Delain était de retour au Théâtre Fairmount avec les formations Xandria et Edge Of Paradise et les billets se sont envolés comme des petits pains chauds.
Les amateurs sont bien cordés lorsque la formation Edge Of Paradise arrive sur scène. Ils avaient très hâte de les revoir et ils vont démontrer leur enthousiasme dès les premières notes de Prophecy Unbound. Margarita Monet en met plein la vue aux amateurs avec sa puissante voix et ses différents styles. Avec un nouvel album fraichement disponible, il est tout à fait normal de voir le groupe piger à profusion dans ce dernier avec cinq sélections. Les effets technos se manifestent davantage sur les titres The Other Side Of Fear et Hologram et les amateurs démontrent de plus en plus d’enthousiasmes pour leur prestation. Le groupe surprend la foule durant Give It To Me (Mind Assassin) lorsque Ludovico Technique monte sur scène pour chanter avec Margarita. Malgré le peu d’espace, le groupe est très dynamique et comble les amateurs avec leur courte prestation de trente minutes.
C’est maintenant au tour de la formation Xandria de partager leur musique symphonique avec une foule qui se compacte davantage lors du début de la pièce You Will Never Be Our God. La chanteuse Ambre Vourvahis s’exprime parfaitement en français et elle profite de ce passage dans la métropole pour échanger dans la langue de Molière avec les amateurs. Elle plaisante même qu’elle peut enfin parler dans le dos des autres membres de la formation. Le groupe pige principalement dans leur dernier album ainsi que dans leur plus récent EP pour cette courte prestation. Cela a beaucoup de sens, car ce sont les deux seuls albums qui incluent Ambre. Les amateurs vont rapidement hocher leur tête au rythme de Universal et Two Worlds. Les guitaristes Marco Heubaum et Rob Klawonn se complètent très bien et ils sont très dynamiques. Comme il fallait s’y attendre, le groupe termine leur courte et intense prestation avec l’excellente Nightfall alors que les nombreux amateurs chantent le refrain à pleins poumons.
La formation Delain arrive rapidement sur scène et la foule explose littéralement dès le début de la pièce The Cold. Avec leur second passage en Amérique du Nord en moins de dix-huit mois, la formation sait à quoi s’attendre des amateurs montréalais et ils avaient encerclé cette date sur leur calendrier depuis longtemps. C’est lorsqu’ils enchainent avec Suckerpunch que le premier moshpit apparait. Oui, vous avez bien lu, un moshpit pendant un concert de Delain. La voix de Diana Leah est puissante et elle se déplace constamment sur scène. Ronald Landa et Ludovico Cioffi sont eux aussi toujours en mouvement et ils vont changer de place à multiples reprises tout au long de la soirée. Le groupe va rapidement enchainer leurs deux plus récentes compositions, soit The Reaping et Dance With The Devil avant d’enchainer avec deux titres de l’album Apocalypse & Chill (Burning Bridges et Creatures). Le groupe ne passe pas sous silence la réception que leur réservent les amateurs montréalais et ils sont très reconnaissants. Diana donne des frissons aux gens lors de Sleepwalkers Dream, mais c’est avec l’enchainement des titres Stardust et Get The Devil Out Of Me et l’on pouvait penser que le plancher allait céder d’un moment à l’autre tellement les amateurs débordaient d’enthousiasmes. Les efforts du batteur Sander Zoer se combinent avec ceux de Ronald afin de créer la lourdeur requise pour le titre Your Body Is A Battleground et les amateurs répondent positivement à ce rythme saccadé, mais c’est durant Queen Of Shadow que ces derniers vont surprendre le groupe une autre fois avec quelques crowd surfers. La face de Ronald était priceless comme on dit en français et les seuls mots qu’il a mentionnés sont que cela peut uniquement arriver à Montréal. On pouvait aussi voir l’expression faciale de Martijn Westerholt derrière son clavier et son étonnement face à autant d’enthousiasme de la part des amateurs.
L’ambiance est tout simplement électrisante et la foule explose encore une fois pendant le classique The Gathering et les amateurs recommencent à sauter au rythme de la musique. La succession de succès alimente la foule qui recommence à se pousser durant Don’t Let Go et l’excellente Moth To A Flame. Diana prend une petite pause alors que Ronald informe la foule que ce concert est le meilleur de toute la tournée, il n’en fallait pas plus pour entendre le traditionnel olé olé olé. Le groupe enchaine avec un court medley de quelques titres de leur album Lucidity avant de terminer la soirée avec Not Enough et l’incontournable We Are The Others.
L’histoire d’amour entre les amateurs montréalais et la formation Delain se poursuit et les amateurs ont déjà hâte de revoir le groupe. Je crois aussi que les musiciens ont eux aussi très hâte de revenir dans la métropole.
 
 
Journaliste: Albert Lamoureux
 
Crédit photo: Delain (photos de presse)