Après une courte prestation en première partie de Lamb Of God et Mastodon l’année dernière, Kerry King revient en force avec sa propre tournée en ce début d’année. Pour l’occasion, nous retrouvons Municipal Waste et Alien Weaponry comme premières parties.
 
La formation de la Nouvelle-Zélande Alien Weaponry arrive sur scène devant une foule respectable et le trio entame la soirée avec le titre Raupatu. Leur musique mélange leurs racines maories aux rythmes Thrash et le résultat fait penser à l’époque Roots de Sepultura par moments. Leur courte prestation s’est terminée en force avec Rū Ana Te Whenua et Kai Tangata. Les amateurs ont chanté à pleins poumons pendant ces deux derniers titres alors que d’autres se poussaient vigoureusement au rythme de la musique. La formation a rapidement réchauffé les amateurs avec l’intensité de leur prestation.
Il ne faut pas attendre trop longtemps avant de voir Municipal Waste arriver sur scène pour faire la fête avec la pièce Garbage Stomp. Les amateurs se poussent violemment dès les premières notes et ils vont continuer à le faire tout au long de leur prestation. Comme à son habitude, Tony Foresta commande la foule avec beaucoup d’enthousiasme. Le groupe concentre leurs efforts sur leur dernier album avec quatre sélections, mais ils ne se gênent pas pour piger dans l’ensemble de leur catalogue. Les titres Sadistic Magician, Slime And Punishment, The Thrashin’ Of The Christ ont grandement été appréciés par les amateurs et l’on voyait bien que les musiciens aimaient ce qu’ils voyaient. Tony demande des circle pits à plusieurs reprises durant la soirée et la foule s’exécute à chaque fois. Les crowd surfers apparaissent en quantité industrielle et ils vont donner de l’ouvrage aux agents de sécurité pendant la majorité de leur prestation. Le titre Wave Of Death donnera l’occasion à la foule de faire le traditionnel wall of death. Comme il se doit, Municipal Waste termine leur prestation avec les titres The Art Of Partying et Born To Party. Le groupe a offert une autre prestation endiablée qui a comblé les nombreux amateurs.
La foule est maintenant impatiente d’accueillir la formation de Kerry King et les amateurs n’hésitent pas à se compacter davantage aux premières rangées du parterre avant l’arrivée du groupe. Il n’est donc pas surprenant de voir ces derniers créer un énergique moshpit dès le début du titre Where I Reign. Comme c’est la première tournée du groupe en tête d’affiche, le groupe a beaucoup de temps sur scène et ils vont jouer leur album From Hell I Rise en entier, sauf pour la petite introduction.  On voit immédiatement que Mark Osegueda est en excellente forme et il arpente la scène de long en large tout au long de la soirée. Il interagit constamment avec la foule et mentionne à plusieurs reprises comment les amateurs de Montréal sont démonstratifs et qu’il adore jouer dans cette ville. La succession de riffs infernaux se succède et les amateurs se poussent agressivement au rythme de la musique. Paul Bostaph est intraitable à la batterie alors que Kerry et Phil Demmel exécutent les différentes mélodies à la perfection. Le groupe va bien entendu inclure quelques titres de Slayer et les amateurs vont littéralement lâcher leur fou pendant Repentless, Disciple, At Dawn They Sleep, Raining Blood et Black Magic.
Le moment fort de la soirée arrive lorsque Mark mentionne que personne ne serait ici ce soir si ce n’était pas pour Iron Maiden et feu Paul Di’anno. Le groupe enchaine une excellente reprise des titres Purgatory et Killers. Je n’aurais jamais pensé écrire qu’un groupe autre qu’Iron Maiden aurait célébré davantage la mort de Paul, mais c’est bien le cas et Kerry King l’a fait d’une manière qui a donné des frissons aux amateurs.
Cette excellente prestation prend fin avec la pièce titre de leur album, From Hell I Rise et il n’est pas surprenant de retrouver une quantité impressionnante d’amateurs qui font du crowd surfing pour conclure cette soirée.
Comme lors de leur premier passage dans la ville, Mark mentionne qu’ils seront de retour prochainement et que les amateurs de Montréal ne déçoivent jamais.
 
 
Journaliste: Albert Lamoureux
 
Photographe: Alexandre Guay