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10 Mars 2014 – Une déferlante de tenues à paillettes, de bandanas et de pantalons léopards s’est déversée dans salle du Bikini pour la venue des californiens de Steel Panther lundi dernier. On a d’ailleurs pu échanger avec Michael Starr et Satchel lors d’une folle interview que vous pouvez retrouver ICI.

SleekStain

Steel Panther a été précédé sur scène par le groupe français SleekStain avec du rock métal au son un peu vieillot qui malheureusement ne réinvente rien. On apprécie cependant la motivation et l’énergie du chanteur, très bon chauffeur de salle, à la voix très heavy métal. Les morceaux sont suffisamment énergiques pour tenir éveillé le public qui attend impatiemment le groupe phare de la soirée.

Steel Panther

Après de nombreuses minutes d’attente, on découvre une scène colorée, bien éclairée et surtout littéralement « habitée » par Michael Starr au chant, Lexi foxxx à la basse, Stix Zadinia à la batterie et Satchel à la guitare. Un quatuor démentiel qui ouvre le bal sur son titre à succès Eyes of a panther. La guitare envoie, la batterie résonne, Michael se trémousse comme une strip-teaseuse, Lexi fait la moue, on nage en plein délire glam-rock. Après les deux premiers morceaux, le groupe nous offre un interlude à la hauteur de sa réputation, Satchel embrase la foule en faisant mine de lire une antisèche à l’intérieur de sa main et demande avec un charmant accent : « Montrez-moi vos nichons ». Et c’est parti, des dizaines de filles aux quatre coins de la salle soulèvent leurs t-shirts. C’est un véritable hommage aux boobs que d’assister à un concert de Steel Panther ! Les artistes jouent avec leur public mais aussi entre eux. On sent une véritable maîtrise de la scène et du comique. On adhère !!

Entre deux conneries et quelques médiators balancés, on a droit à un concert techniquement très bon, l’équipe est rodée et envoie ses meilleurs titres. Le public reprend en cœur les paroles du titre phare du dernier album Party like tomorrow is the end of the world, et on sent une réelle connexion entre la salle et la scène. La cohésion au sein même du groupe semble excellente.

Tandis que Michael file en coulisse pour changer de tenue, Satchel nous offre un bon petit solo de guitare avant de laisser place à Lexi dans un numéro de mimiques face à une coiffeuse installée sur la scène. Cheveux au vent, leggings à paillettes, cape scintillante et sourire aux lèvres, le chanteur nous revient plus énergique que jamais et enroule son bassin mieux qu’une Shakira endiablée.

Débute alors Turn out the lights extrait du second album Feel the steel, ambiance tamisée, gestuelle explicite et mains en l’air. On est à fond !! L’hystérie ambiante augmente encore lorsque Michael se lance dans un discours sur les fameuses pussy parfois trop poilues, en les comparants même aux barbes des ZZ top, tandis que Satchel enchaîne les premiers accords de La grange. Résonne ensuite les premiers accords de The burden of being wonderful, un morceau qui caricature à merveille le style du groupe, auto-dérision et heavy métal.

Comme à leur habitude les membres du groupe invitent une nuée de filles à rejoindre la scène le temps de deux morceaux. On assiste à un show délirant où le groupe évolue au milieu de mini-jupes en cuir, de baisers langoureux entre filles et de mains baladeuses. Ça jump et ça slam sur 17 girls in a row, le riff est terriblement bon et nous fait revivre les heures de gloire du heavy métal des années 90. Fidèle à leur public et à leur réputation, ils régalent le public de vannes et de musique.

L’ambiance atteint son apogée lorsque que Stix frappe un rythme entrainant et que Satchel soulève la foule en criant : « Nichons ! Nichons ! », le tout pour amener le dernier titre mais pas des moindre Party all day.

Quelle énergie ! On est dingue dingue de ce show complètement barré !

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II