Category: France

Festival OUI FM Bring The Noise 2012 @ Paris

22 Décembre 2012 – Le festival Bring The Noise nous a donné rendez-vous durant 3 soirs sur la scène du Divan du Monde pour sa 3ème édition. La seconde édition nous avait déjà permis d’apprécier des prestations explosives de Anathema ou Lofofora (Jour 1 et 2) et DragonForce ou AqME (Jour 3). Cette année la radio française OUI FM nous a encore concocté une énorme programmation avec à l’affiche : Biffy Clyro et TriggerFinger (le 26 novembre),  Mass Hysteria, The Arrs et Rise of The Northstar (le 9 décembre) et Royal Republic, Blackfeet Revolution et Sleeppers (le 22 décembre). Retour sur la dernière journée du festival Bring The Noise.

Sleeppers

La soirée a débuté à 19h pétante par un set emmené d’une main de maitre par le groupe Sleeppers. Leur style se rapproche des vieux groupes de Stoner Rock avec de grosses basses et une atmosphère assez lourde. Les noisers étaient principalement venus pour les Royal Republic, qui ont un son plus facile d’accès, et n’ont au final pas réussit à s’impliquer dans ce show de Sleepers. Même si le groupe a été formé en 1989, les 4 compères bordelais n’ont pas encore complètement réussit à percer et c’est bien dommage.

Blackfeet Revolution

S’en est ensuite suivit un show des Blackfeet Revolution qui ont mit une ambiance allucinante au Divan du Monde. Avec une composition batterie/guitare assez particulière nous repellant les Black Keys, le duo Blackfeet Revolution nous ont emmenés sans difficulté dans leur univers grâce à leur bonne humeur et leur énergie contagieuse. Un groupe à découvrir de toutes urgences !

Royal Republic

La tête d’affiche de la soirée a ensuite fait son apparition sous les cris hystériques des fans agglutinés autour de la scène. Les suédois de Royal Republic ont débutés leur set avec le titre Save the Nation extrait de leur dernier album du même nom. S’en est suivit un mix des titres de cet opus et de leur premier album, We are the Royal, qui ont été repris à tue-tête par l’ensemble du Divan du Monde. On a entre autre eu le droit entre autre aux titres Punch Drunk Love et Astronaut.

Les 4 membres de Royal Republic ont forgés leur image sur une énergie débordante et une présence scénique spectaculaire rendant unique chacun de leurs shows. Ils n’ont d’ailleurs pas hésité à interagir avec leurs fans allant même jusqu’à nous partager leurs expériences plus cocasses les unes que les autres.

 

Photographe & Auteur : Antony Chardon

Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 24/70 f2.8, 50 f1.8

Pour en savoir plus : Royal RepublicBlackfeet Revolution, Sleeppers

Tryo & Gary Greu @ Le Zénith de Toulouse

 

07 Décembre 2012 – Ce vendredi, les Tryo ont emporté avec eux tout le Zénith de Toulouse. On les savait généreux sur scène, on les savait aimés des toulousains, nous en avons eu la confirmation sur place.

Première Partie: Gary Greu

Dans une salle légèrement réduite en capacité, la première partie a été assurée par les marseillais de Gary Greu. Dans la veine de Massilia Sound System, et à coup de “Allez vaï” et de “boulègue“, ils ont eu la charge de réchauffer le public. Après une demi heure de concert rondement menée, on peut dire que la mission a été remplie avec succès !

Tryo

La salle est alors plongée dans le noir lorsque les accords de Yakamonéyé se font entendre. Entrent alors les quatre membres du groupe par les portes arrière de la fosse. Manu à la guitare, Guizmo et Mali au chant et Danielito au cajon. Les quatre comparses traversent le public et montent sur un bout de scène placé au centre de la fosse. La surprise est au rendez-vous pour ce début de concert très intimiste qui contraste fortement avec la dimension de la salle. « Le radeau » est ensuite ramené vers la scène qui se dévoilera totalement après une chute de rideau. Le groupe nous propose de passer la soirée au sommet de maisons, d’immeubles, en tout cas sur les toits.

