Nine Inch Nails @ Le Zenith (Toulouse)
1er Juin 2014 – Nine Inch Nails était de passage dans le sud de la France. Précédé sur scène par un groupe ovni, nommé Cold Cave où comment définir ce groupe sans parler de brouhaha clavierique ? Ce duo, peu charismatique, se compose d’un chanteur à la voix pour le moins hésitante et d’une choriste/claviériste. Le jeu de lumière est sombre et ne met pas du tout le groupe en valeur. La voix de la choriste est inaudible, le rythme style années 80 peine à décoller et a séduire le public qui applaudit néanmoins après chaque morceaux.
Nine Inch Nails
Dans un faisceaux lumineux bleu électrique, cinq silhouettes se découpent. Trent Reznor au chant, Robin Finck à la guitare, Joshua Eustis à la basse, Alessandro Cortini aux claviers et Ilan Rubin à la batterie se tiennent face au public, chacun devant un clavier. Les premières notes de The new flesh résonnent et la foule retient son souffle, le son est lancinant, les silhouettes sont mystérieuses, la lumière est hypnotique, Nine Inch Nails soigne son entrée. Une fumée bleue se répand dans la salle et Trent Reznor attire par sa présence et sa prestation sportive!
Une déferlantes de faisceaux lumineux s’abat sur le public et le rideau tombe, laissant apparaitre chaque membre du groupe littéralement armé de son instrument sur une scène incendiaire! La foule part au poing levé sur The Beginning of the end et sur le morceau March of the pigs on retrouve le côté Rock électro si poignant issue de l’album The downward spiral. La scène se transforme, les techniciens se faufilent comme des ninjas, et les morceaux s’enchainent à un rythme effréné. Le public reprend en coeur les paroles de morceaux tels que Gave up ou Wish issue de l’album Broken. C’est infiniment bon de redécouvrir ces morceaux qui ont déjà fêté leurs 20 ans!
La puissance de frappe d’Ilan Rubin est incroyable et dynamisante, un faisceau lumineux balaye la foule électrisée. Le show visuel est poussé à l’extrême, on en prend plein la vue, l’écran géant qui sert de support de fond se déforme sans cesse et projette tour à tour un horizon bleu, rouge ou bien jaune. Dès les premières notes du célèbre et controversé morceau Closer, un frisson de plaisir s’empare de la salle et les voix s’élèvent pour répéter en coeur “Help me I broke apart my insides, help me I’ve got no soul to sell Help me the only thing that works for me, help me get away from myself “!
Trent quitte la scène le temps d’un merveilleux solo instrumental complètement interstellaire à coup de jets de lumières, de spots et de riff démentiels! Malgré les changements de line up au cours de l’histoire du groupe, l’identité de leur musique est toujours resté la même, poignante et résonnante. Les variations entre les morceaux assez punch et les morceau éléctro-mélodique sont parfaites.
Après un show intense, le rappel s’ouvre sur le morceau The day the world went away, et finalement ça sera le dernier morceau qui nous donnera le merveilleux coup de grâce. Une introduction qui nous laisse deviner les premiers accords d’une des chansons les plus fortes jamais écrite Hurt de Johnny Cash. Trent nous fait frissonner et les larmes ne sont pas loin. La voix du chanteur se répand sur le public, appuyée par des images prenantes projetées sur l’écran, la foule est muette ou murmure du bout des lèvres “What have I become? My sweetest friend Everyone I know Goes away in the end”. On est séduit, ébloui, presque sonné mais heureux d’avoir assisté à ce show juste incroyable.
Auteur: Ottavia Marangoni
Photographe: Antony Chardon