Category: Weekend des Curiosités 2015

Le Weekend des Curiosités (Jour 4) @ Le Port (Toulouse)

Super Discount

Super Discount

Pour entamer cette dernière soirée aux couleurs électros, Le Weekend de Curiosités a fait appel au collectif toulousain Vandal Crew. Sur la scène du Canal dès 18h30 SKS et Redeyes, aux platines, s’accompagnent de Multiplex Mc, venu tout droit des Pays-Bas pour l’occasion.

Devant un public encore peu nombreux Superpoze prend place sur la scène du Port dès 19h30. Seul, derrière machines et piano, le jeune français compose avec minutie un live planant, mélodique et sobre puisqu’à cette heure difficile de faire mieux niveaux light que 2-3 spots. La musique parfaite pour chiller sous les derniers rayons de soleil ! Convaincue par son set je vais songer à ajouter son album Openning, sorti en avril dernier, à ma playlist estivale.

20h20 sur la scène du Canal c’est au tour du rappeur français Joke. Accompagné de son DJ et de son backeur (Bip’S ?) il interprète ses morceaux comme Majeur en l’air (illustré bien sûr !) composé de paroles telles que “On n’a pas élevé les cochons ensemble, pas soulevé des cochonnes ensemble” ou “L’état français j’lui fait sa fête, nique sa grand-mère le 14 juillet, Negro pour enculer Marianne faut juste les papiers pour s’essuyer”. Un flow rap sans grand intérêt pour moi mais visiblement au goût de certains.

21h20, scène du Port, c’est sous l’accueil émérite du public que les 3 DJ’s viennent prendre place sur l’estrade où est disposée l’installation lumineuse Super Discount. 3 oui, car Etienne de Crécy, figure emblématique de la french touch électro, n’est pas seul sur la tournée du troisième volet de Super Discount. Il s’accompagne d’Alex Gopher et Julien Delfaud. Pionniers du genre, ils nous balancent d’entrée le son que l’on est venu entendre, nous donnant cette envie irrépressible de laisser notre corps s’exprimer.

Après le set (passé beaucoup trop vite) d’Etienne de Crécy, retour à la scène du Canal découvrir Zhu qui souhaite garder la plus grande discrétion sur son identité (c’est d’ailleurs en uploadant des morceaux anonymes sur la toile qu’il s’est fait repéré). Avec une palette allant de la house au garage, en passant par le hip hop, remixant des morceaux connus comme ceux de Lana Del Rey ou Michael Jackson, il distille un set très efficace. Visuellement aussi, il fait ressortir sa créativité, en mixant sur une estrade entre un voile qui le sépare du public (et où est projeté son symbole) et un écran.

Peu avant minuit, sur la scène du Port, le trio français Dirtyphonics prend place là où on attendait Andy C. Ils nous annonceront un peu plus tard la permutation due au retard du vol d’Andy C. Dubstep à plein volume pour cette avant-dernière partie de soirée. Avant de retrouver plus tardivement Andy C, référence anglaise drum & bass sur la scène du Canal en compagnie du MC hollandais de la première partie de soirée : Multiplex Mc.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Émilie Sablik

Le Weekend des Curiosités (Jour 3) @ Le Port (Toulouse)

03Izia

29 mai 2015 – C’est sous un ciel très nuageux que nous nous apprêtons à vivre cette 3ème soirée de festival et sa programmation en plein air. Aux abords de 18h30, les 5 toulousains de Red Woods, lauréats du prix Crédit Agricole 31, défendent leur place sur la scène du Port. La soirée débute donc au son de rock garage entre le chant fiévreux d’Hugo, les coups de batterie de Nathan et les cordes entrelacées de William, Erwan et Etienne. L’énergie était omniprésente sur scène mais je dois avouer avoir été moins séduite par le live que par l’album.

Sur les coups de 19h, la scène du Canal s’apprête à recevoir les californiens de Wand, venus défendre leur premier album sorti récemment : Golem. Après quelques difficultés de réglage les petits protégés de Ty Segall entament un rock garage où, entre la voix indigeste du chanteur et les slides désordonnés de guitares, je n’apprécie que la batterie. Heureusement, pour moi, au bout de quelques titres le concert va en s’améliorant.

20h, retour vers la scène du Port où la pluie s’est invitée et fait légèrement fuir le public vers les abris. The Goastt (littéralement The Ghost Of A Saber Tooth Tiger) emmené par l’artiste au lourd héritage musical : Sean Lennon et sa compagne Charlotte Kemp Muh, déploie sa pop psychédélique teintée 70’s. Le ciel bienveillant offrira même au groupe un arc-en-ciel après les vilaines gouttes, une aubaine pour ce couple hippie.