Durant la soirée, le groupe sera accompagné par Benjamin et DJ Cat. Le premier, multi-instrumentiste passera au fil des morceaux du violon aux percus via la guitare et la basse. Le second, déjà aperçu sur la tournée En tête à tête de M, sera aux platines et brièvement à la basse. Il prendra en charge la seconde partie du concert, qui, avec ses mix électros, ont certainement  dérouté les fans de la première heure.

Ces fans auront l’occasion de retrouver le sourire durant la 3ème partie. Le groupe, dans sa configuration originale, se retrouve sur la scène amovible pour nous interpréter leurs tubes chantés en communion avec le public. On notera notamment le super medley des morceaux de leur premier album Mamagubida : La main verte / France Télécom / Un homme qui aime les femmes / Pour un flirt avec la crise / C’est du root.

Après 3h de spectacle, les Tryo achèvent de la plus belle des façons leur tournée 2012. A noter que celle-ci était dédiée à Patricia Bonnetaud leur productrice disparue. La chanson et l’album Ladilafé sont sortis en son hommage.

Des enfants découvrant l’énergie d’un concert aux quadras de la première heure, en passant par les étudiants séduits par l’ambiance dancefloor, toutes les générations présentes y ont trouvé leur compte.

 

December 7, 2012 – This Friday, Tryo took with them all the Zénith de Toulouse. They are known generous on stage and we have got the confirmation with this gig.

Support act: Gary Greu

In a venue with a slightly reduced capacity, the french band Gary Greu was oppening for Tryo. In the vein of Massilia Sound System, they had the challenge to warm up the audience. After a half hour concert conducted smoothly, we can say that the mission was completed successfully!

Tryo

The room is then plunged into obscurity when the song Yakamonéyé is heard. Then enter the four members of the group through the rear doors of the mosh pit. Manu at the guitar, Mali and Guizmo as singers and Danielito at the cajon. The four members cross the public and went on a small stage on the center the pit. The surprise is widespread for this start of the concert which is very intimate and contrasts sharply with the size of the venue. The small stage is then returned to the main scene that will unfold fully after falling curtain. Tryo are inviting us to spend the night on top of houses, buildings, at least on the roofs.

During the evening, the group will be accompanied by Benjamin and DJ Cat. The first is a multi-instrumentalist and will play violin, percussion, guitar and bass. The second has already been seen on the tour En tête à tête of the french singer M, and will be on the the decks and briefly on bass. It will in charge of the second part of the concert with its electros mix, which are certainly confused the fans of the first hour.

These fans will have the opportunity to smile again in the third part of the show. The group, in its original configuration, is on the small scene to interpret us their removable tubes sung in communion with the audience. Note in particular the great medley from their first album MamagubidaLa main verte / France Télécom / Un homme qui aime les femmes / Pour un flirt avec la crise / C’est du root.

After 3 hours of show, Tryo acheve in the most beautiful way their 2012 tour. Note that this tour was dedicated to their disappeared producer Patricia Bonnetaud. The song and the album Ladilafé came out in his honor.

There had to be something in this show for all generations from children discovering the energy of the concert to the students attracted by the dancefloor atmosphere.

 

Auteurs : Cédric Druart & Antony Chardon

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 24/70 f2.8, 70/200 f2.8 L USM, 50 f1.8

Pour en savoir plus : Tryo

Oxmo Puccino @ Le Bikini (Toulouse)

4 décembre 2012 C’est à l’occasion de la tournée de son dernier album intitulé Roi Sans Carosse que Oxmo Puccino a fêté sa venue au Bikini de Toulouse, il n’y a évidemment rien de mieux qu’une performance du « Roi » du rap conscient pour nous guérir de tous nos maux personnels, Oxmo se confie à nous et arrive subtilement à travers ses lyrics à remettre en question notre approche de la vie quotidienne tous en nous donnant un brin d’espoir en ces temps difficiles. Focus sur un concert haut en couleur avec en prime une superbe découverte en première partie avec la surprenante Mai Lan.

