Lamb Of God – Into Oblivion (Critique d'album)
Lamb Of God est un groupe qui n’a vraiment plus besoin de présentation. Depuis ses débuts en 1999, la formation a gravi les échelons et est maintenant un des groupes métal les plus populaires aujourd’hui. Ils nous présentent leur dixième album en carrière intitulé Into Oblivion arborant un tout nouveau logo. Je dois avouer ne pas être très à jour avec leur matériel (j’ai surtout écouté Ashes Of The Wake, Sacrament et Wrath à l’époque) et je me suis donc lancé dans l’écoute de cet album avec peu d’attentes.
L’album commence très fort avec deux de leurs singles, Into Oblivion et Parasocial Christ, qui rentrent solidement au poste avec de gros riffs et un drum qui claque bien. Je dois dire que juste avec ces deux chansons, j’étais déjà retourné dans mes vieilles pantoufles avec leur son typique qui m’a ramené vingt ans en arrière. J’ai aussi été agréablement surpris par la pièce suivante, Sepsis, qui commence avec une bass très grasse et lente avec un Randy Blythe qui vocifère plus qu’il ne gueule et on voit tout de suite que c’est bien senti. La chanson accélère et devient plus violente par la suite et, dans son ensemble, c’est un énorme banger et est sans doute ma préférée sur l’album. Lamb Of God est rarement un synonyme de mélancolie, mais c’est ce que j’ai trouvé avec la chanson El vacío (Le vide) et, même si ce n’est pas ce à quoi je m’attendais avec Lamb Of God, j’ai trouvé que c’était une petite vague de fraîcheur parmi ce mur d’agressivité.
Par contre, c’est après El vacío que ça vacille un peu pour moi. Ce n’est pas que le reste de l’album n’est pas bon, c’est surtout que le reste des compositions est un peu flat. La première partie avait tellement de points marquants qu’on dirait qu’ils en ont manqué pour la deuxième. C’est d’ailleurs un peu étrange qu’ils aient choisi Blunt Force Blues comme dernier single alors que je crois fermement que The Killing Floor est nettement supérieure. Malgré tout, tout n’est pas perdu dans ce second volet car la dernière chanson, Devise/Destroy, est très efficace et c’est une excellente façon de clore cet album.
Into Oblivion n’est clairement pas un mauvais album et j’ai passé un bon moment avec une bonne partie des chansons. Le son de Lamb Of God n’évolue pas beaucoup mais on ne leur demandera pas de changer une formule gagnante. J’aurais peut-être voulu que le groupe ose un peu plus et sorte de ses propres pantoufles.
7,5/10
Auteur : Maxime Pagé