17/18 aout 2012 – En me réveillant vendredi matin à 6h30, je dois franchement vous dire que je ne savais pas à quoi m’attendre de la fin de semaine qui s’amorçait. Pour ceux qui ne connaissent pas le WEMF (World Electronic Music Festival), l’évènement prend place dans le milieu de nulle part (South Algonquin Park) en Ontario et pour se rendre à partir de Montréal, il faut compter un minimum de 5h30 de voiture.

En arrivant là-bas, on pouvait voir une pancarte de POLICE ROADBLOCK AHEAD , sûrement installée là pour faire peur à ceux qui ont de la drogue, car la police ne faisait que nous diriger au bon endroit et garder l’ordre. On nous a dit que la file d’attente pour rentrer sur le site était d’à peu près une heure, mais croyez-moi, ça devait plus ressembler à 5-6 heures et je n’exagère même pas. Je trouve que c’est ridicule pour un évènement qui coute aussi cher (200-300$ pour les billets réguliers) d’attendre aussi longtemps pour rentrer sur le site. En plus, nous sommes arrivés autour de 14h30 et les premiers « vrais » DJ sets ne commençaient qu’à 18-19 heures. Nous avons eu la chance de recevoir des passes médias pour l’évènement, nous donnant des billets VIP et nous permettant d’éviter 95% de la file d’attente. Nous avons attendu peut-être 30 minutes pour se faire fouiller, mais finalement ils ne nous ont posé que trois questions avant de nous laisser passer, soit : « How are you? », « Do you have any drugs or weapons? » et « Do you have any glass containers ». Fine, non et non ont servi de réponse à ces questions. C’est vrai que nous n’avions pas l’air très louche si on se compare aux autres. Les plus mémorablement étaient sans-doute les deux gars dans leur pedo van  blanche, sans fenêtre en arrière et qui semblaient très stressés. Le plus drôle est que, évidemment, après s’être stationné, nous sommes passés devant l’endroit des  car search  et devinez qui se faisait fouiller par la police? Vous avez deviné, on ne vous fait pas de dessin. Notez que seules les voitures dans lesquelles la sécurité avait trouvé des grandes quantités de substances illicites se faisaient fouiller de fond en comble par la police.

Bref, après avoir bien rit de cela, nous avons procédé à l’exploration du site. Il y a deux scènes principales, une scène secondaire et quelques petites scènes placées dans les campements, communément appelées  community stages. La première scène principale,  Tower of Destiny, consistait d’un DJ booth surélevé entouré de toiles qui servait d’écran pour des projections et de quelques lumières un peu partout. Premiere deception, le stage était bien plus petit que l’annee passée, mais bon l’important ce n’est pas la taille vous dira la gente féminine (et masculine). C’était sur cette scène que se jouait tout le dubstep, drum and bass et autres styles similaires. La deuxième scène principale,  Time Stage , ressemblait plus à une scène traditionnelle de spectacle et changeait souvent de décors dépendant des artistes qui y jouaient (ce qui prenait beaucoup trop de temps à mon goût). Sur cette scène on pouvait entendre tout le reste, mais principalement de l’électro et un peu de house (surprenant pour le WEMF, quand même). Honnêtement, j’étais un peu déçu par les décorations. Pas parce qu’elles n’étaient pas assez folles à mon goût (malgré que les organisateurs auraient pu faire beaucoup mieux), mais parce qu’on aurait dit qu’elles étaient constamment brisées. Il y avait toujours une lumière qui ne marchait pas comme il fallait et, pour ceux qui y étaient, vous vous rappelez sûrement de la lumière rouge sur un des écrans du Time Stage . Il ne faut pas oublier de mentionner qu’il y avait une cacophonie des plus impressionnantes partout sur le site et on pouvait parfois même entendre la musique des autres scènes en même temps qu’on écoutait un set. Cela ne m’a pas tant dérangé, mais ça pouvait rendre quelques transitions et drops bizarres. J’ai aussi une pensée pour les tentes les plus proches des stages, car même mort de fatigue, la bass reste bien présente, au plus profond de notre sommeil. Mais quand on aime, on ne compte pas !

Côté magasins/restaurants, c’était très de base  et si vous n’aviez pas amené de nourriture, j’espère que vous aimiez les hot dogs. On ne pouvait qu’y trouver le  merch store  officiel, 2-3 vendeurs de hot dogs et 2-3 autres kiosques de trucs inutiles.

Avant de commencer ma critique sur les artistes du WEMF, notez que je n’ai pas pu voir tous les DJs que j’aurais voulu, car, sans drogue, c’est presque impossible de rester réveillé aussi longtemps. Je suis désolé d’être clean.