Première partie : Mai Lan

Découverte en 2006 sur la BO du film Sheitan réalisé par son frère Kim Chapiron avec son titre Gentiment je t’immole aux sonorités douces mais d’une extrême violence lyrique, la belle Mai Lan et sa bande de musiciens ont eu pour mission de chauffer la salle du Bikini, ce qu’ils ont réussi avec brillo. Combinant des styles très variés allant de la Pop au Rock Indé, Folk US, Punk des 70’s en passant par le Hip-Hop et l’Electro, Mai Lan jongle entre les genres avec une facilité déconcertante en apportant une touche de légèreté très rafraichissante. Aussi à l’aise en Français qu’en Anglais sur scène, Mai Lan a cette capacité d’embellir la vie et d’aborder des thèmes sérieux avec humour tout en faisant participer l’audience sur chaque chanson. Très bonne surprise pour ma part et je ne manquerai pas de me procurer son album éponyme sorti en début d’année.

Oxmo Puccino

C’est dans une salle du Bikini pleine à craquer que le très attendu Oxmo Puccino a.k.a « Black Desperado » nous a délivré un généreux set d’une vingtaine de chansons. Le King du rap français fait son apparition sur scène dans un fauteuil d’avion de ligne installé au fond de la scène pour nous lâcher un très bon Toucher l’Horizon sur un beat meurtrier joué par sa clique de talentueux musiciens. Il enchaîne ensuite avec le très subtile Artiste issu de son dernier album Roi Sans Carosse, une critique de la vie d’artiste semée d’obstacles en tout genre. Au cours de cette soirée il fera régulièrement la part belle à ce dernier opus aux textes et aux beats très travaillés dans un style plus proche des classiques old school des années 1990. Agrémentée d’influences résolument jazzy, sa performance scénique alterne entre joie, tristesse et humour raffiné comme sur le titre Pas Ce Soir qui a le mérite de mettre en exergue la lassitude de la vie de couple qui nous affecte tous.

Entre chaque chanson, Oxmo s’adresse à son public et lui fait part de sa conception de la vie de manière poétique. Il est alors facile de déceler l’émotion qui l’anime, on voit un artiste vraiment sincère et très reconnaissant envers son public ce qui se traduira bien évidemment par la chanson Mes Fans issu de son 3ème album Cactus de Sibérie.

Après quelques titres plus posés comme Soleil Du Nord (L’Arme de Paix 2009) ou Le Mal Que Je N’ai Pas Fait (Roi Sans Carosse2012), Oxmo va redonner un coup de fouet au concert en nous distillant le très groovy Où est Billie ? (Lipopette Bar2006) et son titre le plus célèbre : J’ai Mal au Mic (L’amour Est Mort2001) qui a littéralement mis le feu au Bikini. Mai Lan fait ensuite un surprenant caméo sur scène pour interpréter La danse couchée en duo avec Oxmo, l’utilisation du synthétiseur à outrance nous emmenant dans un univers mystique. Suite à ce titre, le maitre de la soirée a pris son temps pour remercier toutes les personnes ayant participé de près ou de loin à la réalisation de ce concert sur un beat de jazz lancé par le talentueux batteur du groupe.

Le clou du spectacle est survenu sur la fin du concert lorsque Oxmo nous gratifie d’une session « quart d’heure américain » en hommage à sa jeunesse : 15 minutes de medley rap de haut niveau sur des beats d’artistes américains : Dr Dre, Eminem, 50 cents

Pour terminer sa performance, le philosophe du rap français nous balance quelques titres supplémentaires notamment Hé Ouais sur lequel il fait participer des fans chauds bouillants avec en prime un solo de guitare à coups de gros riffs à la Hendrix.

Oxmo aura enfin droit à 2 rappels où seront interprétées les chansons Roi Sans Carosse, Cactus de Sibérie, 365 jours et L’enfant Seul, chanson phare de son tout premier album sorti en 1997 : Opéra Puccino.

En résumé, un concert d’Oxmo Puccino splendide où émotions et bonheur transparaissent clairement sur le visage d’un artiste passionné par la musique et très reconnaissant envers son public. Ses fans le lui rendent d’ailleurs très bien. Artiste à ne vraiment pas manquer pour le reste de sa tournée en France.

