La formation Dream Theater souffle ses quarante bougies cette année et le groupe invite les amateurs à célébrer cela avec eux en faisant une tournée anniversaire.
La salle Salle Wilfrid-Pelletier est remplie au maximum de sa capacité et les amateurs prennent des photos du rideau illustrant la carrière du groupe en attendant que les festivités débutent. La formation entame la soirée en force avec Metropolis Pt. 1 et cela soulève immédiatement la foule. Les musiciens sont en grande forme et les amateurs saluent le retour de Mike Portnoy dans la formation. James LaBrie à un peu de difficulté a chanté certaines mélodies vocales, mais il s’en tire quand même assez bien. On peut voir qu’il est beaucoup plus à l’aise sur les titres plus récents comme Overture 1928 et Strange Déjà Vu.
Encore une fois, le son est exceptionnel et les projections accompagnent parfaitement les compositions. La lourdeur est au rendez-vous avec la pièce The Mirror, qu’ils n’avaient pas jouée depuis dix ans, et Jordan Rudess viendra rejoindre John Petrucci lors du solo de guitare. James mentionne à plusieurs reprises à quel point ils sont heureux de jouer dans la métropole et cela se traduit bien entendu par une prestation endiablée. L’enchainement des pièces Barstool Warrior et A Rite Of Passage laisse les amateurs sur leur appétit, même si cette dernière avait été jouée pour la dernière fois il y a quinze ans.
La foule reprend vie avec Hollow Years, un autre titre qui refait surface après une très longue absence et les amateurs illumineront la salle avec leur téléphone avant de lever leurs poings au rythme endiablé des pièces Constant Motion et As I Am avant de prendre une pause bien méritée.
La seconde partie continue dans la même veine avec Night Terror et Midnight Messiah, les deux seuls titres de leur nouvel album. James se trompe de parole durant la première pièce et l’avoue rapidement aux amateurs entre deux chansons. Le groupe sort d’autres surprises de leur répertoire durant ce deuxième acte et il enchaine des titres qu’ils n’ont pas joués depuis très longtemps. Il est donc normal de voir les amateurs bondir de joie pendant This Is The Life, Vacant et l’excellente instrumentale Stream Of Consciousness, car ces dernières ont été jouées pour la dernière fois il y a quinze ou vingt ans. Leur prestation se termine avec l’opus long de vingt-quatre minutes qui a pour titre Octavarium, une autre pièce qui a seulement été jouée sur la tournée de cet album en 2005/2006. C’est durant celle-ci que James va pointer un amateur qui n’arrête pas de filmer leur prestation. Il devra s’y prendre à plusieurs reprises afin qu’il arrête de filmer.
Le rappel est constitué de Home, The Spirit Carries On et de l’incontournable Pull Me Under. C’est durant cette dernière que John Myung bougera finalement pour se rendre aux côtés de John Petrucci durant son solo de guitare.
Comme il fallait s’y attendre, la soirée a duré un peu plus de trois heures et James a mentionné qu’ils seraient de retour cet automne pour jouer leur nouvel album Parasomnia dans son intégralité. Les amateurs ont donc rendez-vous cet automne pour une autre prestation de Dream Theater.
 
 
Journaliste : Albert Lamoureux
 
Photographe : Thomas Courtois