Two Fresh

Le premier set que nous avons écouté attentivement s’avère être celui de Two Fresh. J’ai été très impressionné par leur performance. Ils mélangeaient plusieurs styles, mais leur set consistait principalement de trap, hip-hop, juke et expérimental. C’était parfait pour réchauffer la foule et ça faisait changement du drum and bass et dubstep qu’on avait entendu comme bruit de fond tout l’après-midi. Au final deux petit gars qu’on aimerait bien voir au Belmont chez nous (amis promoteurs, pensez a nous)

12th Planet + Mr & Mrs Smith

Ensuite, il y avait 12th Planet. Il a mixé dubstep, électro et autres styles connexes et a fait exploser la foule à plusieurs reprises, ce qui est impressionnant pour un set à 20 heures. Il faisait jouer principalement des chansons plus connus, mais les mixait bien et j’ai bien aimé l’énergie qu’il transférait à la foule. Un gros set, puissant, un WEMF qui annonçait du très lourd. Mais pourtant.

En même temps que 12th Planet il y avait Mr & Mrs Smith, qui faisait jouer un set très générique de house electro sur l’autre scène. C’était un bon set pour continuer le réchauffement de la foule, mais les deux DJs ne faisait pas grand-chose à part utiliser la fonction sync  sur Traktor et n’ont rien fait de spécial.

SPY

Le set suivant était par SPY, du Brésil, qui a su nous casser les oreilles avec du drum and bass vraiment moche, en plus d’un MC qui n’arrêtait pas de dire SOMEBODY SAY YEAH . Je dois vous avouer que je ne suis pas un grand fan de drum and bass « classique ». Par classique, je veux dire celui un peu plus underground qui nous semble toujours être pareil, avec le même rythme pendant une heure et demie et avec de la bass qui ne semble pas beaucoup changer non-plus. Je préfère beaucoup plus le drum and bass « moderne » et plus mainstream, avec des vocaux féminins, plus mélodieux et écoutable. Car meme s’il en faut pour tous les gouts, entendre 4h de Drum n bass  à la suite, c’est dur, vraiment.

Datsik

Après une interminable heure et demie de bruit, nous avons pu écouter le set de Datsik. Globalement, il a bien mixé et c’était un très bon set, mais pour Datsik, j’ai trouvé son mix un peu mou. Je m’attendais à plus d’énergie de sa part et à des chansons qui auraient rendu la foule un peu plus folle. C’était quand même un bon set et j’ai bien aimé.

Thomas Gold & Zeds Dead

Ensuite, Thomas Gold et Zeds Dead jouaient à peu près en même temps. Zeds Dead a fait jouer leur set habituel de moombahton et de dubstep. C’était vraiment bien, mais j’aurais aimé entendre quelque chose de différent. De son côté, Thomas Gold m’a vraiment impressionné. Son mix consistait plus d’électro et de house, mais il a bien compris la foule et s’est adapté rapidement. Il a conservé une bonne énergie pendant toute la durée de son set et a bien réussi à lever la foule. Un peu de fraicheur musicale accompagnant la froideur intenable de la nuit. On n’avait pas hâte de retrouver nos tentes…

Wolfgang Gartner

Le dernier set de la soirée auquel j’ai assisté est celui de Wolfgang Gartner. Pour ses fans, il a joué un super mix comme d’habitude, mais je dois avouer que j’ai trouvé que ses chansons me semblait toutes assez similaires. On avait un peu l’impression qu’il refaisait jouer la même chansons sans arrêt. J’exagère un peu, mais il a fait jouer principalement ses propres chansons et tout le monde sait qu’il a un style particulier. C’était un des meilleurs sets de la soirée, mais je ne suis pas un très grand fan de Wolfgang Gartner, donc je n’ai pas pu l’apprécier autant que les autres!

Malheureusement ma soirée s’est arrêtée là, car j’étais mort de fatigue. J’aurais bien aimé être là pour Goldie et Harvard Bass, mais ça sera pour une autre fois! Une bonne nuit de sommeil avant de repartir pour seconde journée qui allait s’annoncer bien plus riche. Déjà nous pensions aux malheureuses concessions que nous allions faire pour aller voir les quelques 16 djs que nous nous étions jurés de voir !

Allez voir les photos que notre photographe a prises sur place et allez voir l’article de la deuxième journée du WEMF qui serait publiée d’ici peu!

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Auteur(s) :Fred  et Julien Kauffmann

Photographe(s) : Julien Kauffmann

Matériel : canon 60D et 5D mkII

Pour en savoir plus : two fresh, 12th planet, spy, datsik, zeds dead, thomas gold, wolfgang gartner, mr & ms smith