 

Auteur : Kévin Marceau

Crédit photo : Oxmo Puccino(photo officielle)

Pour en savoir plus : Oxmo Puccino,  Mai Lan

Deep Purple @ Le Zénith de Toulouse

06 Décembre 2012 – Le Zénith de Toulouse a eu la chance d’accueillir l’une des 8 dates de la tournée française de Deep Purple. Même si le groupe est maintenant privé de 2 de ses membres fondateurs (Jon Lord et Ritchie Blackmore), il est toujours composé de musiciens de génies rendant immanquable cet évènement. Ce concert était très attendu, voir trop attendu, ce qui l’a rendu au bout du compte un peu décevant.

Première partie: Wille and the Bandits

Avant le concert de l’un des groupes fondateurs du Hard Rock, on a eu le droit à un set très prometteur du trio britannique Wille and the Bandits. Ce groupe à la base très roots allie au final des genres très variés allant du folk rock au blues. Sur scène, ils dégagent un atmosphère très captivant et entraînant. On a hâte de les revoir à Toulouse.

Deep Purple

Les membres de Deep Purple sont ensuite montés sur scène dans le noir sur l’intro Montagues and Capulets. S’en est suivit trois morceaux très Rock N Roll sur le papier (Fireball, Into the Fire et Hard Lovin’ Man) mais malheureusement très mou sur scène. Les papys du Rock n’ont plus la panache des années 80 mais sont toujours bourrés de tallent et de technicité qui valaient vraiment le détour.

Ian Gillian qui est la voix emblématique de Deep Purple a assuré avec brio sa partie. Même si sa voix n’est plus au niveau des années glorieuses du groupe, il a tout donnée en tirant vers le haut l’ensemble de ses musiciens.

Durant tout le set on a pu apprécier un nombre très important de solos emmenés chacun leur tour par Steve Morse à la guitare, Ian Paice à la batterie, Don Airey au clavier puis finalement dans les rappels Roger Glover à la basse. Chacun ont donc eu  leur 3 minutes de gloire, seul sur scène la grande scène du Zénith. Les deux solos de Don Airey étaient un peu trop long et sortaient complètement du style Hard Rock en se rapprochant plus du classique avec entre autre un medley de Beethoven.

On ne s’attendait pas à voir un show si éloigné du Hard Rock traditionnel qui tendait au final plus vers un style Rock Jazzy avec des pointes un peu plus rentre dedans. Tous ces détails négatifs ont été oublié en moins de 5min grâce à un Smoke On The Water absolument magistral. Les 5 membres ont vraiment tout donnée sur ce titre qui pour le coup était très énergique et Rock N Roll. Avec ce morceau, on a la confirmation que la légende Deep Purple n’est pas morte même si le style du groupe as pas mal varié au fil des années. On est heureux d’avoir pu participer à cet évènement.

 

Photographe & Auteur : Antony Chardon

Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 24/70 f2.8, 70/200 f2.8 L USM

Pour en savoir plus : Deep PurpleWille and the Bandits

Bloc Party @ Le Bikini (Toulouse)

7 Novembre 2012 – Le groupe british Bloc Party a décidé de faire son grand retour cet été sur les scènes internationales après 4 longues années d’attente pour les fans impatients. Ils étaient le 7 Novembre dernier sur la scène du Bikini de Toulouse avec en première partie les australiens de PVT.

Le trio PVT a délivré un set d’un peu plus de 30 minutes dans un style très électrique avec une pointe de rock. Le groupe était entouré d’une atmosphère mystérieuse voir trop pesante qui nous a empêché d’adhérer à 100% à leur musique. On s’ai malheureusement vite lassé de ce style trop expérimental.

Le bikini qui était quasiment complet pour l’occasion a ensuite accueillit pour un set magistrale et très frais les Bloc Party. Ils nous ont interprété en grande partie des titres du dernier album Four sorti fin aout de cette année. Contrairement au 3ème album qui était loin d’être réussit, cet opus met agréablement en valeur la voix du leader Kele Okereke qui a été prodigieux de technicité et de sympathie sur scène. Les tubes du groupe, Banquet et Helicopter (qui a servit de conclusion à la soirée) étaient très attendus du public et ils ont donc logiquement mis le feux.

