Il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour revoir la formation allemande Lord Of The Lost dans la métropole. Ils étaient accompagnés du groupe canadien The Birthday Massacre ainsi de la formation Wednesday 13 pour lors de leur passage au Théâtre Beanfield.
La neige et le froid qui s’abattent sur la métropole ne ralentissent pas les amateurs en ce dimanche et il y a beaucoup d’amateurs dans le Théâtre Beanfield pour voir la formation Wednesday 13. Le fait qu’ils n’ont pu se produire en tête d’affiche l’année dernière a certainement un effet sur la quantité d’amateurs qui ne voulaient pas manquer leur prestation. Le groupe prend d’assaut la scène avec leur musique punk/rock et les amateurs manifestent leur appréciation dès la pièce When The Devil Commands tirée de leur dernier album. En plus de celle-ci, le groupe va jouer deux autres titres de cet album, soit Rotting Away et In Misery. Wednesday 13 est encore une fois en très grande forme et il interagit constamment avec les amateurs. C’est cependant lors de la pièce 197666 que les amateurs vont se déchainer. Les guitaristes Jack Tankersley et Ashes sont très énergiques, mais ils ne se déplacent pas beaucoup sur scène. Ils laissent cela au bassiste Troy Doebbler ainsi qu’au chanteur.  Même s’ils sont le premier groupe de la soirée, ils ont énormément de place sur scène pour s’exécuter. Le titre Summertime Suicide (Murderdolls) est toujours bien apprécié par les amateurs et ces derniers vont démontrer beaucoup d’enthousiasme pendant celui-ci. Il est étrange de retrouver le batteur Mike Dupke à une extrémité de la scène, mais la configuration de la scène ne lui laissait que cet endroit, car les batteries des trois groupes étaient présentes sur scène. Cela n’a pas empêché Mike de démontrer tout son savoir-faire durant leur prestation.  Le groupe garde le meilleur pour la fin de leur courte prestation alors qu’ils enchainent les titres I Walked With A Zombie, Bad Things ainsi que l’incontournable I Love To Say Fuck alors que l’on peut voir Wednesday 13 s’exécuter avec son parapluie. Comme vous l’avez probablement remarqué, le groupe pige dans son premier ainsi que son dernier album principalement. Il faudra maintenant espérer que le groupe va revenir jouer comme tête d’affiche plus tard cette année.
C’est maintenant au tour de la formation The Birthday Massacre d’offrir leur musique gothique aux amateurs. Ces derniers embarquent moins que je pensais dans la musique plus tranquille et les gens semblent davantage en mode découverte. C’est bien entendu la chanteuse Sara ‘Chibi’ Taylor qui retient l’attention et cette dernière interagit constamment avec la foule. Les guitaristes Michael Rainbow et Michael Falcore sont principalement concentrés sur leurs guitares et semblent dans leur mode tout au long de la soirée alors que le bassiste Brett Carruthers s’occupe de donner le spectacle. Le groupe pige dans l’ensemble de leur discographie et leur dernier album n’aura que deux titres (Sleep Tonight et The Vanishing Game).  Philip Elliott va se démarquer à la batterie pendant la pièce All Of Nothing et démontrer à quel point sa technique est excellente. Le groupe entame le dernier droit de leur prestation avec une succession de leur plus grand succès et cela va animer la foule rapidement. Nous retrouvons donc Destroyer, Blue, Happy Birthday, In The Dark, Pins And Needles et Red Stars. La prestation du groupe a bien été reçue par les amateurs, mais malheureusement, leur style musical à casser le rythme que le groupe précédent avait généré.
C’est finalement le temps d’accueillir la formation Lord Of The Lost et les Allemands ont très hâte de renouer avec les amateurs montréalais. Ils ont pratiquement aussi hâte que les amateurs et nous pouvons voir que le chanteur Chris Harms déborde d’énergie dès les premiers instants de leur prestation. Malgré l’ambiance sombre, l’atmosphère est à la fête et nous pouvons voir que les guitaristes Pi Stoffers et Benjamin Mundigler sont un grand sourire tout au long de la soirée. Nous remarquons cependant que le bassiste Klaas Helmecke n’est pas de la tournée pour des raisons médicales. Étonnamment, le groupe ne joue pas de titres de leur plus récent album (Opvs Noir Vol. 2) paru en décembre dernier, mais concentre leurs efforts sur l’Opvs Noir Vol. 1 qui date de l’été dernier avec cinq titres. Drag Me To Hell va rassembler les amateurs alors que Wednesday 13 va revenir sur scène pour chanter I Hate People avec Chris. Le style pop/métal continu avec la pièce Blood For Blood avant de revenir avec leur son industriel et Loreley met la table pour Blood & Glitter alors que Chris prendra un bain de foule dans l’espace réservé à la sécurité. Light Can Only Shine In The Darkness donnera des frissons alors que leur excellente reprise de The Look (Roxette) fera exploser la foule avant de conclure la soirée avec The Things We Do For Love.
Les amateurs ont bravé le froid et cela en valait la peine. Chris a dit à la blague que cette tournée aurait s’appeler Cold Winter Tour au lieu de Dark Winter Tour. À voir l’engouement pour Lord Of The Lost pour ce second passage dans la métropole, je crois qu’il faudra une plus grande salle pour leur prochaine prestation.

Journaliste: Albert Lamoureux

Photographe: Thomas Mazerolles