Montgolfières clouées au sol, mais le feu prend quand même à Saint-Jean @ St-Jean sur Richelieu (Québec)
Samedi 8 août 2026. Le ciel a décidé de jouer les trouble-fête : orage en maraude, vent hargneux, pluie qui s’incruste par vagues. Résultat, les montgolfières restent sagement amarrées toute la journée. Frustration légitime pour un festival qui porte leur nom.
Entre 17h, heure initialement prévue pour le décollage, et 18h30, heure du couperet final, l’attente se vit en direct grâce ce que j’ai surnommé « L’Antichambre des montgolfières », dispositif de commentateurs postés sur le site qui égrènent les mises à jour météo. Ambiance mi-tension mi-spectacle. Chaque bulletin est accueilli par des soupirs collectifs, jusqu’au verdict final, sobre et sans appel.
La soirée, elle, ne déçoit pas. Vulgaires Machins ouvrent avec une rage toujours intacte, Arrachez-moi les yeux résonnant comme un manifeste plus que jamais pertinent trois décennies après leurs débuts granbyens. Puis Offspring prend possession de la scène et transforme instantanément de site de l’aéroport de St-Jean sur Richelieu en karaoké géant des les premieres notes de All I Want. Come Out and Play, Bad Habit, un medley Sabbath/Ozzy qui surprend agréablement et un incident savoureux pendant leur reprise de Love Story avec une admiratrice qui grimpe sur scène avant d’être promptement escortée hors des lieux par la sécurité sur un “told you Taylor Swift was Punk-Rock” de la part du guitariste Noodle.
Bilan de la journée : l’organisation impressionne par sa logistique sans accroc et une ambiance chaleureuse malgré un ciel peu coopératif. C’était ma premiere visite et c’est définitivement déjà a mon agenda pour l’an prochain !
Journaliste et Photographe : Paul Blondé