Sex Pistols et Frank Carter revenaient à Montréal un an plus tard que prévu pour leur tournée 50 Years Of Punk et ils étaient accompagnés de la formation Panic Shack.
 
L’Olympia est bien remplie lorsque le groupe punk Panic Shack commence leur prestation avec une série de pièces énergiques. Les amateurs sont pris d’assaut avec Gok Wan, Thelma & Louise et Jiu Jits You. Les filles sont en grande forme et elles s’assurent de capter l’attention de la foule avec leur attitude et avec quelques poses suggestives durant Girl Band Starter Pack. Les guitaristes Romi Lawrence et Emily Smith se complètent parfaitement alors que la chanteuse Sarah Harvey arpente la scène de long en large pendant toute leur prestation. Leur musique est simple et directe, mais leurs sujets sont parfaits pour la soirée et les amateurs ont grandement apprécié la pièce Tit School et Pockets. À voir leur énorme sourire, nous pouvons déduire qu’elles ont aimé leur premier passage dans la métropole.
 
La foule est maintenant très compacte et cette dernière se manifeste dès l’apparition de la bannière aux couleurs rose et jaune faisant référence à la pochette de l’album Never Mind The Bollocks, Here’s The Sex Pistols. Les musiciens arrivent sur scène alors que Frank Carter semble être catapulté sur scène tellement il regorge d’énergie. Les titres Holidays In The Sun, Seventeen et New York, s’enchainent rapidement et les amateurs se déchaines au rythme de la musique.  Frank va même faire une excursion dans la foule pendant Pretty Vacant et il demande aux amateurs de faire un circle pit autour de lui.
 
Les titres s’enchainent rapidement et l’atmosphère punk est à son maximum lors des titres Bodies et I’m Not Your Stepping Stone alors que God Save The Queen va créer un énorme moshpit. Steve Jones et Glen Matlock sont très engagés, mais bougent peu sur scène et ils laissent Frank interagir avec les amateurs. Ce dernier va même demander aux femmes de faire un moshpit durant la pièce No Feelings afin que ces dernières puissent s’exprimer à leur guise. Problems, E.M.I et My Way vont bien entendu faire exploser la foule en fin de prestation avant de terminer avec l’incontournable Anarchy In The U.K.. Les membres de Panic Shack vont rapidement prendre la scène d’assaut dès les premières notes de ce titre et Frank va demander à Sarah de chanter avec lui les paroles iconiques de cet hymne alors que les autres font du crowd surfing.
 
Aussi vite arrivé, aussi vite parti, Sex Pistols a offert une excellente prestation sans dentelle et avec énormément d’énergie. Du punk à l’état pur que les amateurs ont savouré pleinement durant de cette soirée chaotique.
 
 
Journaliste: Albert Lamoureux
 
Photographe: Thomas Mazerolles