Ce concert était de loin à la hauteur de la réputation du groupe et on attend de les retrouver très rapidement sur scène avec peut être un 5ème album.

 

Photographe & Auteur : Antony Chardon

Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 24/70 f2.8, 70/200 f2.8 L USM, 50 f1.8

Pour en savoir plus : Bloc Party, PVT

Wax Tailor @ Le Bikini (Toulouse)

28 novembre 2012 – Pour sa tournée intitulée The Dusty Rainbow Experience, Wax Tailor et sa clique étaient de passage sur la scène du Bikini où ils ont littéralement enflammé une foule très hétéroclite. Petit recap de ce concert d’anthologie donné à guichet fermé.

Première partie : Souleance

Voilà un bon petit groupe d’électro français sans prétention qui a mis le public en jambe comme il fallait. Suite à la sortie de leur deuxième EP Soupape, les deux beatmakers Fulgeance et Souliste nous ont délivré une performance de choix explorant une variété de styles alliant samples exotiques, vibes 80’s et beats percutants. Avec un set de 5 chansons dont le funky Le Plaisir et un One Step aux sonorités très Soul, Souleance a joué son rôle de chauffeur de salle à merveille avant l’arrivée du protagoniste de la soirée.

Wax Tailor

21h30, Wax Tailor et sa bande de musiciens (au violon, violoncelle, basse, guitare et flûte traversière) font une apparition immobile dans un écran de fumée jusqu’au retentissement du premier beat lâché par Wax Tailor. D’emblée la salle est très réceptive et se régale sur le célèbre Seize The Day avec l’entrée éclatante de la chanteuse à la voix enivrante Charlotte Savary qui a régulièrement prêté sa voix sur chacun des albums de Wax. On remarque dès le début que la force du concert réside dans la mise en scène tant technique qu’humaine : clips de vieux films projetés en arrière-plan, narration de la storyline du dernier opus Dusty Rainbow From The Dark et jeu de scène des musiciens permanent.

Survient alors un problème technique à la fin de la 3ème chanson qui stoppera net la performance du DJ qui n’hésitera alors pas à faire un peu de bad buzz envers le matériel d’un certain Steve Jobs. Fort heureusement cet incident mineur qui aurait pu refroidir complètement le public a été transformé en un moment agréable grâce à l’aide des musiciens et de Charlotte Savary qui se sont lancés dans une improvisation acoustique très appréciée des fans. Avec le retour de Wax aux platines, la foule regonflée à bloc voit arriver sur scène le MC américain Mattic qui donne un sérieux coup de punch au concert avec ses rimes endiablées et son omniprésence scénique. Non seulement le public aura le droit à l’intervention de Mattic, mais il aura également pu profiter de celle du groupe ASM (A State of Mind), duo de MCs britannique et allemand qui ont envoyé le tube qui a propulsé leur carrière musicale en 2006 : Positively Inclined.

Chaque chanson entrecoupée par la narration de l’histoire du Dusty Rainbow sur fond visuel cartoonesque apporte vraiment une touche particulière à ce concert déjà sublime musicalement parlant,  sans compter bien évidemment sur la qualité de l’acoustique et des jeux de lumière d’une salle du Bikini pleine à craquer.

Au cours d’une soirée durant laquelle Wax Tailor nous a lâché des sons de ses opus précédent Tales of The Forgotten Melody (2005), Hope & Sorrow (2007) et In The Mood For Life (2009), chaque musicien aura eu droit à son petit solo devant la foule (mention spéciale à la talentueuse Ludivie Issambourg qui nous a gratifié d’un passage beatbox avec sa flûte !). Bien que les trois MCs et Charlotte Savary fussent très présent sur le devant de la scène, ils n’auront tout de même pas fait d’ombre à Wax Tailor, le mélange des styles et des personnalités se fondant dans une harmonie musicale et visuelle absolument parfaite.

