Persefone @ Petit Campus (Montréal)
Une grosse soirée en vue pour les fans de prog metal alors que le groupe andorran Persefone effectuait sa première visite à Montréal au Petit Campus dimanche soir. Dans le cadre de cette mini tournée nord-américaine, ils étaient accompagnés du groupe danois Manticora, et les Montréalais de Heaven’s Cry assuraient la première partie.
Heaven’s Cry : Un prog metal solide!
Petite tranche de vie : Heaven’s Cry a été le premier groupe metal que j’ai vu en spectacle, le tout remontant à 2004 en première partie de Nightwish au Métropolis. À cette époque, je n’étais pas un grand amateur de prog et je m’étais fort ennuyé lors de leur prestation. Presque quatorze ans plus tard, les choses ont énormément changées! Tout a commencé avec The Human Factor, première pièce de leur dernier album Outcast et on a tout de suite pu constater que la qualité du son était impeccable! Musicalement, tout était réglé au quart de tour et les harmonies vocales entre le guitariste Pierre St-Jean et le bassiste Sylvain Auclair sont excellentes. Ils ont pigé des chansons à travers toute leur discographie allant de vieilles pièces comme The Alchemist ou Komma jusqu’aux plus récentes comme Outcast ou The Mad Machine. Un moment fort a surtout été leur cover de Jacob’s Ladder de Rush qui a été plus qu’excellent. Pendant des années j’avais gardé une mauvaise opinion de Heaven’s Cry, et ça a définitivement changé ce soir! Une très bonne performance!
Setlist : The Human Factor, Komma, Outcast, The Mad Machine, Jacob’s Ladder (Rush Cover), Gaia’s Judgement, The Alchemist
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Manticora : Thrashy à souhait
Les musiciens danois de Manticora étaient les prochains à monter sur scène et étaient le groupe doyen de la soirée avec plus de vingt ans d’expérience de scène. Oeuvrant dans un heavy metal très thrashy, ça risquait d’être assez solide. Comme pour le groupe précédent, le son était très bon et chaque instrument était bien audible. Le chanteur s’est alors présenté sur scène vêtu d’un one-piece en plastique et des lunettes fumées, ce qui n’est pas banal. Lars F. Larsen est le chanteur original de la formation… et à mon humble avis, est aussi leur grand point faible. Malgré une bonne technique de chant, son vocal est très monocorde et, surtout, pas très articulé. Les chansons s’enchaînaient et j’avais la forte impression que les mêmes mélodies vocales revenaient sans cesse. Pendant les moments où il ne chantait pas, il n’avait pas l’air de savoir quoi faire sur scène et se contentait de se promener de long en large. Je dois quand même lui donner que ses interractions avec la foule étaient sympathiques et teintées d’humour et qu’une bonne chimie opérait entre lui et les autres musiciens. Manticora a offert somme toute une bonne prestation, mais pour moi, le vocal a quelque peu gâché mon expérience.
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Persefone : Magistral!
La musique de Persefone ne laisse pas grand monde indifférent avec la qualité de leurs compositions, leur technique et leurs mélodies. Un ami a même fait une très juste comparaison entre eux et Ne Obliviscaris, mais avec des claviers à la place du violon. C’est donc vers 10:15 que le groupe est monté sur scène devant une foule un peu maigre mais très dévouée! Après un faux départ qui a duré quelques minutes dû à des problèmes techniques, on s’est fait lancer Aathma Part I. Universal Oneness et ça allait donner le ton pour tout le reste de la soirée.
Il y a un peu de tout dans la musique de Persefone : de l’ambiance, de l’agressivité et beaucoup de technique… et tous ces éléments-là ont été effectués à la perfection! Le vocal clean du claviériste Miguel Espinosa est dans les meilleurs que j’ai pu entendre et les growls/screams de Marc Martins Pia étaient très efficaces! La grande majorité des chansons provenaient de leurs deux plus récents albums Spiritual Migration et Aathma ainsi que la pièce In Lak’Ech tirée de leur plus récent EP. Ces deux albums sont justement excellents du début à la fin et de pouvoir entendre le tout en spectacle avec les meilleures conditions possibles était un vrai plaisir! Les deux moments fort pour moi ont été l’interprétation des pièces Living Waves ainsi que le monstre de presque dix minutes qu’est Stillness Is Timeless. C’était la première fois à Montréal pour Persefone et j’espère fortement que ce ne sera pas la dernière! Un de mes meilleurs spectacles cette année!
Setlist : Aathma Part I. Universal Oneness, The Great Reality, Spiritual Migration, Cosmic Walkers, Living Waves, In Lak’Ech, Stillness Is Timeless, An Infinitesimal Spark, One Of Many…, Prison Skin, Flying Sea Dragons, Mind As Universe, Aathma Part II. Spiritual Bliss, Aathma Part III. One with the Light
Auteur : Maxime Pagé