20h45 pétantes, sur une scène ornée de colliers de fleurs tahitiens et de 4 tableaux représentant l’artiste sous les traits de juif hassidique, David-Ivar (ex-voix du projet fraternel Herman Dune) salue le public et entame son concert. Avec sa guitare acoustique, son harmonica autour du cou (dont il ne se servira jamais en fait) et accompagné de son bassiste (qui l’accompagne également sur les percus et les choeurs) Black Yaya interprète les morceaux de son album City Slang. Il réalise de beaux ricochets entre les genres et les époques, l’éloignant des clichés bucoliques du folk comme lorsqu’il utilise une pédale pour un effet électrique sur sa guitare là où personne ne s’y attend. Au coeur de sa setlist se nichait une cover de Chris Isaak : Wicked Game. Amateurs ou connaisseurs, le public avait l’air conquis.

21h40. Sur la scène du Port arborant un Izia lumineux, débarque la chanteuse, dans une robe noire toute en transparence, avec tout l’énergie qu’on lui connait. Entourée de ses 5 musiciens, elle interprète les titres anglophones de ses deux précédents albums et dans sa langue maternelle, ceux du nouveau : La Vague. Nostalgie euphorique lorsqu’elle entonne Let Me Alone, mais la nostalgie s’arrête là car lorsqu’un homme du public lui criera “A poil !” elle ne manquera pas de lui répondre “C’est so 2007 ça mec !”. A l’image du concert le final sera explosif avec les morceaux Reptile et DiscoBall. La chanteuse de 24 ans est toujours égale à elle même, elle n’a rien perdu de son côté rock avec ce nouvel album et Dieu que c’est bon de la voir sur scène !

Retour vers la scène du Canal aux environs de 23h où Mac Demarco entouré de ses musiciens (basse, batterie et guitare électrique) entame le concert avec son titre à succès : Salad Days. S’ensuivent The Stars Keep On Calling My Name et Blue Boys qui ravissent ses fans en première ligne. Il fera d’ailleurs monter sur scène l’une d’entre elles qui fête son anniversaire, lui proposant de repartir en slam sur le public : proposition rejetée ! Face au public toulousain Mac Demarco a laissé paraître la coolitude qui fait sa réputation -calant sa clope sur le capodastre de sa guitare par exemple- mais rien de bien turbulent et petit à petit nous faisons comme la majorité du public nous nous dirigeons vers la scène du Port attendre le live de Lilly Wood.

C’est avec un peu d’avance sur la programmation que Lilly Wood & The Prick entrent en scène débutant avec Long Way Back, extrait de leur denier album The Fight. Cordes électriques, et arrangements électro mêlés à la voix de Nili, leur musique est toujours aussi douce à entendre. Des titres totalement inconnus s’ajoutent à la setlist, Nili nous glisse alors qu’ils s’agit des nouveaux morceaux présents sur le 3ème album qu’ils enregistrent actuellement. Vient enfin le morceau pour lequel le public toulousain est en masse ce soir, celui qui les a révélé au yeux du grand public l’an dernier suite au remix de Robin Schulz : Prayer In C. Hélas le live du groupe s’avère inconsistant. Est-ce parce qu’ils sont en phase d’enregistrement en ce moment et par la circonstance éloignés de l’exercice de scène ? Je n’ai jamais assisté à un de leur live en festival, mais en salle ils m’ont familiarisé à beaucoup mieux ! L’exercice est d’autant plus difficile après le show exalté d’Izia. Le concert se terminera avec les morceaux Down The Drain et My Best suivi d’un rappel.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : David Torres

Le Weekend des Curiosités (Jour 2) @ Le Bikini (Toulouse)

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28 mai 2015 – Pour cette seconde soirée de festival, Le Weekend des Curiosités nous donne rendez-vous au Bikini pour une programmation Curiosités du Bikini rassemblant Las Aves, DBFC et Husbands. Ces noms ne vous disent peut-être rien et pourtant ! Las Aves est la nouvelle formation de l’ex-groupe de rock The Dodoz et Husbands, un récent projet réunissant Mathieu Hocine (Kid Francescoli), Mathieu Poulain (Oh! Tiger Mountain) et Simon Henner (Nasser).

20h50, le lettrage Las Aves s’illumine sur une scène obscure et la voix de Géraldine retentit suivie de près par le beat des cordes électriques, de la batterie et du synthé de nos oiseaux originaires de Toulouse qui entrent en scène. Le public encore peu nombreux peut se délecter de la pop acidulée et fringante de leur dernier EP L.A bricolé maison avant d’être produit par Dan Levy de The Do (rien que ça !).