Le set d’environ 1h30 se termine alors sur l’épilogue narratif du dernier album avec sa chanson phare Dusty Rainbow FromThe Dark. Le clou du spectacle est survenu après le rappel presque évident du public où Wax Tailor ainsi que tous les artistes sont revenus sur scène pour enflammer le public avec le fameux tube Qué Sera chanté de concert avec les fans. Les trois MCs FP, Green-T et Mattic se seront même associés sur un dernier titre explosif d’ASM : Say Yes.

En résumé, un concert absolument génial avec des artistes passionnés par leur musique et dévouées envers leurs fans. Wax Tailor aura même fait honneur à son public en allant se mêler à la foule après le concert pour discuter et dédicacer T-shirts et albums.

La tournée mondiale de Wax Tailor se poursuit donc jusqu’en avril 2013 avec des dates supplémentaires en France et aux Etats-Unis. A ne pas rater !

Auteur : Kévin Marceau

Crédit photo : Hadrien Denoyelle (photo officielle)

Pour en savoir plus : Wax TailorSouleance

 

Hadrien Denoyelle

Mika @ La Halle aux Grains (Toulouse)

19 Novembre 2012 – La Halle aux Grains de Toulouse habitué à accueillir des orchestres symphoniques ou autres groupes de musiques classiques a fait volt face pour accueuillir le déjanté Mika. L’acoustique de cette salle colle parfaitement à la tessiture de la voix du plus français des britannico-libanais. Cette salle a d’ailleurs été préféré au Zénith de Toulouse pour obtenir une meilleure proximité avec le public. Le pari a fonctionné avec environ 2000 personnes en symbiose complète avec l’artiste.

La première partie a été effectuée par Sophie Delila qui est une chanteuse de Soul Music fortement inspiré d’Aretha Franklin et Marvin Gaye. Elle est accompagnée par un pianiste/guitariste et reprend avec lui un mélange de musiques douces et de son bien dynamiques. Sa reprise de Diamonds (Rihanna) a été parfaitement réalisé et a touché le public toulousain.

Mika est ensuite monté sur scène sous des lumières tamisées en interprétant une des musiques les plus posés de son répertoire : Un soleil mal luné. Le concert est monté ensuite très rapidement en puissance avec l’enchainement des titres cultissimes : Grace Kelly et Relax.

Il est accompagné de très bon musiciens sur scène dont un bassiste/choriste, Max qui s’est particulièrement fait remarqué. Le public toulousain se rappellera longtemps de sa prestation étonnante, de sa spéculaire voix, mais surtout de son pétage de cable absolument euphorique sur Love Today.

Comme à chaque concert, Mika donne l’occasion à une chorale locale de prendre place dans la peau des Polka dot choir. Malheureusement ce soir cette chorale n’était pas au niveau et faisait un peu tache sur la magnifique scène de la Halle aux Grains.

Tout au long de son set, Mika a pris un pied monstre sur scène et ça s’est ressentit dans sa performance et dans les échanges avec son public. Cette bonne humeur a été très contagieuse et on est tous ressortit plus qu’heureux d’avoir pu être présent à cette soirée.

 

 

Photographe & Auteur : Antony Chardon

Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 24/70 f2.8, 70/200 f2.8 L USM, 50 f1.8

Pour en savoir plus : Mika

Izia & Shearwater @ Le Bikini (Toulouse)

19 Novembre 2012 – Dimanche soir, nous avons eu droit à une grosse soirée de rock au Bikini de Toulouse. Au menu, était proposé en apéritif, le groupe texan Shearwater suivi en plat de résistance par Izia.

Arrivé sur les coups de 20h30, le quatuor de Shearwater nous délivre du bon rock d’influence britannique rappelant le groupe The Smiths. Après un set de 45 minutes bien maîtrisé, les texans se retirent sous les applaudissements du public resté nombreux pour les écouter. Suite à la rotation du plateau, l’extinction des lumières annonce la reprise du spectacle.

Déboule alors Izia, accompagnée de ses 4 musiciens. La salle pleine à craquer est conquise dès le premier morceau : On the Top of the  WorldTel un ouragan au milieu de la scène, la jeune artiste, pourtant légèrement grippée, se livre alors sans retenue. L’ambiance traditionnellement feutrée à Toulouse sera bousculée à plusieurs reprises par la chanteuse. Celle-ci obtiendra gain de cause progressivement au cours de la soirée.

