Ce soir-là, la tournée Supercharge de The Offspring faisait escale à Montréal, accompagnée du groupe Bad Religion en première partie.

La performance d’ouverture était sobre mais efficace, posant une belle mise en place pour ce qui allait être une soirée punk rock bien sentie.

L’entracte, fidèle au style américain, était tout sauf ennuyant. Une caméra parcourait la foule pour mettre les gens dans l’ambiance, et un dirigeable aux couleurs de The Offspring, arborant leur logo, se promenait au-dessus de la salle, un détail festif qui a bien réchauffé la crowd.

Avant que The Offspring monte sur scène, un compte à rebours et leur mascotte (un gorille) ont réchauffé la foule, créant une belle anticipation.

Quand le groupe est finalement entré, la vibe punk rock s’est installée immédiatement. Ce qui frappait, c’était la diversité du public : des fans de tous les âges, unis par la même passion.

Malgré un stage sobre, les écrans offraient une belle animation tout au long du show. On pouvait y voir par moments les membres du groupe, la foule, des illustrations des artistes ou simplement des animations, ce qui donnait une belle dimension visuelle à la soirée.

Ce qui m’a aussi touché, c’est de voir les membres du groupe rire et se parler entre eux sur scène à plusieurs reprises.  On sentait qu’ils prenaient vraiment du plaisir à être là, et c’était beau à regarder.

Le groupe a rendu hommage à Ozzy Osbourne, décédé fin 2025, en interprétant Crazy Train, un beau clin d’œil émouvant à une icône du metal. Ils ont également glissé dans le set un extrait de Black Sabbath, pas joué en entier ainsi que des reprises des Ramones et même des Beatles, de quoi surprendre plus d’un spectateur.

Parmi les moments forts, Gone Away m’a particulièrement touché, interprétée d’abord dans sa version 2021, puis dans la version originale de 1997, une chanson que j’adore.

La fin du show a enchaîné les classiques, culminant avec The Kids Aren’t Alright, laissant la salle euphorique jusqu’à la dernière note.

Une soirée punk rock mémorable, tout simplement.

Journaliste et Photographe: Alex Guay