Sur les coups de 22h, le quatuor DBFC prend possession de la scène faisant résonner une à une les lettres de leur nom de scène. La batterie mêlée aux cordes électriques et beats electro n’est pas sans rappeler l’electro rock de Nasser (sans comparaison aucune, juste pour vous donner une référence du style musical auquel ils s’emploient). Le tout emmené par le trio vocal harmonieux de Dombrance (ajoutant quelques fois au combo ses cordes acoustiques), David Shaw et Antoine Reininger. Faisceaux luminescents et instrumentale club teintée new wave, le set du quatuor est taillé pour le dance floor et les corps toulousains n’hésitent pas à en jouir.

23h, Simon Henner rejoignant son synthé est le premier à entrer sur scène suivi des deux Mathieu qui entament leur chant en choeur. La voix de Simon rejoint le duo vocal et Mathieu Hocine donne les premiers coups sur son pad de percussion électronique avant que Mathieu Poulain ne donne les premiers rythmes de basse. Ce premier titre s’achève sur une longue instrumentale d’électro planante et Mathieu P. s’écrie “In Bikini Dura Rock”, la devise de notre salle toulousaine. S’ensuit alors une grosse heure de pur plaisir entrainé par Mathieu, micro en main et véritable showman, que nous avions déjà croisé il y a quelques mois lors du live effréné de Nasser.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Émilie Sablik

Le Weekend des Curiosités (Jour 1) @ Le Port (Toulouse)

Louis Bertignac

27 mai 2015 – The place to be aujourd’hui c’est Toulouse, même le soleil l’a bien compris. C’est donc sous un ciel de fin de journée radieux que démarre l’édition 2015 du Weekend des Curiosités sur le Port de Ramonville. Les organisateurs nous ont annoncé quelques heures plus tôt l’absence de Triggerfinger en raison d’annulation des vols depuis la Belgique et le remplacement au pied levé par le groupe catalan : Electric Octopus Orchestra.

Dès 19h30 c’est le trio français, finaliste du prix Ricard S.A Live Music 2015, qui prend possession de la scène où siège la batterie marquée I Me Mine. Guillaume à la percussion, Fred et Sam combinant cordes acoustiques et électriques, délivrent une pop 60’s teintée rock psychédélique et électro dézinguée où se mêle leur harmonie vocale. Un show turbulent qui jouit de références stylistiques telles que Syd Barret (Pink Floyd) et Alex Delarge (Orange Mécanique). Les garçons concluent leur passage avec un final instrumental exalté où Mad Sam à terre, utilise le pied de micro comme archet sur les cordes de sa basse. C’est un public amplement conquis qu’ils saluent avant de céder leur place.

Horaires totalement respectés, à 20h20, Christophe Vialle Moudat, derrière ses lunettes de soleil en compagnie de sa belle guitare qu’on lui connait bien et Julien Rappin, le batteur, prennent place. Micro Green Bullet et slides de guitares, Electric Octopus Orchestra dévoile un rock teigneux et saturé, coloré de blues alliant des arrangements modernes. Autour de moi, les mains claquent les cuisses, les têtes se balancent au rythme des titres extraits de leur dernier album Double Negro. Le public a l’air d’adhérer, la privation de Triggerfinger se fait moins rude face au duo débarqué quelques heures plus tôt de Perpignan et qui maîtrise parfaitement l’affaire. Ils s’autorisent même un titre en rappel avant de libérer la scène. Le prochain rendez-vous entre Thorium et Electric Octopus Orchestra aura lieu lors du Festival Garorock.

21h40, le public nombreux et impatient aperçoit enfin l’entrée en scène du groupe Placebo. Brian Molko entreprend B3 avec sa guitare, entouré de ses 4 musiciens aux cordes et à la batterie et de sa musicienne au clavier. Côté arrangements scéniques : 5 écrans rapidement complétés par 5 autres juste au-dessus ainsi que des tubes métalliques, encadrant la scène, qui s’illumineront au cours de certains morceaux. En français, le chanteur originaire de Londres, salue son public avant d’interpréter le titre éponyme de son dernier album : Loud Like Love et d’enchainer avec Every You Every Me. Fiona Brice, l’unique caution féminine du groupe, met en exergue ses talents de violoncelliste sur les morceaux suivants. Le groupe interprète Twenty Years dans une version plus dynamique que celle de l’album avant d’enchaîner avec Too Many Friends, suivi de Special Needs. Le célèbre The Bitter End viendra clore le concert avant qu’ils ne reviennent pour le rappel et que s’achève cette 1ère soirée de festival.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Jerome Jacques

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