Puppetmastaz @ Le Bikini (Toulouse)
14 novembre 2012 – A l’occasion de la reformation du groupe et de la sortie de leur nouvel album Revolve and Step Up!, le crew de marionnettes Puppetmastaz était de passage au Bikini pour nous raconter leur réunification pendant un long voyage intersidéral au cours duquel ils font la rencontre de nouvelles marionnettes venues leur piquer la vedette ! Puppet clashes, beats très lourds et public littéralement survolté, voilà comment résumer en une phrase cette soirée complètement déjantée à l’image du groupe !
Première partie : Imler
Correspondant parfaitement au thème décalé de la soirée (peut-être même trop), la première partie était assurée par Imler, artiste allemand principalement orienté electro mais qui n’hésite pas à mélanger tous les styles passant par le rock, des sons 80’s, le dubstep ou bien encore des sons populaires aux tendances 1930. Armé de sa batterie et d’une trompette (dont il ne sait apparemment pas jouer), Imler a réussi à lancer la foule presque instantanément bien qu’il fut parfois indécis dans ses choix de chansons et donnait l’impression d’être complètement ailleurs. Véritable alien sur scène, Imler aura agrémenté sa performance de passages chantés assez déstabilisants dans sa langue natale, ses qualités vocales étant plus proches de celle d’un imâm lors de la prière matinale avec un micro bas de gamme que celle d’un véritable chanteur. L’inconsistance de l’artiste dans sa performance a cependant été bien compensée par son côté joueur avec le public et sa capacité à fournir de bon gros beats bien méchants à l’aide de sa batterie. En toute subjectivité, une performance moyenne dans l’ensemble. Cela est peut-être dû au fait que je n’ai pas réussi à déceler entièrement le potentiel artistique du personnage, trop éloigné de la conception dont je me fais d’un ‘artiste’.
Puppetmastaz
L’entrée de Puppetmastaz sur la scène du Bikini a été marquée par la présence de Mr Maloke, Snuggles, Froggy, Rhino et Duck brandissant leurs drapeaux et envoyant une déferlante de titres aux influences électroniques issus de leur dernier album tels que Fresh Day, Innerself Respect, Plus Ultra Revolution ou bien encore Memories. Les beats dévastateurs et les envolées lyriques ragga interminables de Duck ont vraiment gardé le public en haleine lors d’un set régulièrement entrecoupé par des interludes narrant le voyage cosmique de nos marionnettes. Puppetmastaz ayant plus d’un tour dans leur sac, des guest stars comme R2D2 ou bien Maître Yoda font leur apparition sur scène à la plus grande stupeur de la clique qui décide finalement de les inclure dans le crew pour une reprise de Ghosbuster.
Continuant leur voyage hors de notre galaxie, Snuggles the Bunny et Mr Maloke découvrent l’existence des Puppetmastaz du futur, mi-humains, mi-animaux et s’engagent dans une violente prise de bec à coups de pistolets laser et d’explosions en tout genre pour déterminer qui des marionnettes du futur ou du présent doit régner sur terre ! Le conflit « inter-puppets » débouche au final sur une collaboration avec le titre très dubstep : Full Basement et quelques titres de l’album The Break Up sorti en 2009. Les marionnettes s’attèlent ensuite à la chanson phare de Revolve and Step Up! : Mastaz of Ceremony qui fait littéralement exploser un public déjà conquis ! Le groupe a donc naturellement droit à un rappel au cours duquel l’incontournable Midi Mighty Moe provoque une folie sans nom ! Devant ce succès, les Puppetmastaz enchainent classiques sur classiques : Bigger the Better et Do the Swamp de l’album Creature Shock Radio (2005) ou bien encore Say No, Say yeah! et Take me on ride. Pour clôturer la soirée, ils lancent un dernier Puppetmad chanté de concert avec un public qui en réclame toujours plus.
Une super performance pour un super groupe qui n’aura pas hésité une fois le concert terminé à se mêler à la foule, serrer la main des fans et partager quelques bières avec le public. Comme quoi les Puppetmastaz, derrière leurs apparences animales restent malgré tout très humains dans leur approche avec l’audience ! Nous leur souhaitons le meilleur pour leurs prochaines dates et ne manquerons pas de les revoir à Toulouse lors de leur prochaine tournée.
Auteur : Kévin Marceau
Crédits photos : Antony Chardon (photos du festival Garorock 2012)
Pour en savoir plus : Puppetmastaz