La musique proposée, clairement marquée Rock 70’s, est délivrée tout en puissance et en énergie par les musiciens. Les riffs de guitares s’enchaînent durant la soirée à un rythme démentiel sur des amplis poussés bien au delà de leur limites. Izia prendra parfois la guitare ou le piano pour s’accompagner, sans pour autant relâcher son emprise sur le public.

Suivront deux morceaux plus calmes dont That Night qui permettra à tous de reprendre son souffle. Le sprint final est lancé sur 3-4 morceaux livrés brut de fonderie qui amène jusqu’au rappel.

Une le concert terminé, la salle, transformée en fournaise se vide peu à peu. Chacun retrouve alors ses esprits en sortant sous la pluie glaciale de Toulouse.

 

 

Auteur : Cédric Druart

Photographe : Jérôme Jacques

Pour en savoir plus : Izia, Shearwater

Puppetmastaz @ Le Bikini (Toulouse)

14 novembre 2012 – A l’occasion de la reformation du groupe et de la sortie de leur nouvel album Revolve and Step Up!, le crew de marionnettes Puppetmastaz était de passage au Bikini pour nous raconter leur réunification pendant un long voyage intersidéral au cours duquel ils font la rencontre de nouvelles marionnettes venues leur piquer la vedette ! Puppet clashes, beats très lourds et public littéralement survolté, voilà comment résumer en une phrase cette soirée complètement déjantée à l’image du groupe !

Première partie : Imler

Correspondant parfaitement au thème décalé de la soirée (peut-être même trop), la première partie était assurée par Imler, artiste allemand principalement orienté electro mais qui n’hésite pas à mélanger tous les styles passant par le rock, des sons 80’s, le dubstep ou bien encore des sons populaires aux tendances 1930. Armé de sa batterie et d’une trompette (dont il ne sait apparemment pas jouer), Imler a réussi à lancer la foule presque instantanément bien qu’il fut parfois indécis dans ses choix de chansons et donnait l’impression d’être complètement ailleurs. Véritable alien sur scène, Imler aura agrémenté sa performance de passages chantés assez déstabilisants dans sa langue natale, ses qualités vocales étant plus proches de celle d’un imâm lors de la prière matinale avec un micro bas de gamme que celle d’un véritable chanteur. L’inconsistance de l’artiste dans sa performance a cependant été bien compensée par son côté joueur avec le public et sa capacité à fournir de bon gros beats bien méchants à l’aide de sa batterie. En toute subjectivité, une performance moyenne dans l’ensemble. Cela est peut-être dû au fait que je n’ai pas réussi à déceler entièrement le potentiel artistique du personnage, trop éloigné de la conception dont je me fais d’un ‘artiste’.

Puppetmastaz

L’entrée de Puppetmastaz sur la scène du Bikini a été marquée par la présence de Mr Maloke, Snuggles, Froggy, Rhino et Duck brandissant leurs drapeaux et envoyant une déferlante de titres aux influences électroniques issus de leur dernier album tels que Fresh Day, Innerself Respect, Plus Ultra Revolution ou bien encore Memories. Les beats dévastateurs et les envolées lyriques ragga interminables de Duck ont vraiment gardé le public en haleine lors d’un set régulièrement entrecoupé par des interludes narrant le voyage cosmique de nos marionnettes. Puppetmastaz ayant plus d’un tour dans leur sac, des guest stars comme R2D2 ou bien Maître Yoda font leur apparition sur scène à la plus grande stupeur de la clique qui décide finalement de les inclure dans le crew pour une reprise de Ghosbuster.

