contrairement à beaucoup de groupes du genre qui y vont avec des thématiques d’horreur ou d’univers dystopiques, Magic Sword y vont avec une saga épique de leur invention. Les trois musiciens vont ainsi sous le nom de The Keeper Of the Magic Sword à la console, The Seer Of All à la guitare et The Weaver Of Hearts And Minds à la batterie. Ils avaient peut-être moins de visuel que Droid Bishop mais le jeu de lumières était nettement à un autre niveau et les masques des membres étaient vraiment biens! Le groupe a joué des pièces tirées de toute leur discographie dont certaines de leur plus récent EP Awakening. Au niveau du visuel c’était assez réussi et l’ambiance qui règnait dans la salle était, sans vouloir faire de jeu de mot foireux, magique! Même si le tempo des pièces est quelque peu répétitifs et ne punchait peut-être pas assez à mon goût, c’était vraiment cool les voir aller et de voir la réaction du public, surtout quand ils sortaient la légendaire Magic Sword toute illuminée de sous la console. Somme toute, j’ai vraiment apprécié le set de Magic Sword et, même si je sortais quelque peu de ma zone de confort pour ce spectacle, c’était vraiment du gros fun noir!

Auteur : Maxima Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles