Piknic Electronik 30 Juin @ Montréal
30 juin 2013 – J’ai vraiment l’impression d’avoir dormi sous une roche pendant de nombreuses années. Aussi absurde que cela puisse paraître, c’était ma première assistance au Piknic Electronik. Carrément inexcusable pour un chroniqueur culture! Mais bon, toute chose a une première fois, et quelle première expérience! J’ai adoré, pas tant pour la musique techno et house de l’événement spécial Sound in Motion, mais surtout pour l’atmosphère géniale.
Il est très peu probable qu’une personne se perde en se rendant sur les lieux du Piknic : il suffit de suivre la provenance de la bass en sortant de la bouche de la station Jean-Drapeau. Le coût d’entrée est de 14$ incluant taxes. Malheureusement, il n’est plus possible d’apporter ses propres consommations sur les lieux. Toutefois, les prix sont raisonnables, particulièrement les bouteilles de vin (750 mL) Barefoot, qui se détaillent entre 15$ et 30$. Sachant qu’elles coûtent au minimum 10$ à la SAQ, il s’agit d’une véritable aubaine. Évidemment, ce n’est pas de la grande qualité, mais lors d’une journée ensoleillée, un petit verre de blanc ne peut faire de mal.
Il fallait s’attendre à une horde de hipster : c’est le Piknic après tout. Mais malgré que la clientèle soit principalement composée de jeunes adultes, on pourrait également noter la présence de jeunes familles ainsi que des fêtards un peu plus âgés. En cette belle journée pas trop chaude, la foule était au rendez-vous, mais jamais étouffante. Autre point à noter : il y avait autant de monde à 17h qu’à 21h.
Musicalement parlant, il fallait s’attendre à du techno avec influences un peu minimalistes sur la scène Moog en-dessous de la structure de l’Homme de Calder. Les chansons étaient entraînantes, et Alicia Hush, la DJ qui mixait interagissait bien avec la foule. Ceux en quête d’un son différent pouvaient se rabattre sur une scène Guru tenue un peu à l’écart du Piknic, et apprécier un set house assez deep. Par contre, n’attendez vous pas à des tubes commercialisés à la radio et ne me demandez pas quelle chanson était jouée : shit’s so deep you’ll need a submarine. Malgré l’abondance de basses fréquences, on entendait quand même les oiseaux chanter : un contraste saisissant!
Il convient ici de mentionner que le plus grand attrait du Piknic (à mon humble avis) est l’ambiance décontractée et 200% cool qui règne dans cette partie du parc Jean-Drapeau. Rare sont les événements extérieurs où l’on peut se détendre entre amis avec de la bonne bouffe et des consommations alcoolisés tout en appréciant de la bonne musique. En prime, on a les édifices du centre-ville comme arrière-plan. Oui, les chansons me sont totalement inconnues, mais à mon avis, c’est tellement plus intéressant que d’entendre la camelote commerciale vomie en boucle à la radio, et j’ai la nette impression que je ne suis pas le seul. Que ce soit les hipsters du Mile End ou la petite famille de Rosemont, tous ces gens de bonne humeur se présentent sur l’Île Ste-Hélène pour profiter de la belle température. Résultat final : l’atmosphère atteint un degré de « chill-itude » incomparable, et c’est entre autres ce qui définit la joie de vivre montréalaise.
Plus qu’un événement musical, un monument de la vie culturelle montréalaise
P.S. : pour ceux qui restent indifférent au techno mais dévorent tout ce qui est dubstep, on annonce pour le 21 juillet un dimanche dubstep, présenté en collaboration avec les mercredis Bass Drive du Belmont. De plus, un petit conseil aux personnes qui attendaient en ligne pour les toilettes sèches à côté de la scène Guru : marchez 5 minutes vers l’entrée du Piknic : les toilettes sont plus grandes et le temps d’attente est minime.
Auteur: Mathieu Bonin
Photographe: Paul Blondé
Pour en savoir plus: Piknic Electronik