Pour plusieurs amateurs, l’attente était finalement chose du passé, car Steve Harris était finalement de passage auThéâtre Corona avec sa formation British Lion. C’est la formation canadienne Coney Hatch qui avait la chance de faire la première partie de cette courte tournée en sol canadien.
 
Invitée par Steve Harris lui-même, la formation Coney Hatch arrive sur scène devant une petite foule et donne rapidement le ton à la soirée en enchainant les pièces We Got The Night et Stand Up. On voit immédiatement que les musiciens ont beaucoup de plaisir à jouer ensemble même si la formation n’est pas aussi active que par le passé. Que ce soit Carl Dixon ou Andy Curran à la voix, les deux chanteurs sont tout aussi efficaces et ils interagissent constamment avec la foule.  Étant fort populaire dans les années 80s il est tout à fait normal que la majorité des compositions proviennent de leurs deux premiers albums, soit Coney Hatch et Outta Hand. Mais pour la majorité des amateurs, ces compositions ne leur disent absolument rien. Le groupe réussit tout de même à captiver l’attention de ces derniers avec les titres comme Blown AwayBoys Club, Devil’s Deck et Monkey Bars. Comme à son habitude, le guitariste Sean Kelly met plein la vue aux amateurs avec son excellent travail à la guitare, particulièrement avec ses solos pendant les pièces Marseille et Don’t Say Make Me. Ceux qui ne connaissaient pas le groupe ont eu une excellente surprise alors que les habitués du groupe ont grandement apprécié leur prestation dynamique.
 
Il y a maintenant beaucoup plus d’amateurs pour assister à la première performance de la formation British Lion dans la métropole. Comme on peut s’y attendre, les amateurs sont là pour voir le légendaire bassiste Steve Harris. Les guitaristes David Hawkins et Grahame Leslie sont très dynamiques sur scène même s’ils jouent dans l’ombre de Steve. N’ayant qu’un seul album à leur actif, il est tout à fait normal de voir que la majorité des titres proviennent de ce dernier, mais le groupe profite aussi de l’occasion pour jouer des compositions qui seront sur leur prochain album. Le chanteur Richard Taylor se débrouille très bien lorsqu’il chante, mais parait très nerveux lors de ses interactions avec les amateurs. Cela ne l’empêche pas d’interagir régulièrement avec la foule et les choses semblent se placer au fur et à mesure que la prestation avance. Plusieurs attendaient avec impatience que le groupe joue quelques titres d’Iron Maiden, mais ces derniers sont restés sur leur appétit.
 
Comme on pouvait s’y attendre, les amateurs ont grandement apprécié le passage de Steve Harris dans la métropole, plus particulièrement dans un environnement intime comme le ThéâtreCorona. Il faudra maintenant espérer que cette première tournée canadienne donnera l’envie au groupe de revenir ici après la parution de leur nouvel album.

Auteur : Albert Lamoureux