 Continuant leur voyage hors de notre galaxie, Snuggles the Bunny et Mr Maloke découvrent l’existence des Puppetmastaz du futur, mi-humains, mi-animaux et s’engagent dans une violente prise de bec à coups de pistolets laser et d’explosions en tout genre pour déterminer qui des marionnettes du futur ou du présent doit régner sur terre ! Le conflit « inter-puppets » débouche au final sur une collaboration avec le titre très dubstep :  Full Basement et quelques titres de l’album The Break Up sorti en 2009. Les marionnettes s’attèlent ensuite à la chanson phare de Revolve and Step Up! : Mastaz of Ceremony qui fait littéralement exploser un public déjà conquis ! Le groupe a donc naturellement droit à un rappel au cours duquel l’incontournable Midi Mighty Moe provoque une folie sans nom ! Devant ce succès, les Puppetmastaz enchainent classiques sur classiques : Bigger the Better et Do the Swamp de l’album Creature Shock Radio (2005) ou bien encore Say No, Say yeah! et Take me on ride. Pour clôturer la soirée, ils lancent un dernier Puppetmad chanté de concert avec un public qui en réclame toujours plus.

Une super performance pour un super groupe qui n’aura pas hésité une fois le concert terminé à se mêler à la foule, serrer la main des fans et partager quelques bières avec le public. Comme quoi les Puppetmastaz, derrière leurs apparences animales restent malgré tout très humains dans leur approche avec l’audience ! Nous leur souhaitons le meilleur pour leurs prochaines dates et ne manquerons pas de les revoir à Toulouse lors de leur prochaine tournée.

 

Auteur : Kévin Marceau

Crédits photos : Antony Chardon (photos du festival Garorock 2012)

Pour en savoir plus : Puppetmastaz

The Scorpions @ Le Zénith de Pau (France)

10 Novembre 2012 – L’équipe de Thorium Photography s’est rendu dans la ville de Pau pour couvrir le concert du groupe mythique allemand The Scorpions. Après quasiment 2 ans à tourner dans le monde entier, la tournée d’adieu Final Sting World Tour est sur le point de se terminer avec seulement 12 dates restantes. Le concert au Zénith de Pau avait été reporté suite aux problèmes de santé du chanteur Klaus Meine, comme ceux de LilleLimoges ou encore Reims. Pour cette occasion, The Scorpions ont joués à guichet fermé devant plus de 7000 personnes qui attendaient depuis plus de 6 mois ce concert.

The Electric Ducks

Le groupe français The Electric Ducks a réalisé la première partie du groupe allemand et ce pour toutes les dates françaises. Anciennement tribute band d’AC/DC, ils puisent leur énergie dans un gros son bien électrique et rock’n roll. Le groupe a sorti un set avec une folie très prononcée ponctué par un bon dynamisme scénique. Histoire de pousser cette folie à son paroxisme, le guitariste s’est fait le luxe de finir le dernier titre dans son plus simple appareil, avec une paire d’ailes et sa guitare.

The Scorpions

21h pétante, les écrans géants en arrière de scène s’allument permettant d’introduire le groupe tant attendu: The Scorpions. Le concert démarre sur les chapeaux de roues avec le titre Sting in the Tail extrait de leur dernier album du même nom. Le groupe reste fidèle à lui même avec des tenues et un jeu scénique inchangé depuis plus de 20 ans.

Rudolf Schenker à la guitare a commencé dès ce premier titre à faire son propre show et à jouer avec le public et les photographes. Même à plus de 60ans, il a toujours une forme monumentale et a réussit à vagabonder sur toute la surface de la scène pendant presque 2h. Ses deux compères, Matthias Jabs à la guitare et Klaus Meine au chant, sont moins extravagants mais se plaisent à jouer avec les fans. Même si critiqué dernièrement pour ses problème vocaux, Klaus Meine était plutôt dans un bon jour et a réalisé une prestation vocale de qualité.

Le groupe a repris des titres de leurs anciens albums Crazy World, Lovedrive et Love at First Sting ponctués de nombreux solos des 2 acolytes guitaristes. Le batteur James Kottak s’est même mis au premier plan avec un solo en demi teinte permettant d’introduire tous les albums du groupe.

Le concert s’est finit en apothéose avec la succession des 3 titres légendaires du groupe : Still Loving You,  Wind of Change et Rock You Like a Hurricane. Un vrai bonheur pour tous les fans qui ont chantés à tue tête durant tout le concert.

 

 

Photographe & Auteur : Antony Chardon

Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 24/70 f2.8, 70/200 f2.8 L USM

Pour en savoir plus : The Scorpions, The Electric Ducks

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