07 décembre 2012 – Difficile de passer à côté du phénomène Xavier Rudd. Le multi-instrumentiste one-man band sillonne la planète depuis près de 10 ans avec ses didgeridoos et célébrait ce vendredi au Metropolis de Montréal la clôture de la tournée mondiale en hommage à son tout dernier opus, Spirit Bird. Une belle occasion pour nous de retrouver le folk spirituel aux inspirations aborigènes et amérindiennes revendiquées du petit prodige australien. Précédé sur scène de Good Old War et accompagné par intermittence des percussionnistes de Ohnia Kara, c’est avec un concert fleuve de près de 2h30 que Xavier Rudd est passé au travers de la quasi-totalité de son répertoire, incluant un retour à ses racines blues de Koonyum Sun et White Moth. Montréal avait ainsi le droit à une setlist étendue en comparaison des nombreuses autres dates de la tournée, incluant notamment les excellentes Creating a Dream, Come Let Go, Follow the Sun, Let Me Be et une reprise de Buffalo Soldier (Bob Marley). Même si on a plutôt l’habitude de le voir développer ses talents sur les grands scènes extérieurs des festivals estivaux, c’est avec des performances profondément intimiste comme celle de Bow Down de ce soir qu’on se rend compte de la puissance développée par l’art de Xavier Rudd dans les petites salles. Une expérience à vivre définitivement !

Auteur & Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : Xavier Rudd, Ohnia Kara